Au fait; j'ai publié un chapitre pour "les gens heureux ont une histoire » qui n'a pas eu tellement de review, j'étais tristounette…Si vous ne l'avez pas encore lu, allez-y vite!!!

Tout de suite, le fameux PDV d'Edward…

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Syndrome de Lima: propension du preneur d'otage à se mettre à la place de sa victime et à s'y attacher…Peut être vu comme un syndrome de Stockholm inversé…

Edward PDV

J'étais face à un mur.

Un mur que j'avais crée tout seul, mais un mur quand même.

J'aimais Bella.

C'était, à présent, le fait le plus important, le plus fort, le plus lumineux,le plus intense, le plus merveilleux et le plus difficile de toute ma vie.

Plusieurs jours durant, j'avais cherché le moyen de lui avouer mes sentiments.

Même si notre situation avait été normale, j'aurais eu du mal à le faire.

Les circonstances me rendaient l'exercice encore plus difficile.

Je cherchais, dans le comportement de Bella, des raisons de penser qu'elle partage mes sentiments en retour.

Je n'en avais pas trouvé.

Elle aimait le sexe, c'était évident, et c'était normal : entre nous c'était très fort, c'était vraiment bon, alors qu'elle y soit autant accro que moi était

logique.

Mais j'avais beau ne pas voir de flamme particulière dans ses yeux, j'essayais de me persuader qu'elle me dirait m'aimer aussi, quand je lui avouerai enfin ce

que je ressentais.

Je n'en trouvais pas le courage.

Et puis, finalement j'avais craqué et lui avais avouer mon amour à mots couverts.

Elle avait comprit, j'en étais certain,elle était très maligne et très intelligente,mais elle ne m'avait pas répondu.

Elle ne m'avait pas fuit non plus, elle s'était endormie dans mes bras.

Je l'ai regardée dormir, ébloui.

Elle était si belle, si incroyablement merveilleuse.

Tout en la regardant, j'ai senti une envie incroyable monter en moi.

L'envie d'être quelque un d'autre.

Un homme plus acceptable.

J'ai laissé mes pensées dériver. Des fantasmes irréalisables ont envahi mon esprit.

Je me voyais connaître Bella en tant qu'étudiant en maths qui lui donnerait des cours de probas, je me voyais installer ses livres sur la table de son salon, et la draguer en lui expliquant ses cours, au nez et à la barbe de son père.

Je me suis vu hésitant à l'inviter manger un hamburger avec moi, puis finalement me jeter à l'eau et elle accepter, rougissante.

J'ai rêvé de notre premier RDV, dans un restaurant italien sans doute, je lui aurais posé des questions tout le long du repas et elle m'aurait hypnotisé , me rendant encore plus amoureux d'elle.

Je l'aurais embrassée juste avant qu'elle ne descende de voiture devant chez elle et je n'aurais pas pu dormir de la nuit, repensant à la douceur de ses lèvres sur les miennes.

La semaine suivante je l'aurais amenée manger chez moi, dans l'appartement que je partagerais en colocation avec mon frère ,ma sœur et leurs conjoints. Je les aurais envoyés dîner dehors et je l'aurais déflorée, tout en douceur et avec son consentement, sur mon lit d'étudiant sérieux et amoureux. On se serait fréquenté malgré la colère et la méfiance de son père jusqu'à ses 18 ans, et je l'aurais amenée à Las Vegas le jour même pour l'y épouser, indifférent à la colère d'Alice qui aurait vu là une cérémonie passer sous son nez.

Trois ou quatre ans plus tard je lui aurais fait un bébé et on aurait pleuré de joie ensemble en regardant le test virer au positif. Je n'aurais pas eu honte qu'elle porte mon nom, et notre enfant, non, nos enfants, auraient pu porter le nom de Cullen avec fierté.

Et tout aurait été simple et facile, juste la vie qui passe et vous rend heureux sans que vous ne vous en rendiez vraiment compte.

J'avais fermé les yeux, prit dans ma rêverie et quand je les ai ouvert à nouveau ma gorge s'est serrée.

Bella était si jeune. Elle avait été si innocente, et j'avais volé cette pureté.

J'ai déposé un léger baiser sur sa joue, lui murmurant tout bas que je l'aimais au creux de l'oreille.

Elle a simplement grogné dans son sommeil et je suis descendu pour réfléchir.

Une drôle de douleur me serrait la poitrine.

Alice est venue me rejoindre sur le canapé.

Confusément, je savais que je devais prendre une décision.

« tu es très amoureux d'elle, n'est-ce pas? »

J'ai fait oui de la tête.

Elle a soupiré puis elle s'est levée et s'est emparée de l'ordinateur portable. Elle a pianoté tandis que je sentais la migraine monter dans ma tête.

« Edward? Regarde ce que j'ai trouvé… »

J'ai relevé la tête et j'ai lu le titre de l'article affiché sur le portable:

« SYNDROME DE STOCKHOLM »

J'ai froncé les sourcils et Alice m' a dit, à mi voix:

« je me posais des questions, tu comprends, alors j'ai fait des recherches… »

J'ai lu l'article en silence.

Une fois.

Deux fois.

Après la 3° lecture je me suis levé, j'ai déposé un baiser sur la joue de ma soeur et je suis sorti sur la plage, Alaiena sur les talons.

J'ai marché, erré, tentant de me faire à l'évidence que ma lecture m'avait mit devant le nez.

Bella souffrait de toute évidence du syndrome de Stockholm.

Mais moi aussi.

22 ans plus tard, j'étais toujours victime de ce putain de syndrome.

Depuis des années, j'avais entraîné ma famille dans la spirale du grand banditisme parce que j'avais préféré rejeter la faute de la mort de nos parents sur les forces de l'ordre plutôt que sur une bande de gamins pauvres qui me ressemblaient un peu trop.

Pour la première fois je me suis souvenu, volontairement, de la lueur de peur dans les yeux de ma mère quand les braqueurs sont entrés.

Des cris et des menaces de ces derniers.

Du soulagement de mon père quand j'avais été poussé hors du coffre de la banque.

Et puis aussi, de la main du braqueur cagoulé dans mes cheveux quand j'étais sorti, et des ces quelques mots, en espagnol:

« deviens un homme bien, petit… »

Je n'étais pas devenu un homme bien.

J'étais devenu comme eux.

J'ai vu Bella arriver de loin.

Elle ne portait pas de veste et mon cœur s'est serré à l'idée qu'elle prenne froid.

Depuis quand étais-je devenu une mère poule?

Depuis que le vie de cette fille était finalement devenue plus importante que la mienne.

J'ai regardé son visage, dont je connaissais à présent les traits mieux que les miens et j'ai su que sans elle, ma vie était terminée.

Mais la sienne était finie avec moi…

Je sais pourquoi Alice et Jasper sont venus avec nous au supermarché.

Alice avait sans doute peur que je laisse échapper Bella .Ou même que je la mette moi-même dans un bus ou un train pour l'état de Washington.

Mais je n'étais pas prêt pour ça.

J'ai vu Bella s'éloigner de nous.

Je n'ai pas réagit. Je crois que je savais qu'elle ne cherchait pas à partir.

Jasper l'a fait pour moi.

Et quand Bella a trouvé refuge dans mes bras, j'ai reprit espoir.

Je savais, pour l'avoir de si nombreuses fois lu, que l'amour est espoir par définition . Je n'échappais pas à la règle.

Bella faisait bondir mon cœur à chaque geste un peu affectueux.

Plus tard, quand Bella a remit la photo de son avis de recherche au dessus de la cheminée, j'ai su que je devais prendre une décision.

Mais je voulais profiter encore d'elle. Encore.

Je voulais aussi, qu'elle sache que je n'étais pas qu'un braqueur de banque.

J'avais été un étudiant doué, avant que la facilité des braquages ne me rattrape..

Elle est longtemps resté sur mes genoux , apparemment à l'aise.

J'étais jaloux, aussi. Trop, à présent, pour pouvoir le cacher.

Jasper riait de me voir coller ma Bella de si prêt.

J'étais sur la brèche.

Je le savais.

Cette nuit là, je lui ai fait l'amour en faisant encore plus attention que d'habitude qu'elle ressente un plaisir très fort.

Je cherchais, désespérément , à l'attacher à moi.

A nouveau, j'ai peu dormit.

Je la regardais ,elle, plongée dans le sommeil.

Depuis que nous faisions l'amour, depuis qu'elle jouissais plusieurs fois par jour sous mon corps, elle dormait mieux.

Plus sereinement

Vers 4h00 du matin, elle a grogné dans son sommeil.

J'étais assoupi, un bras posé sur ses hanches, comme le premier jour , et j'ai ouvert un œil.

« Edward…non… »

Mon cœur s'est serré.

Je me suis étroitement collé contre elle et du bout des doigts, doucement,lentement, j'ai apprit son corps par cœur.

Ses boucles soyeuses, l'arrondi de son menton, ses lèvres délicates, son cou gracile, ses seins divins qui me faisaient bander instantanément, son petit ventre plat que j'avais tellement envie de faire gonfler un jour, ses cuisses et ses fesses, qui rivalisaient de grâce, son dos souple, ses jambes fuselées et même ses pieds que j'aimais caresser.

Au petit matin, je me suis levé et je me suis silencieusement habillé.

Je savais que la solution était là, toute prête.

J'ai couru sans forcer. A un rythme tranquille qui me permettait de réfléchir.

Dans ma tête, les choses se sont enfin imbriquées naturellement.

Je savais ce que je devais faire.

Cela me brisait le cœur, mais je ne pouvais pas continuer à gâcher la vie de la fille que j'aimais plus que tout.

A chaque seconde qui passait, je sentais mon amour pour elle grandir.

A présent, il occupait toute la place.

Je suis revenu dans la maison,, tachant d'ignorer le trou béant dans ma poitrine.

J'ai donné à manger au chien.

Pour elle aussi, j'avais prit une décision.

Je suis monté réveiller doucement ma famille.

Emmett a comprit sans doute dès qu'il a vu mes larmes.

Rose a secoué la tête, mais ils se sont rapidement habillés et je suis allé voir Alice et Jasper.

Ils étaient en train de faire l'amour, mais je n'en étais plus là et je suis entré dans leur chambre quand même. Jasper a vivement rabattu la couette sur leur corps nus et il a ouvert la bouche pour m'insulter, mais s'est tu en me voyant en pleurs.

Moins de 10 mns plus tard, un exploit pour Alice, on était tous les cinq devant une tasse de café.

Je m'attendais à la colère de Rosalie, à l'inconscience d'Emmett, la culpabilisation de Jasper et la tristesse d'Alice,mais je me suis simplement heurté à leur chagrin et leur suppliques.

J'ai mit une heure pour les convaincre.

A aucun moment nous n'avons évoqué le fait que Bella puisse nous dénoncer.

Chacun d'entre nous savait qu'elle ne le ferait pas.

Chacun d'entre nous avait pu mesurer le courage et la ténacité de cette gamine de 16 ans.

Ils sont partis, tous les quatre, dans le van blanc.

J'ai préparé ce que j'avais prévu sur la table de la cuisine.

Puis je suis monté retrouver Bella.

Elle venait visiblement de se réveiller et m'a sourit en me voyant.

J'avais séché mes larmes mais elle m'a interrogé sur mes yeux rouges.

« il y avait du vent sur la plage »

Je l'ai tirée par la main dans la salle de bains.

Elle riait.

Je savais ce que je voulais, une dernière fois.

Elle portait mon tee shirt de la veille et je l'ai retroussé sur ses hanches.

Gémissante, elle s'est collée contre moi, frottant ses reins contre mon érection déjà tendue pour elle.

Je suis allé trouver ses seins et j'ai trituré les mamelons, les sentant instantanément durci sous mes doigts.

Elle a levé les bras et je lui ai enlevé le tee shirt.

Elle s'est retourné vers moi et nous nous sommes enfin embrassés, longtemps, intensément.

Elle m'a baissé mon jogging et je l'ai rapidement ôté, enlevant mon boxeur et mon sveat aussi.

Une fois nus, nous sommes entrés sous la douche.

Je lui souriait et elle s'est emparée du gel douche , faisant courir ses mains sur mon corps.

Elle a insisté sur mon membre gorgé de sang et j'ai fermé les yeux, tachant de me remémorer la première fois ou je l'avais obligée à me caresser ainsi, sa peur et ses hésitations…

Puis, j'ai prit le flacon et l'ai savonnée à mon tour.

Je me suis attardé sur les plis de son sexe, lui infligeant de douces caresses sur son clitoris gonflé et hyper sensible.

Elle se mordait les lèvres pour contenir ses cris:

« tu peux hurler de plaisir autant que tu veux, ils sont allés en ville »

Instantanément elle a ouvert la bouche et de longs gémissements s'en sont échappés.

Elle a jouit sous mes doigts, m'arrachant un rire triste.

Son sourire et l'éclat dans ses yeux juste après l'orgasme m'ont presque fait faire machine arrière.

Comment vivre sans cela?

Je l'ai doucement fait retourner et elle a prit appui le long de la barre de douche, cambrant ses reins divins, tendant le bassin vers moi.

Volontairement,je n'ai pas mit de préservatif.

Je l'ai pénétrée en poussant fort, pour m'enfoncer rapidement en elle, avant qu'elle ne se rende compte que je ne prenais aucune précaution.

J'ai fermé les yeux pour me concentrer afin de ne pas venir trop vite, rendu fou par ses cris de plaisir et les sensations extraordinaires de sa petite chatte se resserrant sur ma queue sans aucune barrière entre nous.

J'ai bougé en elle en gémissant , tenant ses hanches au creux de mes mains.

Je regardais mon sexe entrer et sortir du sien, haletant d'un plaisir presque douloureux.

Je n'ai pas senti son orgasme arriver, trop concentré sur la vision de son dos arqué et de ses fesses tendues, et ses pleurnichements de plaisir, suivis d'un long cri d'extase m'ont immédiatement fait éclater, et je me suis répandu au fond de son ventre.

Je grognais, ivre de plaisir et de souffrance.

Rapidement, je me suis dégagé de son corps et j'ai fait couler l'eau sur nos corps soudés l'un à l'autre, tachant de rincer mon sperme qui coulait déjà sur ses cuisses avant qu'elle ne s'en appercoive.

Je l'ai embrassée longuement, mais déjà ce baiser avait un goût de cendres.

Dans la chambre j'ai enfilé un jean et un pull propre, puis j'ai caressé sa joue.

« ma puce, je vais chercher un CD dans la voiture, je veux te montrer quelque chose, on se rejoint en bas dans cinq minutes? »

Elle a comiquement plissé le nez:

"ça concerne les maths, ce que tu veux me montrer? »

« non, ne t'en fais pas, à tout de suite! »

Un dernier regard, un dernier sourire, et j'ai dévalé les escaliers en réprimant mes cris, j'ai ouvert avec force la porte, j'ai remonté en courant l'allée menant à la plage.

En passant prêt de la volvo j'ai vu d'un œil Alaiena endormie sur le siège arrière, j'ai serré les poings et les dents et un premier sanglot s'est échappé de ma poitrine tandis que je courais le long de la plage.

Étrangement, j'entendais dans ma tête la musique du Clair de Lune de Debussy, l'air que j'avais joué au piano devant les parents réunis lors de la fête de fin d'année, trois jours avant le braquage, la dernière fois que j'avais joué pour tout dire.

Je n'avais pas repensé à cette musique depuis tant d'années, mais là soudain elle était si claire dans ma tête, tandis que j'imaginais ma Bella descendre les escaliers e trouver ce que j'avais préparé sur la table.

Je pleurais à présent, à genoux sur la sable froid et humide, et , malgré moi, mon esprit a tenté de négocier avec un destin que je savais pourtant cruel et sarcastique, si Bella reste je reprendrai le piano, si elle m'aime un peu je deviendrai l'étudiant que j'aurai du être, puis tandis que je m'approchais de l'eau écumante , me relaissant tomber à genoux à endroit exact ou l'écume se fondait avec le sable , j'ai enfoncé mes doigts dans les fin graviers, serrant les dents j'ai cherché des signes de la providence.

Si la mouette part vers la gauche Bella restera, si j'arrive à enfoncer mes mains jusqu'au poignets en une seule fois elle ne partira pas, si quand j'ouvre les yeux la vague arrive au lieu de repartir alors elle sera mienne pour toujours.

La douleur dans ma poitrine était trop vive, cependant, pour de telles tergiversations, et je me suis allongé sur le coté, recroquevillé en chien de fusil, indifférent à l'humidité, essayant juste de survivre aux quelques minutes qui me séparaient de mon destin.

Combien de temps avant qu'elle ne fonce droit devant elle?

Je n'avais pas de montre, alors je me suis mis à compter, trouvant raisonnable d'attendre d'en être arrivé à 3000 avant de me relever et d'aller voir si la volvo était toujours là.

Ma gorge était douloureuse et j'ai rapidement du me contenter de compter dans ma tête.

A 236, j'ai su.

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Alors, que va faire Bella? Partir ou rester? Moi je sais!!!

Edward entend-t-il la volvo partir? Ou Bella arriver?!!!!