Ma raison de guérir

Je l'aurai tué. De mes propres mains, même. Je me fichait totalement des conséquences que sa mort aurait pu provoquer. Je m'en foutais. La seule chose qui me liait à la vie m'avait...oublié. C'était bête à dire, ca semblait stupide. C'était stupide. Et tout ça, par sa faute. A cause de sa foutue existence et de sa foutue jalousie.

J'étais en face de lui ; une vitre nous séparait (je ne sais pas qui cela arrangeait le mieux). Lui en orange et moi en costume. J'aurai brisé la glace. Si j'aurai pu, je me serai jeté sur lui. J'aurai fermé mes doigts sur son cou, j'aurai serré pour que jamais, jamais plus, il ne respire. J'aurai vu la mort dans ses yeux, s'installer peu à peu.

C'est ce que j'aurai voulu faire.

Mais je n'aurai pas su. Mes mains tremblantes tenaient ma tête baissée. Je n'avais plus la force de regarder les autres en face.

«Hmm... Je ne sais vraiment pas quoi te dire» commença-t-il. Je n'arrivais pas à identifier la façon dont il s'exprimait.

«Alors tais-toi. Ferme là...». Ma tête me re-lança affreusement fort ; mes mains se resserrèrent sur elle.

«Il faut qu'on parle, Yuu...».

«Ne m'appele pas Yuu ! Je te l'interdis». Je l'interrompis en hurlant. Je sentis des regards se darder sur moi. Et Lavi déglutir difficilement.

«Alors pourquoi t'es venu ?» releva-t-il, avec une pointe d'énervement et de...tristesse.

«Je... je ne sais pas. Mon avocat. Il m'a dit de venir te voir, pour 'pardonner' ». Je riais jaune. «Comme si j'allai un jour te pardonner, Lavi ». Je relevai les yeux vers lui. Il trembla en voyant l'intensité destructrice de mes yeux. Je baissai la voix. «Jamais. Je ne te pardonnerai jamais. A cause de toi, je dois tout recommencer. Ou tout abandonner. Tu n'as aucune idée de ce que tu as fait». Il frémit une fois de plus. Je chuchotai, histoire qu'il n'y ai que lui qui m'entendes. «Quand je pourrai. Quand tu seras sorti. Si jamais je n'ai pas trouvé une... solution ; je te tuerai ».

«Tu n'es pas sérieux...! » murmura-t-il. Pourtant la peur dans ses yeux le trahissait.

« Oh que si. Tu vas payer. Et moi, le prix que je payerais, tu vas te dire ? Je m'en fiche. Si même je dois passer dix années en prison après, je m'en fiche. Ça s'appelle la rage » continuai-je, mettant mon poing sur la vitre.

«Alors tu l'aimais vraiment » conclut-il. Il recula sur sa chaise, semblant observer le passé, ses actes.

«... Tu sais bien que je ne sais pas dire ce genre de chose. Mais oui. Allen...». Ma voix se coupa, en sentant la douleur dans le trou de ma poitrine. «Allen était quelqu'un de bien. Il m'aimait tellement, m'a toujours souri. Moi, j'ai essayé de faire de mon mieux. J'ai pas toujours été parfait, mais... Il m'avait changé, Lavi» fis-je, la tête tournée vers autre chose que son visage.

«Si tu m'avais toujours aimé, si tu étais resté auprès de moi, si tu ne l'avais pas aimé, tout cela ne serait jamais arrivé. Jamais » fit-il, ne semblant pas y croire lui-même.

«T'as raison, remets la faute sur moi. C'est toi qui l'a poussé dans l'escalier. C'est à cause de toi s'il m'a oublié ; si l'espoir de pouvoir recommencer est faible. Je me demande vraiment qu'est ce qui est passé dans ta tête ce jour là. Je me demande vraiment... ».

Je me levai sans d'autre au revoir. J'entendis quelques mots que Lavi me lançait ; mais je ne voulais même pas l'entendre. Plus je marchai, plus je sentais que mon cœur se retournais en pensant au fait que je devais me rendre à l'hôpital. Qu'allais-je lui dire cette fois ? Je ne lui avais jamais parlé de moi, de nous, pour le moment ; malgré ces questions incessantes. De plus, il me faisait toujours penser à avant, avec sa mine contrite. Il était magnifique.

Je me rendis jusqu'à ma voiture. Pendant le voyage vers la destination, mon portable sonna. Je décrochai sans grand enthousiasme.

« Allo ? » fis-je, sans réelle curiosité dans la voix.

« Oui, Kanda Yuu ? Oui, c'est bien vous. C'est Roxas. Votre avocat. Je me demandais si vous aviez été voir Monsieur Lavi...? ».

« Ah. Oui. Merci maitre, je vous remercie de m'avoir prit comme client ».

« Ce n'est rien. Je connaissais Allen avant. C'est un plaisir de pouvoir vous aider dans ces conditions ci. Enfin... Vous me comprenez. De pouvoir punir celui qui a rendu Allen amnésique » se corrigea-t-il. Kanda n'y fit pas attention. Roxas était quelqu'un avec un bon temporairement, mais qui parlait parfois un peu trop vite avant d'agir.

« Oui. Je vous dis au revoir, je vais justement aller le voir. A bientôt maitre ».

« D'accord, j'espère que tout ira bien ». Et il raccrocha. Je rejetai le téléphone sur le siège passager.

Comment-cela pourrait-il aller bien ?

Xx O xx O xx O xX (changement de POV)

« Bonjour Allen » fit Kanda, en fermant la porte.

Le dit-Allen était toujours heureux de voir l'homme venir, sans vraiment savoir pourquoi. Il savait juste que ce visage de jais lui voulait du bien. De plus, avec les autres, il semblait froid. Mais pas avec lui. Le blandinet pouvait même voir une sorte de flamme dans ses yeux, une douceur parfois.

« Bonjour ! ».

« Que se passe-t-il ? Tu me sembles bien content » remarqua le plus âgé, s'asseyant sur une chaise à coté du lit. Il observa une fois de plus son ancien amant. Il était resplendissant aujourd'hui. Ses yeux se couvrirent de nostalgie.

« Vi. Le médecin a bien voulu que j'aille voir les jeunes malades, tu sais. Ils sont si tristes. Mon ami, de la chambre d'à coté, est venu avec moi. Si tu les avait vu ! On a fait les idiots, mais on a beaucoup ri. Eux aussi » expliqua-t-il, se calant convenablement sur son lit. Il aimait toujours écouter les histoire de Yuu. Son passé pendant une année. Mais étrangement, il ne lui parlait pas de lui.

Kanda esquissa un sourire au vu d'Allen. Il n'avait pas changé ; était-ce normal ? A vrai dire, il ne voulait pas vraiment le savoir. Il était juste presque comme avant, c'était suffisant.

« De quoi tu me parleras aujourd'hui ? » questionna le plus jeune.

Kanda voulut commencer sa phrase, mais elle resta dans sa bouche. Il ouvrit juste bêtement la bouche. Ce qui fit rire le blandinet.

Le cœur du noir de jais sombra. Allen était si naturel ; c'était douloureux. Jamais il ne l'aurai avoué lui même, mais ca lui faisait un mal de chien : devoir parler comme si rien n'avait jamais existé à la personne qu'il aimait. Il baissa la tête, perdu.

« Ces temps-ci, tu viens moins » dit lentement Allen. « Pourquoi ? ».

Il n'avait pas de réponse à ça. Que pourrait-il lui dire ? Que le voir était comme resserrer des barbelés sur son corps ? Qu'il mourrait d'envie de l'embrasser chaque fois qu'il le voyait ? Ce n'était pas la réponse que l'autre voulait. Il devait en trouver une, vite. Mais rien ne venait.

« Si tu ne veux plus me voir, dis le moi, Kanda. Tu peux, tu sais ».

« Non, ce n'est pas ca ... ».

Ce dernier l'interrogea du regard. Kanda se leva et partit brusquement.

« Hey ! » cria le plus jeune. Il voulut se lever, mais il avait encore quelque douleurs dans la jambe ; il n'irait pas bien loin sans aide. Se pourrait-il que l'autre le fuyait ? Pourquoi ? Qu'avait-il fait...?

Pendant cinq minutes, il réfléchit à s'en faire mal à la tête. Puis l'infirmière entra dans sa chambre. Avec ses béquilles.

« Tenez ! Venez avec moi, on sort un peu » déclara t-elle, enjouée comme toujours.

« Mais ce n'est pas l'heure de promenade... » protesta le blandinet, se levant difficilement et commençant à marcher avec ses béquilles malgré tout.

Ils descendirent jusqu'au rez-de-chaussée, traversèrent le hall d'entrée et sortirent sur le parking. Une voiture était garée tout devant.

« Marchez jusque là, quelqu'un a demandé pour vous garder jusque ce soir ». Et sans dire plus d'informations, elle repartit de son coté. Étonné, Allen marcha du mieux qu'il put jusqu'à la dite voiture. Un homme en sortit.

« Donne. Je prends les béquilles ». Il lui ouvrit la porte, mit ces dernières dans le coffre, le ferma. Quand il revint, le blandinet était déjà assis dans la voiture.

« Tu ferais confiance à n'importe qui, toi » ricana l'homme. Le plus jeune se retourna vers lui.

« Kanda ! » souffla t-il, la bouche grande ouverte.

« En personne ». Une sorte de sourire se mit sur ses lèvres. Allen lui retourna son plus grand sourire.

« Ou allons-nous ? » questionna-t-il, regardant le paysage, curieux.

« Chez moi. Je veux te montrer quelque chose. Te raconter » expliqua doucement le plus grand.

Allen acquiesça silencieusement. Depuis son admission à l'hôpital, il n'était pas sortit de l'enceinte. Ça lui faisait du bien de voir la ville, en explosion, la campagne, les petites villes. Ils arrivèrent après une demie heure de trajet. Kanda lui sortit ses béquilles et lui donna. Il ouvrit la porte de sa maison, en attendant Allen. Quand ils furent tout les deux rentrés, il ferma.

« Tu vois, l'escalier ? » questionna-t-il.

« Oui bien sur ! Il est juste devant ».

« Certes. C'est là que tu es tombé » expliqua Yuu, l'invitant à le suivre.

« Pourquoi ? Tout seul ? ». On ne lui avait pas encore parlé des raisons qu'il s'était retrouvé dans un lit d'hôpital. Ça appâtait sa curiosité. L'autre respira profondément.

« Tu es tombé parce qu'on t'a poussé. Pas moi, rassure toi. Un... Un ami à moi ». Kanda semblait avoir difficile à parler. Allen continua vers le salon. Il entendit les protestions vives de Yuu, mais il ne s'arrêta pas. Il se stoppa au milieu.

« Allen ! » rugit le plus âgé, se ruant vers le blandinet. « Reviens ici ! ».

Trop tard.

Allen se figea sur place. Il s'approcha d'un meuble et sentit les larmes picoter ses yeux. Il entendit les pas de son ami se rapprocher.

« Est-ce que...? ». Il désigna une photo sur le buffet. « C'est moi ? Et toi ? ».

Kanda se dirigea vers l'objet, le prit en main et le fixa longuement. Un silence s'installa, inconfortable.

« Réponds ! » protesta le plus jeune, dans un murmure

« Oui. C'est toi, et moi. C'est nous. Elle a été faite quatre mois avant ton accident ». La voix blanche de Kanda ne donna aucune indications de sentiments à l'autre.

« Nous étions...? ».

« Ensemble ? Oui. J'étais médecin. Tu es arrivé un jour dans mon cabinet. Je me souviens. Tu es devenu mon patient. Mais tu avais un problème au cœur. Alors je t'ai proposé de venir chez moi. Tu as accepté. Au début c'était juste une colocation. Et puis... On s'aimait ».

Allen sentait comme une pointe percer sa poitrine.

« Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Pourquoi je ne l'apprends que maintenant ? » murmura le plus jeune, s'accrochant la table pour pouvoir se maintenir debout.

Kanda se retourna, et le fixa.

Une larme coula de l'oeil gauche de Kanda. Jamais Allen n'aurait cru voir ca.

L'homme qu'il avait devant lui était dévasté. Détruit. Et il n'avait rien vu, tout le temps qu'il était venu à son lit. Jamais il n'avait relié le fait qu'il le regardait tendrement et qu'il était celui qui venait le voir le plus souvent. Jamais Kanda n'avait montré sa peine.

« Pourquoi, hein ? Parce qu'il valait mieux. Je ne voulais pas que tu croies que je te forces la main. Je te fais juste part de ton passé, maintenant, c'est toi qui décide. Toute l'année que tu as oublié, tu étais avec moi. Ton problème au cœur ne se manifestait pas trop. Tout allait bien. Mais je me suis trompé. Mon ex a déboulé chez nous, tu étais seul. Il avait déjà foutu la merde une fois dans notre...couple, mais je croyais qu'il avait baissé les bras. Mais non. C'est lui qui t'as poussé dans les escaliers ». Kanda reprit son souffle, fixant intensément l'autre. « Je suis arrivé. Tu étais part terre. Tu saignais énormément, j'ai vraiment cru que tu allais mourir. Je me suis jeté sur lui, mais les secours sont arrivés, et m'ont arrêté. Puis je suis parti à l'hôpital avec toi, et l'autre en prison. Le procès aura bientôt lieu. Voilà. Tu sais tout de ton accident. Qu'est ce que ca te fait ? Est-ce que tu sens soulagé ? Tu m'as souvent posé tellement de questions... Je me suis forcé à ne pas te répondre ».

Allen ne répondit pas. C'était trop de choses à avaler en une seule fois.

« Je ne comprends pas... » fit-il. En fait, si, il comprenait. Tout se reliait dans son esprit, lui apparaissant clair. C'était logique.

Kanda s'assit sur son divan, levant mollement la tête vers la fenêtre.

« J'ai souhaité cet instant. Mais redouté aussi. Je n'ai jamais voulu que ca se passe comme ça. Je croyais que je pourrais t'abandonner ; mais je n'ai pas su. Je t'ai vu sur ce lit d'hôpital, et j'ai comprit. Jamais. Tu m'as demandé pourquoi je venais moins ; c'est moi qui paye principalement la facture de l'hôpital. Et vu que ta guérison dure plus que je ne l'avais prévu, il faut que je comble ; en travaillant. C'est pour ça. Je ne te demande pas de m'aimer. Ni de se voir encore. Je voulais juste te le dire ; être honnête. Parce que tu es le seul avec qui je le suis ».

Allen se laissa tomber par terre ; comment Kanda pouvait-il l'aimer autant ? Et n'avoir rien vu ? Les larmes se formèrent et coulèrent sur ses joues. Il s'en voulait tellement. Yuu devait avoir compris car il ne lui lança pas une remarque. Ils restèrent chacun de leur coté. Pensif. Nostalgique.

Soudainement, le plus jeune se leva et s'assit au coté de son ainé. Il posa sa tête sur son épaule.

« Pardon » répétait-t-il, les yeux fermés.

Yuu mit son bras autour de ses épaules. L'autre ne réagit pas.

« Comment j'ai pu faire... Comment j'ai pu ne pas te voir, Kanda... Pardonne-moi » murmura Allen. Il se resserra plus près de l'homme. Ce dernier prit sur lui. Il avait envie d'hurler. Il voulait savoir ce que tout cela signifiait. « Raconte moi une histoire... La notre ».

Kanda baissa la tête sur lui, les sourcils relevés. Puis un rictus se forma sur son visage. Allen le questionna du regard. « Je crois que j'ai jamais vu une relation aussi... bordélique » ricana t-il. « Je me souviens, une fois, tu avais dévalé les dernières marches de l'escalier aussi. Mais tu n'avais pas eu de problème, c'était juste une chute de tout les jours. Tu avais fait des sortes de... tournés boulés, avec un grand sourire. T'avais vraiment l'air idiot. Je t'avais ensuite emmené à l'hôpital, de peur que tu ne te sois cassé quelque chose. Mais t'étais résistant ».

Le plus jeune esquissa un sourire, le mot 'encore' dans les yeux.

« Et puis, une fois, on était à vélo. Un de tes amis nous avait trainé dans une randonné à cinq. A un moment, tu t'es retourné sur moi. Et t'as pas vu le banc. T'as fait un de ces vols planés... ». Kanda s'autorisa un sourire. Après tout, l'autre lui souriait aussi.

« J'étais si maladroit que ça …? » questionna le plus jeune.

« Plus que ça. Jamais je n'avais vu quelqu'un comme toi » ricana l'autre.

« Et... Est-ce qu'on s'était déjà disputés ? » continua le blandinet. Les traits de son ainé se renfrognèrent en un seul instant.

Allen était comme passionné. Il découvrait une personne, non, un couple en si peu de temps. Il écoutait son histoire, en la croyant. Il savait qu'il pouvait faire confiance à l'autre. Mais c'était tellement...flou. Il était vrai qu'il voyait dans ses souvenirs un visage encadré de noir, mais rien de plus précis. Était-ce lui ?

« N'en parlons pas maintenant. C'est du passé. Que tu as oublié, de plus » riposta l'autre.

Un long silence suivit sa déclaration. Kanda affichait un visage triste mais fermé ; il tentait de faire le fier malgré sa douleur. Allen avait sa tête penché, une moue occupée. Quelque chose vint alors se placer en premier lieu dans son esprit, le faisant tressaillir.

Un homme, flou, noir de cheveux acquiesça.

« Reste » demanda-t-il.

« Je ne partirai jamais plus… Sauf si tu me fais partir » s'entendit répondre Allen.

L'homme approcha petit à petit son visage de l'autre. Le plus vieux lui prit les cotés du visage. Il posa son front sur celui de l'autre.

« Je ne veux pas mourir maintenant Kanda… » souffla le blandinet, avec des yeux tristes.

« Tu ne mourras pas. Pas tant que tu seras avec moi ».

« Je l'espère… ».

Allen respira un grand coup, s'accrochant au coussin. Kanda jeta un regard sur lui.

« Je... Je me souviens de quelque chose » murmura le blandinet, dans un souffle.

L'autre écarquilla les yeux subitement. « Comment ça ? ».

« Enfin, ce n'est pas grand chose. C'est... Tu me demande de rester. Moi je te dis que je ne partirai pas et que je ne veux pas mourir » raconta le plus jeune. L'autre se prit le menton dans sa main, étonné.

« C'est étrange. C'est justement ce qu'il s'est passé après la dispute » conclut-il. « Tu commences à faire des sortes de... lien. Pas très fort, mais un peu. Est-ce que tu me vois ? ».

« Non, pas vraiment. Je vois en flou. Un visage entouré de noir, c'est tout ».

« Hm ». Il ne savait pas ce qu'il devait en conclure. Serait-ce une amnésie partielle ? Non, sinon le docteur l'aurait précisé... Hm. Allen se souviendra surement de quelques scènes, c'est tout pensa t-il. Mais c'est déjà mieux que rien.

« Qu'est ce que je suis censé faire, Kanda ? » questionna timidement le plus jeune.

« Réfléchis. Toi. Avec ton cœur, ce qu'il te dit. Je ne dois pas influencer ta décision ».

Allen réfléchit et lança après quelques minutes : « Ramène moi à l'hôpital. S'il te plait ».

Il crut voir les épaules du plus âgé s'abaisser.

Xx O xx O xx O xX

Une semaine après :

Allen savait que Kanda allait venir aujourd'hui ; il le sentait. Et puis, il venait toujours le vendredi. Ça n'avait donc rien de scientifique. Et il avait raison. Il avait tout organisé. L'homme au cheveux de jais passa la porte de sa chambre dans un silence religieux.

« Bonjour » lança-t-il sans grande conviction.

Allen se leva, enlevant la couverture qui le recouvrait.

« Mais pourquoi t'es habillé...? » questionna, un sourcil haussé, le plus grand.

« J'ai réfléchit. Beaucoup. J'ai tout oublié de nous, de l'année que j'ai passé avant, non ? ». Kanda, à sa surprise, ne fit pas oui de la tête. Il lui jeta juste un regard continue. « Donc, j'ai oublié. Alors on va faire comme ça ».

« Faire comme quoi ? ».

« Comme si rien n'avait existé, tiens ! » s'agaça le plus jeune.

« C'est déjà ce qu'on fait » remarqua avec mauvaise humeur l'autre.

« Mais non, tu ne me comprends pas. On va tout recommencer. Au début. Toi, médecin. Moi patient. Moi malade. Alors moi aller chez toi » expliqua-t-il.

La mâchoire de Kanda se décrocha, ses sourcils se levèrent.

« Ne prends pas cet air là ».

« Attends... on va tout recommencer ? Je te comprends pas là ».

« Mais c'est français pourtant, Kanda ! On fait comme on a commencé au début. Comme ça, tout se remettra en place. Dans ma tête et entre nous. Ah et justement, mon sac est sur la chaise. Près de la fenêtre ».

L'autre le regardait toujours, le considérant comme un fou. En fait il avait très bien compris. Mais il ne savait pas s'il devait y croire ou pas. Il décida de laisser voir ce qui arriverait. Il alla chercher le sac du plus jeune et sortit. Allen dans son sillage. Ils descendirent, réglèrent les derniers papiers puis embarquèrent dans la voiture du plus âgé. Il se passa de longues minutes en silence, presque tendu. Puis quelqu'un brisa le silence.

« Dis. Tu sais cuisiner ? Des sobas ? ».

END

Voilaaa ! J'ai enfin fini cette fic :D. Enfin, ce n'était pas un poids, c'était même très sympathique. Avez Roxas, il y a une petie référence à une de mes fics ( Life or Die), donc si vus ne comprenez pas vraiment, normal :D.

J'espère que vous avez aimé. Je sais que la façon dont Allen est amnésique n'est peut-être pas très logique, ni peut-être très juste, mais j'ai fait ce qu'il me semblait juste (ca me rappelle les phrases des justiciers lol).

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne rentrée :). A bientot !

Ps : Reviews ? ;D