Edward PDV

C'était en mai.

Bella conduisait depuis plusieurs semaines, et, depuis quelques jours, elle partait parfois seule, munie de faux papiers d'identités, pour une course ou même pour se promener.

J'étais toujours un peu inquiet, mais j'avais apprit à lui faire confiance.

Ce jour-là, elle était allée faire un tour avec Rosalie, pour de mystérieux achats féminins, sur lesquels il valait mieux tout ignorer, de la bouche même de Rose.

Elles étaient en retard et Emmett et moi, tachant d'afficher un visage impassible et serein, nous étions assis dans la cuisine, un œil sur la pendule, l'autre sur le chemin.

Jasper était assis à coté de nous, légèrement goguenard, et absolument pas dupe.

On entendait Alice jouer avec Alaiena et les chiots, dans le garage.

Nous avons entendu la voiture arriver, et Em et moi avons échangé un sourire soulagé.

Puis, immédiatement, les cris de Rosalie ont retentit.

« Bella ! Mais tu es folle ! Totalement folle ! Il va nous bouffer ! »

Et Bella qui lui répondait :

« Mais non ! Il va s'habituer ! »

La porte s'est ouverte sur une Rosalie échevelée, rouge et image vivante de la fureur.

Bella la suivait de prêt, un immense sourire collé aux lèvres et une forme indéterminée et remuante dans les bras.

Nous nous sommes levés tous les trois et nous sommes penchés sur ce que portait Bella.

A première vue, c'était un gros chiot, l'air affolé, hirsute et sale.

J'ai dévisagée Bella.

Elle a déposé la bête sur la table et Jasper a glapit :

« Mais ce n'est pas un chien ! C'est…c'est un loup ! »

« Je sais »

A répondu Bella posément.

Rosalie, réfugiée contre Emmett, continuait à invectiver Bella :

« Tu es folle à lier ! Tu es pire qu'Edward ! Un loup Bella ! C'est un animal sauvage ! Il est dangereux ! »

Bella, exaspérée, s'est tournée vers elle :

« Tu me fatigues Rosalie ! C'est moi qui vais me charger de lui, OK ? »

Rosalie a soufflé bruyamment, et Bella s'est concentrée sur l'animal, qui avait l'air absolument terrorisé.

Elle l'a sorti du pull dans lequel elle l'avait entouré, et il s'est assis sur la table, l'air misérable.

Je me suis approché et j'ai reconnu MON pull, que j'avais imprudemment laissé dans la volvo.

Bella caressait doucement l'animal, qui gémissait.

Il était d'une saleté repoussante. Couvert de boue, de feuilles, il sentait épouvantablement était trés maigre.

J'ai enfin réagit :

« Bella…qu'est ce que tu comptes faire avec cet animal ? »

Elle m'a dévisagé, l'air choquée :

« Mais l'adopter, bien entendu ! »

J'ai levé les yeux au ciel :

« Mais enfin ! Ce n'est pas un chien ! C'est un loup ! On n'apprivoise pas un loup ! »

Elle m'a lancé un regard froid :

« D'abord, je me moque que ce soit un chien, un loup, un renard ou une hyène ! Tout ce que je vois c'est un petit animal, encore un bébé, effrayé et abandonné ! Sans moi, il ne survivra pas ! Sa mère a du être tuée par un chasseur ! Je vais bien m'occuper de lui ! »

Elle affichait un ait tellement décidé que Jasper et moi nous sommes tournés vers Rosalie, laquelle s'est mise à crier :

« Ah non ! C'est pas ma faute ! Elle l'a vu sur le bord de la route et avant que j'aie eu le temps de dire ouf, il était dans la voiture, et elle lui a même donné son reste de beignet ! »

Pendant ce temps, Bella farfouillait dans le frigo, et elle en a ressortit triomphalement un steak.

Emmett s'est mis à gémir :

« Mais ! Bella ! C'est notre repas de demain les steaks ! »

« Je sais, mais je lui donne ma part, et Edward aussi, n'est ce pas Edward ? »

« Euh ... »

« Merci Edward, c'est très gentil ! »

Le bébé loup a englouti les deux steaks en un temps record.

Alice, revenue du garage, s'est plainte de la puanteur.

Bella s'est alors emparée du louveteau et a grimpé les escaliers.

Nous l'avons suivis, inquiets.

Elle a déposé l'animal dans la baignoire et l'a lavé, tandis que la petite bête se laissait pitoyablement faire.

Alice a râlé, pour la forme :

« Hé ! Mon gel douche Dior ! »

Bella s'est contentée de la fusiller du regard.

Séché, brossé, quasiment permanenté, le loup avait meilleure mine.

Emmett, partagé entre le fou rire et la consternation a dit :

« On ne peut pas le mettre au garage avec Alaiena, il va bouffer les chiots ! »

« Bien sur que non ! Il va dormir avec moi ! »

J'ai sursauté :

« Comment ça dormir avec toi ? tu veux dire…avec nous ! »

Elle m'a offert son sourire auquel j'étais incapable de résister, et elle a amené le loup dans notre chambre.

J'ai fait preuve d'un minimum de virilité :

« Bella…pas dans le lit ! »

Elle a soupiré, mais lui a concocté un nid à base de pulls m'appartenant sur le sol.

Elle a longuement caressé le loup, qui a finit par s'endormir.

Elle est alors redescendue, très fière d'elle.

J'étais sous le choc.

Mais Bella était heureuse. Ses yeux brillaient.

On a mangé, et Bella a été très claire :

Le loup était là et il y resterait.

Alice, sous le charme depuis qu'il était propre, lui a demandé :

« Comment tu vas l'appeler ? »

Bella a sourit :

« Jacob ! »

Je me suis étouffé avec ma portion de lasagnes :

« COMMENT ? »

« Jacob ! C'est le nom de mon meilleur ami ! »

Je l'ai regardée. Son meilleur ami mon œil ! Elle m'avait dit elle-même qu'il voulait coucher avec elle !

De plus, je savais qu'elle avait reprit contact avec le dénommé Jacob.

Qui était le seul de son entourage à ne pas lui dire de rentrer chez elle.

Ils communiquaient par mails, et je savais, parce qu'elle me l'avait dit, qu'il lui avait plusieurs fois proposé de la rejoindre, pour qu'ils vivent ensemble.

Mes sentiments à l'égard du Jacob humain étaient sans détour agressifs, et le Jacob loup ne me disait rien qui vaille.

On est monté se coucher, et j'ai du mettre Bella de force dans le lit, parce qu'elle regardait le bébé loup dormir avec passion depuis une heure.

Je voulais lui parler. La convaincre que, une fois le loup retapé, on allait le remettre en liberté.

Elle m'a eue.

Oh en beauté même…

Elle m'a regardé, avec ses yeux que j'aimais tant et elle a enlevé son tee shirt.

J'ai gémit.

Puis, à genoux sur le lit, elle a déboutonné ma chemise et s'est allongée sur moi, les pointes durcies de ses tétons caressant mon torse.

J'ai bien tenté de discuter:

"Bella...Je"

"oui mon amour?"

"oh..non, on verra aprés!"

Je me suis attaqué à son pantalon et elle a déboutonné mon jean.

Très vite, elle a été nue au dessus de moi.

Je caressais ses seins divins, l'attirant à moi pour téter ses mamelons, quand elle a baissé mon boxer, libérant mon érection.

Me regardant droit dans les yeux, elle s'est installée à califourchon sur mes cuisses et, d'un coup de rein sublime, s'est empalée sur mon membre tendu à bloc.

J'ai grogné, mon sexe pulsant à l'intérieur du sien.

Elle a posé ses mains sur mes épaules, et, son regard rivé au mien, se mordillant la lèvre inférieure, ses cheveux frôlant mon visage, elle a entrepris de me chevaucher.

Elle était l'image même de l'érotisme. Ses paroles amplifiaient encore mon plaisir:

"Oh...Edward...C'est si bon! j'aime tellement ça!"

Elle allait très lentement, me faisant gémir, puis supplier :

« Bella, plus vite ! Je t'en prie mon amour ! Je ne peux plus tenir ! Plus vite ! »

Elle a alors accéléré la cadence, juste assez pour m'en faire désirer encore plus…

Mais pas assez pour me faire jouir…

Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait, et j'ai finit par craquer, et la retourner d'un coup de rein.

L 'immobilisant sous moi, je l'ai hâtivement pénétrée, butant du premier coup au fond de son ventre.

J'ai donné un rythme sauvage, ayant perdu tout contrôle de moi-même.

Elle s'est mise à pleurnicher, avant de crier, sa tête roulant sur les cotés, splendide et sauvage dans sa jouissance.

J'ai immédiatement joui, m'enfonçant si durement en elle, que j'ai eu peur de la casser.

Je l'ai dévisagée, et je lui ai sourit.

Elle m'a rendu mon sourire et a soulevé la tête pour venir trouver mes lèvres.

J'ai répondu avidement à la pression de ses lèvres sur les miennes et elle a enroulé ses jambes autour de mon bassin.

Le baiser est devenu de plus en plus brûlant, et j'ai rapidement durci en elle.

Elle a dégagé ses lèvres en me sentant gonfler en elle et s'est mise à pleurnicher.

Je la regardais, prise dans son plaisir, et je savais que je l'aimais tant, que jamais je ne pourrais me lasser de nos étreintes.

Quand j'ai été totalement dur à nouveau j'ai donné des coups de reins puissants, la faisant crier.

Je me suis dégagé d'elle, déclenchant ses cris de frustration, mais je l'ai fait positionner en levrette, et elle a tendu les reins vers moi.

Je me suis enfoncé en elle, me délectant de son étroitesse, rendue plus importante encore par la position.

Nous avons commencé à gémir ensemble, tandis que j'allais et venais en elle, et nos gémissements se sont rapidement transformés en cris.

Elle a joui tandis que je m'enfonçais en elle jusqu'à la garde, et que mes doigts pinçaient doucement son clitoris gonflé de désir.

"oh! oui! je te sens si bien! encore! plus fort! oh oui comme ça! LAAAAAAAAAA!"

J'ai alors donné deux ou trois coups de reins puissants, me déversant à nouveau au fond de son ventre, que j'aimais tant, et qui m'offrait tant de jouissance…

Haletants, nous avons mit plusieurs minutes à retrouver notre souffle. Nous riions ensemble et échangions de doux baisers.

Elle a finit par me prendre par la main et m'entraîner à la salle de bain.

Une fois sous la douche, elle m'a longuement savonnée, réanimant mon désir à force de caresses…

Je me suis à mon tour emparé du gel douche et j'ai savonné son corps délicat, qui avait beau être encore celui d'une adolescente, n'en était pas moins le plus beau et le plus désirable à mes yeux.

Elle nous a rincé et j'ai frémit en la voyant se mettre à genoux.

J'ai soufflé :

« Bella…je t'aime tu sais ! »

Elle m'a regardé, de son regard si profond que j'aurais pu me noyer dedans :

« Je sais…je t'aime aussi »

Et elle a happé ma queue tendue.

J'ai passé mes mains dans ses cheveux, la guidant à peine : elle savait, à présent, me donner un maximum de plaisir.

Je ne savais pas ce qui me donnait le plus de bonheur : la sensation de sa langue,et de ses lèvres, sur mon membre engorgé, ou bien la vision de mon sexe dans sa bouche innocente.

Je ne me suis plus contrôlé et j'ai appuyé mes mains sur sa tête, intimant un rythme rapide, qui m'a très vite amené à la délivrance.

J'ai joui au fond de sa bouche, longuement, gémissant de bonheur.

Je l'ai regardée avaler ma semence, heureux et détendu.

Comme à chaque fois qu'elle venait de boire mon plaisir elle s'est relevée, s'est dressée sur la pointe des pieds et est venue m'embrasser.

Je me suis goûté dans sa bouche et je l'ai enlacée.

Quand nous sommes revenus à notre chambre, je me suis effondré sur le lit, vidé par 3 orgasmes en moins d'une heure.

Bella, nue comme moi, a ramassé sans le réveiller le louveteau, et s'est collée à moi, déposant le loup sur son oreiller.

J'ai ouvert la bouche.

L'ai refermée.

Ce loup rendait ma Bella heureuse.

J'ai soupiré, passé mon bras sur sa hanche et me suis endormi.

Le lendemain, j'ai été réveillé par le rire de Bella.

Toujours nue, elle jouait, assise, dans le lit, avec Jacob.

Le louveteau, bien qu'affichant un air encore perdu, donnait l'impression d'aller mieux.

Moi, j'étais de nouveau en grande forme, mais Bella s'est rapidement vêtue d'un grand tee shirt et a amené Jacob dehors, pour qu'il se soulage.

J'ai comprit que j'étais foutu.J'aurais du poser mes conditions la veille au soir, mais Bella m'avait entrainé dans le plaisir, et maintenant...il était trop tard.

Bravo Bella. Du grand art!

Je me suis habillé à la hâte et je les ai rejoins.

Jacob a à nouveau dévoré un steak pour son petit déjeuner, généreusement offert par Alice, et les deux filles ont décidé de présenter Alaiena et Jacob.

Inquiet, j'ai suivis le mouvement.

Ca n'a pas été long.

Alaiena, à peine Jacob avait-il franchit la porte du garage, s'est jetée sur lui, aboyant, écumante de rage, visiblement prête à le dévorer.

« C'était prévisible, Alaiena a des chiots elle est prête à tout pour les défendre! »

A crié Jasper, qui était descendu rejoindre sa compagne.

Jacob a fait demi tour et s'est réfugié sous les escaliers.

Bella et Alice, à plat ventre, ont mit du temps à le récupérer.

De ce moment là, plus personne n'a émit l'idée que le loup doive vivre ailleurs que dans la cuisine et notre chambre.

Jacob s'est révélé tout fou, et "adorable".

Il adorait Bella, qui le lui rendait bien.

Mais, pour une raison inexplicable, il nous détestait cordialement, Rosalie et moi.

Il a passé beaucoup de temps à pisser sur nos vêtements, enfin surtout les miens, bien sur, puisqu'il dormait dans notre chambre.

Et il s'attaquait à nos chaussures dès qu'il le pouvait.

Cela faisait rire tout le monde, sauf Rose et moi, évidement...

Rosalie l'a prit en grippe, et plusieurs fois elle m'a proposé de faire la peau du loup, en cachette.

J'ai toujours refusé.

Bella adorait son petit loup, et j'étais incapable de la rendre malheureuse.

Et puis...Jacob a grandit.

En août, il s'est mit à partir en ballade de plus en plus souvent, ne rentrant que tard.

Jusqu'au jour ou il n'est pas revenu.

Bella était inconsolable.

J'ai passé des nuits à la tenir contre moi, essayant de calmer sa peine:

« C'était la première fois, tu sais, la première fois que quelqu'un avait besoin de moi! »

J'avais envie de lui dire la vérité, à savoir que moi aussi, j'avais besoin d'elle, mais je sentais bien que c'était différent.

Elle était lucide, cependant:

« Je sais bien que c'est un animal sauvage, et qu'il est plus heureux en liberté, mais il me manque, il me manque tellement! »

Je resserrais ma prise sur elle, la berçant jusqu'à ce qu'elle s'endorme.

Rosalie était enceinte, à ce moment là, et Bella s'est jetée à corps perdu avec Alice dans la préparation de la garde robe du bébé.

Mais son air nostalgique ne m'échappait pas.

Et puis, en octobre, un soir, Jasper est revenu, hilare.

"Devinez qui j'ai vu, courant dans la foret, tout prêt de la route?"

Il fixait Bella, en posant la question, et elle s'est jetée sur lui:

« Jacob? »

« Ouiiiiii! Et il n'était pas tout seul! J'ai réussi à prendre des photos! Regarde! »

Bella a regardé les clichés et a pleuré de joie.

Nous nous sommes tous pressés autour de l'appareil, et, bien que les clichés soient flous, nous avons parfaitement vu Jacob, en charmante compagnie.

Même Rosalie, bourrée d'hormones de grossesse, pleurait de joie.

Cette nuit là, enroulée autour de moi, Bella a enfin retrouvé une vraie joie de vivre, et me l'a montré toute la nuit...