Voilà une petite histoire loin d'être joyeuse sur la relation Lucius/Drago. C'est dans ces moment là ( tard le soir où, au lieu de dormir, on s'exprime),où l'on se découvre véritablement.
Titre: pour l'amour de mon père
Résumé. Lucius est exigeant. Il veut que son fils soit parfait. Il veut faire bonne figure devant le Seigneur des Ténèbres. Il veut soudoyer le ministère. Il veut... Il veut... Et Drago paye.
Rating: M pour violence sur mineur.
Pairing: Drago/ Lucius relation père/fils
Pour l'amour de mon père
« Tu ne t'applique pas assez. »
Le ton froid de mon père résonne dans la salle de duel.
« Fils indigne. Comment veut tu que je satisfasse le Maître avec un nul comme toi ? »
C'est toujours comme ça. D'abord les mots...
« Endoloris, esquives imbécile ! Défends-toi ! Tarentallegra, Stupefix »
Il s'approche de moi. Je devine son regard dégouté sur ma nuque. Je sens son pied s'enfoncer violemment dans mon estomac. Une deuxieme fois, puis encore une autre...
« Debout sale loque. »
...Ensuite les coups !
« Tu vois à quoi tu m'oblige ? A agir comme ces merdeux de moldus. Tu es si faible que tu oblige ton propre père à se rabaisser. »
Ça dure depuis toujours. Mon père veut que sa vie soit parfaite. Il est le bras droits du Seigneur des Ténèbres, membre du conseil de Poudlard, influant auprès du Ministre de la Magie. Oui mais voilà il a quelque chose qui ne le satisfait jamais : moi.
« Debout vermine. Seul les Sang-de-Bourbe se trainent au sol. Lèves-toi ! Tu dois être parfait. Tu dois être meilleur que tout le monde. »
Mon corps réagit mais mon esprit lui s'est éteint. Trop rationnel pour mon bien physique. Cependant mon visage reflète la douleur et la tristesse. C'était de trop apparemment.
« D'où viens ce visage remplit d'émotion ? Drago reprend toi. ! »
Je me redresse, tentant de masquer ma peine. Mais la douleur est trop forte. Je hurle et m'effondre aux pieds de mon père. Il me tire par les cheveux et me remet debout
« Père je n'en peut plus... » suppliai-je.
Ma tête heurta violemment le mur. Je sentit à peine la gifle tant je me sentait faible. J'ouvris difficilement les yeux mais des larmes me brouillaient la vue.
Oh non. Je ne dois pas pleurer, je ne dois pas...
« comment oses-tu pleurer devant moi ? Pas étonnant que tu soit une mauviette. DEBOUT ! »
il me crache au visage. Mes jambes ne répondent plus. J'ai peur. Mon corps se mets à trembler. Je sais que je serai encore puni. Puni pour ses erreurs, puni pour soulager ses nerfs, puni parce que j'existe.
Mais je dois le supporter. Mon père œuvre pour notre bonne fortune. Après tout ce n'est pas de sa faute s'il est comme ça. C'est juste que je ne suis pas à la hauteur. Il a raison, je ne suis qu'une mauviette, un faible. Mais je vais lui prouvé que je peut devenir meilleur.
Je me lève, sèche mes larmes, et souffle un bon coups. Mais mon père est impatient. Je ne suis pas prêt assez vite pour lui. Je le voit arriver sur moi. Le visage déformé par la fureur. Le poing en avant il me heurte encore. Je tente misérablement de me protéger avec mes bras mais très vite cela devient inutile. Un nouveau coup de genou me coupe le souffle. Je me retrouve encore a quatre patte, aux frontières de l'évanouissement. Mais je n'est pas le temps de souffler. Les coups de pied reprennent. Mon corps chétif encaisse mal. Tandis que mon père se défoule je sens mes os se briser. Je ne sens plus mes bras. Mes côtes me font mal. Je tousse. Mes poumons me font souffrir. Le goût métallique ,si familier, du sang s'installe dans ma gorge. Mon père arrête de me frapper et me traine par le bras gauche. J'ai horriblement mal. Je distingue du sang sur ma chemise. Encore une raison de me faire punir: je suis sale. Il m'installe sur un chaise et ressort sa baguette. Il ne me torture pas. Non je ressent toutes mes blessures se soigner. Il me soigne...
Il me soigne pour mieux recommencer...
Pour l'amour de mon père je m'entraine plus que la normale. Pour l'amour de mon père je le laisse se soulager sur mon corps. Pour l'amour de mon père je le laisse me soigner pour cacher l'horreur qu'il me fait... Je hais la magie !
« Debout Drago on recommence tout depuis le début. »
...
Voilà c'est fini. J'aimerai dire quelque chose de plus :
Un enfant battu se sent fautif de ce qui lui arrive. Le premier pas vers la guérison c'est d'arriver à lui faire comprendre que ce qu'on lui fait est mal. C'est un chemin long est douloureux mais nécessaire. Je sais de quoi je parle...
J'espère que, malgré tout, vous avez aimer.
A bientôt
Elora
