Bella PDV
La semaine avant Noël, j'ai eu comme une piqure de rappel.
Edward était dangereux.
Pas, plus, avec moi.
Mais j'avais oublié certaines facettes de sa personnalité.
Edward était aux petits soins avec moi, désormais.
Il adorait me toucher, me tenir dans ses bras.
Il essayait de maitriser sa jalousie, parce que ça m'agaçait au plus haut point, mais j'avais parfaitement conscience qu'il m'adorait littéralement.
C'était bien sur plus qu'agréable.
Je n'avais que 16 ans et devenir la petite amie d'un homme plus agé, un braqueur de banque de surcroit, me donnait un drole de sentiment , à la fois de transgression, et de satisfaction d'être celle qui comptait pour lui.
Ce jour-là, nous étions allés au centre commercial, pour acheter des cadeaux de Noël, bien entendu.
J'allais envoyer un colis à mes parents.
Plus exactement, Edward allait envoyer le paquet à un copain dans l'Arkansas, qui se chargerait de le poster de là-bas.
J'avais réalisé des tableaux pour eux. J'aimais beaucoup dessiner.
Edward m'a laissée aller seule dans la parfumerie, ou je devais acheter des produits de maquillage et du parfum pour Alice et Rosalie.
J'avais pas mal d'argent dans mon portefeuille.
Ca me grisait un peu.
J'avais beau savoir comment ils s'étaient procuré tous ces billets, l'adrénaline coulait malgré tout dans mes veines.
J'ai regardé longuement les différents mascaras.
Alice avait beaucoup de produits de beauté. Rosalie aussi, mais Alice la surpassait quand même.
Je me suis concentrée sur les produits de grande qualité, forcément très cher.
Je tenais dans ma main un flacon de parfum français, dont j'humais la fragance, quand une voix sèche m'a désarçonnée :
« cela fait un moment que tu trafiques tout dans la boutique, si tu ne comptes rien acheter va t-en ! »
Prise par surprise par la voix sèche et autoritaire,j'ai sursauté.
Et j'ai laché le flacon de parfum qui s'est brisé à terre.
J'ai immédiatement fondu en larmes et la vendeuse m'a prise à parti, m'entrainant vers les caisses.
Elle était furieuse :
« tu sais combien coute ce parfum ? Plus de 200 dollars ! Tu ne peux pas le payer je suppose ? »
« si ! je vais le payer tout de suite ! »
Mes mains tremblaient tandis que je fouillais dans mon sac.
J'ai apperçu mon portable, et, tout en cherchant les billets dans mon porte monnaie, j'ai appelé Edward.
« Edward ?J'ai cassé un parfum dans la boutique de cosmétiques, tu peux venir, s'il te plait ?J'ai des ennuis là ! »
La vendeuse me regardait droit dans les yeux, mécontente.
Je lui ai tendu deux billets de 100 dollars et elle m'a regardée d'un air encore plus suspect :
« c'est 230 dollars exactement ! et tu as bien de l'argent sur toi ! »
Je n'ai pas eu le temps d'ouvrir la bouche que le bras d'Edward m'enlaçait.
Je n'ai pas reconnu sa voix quand il s'est adressé à la vendeuse :
« que se passe-t-il ici ? »
La vendeuse l'a regardé et a changé de visage.
J'ai risqué un œil vers lui et il m'a fait peur.
Son visage était froid, dur ,imperturbable.
Mais sa fureur rentrée était visible.
Il avait à cet instant là un regard de tueur.
La vendeuse a bredouillé :
« elle a cassé un parfum ! »
J'ai tendu 30 dollars supplémentaire, qu'elle n'a pas prit. Je les ai posés sur le comptoir.
« mais je viens de le payer ! »
« euh, oui, l'incident est clos,merci de vous être déplacé Monsieur ! »
J'ai fait trois pas avec Edward :
« tu sais, j'ai cassé le parfum parce qu'elle m'a fait peur ! »
Il a eu un regard encore plus meurtrier.
Il a serré ma main très fort dans la sienne et m'a tirée jusqu'aux caisses :
« ma petite amie me dit que vous l'avez effrayée et que c'est pour cela qu'elle a laché le flacon de parfum ! »
« oh…je suis désolée si je t'ai effrayée ma petite »
« vous m'avez accusée de tout tripoter sans rien acheter ! »
Edward l'a fixée, dédaigneux :
« pourriez-vous appeler le ou la responsable du magasin ? »
« mais, pourquoi ? tout est réglé ! »
« non, ça commence, au contraire ! »
Elle a un fait un appel au micro et a pali en voyant Edward m'embrasser langoureusement.
J'étais génée, elle avait été déloyale avec moi, mais je sentais qu'Edward allait lui faire payer très cher.
Une jeune femme est arrivée et s'est présentée comme la responsable.
Edward, très maitre de lui, l'a interrogée d'une voix ou le fiel coulait :
« Est-ce que vous jugez votre clientèle à la tête ou l'age qu'ils ont ? »
« euh non Monsieur, l'entrée du magasin est libre ! »
« alors pourquoi a-t'on apostrophé ma fiancée parce qu'elle choisissait tranquillement les cadeaux qu'elle souhaite faire à ma sœur, la faisant sursauter, et par là même tomber un flacon de parfum, qu'elle a immédiatement payé, d'ailleurs. Est-ce normal ? »
« Tanya ? Que s'est-il donc passé ? »
La dite Tanya, m'a regardée, regrettant visiblement de s'en être pise à moi :
« eh bien…Cette jeune fille regardait depuis un long moment les produits les plus chers et comme elle n'avait pas l'air de se décider… »
« continuez, je vous prie ! »
A séchement demandé Edward.
« alors je lui ai demandé de faire un choix ou de s'en aller ! »
« c'est là que j'ai fait tomber le flacon de parfum ! »
La responsable avait l'air génée.
« Tanya, vous n'auriez pas du lui faire payer le parfum, ce n'est pas la politique de la maison ! »
Elle a jeté un regard vers le reste du flacon, un peu plus loin à terre et a ouvert le tiroir caisse, me tendant 3 billets de 50 dollars.
Je les ai prit, et j'ai ajouté, d'une voix tremblante :
« j'ai payé 230 dollars ! »
Edward a littéralement grogné, et je me suis appuyée contre lui, pressant ma main sur sa hanche, terrifiée à l'idée qu'il pique une crise.
« 230 dollars ? Mais ce le prix du plus grand flacon, celui que vous avez cassé c'est le petit ! Tanya ? »
« je…je me suis trompée ! »
La responsable, très pale désormais, m'a tendu 70 dollars de plus en se confondant en excuses.
Je tremblais de tous mes membres et mettant les billets dans mon sac.
Edward, tendu à l'extrème, m'a entrainée sans ajouter un seul mot, le regard lançant des flammes.
Dans l'allée du centre commercial, il est venu chercher mes lèvres, pour un long baiser .
Je le sentais trembler de fureur.
« Bella…Je ne peux tout simplement pas supporter l'idée que quelqu'un te fasse peur, ou te manque de respect. J'avais envie de la tuer cette sale vendeuse ! »
« Ca arrive ce genre d'incident Edward, tu m'as fait peur tu sais ! »
On est allé boire un chocolat chaud et il a mit longtemps à se calmer.
Il ne m'a plus lachée de l'après-midi.
Je le sentais mal à l'aise.
Alice m'avait coiffée, et je portais des bien plus jolis vêtements qu'avant. Je me sentais moi-même plus attrayante, et je récoltais pas mal de regards masculins plutot appréciateurs.
Edward supportait mal.
Il passait son temps à me presser contre, lui, un bras autour de ma taille ou de mes épaules, histoire de bien marquer son territoire.
A la fin de la journée, nos achats plaqués dans notre chambre,je l'ai vu se détendre enfin.
Il m'avait acheté une nuisette rouge sombre très classe, et très sexy, et je l'ai enfilée .Il m'a sourit, et m'a attirée contre lui :
« je ne supporte pas que tu sois ailleurs que contre moi. Je ne peux plus me passer de toi Bella…Ca me fait presque peur tu sais… »
Je l'ai regardé, intensément :
« tu as besoin d'aide, Edward… »
Il a fermé les yeux et m'a enlacée, tremblant à nouveau.
« je sais…tu m'aideras ? »
« bien sur… »
Un bonus plus sombre, pour montrer qu'Edward n'est pas quelqu'un de doux, gentil et équilibré. Il est gentil avec Bella parce qu'il est amoureux fou d'elle, mais il ne l'est pas avec les autres. Il va avoir droit à quelques bonnes séances avec un psy !
