Et voila le chapitre suivant ! Court ? Je sais mais j'y peux rien !!!! lol
Sinon ce n'est pas un super chapitre mais on voit la souffrance de nos deux protagonistes !
Merci encore pour les supers reviews et bien sur ne perdez pas la main !!! lol
A très bientôt !!! Merci encore pour tout
Chapitre 12
Chacun de son côté ... pour souffrir
POV Bella
Il avait un regard de tueur lorsqu'il déposa ses yeux sur moi et Méline. Ce regard me fit peur non pas parce que c'était Edward mais il me rappelait James quand ce dernier rentrer complètement ivre ou que ces affaires se passaient mal. A deux reprises j'avais essuyé les coups et n'avais rien dit, la troisième fois il avait voulu s'en prendre à Méline, j'avais sorti les griffes. James aurait pu me tabasser encore et encore mais je ne l'aurais jamais laissé toucher un seul cheveu de ma fille.
Je m'étais enfui dans la chambre. Je ne voulais pas que çà se passe comme çà, bordel !
Je vis Rose arriver :
« Bella, donne Méline à Emmett. Il faut qu'on parle ».
Son ton était sans appel. Je donnais Méline à mon frère et Alice arriva dans la chambre.
« De quoi voulez vous parler ? D'aller m'expliquer avec Edward ? Je crois que là ce n'est pas le moment »
« Non, Edward doit encaisser la nouvelle et je sais que ce n'est pas comme çà que tu voulais qu'il l'apprenne mais ce qui est fait, est fait. Je veux parler de cette peur dans ton regard tout à l'heure, c'était quoi ? » me demanda Rosalie.
« Rien, non mais tu as vu comment il a regardé Méline ! Il lui aurait sauté dessus »
Alice me dévisagea :
« Mon frère n'aurait jamais rien fait à Méline »
Rosalie s'impatientait :
« Bella, les trois années que tu as passé avec James, t'a-t-il tabassé ? »
Rosalie était froide et attendait une réponse. Elle faisait la blonde complètement conne mais en fait elle était bien plus intelligente que çà. La première année avec James était bien mais après c'était vite devenu l'enfer mais j'avais tenu. Je regardais mes mains, croisais et décroisais mes doigts
« Quelques fois »
« Et Méline ? ».
Je me levais furax :
« JAMAIS ! Jamais je ne lui aurais laissé faire mal à fille ! Une fois il a voulu le faire, je me suis interposée. J'ai eu mal mais lui aussi ».
Alice me prit dans ses bras, je m'écroulais en pleurant, Rosalie s'agenouilla devant moi :
« Bella, je suis désolée mais je fais du bénévolats dans un centre pour femmes battues alors quand j'ai vu ton regard. … Ecoute Bella, ces choses là, tu dois en parler pour éviter des blocages. Toi et Méline en avez assez bavé alors laisse nous t'aider. Demain, après ton boulot, je t'emmène avec moi et je veux que tu parles avec une psychologue. Emmett pourra garder Méline »
Je lui faisais oui de la tête et je regardais Alice :
« Il ne va plus vouloir me parler, n'est ce pas ? »
« Je crois que maintenant il va se murer dans le silence et dans sa peine. Il ne viendra plus ici tant que tu seras là … c'est certain, il va déconner encore plus … si ce n'est pas déjà fait. Mais … pour moi cela ne change rien, elle est ma nièce et je compte aller voir mes parents pour leur parler de ce qui se passe. Pas tout de suite, je dois essayer de parler d'abord avec Edward et voir avec Jasper. Pour l'instant ne t'occupe pas d'Edward mais de toi et Méline »
« Je l'ai tellement fais souffrir »
« Je crois que sincèrement vous avez eu votre part, tous les deux. On te laisse, repose toi ».
Alice et Rose m'embrassèrent et je me laissais aller sur le lit, pleurant toutes les larmes de mon corps. J'avais vraiment tout fait de travers. Je l'aimais encore et le voir souffrir me faisait tellement mal.
POV Edward
L'entrevue chez le proc avait été rapide. Il nous informait que la Brigade financière allait mettre en œuvre tout un dispositif pour démanteler tous les réseaux d'argent sale de Trenton, cela allait prendre du temps mais au bout du compte il pourrait être arrêté et après il ne resterait plus qu'à rouvrir les enquêtes pour meurtres dans lesquelles le nom de Trenton avait été cité.
Jasper et moi n'avions pas parlé et je n'en avais pas envie. J'étais énervé, heureux, en colère enfin bref. Nous étions en bas de son immeuble :
« Ed, tu es sur que çà va aller ? »
« C'est pour çà qu'elle est partie ? »
« Oui et non »
« Pourquoi ? Merde »
« Çà tu verras cela avec elle, désolé mais tu pourras me poser toutes les questions que tu veux mais sache qu'il faudra bien que tu ailles la voir »
« Non, c'est fini. Je ne veux plus la voir »
« Alors ne nous en veux pas si on ne répond pas à toutes tes questions. Certains détails sont à régler entre vous deux »
« Quoi comme détails ? Tu crois que j'ai envie de la reconnaitre ? Laisse tomber Jazz, je ne veux plus rien à voir ni à faire avec elle. Je passerais par toi pour l'enquête et tout le reste »
« Comme tu veux. A plus, juste en passant, tu n'es qu'un idiot »
Il claqua la portière et je partis. Une fois rentré chez moi, j'allais m'allonger.
J'avais tout un tas de questions qui me martelaient le crâne. Bordel ! C'était ma fille ! Au fond de moi, je crois que j'en étais heureux, mais en surface je bouillais de colère. Toutes les questions sans réponse me revenaient : pourquoi m'avait elle quitté ? Pourquoi était elle partie sans rien dire ? Pourquoi m'avait elle ignoré suite à notre première fois ?
Une lueur se fit dans un coin de mon cerveau, notre première fois ! Le préservatif ! La dispute ! Certes, nous n'avions pas mâchés nos mots mais j'aurais pensé que les sentiments que nous éprouvions, étaient plus fort.
Pauvre idiot, tu lui avais clairement dit que tu n'assumerais pas et elle t'avait fait savoir que si cela devait se produire, elle n'avorterait pas.
Je ne savais plus où j'en étais mais pour l'instant je ne voulais ni revoir Bella ni revoir no… ma… enfin bref je ne voulais plus les revoir.
J'avais passé le reste de mon dimanche à comater, à ranger le salon et à penser à Bella. Je fulminais de ne pouvoir me l'enlever de la tête. Je m'habillais et sortais.
Depuis que je savais, ma routine était boulot, alcool, sexe et un peu de repos. Je n'arrivais pas à dormir, à chaque fois je voyais Bella et je revoyais ce visage de poupée qu'avait Méline. Je ne répondais même plus au téléphone, je m'étais coupé du monde. Je n'allais même plus au pub d'Emmett.
Une fois j'avais rencontré Rosalie en ville et l'entrevue c'était plutôt mal terminée. Rosalie était une vraie furie en temps normal alors avec les hormones de sa grossesse. Elle m'avait traité de tous les noms et mit un coup de pied magistral entre les jambes. Cela n'avait rien changé j'étais devenu un mort vivant et je ne voulais rien y faire.
