Ps : Je vous recommande d'écouter ceci avec de la musique. Ça prends tout son effet.

Ma raison de guérir

Allen ne bougeait plus ; que se passait-il ?

« Qu'est ce que...? ». Ils 'approcha du corps. « Réveilles-toi ! » hurla t-il plusieurs fois. Il finit par lui mettre une claque.

Mais le plus jeune fermait toujours les yeux.

Le roux recula , cherchant une solution.

Non...

Xx O xx O xx O xX

« Allo ? Non, désolée. Je ne serai pas disponible. C'est notre anniversaire de rencontre, Allen et moi. J'aimerai pouvoir passer le week-end avec lui. Cela ne dérange pas ? Merci ». Kanda raccrocha.

Ce week-end, cela ferait un an qu'il s'était rencontré ; pas extrêmement beaucoup, mais une très bonne année pour l'homme. Un an... C'était 365 jours de cohabitation, c'était 8760 heures d'amour, 525600 minutes de bonheur. Et bien plus de secondes ou ils pensèrent l'un à l'autre.

En y réfléchissant, Kanda aimerait bien voyager avec aussi. Lui faire découvrir d'autres choses avant l'heure...fatidique. Faire l'Oxford Street, manger des nouilles à Pekin, des sushis (ou des sobas) à Tokyo, visiter la tour Eiffel et le Louvre à Paris, voir les buildings de New York, de Miami ou même jouer à Las Vegas, aller se balader à la cote belge, faire un safari (voir la Coupe du Monde) en Afrique du Sud, entres autres... Il y avait tant de choses à faire, et tant de pays.

Il aimerait écouter de la musique triste aussi ; lui tenir le parapluie ; lui faire l'amour et ne pas quitter le lit de la journée ; sentir son corps nu contre le sien ; le regarder dans les yeux et ricaner quand il rougirait et abandonnerait ; le porter et le jeter dans le lit ; partir en ballade sur un coup de tête.

Mais même en restant dans leur maison, il l'aimerait tout autant.

Je revois nos nuits et nos joies

Je revois notre vie et notre toit

Je fais des rêves comme si j'avais 1000 ans

Il arriva à la maison. Et remarqua la porte ouverte. Tout alla très vite dans sa tête ; il se précipita hors de sa voiture et se jeta à l'intérieur.

Devant lui reposait Allen.

Il s'arrêta d'un coup, tomba à genoux devant lui.

« Allen... Allen...? Réveilles-toi... Je t'en supplie... ». Il l'embrassa, sentit son pouls toujours là mais faible. « Non... ». Il le soutint et vit ses mains se recouvrir de rouge. « Non, Allen...! ».

Il releva la tête et aperçu Lavi.

« Qu'est ce qu'il s'est passé...? » questionna t-il, sa voix virant dans les aigus.

Il ne répondit pas ; l'homme aux cheveux de jais se leva et se jeta dessus : « Qu'est ce que tu lui as fais, LAVI ? Réponds moi ! Réponds ! ».

« Je ne sais pas... » murmura-t-il, ne réagissant pas.

« comment ça ? Comment peux-tu ne pas le savoir ? Il va mourir et tu es là ! Quel hasard quand même ? Je veux savoir ce qu'il s'est passé, sinon on ne saura pas le soigner... C'est tout ce que je veux Lavi, le sauver... ».

Et pour la première fois de sa vie, le roux vit quelque chose qu'il n'avait jamais vu en Kanda, à part à la mort de ses parents : de la tristesse. Il semblait prêt à pleurer... Pourquoi pour Allen...? Qu'est ce que Allen avait donc de plus que lui ?

« Il... Il est tombé dans les escaliers... ».

« D'accord... Appelle une ambulance...De ma part... Maintenant, Lavi ! » murmura t-il, se penchant sur le plus jeune.

Kanda entendit Lavi parler, la voix striée par l'angoisse. Il aurait voulu lui dire de se calmer. Mais comment pourrait-il seulement lui dire si il ne l'était pas ?

S'il te plait

Ne pars pas maintenant

Il l'aida du mieux qu'il ne put, même si son cœur lui criait que c'était trop tard. Il se battait contre un combat perdu d'avance.

« REVEILLE-TOI ! MERDE ! » hurla t-il de toutes ses forces. Sa gorge le brulait, mais il répéta son cri. « Non... Ne me laisse pas ».

« Kanda, je suis... Désolé. Pardon » s'excusa Lavi.

Ils entendirent l'ambulance arriver, puis s'arrêter. D'un geste incontrôlé, l'homme au cheveux de jais se jeta sur le roux avec un hurlement de rage retentissant.

« Je l'aimais ! Je l'aimais ! ». Il frappa furieusement au visage l'autre, qui ne se défendait pas.

Les ambulanciers ouvrirent la porte et se ruèrent avec un brancard dans un fracas de fin du monde.

Kanda re-frappa plusieurs fois son ancien amant, mais les hommes blancs le saisirent par les bras et lui intimèrent de se stopper.

« Tu devrais crever comme lui ! S'il meurt, je te tuerai ». Après cette parole prononcée, il se calma instantanément et réussit à se faire accepter dans l'ambulance. Après tout, il pourrait peut-être aider.

Puis tout se passa très vite. Enfin, c'est ce qu'on dit ; mais ca ne l'était pas du tout. C'était affreusement lent. Attendre pour partir, hurler pour se faire entendre, hurler pour rester, partir avec son aimé, le voir perdre le moindre souffle de vie au fur et à mesure. Les questions des ambulanciers. Et l'hôpital qui est toujours loin. Trop. Ne pas le voir ouvrir les yeux, ne pas sentir sa chaleur. Se dire qu'on ne veut plus rester seul, mais que la vie nous l'impose. Assister aux mains qui tremblent sur le corps. Vouloir appeler quelqu'un.

Mais Kanda n'avait personne.

Xx O xx O xx O xX

Il était médecin. Mais impuissant.

Savoir que quelqu'un était médecin rassurait souvent ; mais cela n'était que mensonge. On ne demandait pas au médecin qui voyait son proche mourir pour de l'aide ; on lui demandait les choses habituelles. On pouvait autant voir vivre que mourir dans les mains des autres ; on pouvait même s'en vouloir en se disant : « Si ca avait été moi... ». Mais non. Mais les hommes aimaient se torturer. S'il mourait aujourd'hui, c'est que c'était écrit.

Les bancs n'étaient pas confortables. Ils sentaient mauvais ; ainsi que les infirmiers, médecins, l'air, que tout. Le blanc des murs semblait s'obscurcir au fur et à mesure du temps. Il se tenait la tête dans ses mains. Il aurait voulu pleurer, mais il ne devait pas. C'était un homme. Mais ce n'était pas non plus l'endroit, ni le moment. Que penserait-il d'un médecin recroquevillé ? Il n'en penserait rien...

Une larme coula, mais cachée.

Personne ne venait, personne ne l'avertissait. Mais Allen... Allen... Pourquoi ne lui disait-on rien...? Ah oui. Pour ne pas inquiéter. Chaque fois, avant, qu'il passait dans les couloirs d'intervention, il riait intérieurement de ces faibles. Faibles qui pleuraient pour une seule personne. Et lui, que faisait-il ?

Il se demanda si ce n'était pas une manière pour lui faire payer ses torts. Cela lui sembla trop cruel ; on pouvait le tuer lui, Kanda. Mais pas Allen. Lui n'avait rien demandé, il était même resté comme un rempart contre le monde. Lui était quelqu'un de bien, on ne devait pas le prendre, on ne devait pas le blesser.

Soudain la porte s'ouvrit, un homme vint.

« Alors...? » questionna-t-il, d'une voix faible.

« Il est sauvé.. ».

Kanda releva la tête, n'y croyant pas.

« Vraiment ? ».

« Oui. Mais nous avons remarqué un problème au niveau des jambes et du cerveau ».

« Comment cela ? ».

« Vous devez vous attendre à tout ».

« Non... Non ! Dites moi ! » fit confusément Kanda.

L'homme était déjà parti.

Il s'écroula sur le siège ; ca devait être une plaisanterie... Mais il avait chuté dans l'escalier, c'était logique qu'il y ait encore quelques problèmes...

Qu'est ce que Allen risquait ?

Xx O xx O xx O xX

« Allo... ».

« Allo, c'est moi. David, ton collègue ! ».

« Je sais oui... Que veux-tu ? » soupira l'homme aux cheveux de jais.

« Hm. Le patron se demande quand tu reviendras ».

« Je ne sais pas ».

« Ça peut durer des mois, Kanda... ».

« Je sais ça... Prie pour moi alors... Je ne partirai pas tant que je ne saurai pas ce qu'il a... Tant qu'il ne se réveillera pas ».

« Ça fait plus d'une semaine que tu es à son chevet... Et toujours rien » murmura l'autre.

« Et non. Bon... Dis au patron de me laisser encore... 15 jours de congé. S'il veut, qu'il ne me paye même pas ce mois-ci, je m'en fiche... ».

« D'accord...Allez, je dois y aller. Tiens bon, d'accord ? ».

« Je vais essayer ».

« Tu sais que tu peux m'appeler. J'espère que tout ira mieux ». Il raccrocha.

Il remit son téléphone dans sa poche. Vendredi matin, il allait bien. Vendredi après-midi, il tombait. Et le lundi soir, en huit, toujours rien... Toujours pas de signes de vie.

Il voulait juste qu'il se réveille...

Xx O xx O xx O xX

Trois mois étaient passés. Les médecins l'avaient avertis que l'état du jeune homme était préoccupant, et instable vu son problème au cœur. Deux trois fois même, il eut des attaques. Il n'avait pas la trentaine... Kanda avait recommencé à travailler, continuait à payer une somme monstre pour un corps dans un lit et passait tout le reste de son temps en face de son patient aimé, favori. Il était devenu absent, même plus antipathique. Juste une ombre.

Et puis un jour, le miracle se produit.

Il était au travail, en train d'examiner vaguement quelqu'un. Le téléphone sonna, il répondit.

« Bonjour. Kanda Yuu ? » questionna la voix féminine.

« Oui. C'est moi ».

« C'est l'hôpital l'Espérance, ou vous avez pris la charge de... Allen Walker ».

« En effet ». Il sentit son pouls s'accélérer.

« Nous avons une bonne nouvelle ; il s'est réveillé » annonça-t-elle.

Et il raccrocha. D'un coup. Kanda hurla à son collègue de finir le travail, enfila son manteau et courut jusqu'à sa voiture. Le trajet parut long. Finalement, il se retrouva devant la chambre de son amant.

« Vous avez fait vite. Il est donc réveillé... ». Kanda l'interrompit.

« Laissez moi le voir. Maintenant ».

« Attendez, peut-être... » fit l'autre.

« Non. C'est maintenant ».

Et il rentra dans la chambre, sans laisser le temps à l'homme de donner plus d'explications.

Allen était assis sur son lit, les mains croisées, le regard vague vers la fenêtre. Il vit Kanda rentrer.

« Allen... Tu es là... Vivant ». Kanda s'accroupit devant son lit, lui prit la main.

« Bonjour. Hm... ».

« Hm ? » releva Kanda, une larme coulant sur sa joue.

« … Qui êtes vous ? ».

Il se figea, même si sa bouche s'ouvrit. Le médecin rentra dans la pièce.

« C'est ce que je voulais vous dire. Il est amnésique ».

L'autre ne répondit pas, fixant le plus jeune. Ce dernier le fixait avec des yeux curieux et une pointe d'excuse. Comme l'enfant qu'il était.

« Il a tout oublié. Toute l'année exacte avant son accident ».

Xx O xx O xx O xX

« Tu sais que j'ai besoin de toi ? ».

« Tiens, regarde ce que je t'ai prit ! C'est beau non ? J'aurai voulu m'acheter me l'acheter, mais j'avais peur qu'on fasse bête tout les deux avec le même t-shirt ».

« Je t'aime. Kanda. Je t'aime plus que tout. Je ne veux pas te quitter. Jamais ».

« Je ne veux pas mourir maintenant. Pas tant que je ne serai pas resté des années avec toi, Kanda. C'est toi ma raison de vivre... Je ne veux pas partir maintenant. ».

-END-

Xx O xx O xx O xX

C'est fini. Ma raison de guérir s'arrête ici, sur ce dernier chapitre, sur l'amnésie du patient.

A la base, je voulais faire une deathfic, mais non pour finir. Parce que de 1, beaucoup n'aiment pas, de 2, beaucoup de deathfic sont parfois un peu tirées sur les cheveux (du temps ou j'en lisais, cad … 1 an lol ?), et je ne voulais pas ajouter ma fic à la pile.

Enfin, j'espère sincèrement que vous aurez aimé ce chapitre. Cette fic (l'auteur ? : D). Sachez qu'une petite review (meme 2 lignes) est bien. Il m'a fallut beaucoup de forces pour l'écrire, pour la finir. Je ne sais pas si j'en referais. C'est pourquoi j'ai besoin de votre soutien ! Merci.

D'ailleurs, les paroles avec les 1000 ans, c'est une chanson nommé « un ange à ma table » de Indochine. Et je tiens à dire que l'Espérance existe vraiment, c'est un hôpital de ma ville. Je trouvais le nom...joli. lol

D'ailleurs ! La suite de Hopeless Love (un Poker Pair) est sorti. Je crois que beaucoup l'avaient apprécié. Donc voilà !

Merci à tous, bonnes vacances !