Wouhouhouuuuu !

Alors, aujourd'hui... Encore un chapitre ! Ah oui j'poste vite, à ce rythme-là vous aurez bien vite la fin !

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Oui bon d'accord j'ai pas encore la fin ! Maiiis le chapitre (intermédiaire) suivant oui ! Ah ha, ah ha, ah ha... Je crois que je m'égare un peu beaucoup...

Bon allez, je vous laisse lire, j'espère que ça vous plaira ! :)


Le jeune homme passa ses doigts dans la chevelure soyeuse de sa compagne. Il approcha son visage du sien, lorsqu'il sentit le doigt de la jeune demoiselle sur ses lèvres.

- Je vous trouve bien avenant, jeune homme...

- Vous brusquer n'était pas dans mon attention. Et arrêtez de me vouvoyer, je n'ai que 19 ans.

- C'est également l'âge que j'ai, pourtant tu me vouvoie.

- Mais vous êtes quelqu'un d'important...

- Pourquoi ?, coupa-t-elle. Parce que mon nom est Icebarg ?

Luna retira la main du jeune homme puis se recula.

- Bonsoir.

Sur ce, elle enjamba la barrière du chantier et rentra au siège. L'horloge de la cuisine affichait vingt-deux heures trente. Lune décida d'aller voir son père, histoire de discuter des prochains travaux prévus. La porte du bureau d'Icebarg était ouverte, ce dernier était endormi sur son bureau. Luna s'approcha à pas de velours, et observa les papiers.

- Il a bien avancé... Le Puffing Ice sera parfait, comme son prédécesseur…

En parallèle à son ambition de mettre toute l'île sur bateau, Icebarg avait commencé un nouveau projet : un second train des mers, plus performant que le Puffing Tom.

Luna ramena une couverture qu'elle posa sur son père avant d'éteindre la lampe de bureau. Elle alla ensuite dans sa chambre, et doucha et se mit au lit. Le sommeil ne la gagnait pas, et ses pensées furent occupées par son rendez-vous raté.

Ses cheveux rouges au milieu du dos, son nez fin et ses yeux sombres... Elle lui ressemblait, mais ce n'était pas elle. La jeune femme insulta une dernière fois le roux, qui regagna ensuite sa chambre d'hôtel à moitié vêtu. Oh il était habitué, depuis le temps, c'était à chaque fois la même rengaine. Il trouvait une fille, passait des jours (et souvent des nuits) avec elle, puis son esprit tiltait : ça ne fonctionnera pas. Chaque fille avait quelque chose qui lui rappelait celle qu'il avait aimé et trahie, et c'était bien ça le problème. Étendu sur son lit, Kaku passa une main sur son visage, désespéré.

- Mais quand vais-je enfin l'oublier ?

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Elle soupira. C'était la deuxième fois qu'elle se retrouvait bernée par un mec, juste parce qu'elle avait "une bonne place" dans la métropole aquatique. Elle ne sortait pas souvent seule. Elle était toujours accompagnée des contremaitres ou de la Franky Family.

- Comment ça, des mecs t'embêtent ? Ah ha, mais faut que tu te défendes ma cocotte !, dit Franky.

Elle rit légèrement, la main posée sur ses yeux.

- Je me ferais remonter les bretelles si Franky était là. C'est vrai, qui oserait s'en prendre à l'un de ses protégés ?

Elle soupira avant de se tourner vers sa fenêtre.

- Je deviens une femmelette...

Elle sortit de son lit et s'approcha de sa fenêtre. Elle l'ouvrit, laissant l'air salé s'engouffrer dans ses poumons et la pièce. La brise nocturne faisait voler les voiles de sa nuisette de soie blanche, ainsi que ses cheveux.

Elle s'était écartée de l'agitation de la ville, et profitait du calme de l'océan. Le vent doux faisait voler ses cheveux et sa robe légère.

- Je savais que je te trouverais ici !

Luna se retourna, et Kaku se figea. Il était subjugué par l'image qu'il avait sous les yeux. Luna était tournée à moitié vers lui, se tenant droite et fièrement. Le vol de ses cheveux et du bas de sa robe lui donnait des airs mystiques.

- Wow...

- Quoi ?

En un instant, Kaku avait relever son appareil photo et avait immortalisé le moment.

- Hé !

- Ah ha, j'ai enfin de quoi t'embêter !

- Je te déteste Kaku !, rugit Luna avant de partir en courant avec le roux.

Luna esquissa un sourire, gardant les yeux rivés vers la masse mouvante et sombre qu'elle voyait au loin.

- Idiot de Pinocchio...

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Il soupira, détaillant encore l'image qu'il avait entre les doigts.

- Mais pourquoi je la garde, aussi ?

Kaku se souvenait bien du jour où il avait pris cette photographie. Lors du dernier Festival de l'Eau auquel il avait participé, celui de l'année passée, peu avant son départ de Water Seven. On l'avait chargé de trouver Luna, ce qu'il avait fait, et il avait immortalisé la nymphe - ou la muse ?- qu'il avait eu un instant sous les yeux.

- T'as intérêt à te débarrasser de cette photo.

- Pourquoi ?

- J'aime pas être prise en photo, j'ai une sale gueule dessus !, ricana Luna.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Y'a pas plus mignonne que toi sur l'île !

Le rouge qui teinta les joues de Luna fit sourire Kaku, qui finit par rire doucement.

- C'est pas drôle !

Le jeune homme sourit, avant de reposer la photo dans la poche de sa veste posée sur la chaise. Il regarda ensuite à travers la fenêtre, l'île était conquise par les ténèbres. Seule la lune pouvait faire tâche dans cette immensité noire.

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- J'aimerais comprendre pourquoi ça se passe si mal…

La mer était calme, au loin. La jeune fille repensait à ce qu'elle avait éprouvée face à un certain Pinocchio, et ce qu'elle recherchait maintenant c'était ce qu'elle avait ressenti avant. Là, dans ces moments où elle avait eu l'impression d'être ailleurs.

- C'est peut-être un peu trop récent, toute cette histoire…

Luna s'assit doucement sur le rebord de sa fenêtre, dos au mur et une jambe dans le vide. Elle revoyait par flash les évènements de l'an passé, à Enies Loby.

- Je devrais me laisser du temps, et ne pas provoquer les choses. Ça viendra tout seul, qui sait…

Elle resta à observer la lune, disque brillant de pureté qui la fascinait. Le silence régnait dans les alentours. Un murmure franchit alors les lèvres de la rouge.

- Où es-tu…

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Pauly soupira. Les artisans s'étaient rués sur Luna pour lui poser des tas de questions sur son rendez-vous de la veille. Ils l'avaient tous vu quitter le chantier avec un jeune homme de son âge, et ils étaient curieux. Enfin, pour Pauly, Lulu et Tilestone, c'était une curiosité « dangereuse » qui pourrait bien valoir quelques coups au jeune homme s'il avait importuné LEUR Luna. La jeune femme repoussa ses amis, leur disant que ça ne les regardait pas. Ils finirent par plier, et la journée se déroula sans encombre. Sentant le besoin de se changer les idées, Luna quitta l'agitation de la métropole, à faveur du large. Elle s'installa quelques instants sur la rambarde, fixant l'eau et parlant dans le silence. Une soudaine rafale de vent la fit relever la tête et regarder autour d'elle. Des nuages noirs avaient rendu le ciel opaque, et un vent à la fois doux et fort soufflait. Luna observait cette immensité sombre lorsqu'elle sentit son cœur se serrer.

- Y'a un problème…

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Le navire pirate était amarré dans la crique de Luna, et chaque Aqua était détruit. La jeune fille rageait, avant de se mettre à courir vers la ville où elle entendait une agitation différente de celle qu'elle connaissait. En quelques minutes, elle était dans le cœur de la métropole, sur un toit, où plusieurs nuages noirs émanaient des bâtiments.

- Des incendies…

Luna entendit la voix de Pauly, et se tourna de suite vers lui. Ses poings se serrèrent en voyant des pirates. C'étaient eux, les Candy Pirates, qui mettaient le foutoir. Elle fit quelques pas en arrière, avant de courir et de se jeter du toit. Pauly tentait de repousser le pirate et son sabre qui s'approchaient dangereusement de lui. C'est qu'il était costaud le p'tit pirate ! Enfin, jusqu'à ce qu'un éclair rouge le dégage, lui enfonçant la tête dans le sol. Des éclats du pavé volèrent avec le choc avec des gouttes de sang, et Pauly écarquilla les yeux.

- Luna ?!

La jeune fille relâcha son emprise sur le crâne éclaté du pirate et se releva. Se tenant droite et fière, elle regardait Pauly, des gouttes de sang tâchant son visage. Ses yeux sombres brûlaient de rage et de haine. Elle tourna la tête vers l'incendie le plus proche et se dirigea vers lui. La chaleur s'en dégageant faisait voler ses cheveux aussi rouges que le sang qui la tâchait, tandis qu'elle fixait les flammes. Les habitants de la ville prenaient l'eau du canal pour éteindre l'incendie, sans grand résultat. Soudain, l'eau du canal se souleva en une immense colonne grondante. Les gens se reculèrent rapidement, et l'un d'eux cria.

- Mademoiselle Luna !

La jeune femme avait le bras tendu vers le canal, la paume face à l'eau et les doigts levés vers le ciel. Zambai abandonna son combat pour aller voir son amie.

- Luna, hé fait attention !

Mais la rouge n'écoutait rien. Elle n'entendait rien. Ses yeux sombres étaient devenus bleu clair, comme le ciel se reflétant sur l'océan. Elle dirigea son bras rapidement vers l'incendie, et la colonne d'eau suivit son geste. Les flammes furent immédiatement engloutit par le liquide qui se retira ensuite pour rejoindre son lit d'origine. Personne n'arrivait à croire ce qu'il venait de voir. Luna avait le regard vide de toute émotion, son visage ne montrait rien. Seuls ses gestes la rendaient vivante.

Elle leva soudainement les bras au ciel, et on entendit le grondement sourd des torrents. Au-dessus des toits, on voyait des colonnes d'eau s'élever puis tomber. Ensuite, on entendait des cris de terreur. Les colonnes s'unissaient pour former une immense vague qui s'élevait au-dessus de la métropole.

- Luna arrête !, hurla Pauly. Tu vas tous nous tuer !

La concernée baissa d'un coup les bras, les gardant tendus devant elle. La vague s'abattit alors sur la ville avec une telle force que le sol trembla légèrement. Tous s'étaient recroquevillés, mais l'eau ne les toucha pas. Comme s'ils avaient tous été protégés par des murs invisibles, l'eau coula entre eux alors qu'elle se retirait après avoir dévoré les flammes qui consumaient la ville. Chaque canal retrouva son niveau d'eau original, et les pirates filèrent vers leur navire. Lorsqu'ils l'atteignirent, une vague leur empêcha l'accès à la rampe.

- Merde !

Luna, les ayant suivis, s'avança alors vers eux. La couleur de ses yeux n'avait pas retrouvé son aspect normal, et le mur d'eau restait en place.

- Comment avez-vous osé vous attaquer à cette ville…

Pauly avait trouvé Icebarg dans les rues alors qu'il suivait Luna, et se tenait non loin de la rouge avec son patron. Icebarg avait arrêté Pauly en voyant le mur d'eau.

- T'es qui toi !, cria le capitaine.

Luna s'avançait toujours, calme et posée, Silencieuse, se contentant de lever la paume vers les pirates. Elle s'arrêta soudainement et sa rage éclata, comme si elle reprenait le contrôle sur elle-même.

- L'Aqua Laguna !

Icebarg eut un hoquet de surprise. Il se rappelait d'une scène similaire, quatorze ans plus tôt.

- Arrêtez !

La foule se fendit en deux, laissant passer une jeune femme aux cheveux rouges et aux yeux couleur de feu. Icebarg, enchainé avec Franky auprès de Tom, se retourna en reconnaissant la voix.

- Ils sont innocents !

Kokoro s'empressa de rejoindre la jeune femme et de la tenir. La rouge se débattait, refusant d'être tenue.

- C'est le pif marron qui a fait le coup !

Spandam l'observa avant de sourire. La foule se mit à rire, imitée par le CP5.

- Cette fille n'a pas toute sa tête !

- Puis-je savoir qui vous êtes ?, demanda le vieux juge qui était présent.

Immédiatement, Nina s'avança et ses yeux changèrent de couleur. Un bleu clair, comme le ciel se reflétant sur l'eau. Elle leva une main, et balaya l'air de la main. En même temps, une petite vague balaya Spandam.

- L'Aqua Laguna !

Icebarg pris le bras de sa fille et la fit reculer, tandis que la vague tombait. Les pirates en profitèrent pour remonter à bord de leur navire, et prendre la fuite.

- Tu es complètement folle ! Luna qu'est-ce qui t'as pris d'utiliser ça !

La jeune fille cligna des yeux, et s'évanouit soudainement. Icebarg avait pu voir la couleur sombre de sa fille revenir avant qu'elle ne s'évanouisse, et il fut soulagé. Il porta sa fille jusqu'à leur domicile et la mit dans son lit. Il resta près d'elle, observant la ville au dehors.

- Elle a sauvé les bâtiments… Avec le même pouvoir que sa mère…

Il esquissa un sourire, lorsque l'image de sa femme apparue dans son esprit. Il ferma les yeux, se rappelant le jour où son mentor avait été condamné...