Bonsoir tout le monde ! (ouais 3h du mat' passée, et alors ? :p)

Encore un chapitre, YOUPI !

Nouveau followeur/favorite ! Merci à Ic'ilver !

Avant de vous laissez lire ce chapitre, j'aurais une petite question à vous poser (et j'apprécierais grandement le fait que vous me répondiez :3)

Le rythme de parution des chapitres vous parait-il : trop rapide - bien - trop lent ?

J'espère avoir vos réponses très prochainement :)

AH oui, encore une chose ! Je suis en vacances, j'aurais donc davantage le temps d'écrire, encore ! (si l'inspiration est au rendez-vous, bien évidemment...)

Bref, cette fois j'ai bel et bien terminé mon p'tit speech, je vous laisse tranquilles !

Bonne lecture ;)

PS : pour ce chapitre, on arrive à la fin de l'ellipse du manga, deux ans se sont donc écoulés et Luna fête ses 21 printemps ! (pas dans ce chapitre-là...)


Le soleil vint chatouiller tendrement les paupières closes de Luna. La jeune fille s'étira dans son lit, avant de sortir ses jambes des draps. Elle regarda l'heure sur sa montre posée sur la table de chevet et sourit de toutes ses dents. Elle se leva en hâte, attrapant son short beige et son top blanc qu'elle enfila rapidement avant de glisser le long de la rampe d'escalier. Elle passa rapidement devant la cuisine, et fit demi-tour pour aller saluer son père. Icebarg sourit et embrassa sa fille sur le front, avant qu'elle ne file au chantier. Une fois de plus, elle avait travaillé tard, et avait préféré passer la nuit chez son père plutôt que chez elle, à quinze minutes de marche du dock 1. Icebarg regarda l'heure et sourit.

- Pauly ne devrait plus tarder…

Luna s'arrêta dans l'une des remises et pris une grande planche noire, à laquelle était rattaché une espèce de réacteur. Si elle voulait être à l'heure à la gare, il fallait qu'elle prenne son seabord. Elle fila ensuite hors du chantier et sauta dans les airs. Avec son pied reculé, elle activa le réacteur qui se mit en marche juste une seconde avant de toucher l'eau. Accroupie, elle se tint une seconde à l'avant de sa planche avant de se stabiliser et de slalomer entre les yagaras.

Pauly pouvait déjà apercevoir la métropole depuis sa fenêtre. Le train des mers roulait paisiblement sur ses rails, direction Blue Station. Icebarg avait eu la merveilleuse idée de l'envoyer dans une île lointaine pour conclure un achat de matériaux pour Galley-La. Bien entendu, tout ne se passe jamais comme prévu et au lieu de partir deux semaines, il était partit deux mois. La métropole lui manquait, ses amis lui manquait, et enfin il les retrouvait.

Luna esquiva le yagara qui lui coupait la route et sauta à quai, planche à la main. Elle déplia les roues de la planche qui roula sur le pavé et vola dans les escaliers. Elle sauta ensuite de sa planche et la récupéra, inactive, puis la posa contre le panneau d'information. Elle chercha du regard son ami blond, qui descendait juste de son wagon.

- Oï, frangin !

Pauly tourna la tête vers Luna qui fonçait vers lui.

- Hé la gosse !

La jeune femme lui sauta au cou, contente de le voir. Il la tint contre lui, heureux de retrouver celle qu'il considérait comme sa petite sœur.

- Comment tu vas ?, demanda-t-il en lui ébouriffant les cheveux.

- Bien, et toi ? Pas trop long le voyage ?

- Nan, ça allait.

- Viens, on t'attend tous à la maison !

Elle attrapa le poignet de Pauly et le tira jusqu'à la sortie. Elle reprit sa planche qui s'allongea et dit à Pauly de s'asseoir dessus. Lorsque son ami fut en place, elle monta derrière lui, restant debout et aux commandes. Elle activa le réacteur sur le quai, logeant son pied sur la pédale derrière elle.

- C'est parti !

Le réacteur propulsa la planche en avant dans le canal, et ils retournèrent au quai n°1 ainsi. Pauly détestait ce mode de transport, la dernière fois il était tombé à l'eau et en plus la vitesse lui fichait la nausée. Lorsqu'enfin ils mirent pied-à-terre, Pauly se tourna vers Luna qui souriait.

- Tu sais que je déteste ta planche ?

- Ouais !

Elle rit, avant de coincé sa planche sous son bras et d'emmener Pauly à l'intérieur du quai. Là, tous sautèrent sur le contremaitre, lui souhaitant un bon retour parmi eux. Luna sourit, lorsqu'un frisson la parcouru. Elle se retourna vers la porte et observa le ciel. Elle soupira en voyant les nuages noirs s'amonceler à l'horizon.

- On est août, et il y a des orages… C'est nul.

- Ne perdons pas de temps, au travail !, s'écria Zambai.

La jeune fille se retourna vers son compagnon et sourit. Elle observa ses compagnons de la Franky Family se mettre au travail. Une vague de nostalgie l'envahit, puis elle leva la tête vers le ciel. Deux ans qu'il était parti.

- Tu serais fier de tes protégés, Franky…

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Cette nuit, le sommeil ne venait pas pour Kaku. Il décida de sortir faire un tour, et prendre l'air. Il alla à la proue du navire, et observa la masse mouvante. La mer, de nuit, lui rappelait toujours ce phénomène extraordinaire qu'était l'Aqua Laguna. Il ne se souvenait pas en avoir vu une en plein jour. C'était toujours arrivé la nuit. Et il se souvenait de deux vagues. La première avait arraché sa mère à Luna, la seconde lui avait arraché Luna. Les mains dans les poches, il regardait le ciel étoilé.

- Et maintenant, hein ? Qu'est-ce que je dois faire…

Il se retourna vers les cabines. Il avait des responsabilités envers ses compagnons, ex-assassins à la solde du gouvernement. Parce qu'ils avaient perdu un combat chacun, on les avait chassés comme des bêtes. Ils avaient œuvré ensemble pour payer les soins de Lucci à Saint Poplar, ils étaient repartis ensemble sur l'île où ils avaient passé leur enfance à s'entrainer. Puis ils l'avaient quitté à cause des soldats de la Marine qui les avaient trouver. Après ça, ils avaient tous menacés Spandam, et s'étaient à nouveau unis pour une dernière mission. Ils ne se quitteraient plus . Mais les remords de Kaku lui rappelaient souvent sa trahison envers Galley-La, et il voulait se racheter. Il se posait des questions, dont il connaissait les réponses. Mais ça faisait toujours du bien de s'expliquer avec soi-même.

Luna regardait le ciel, allongée sur le toit. Elle aurait voulu tout oublier, mais quelque chose la poussait à garder la trahison de Kaku et des autres à l'esprit. Elle commença à se poser des questions, qui seraient sans réponses elle le savait.

- Qu'est-ce qu'ils étaient avant des assassins ?

- Rien, nous avons été entrainés dès notre plus jeune âge. On nous répétait que la justice devait être plus forte, toujours plus forte.

- Est-ce qu'ils ont été libres un jour ?

- La liberté ? Personnellement, je ne l'ai jamais connu comme quelqu'un de normal.

- Qu'est-ce qu'ils ont eu comme vie avant ça ?

- Je n'ai jamais eu le droit de vivre. En tant qu'agent du gouvernement, on ne m'a jamais autorisé à me poser à un endroit où je me sentais bien, ni de construire une vie en parallèle à mon travail.

- Ont-ils déjà aimé des gens ?

- J'ai toujours eu peur de m'attacher. Et au final, ça s'est fait tout naturellement…

Kaku leva la tête et soupira. Luna s'assit, repliant un genou contre sa poitrine.

- J'aurais tant aimé t'oublier…

La jeune fille soupira, ne comprenant pas pourquoi elle tenait encore à ce traitre qui avait attenté à la vie de son père.

- Mes peurs étaient fondées…

Kaku resta encore un moment devant la mer sombre. Tout tournait intensément dans sa tête, il avait l'impression qu'il allait exploser.

- J'ai l'impression que nous serons toujours liés…

Luna se leva, observant la lune d'argent. Elle se tint les côtes puis baissa les yeux.

- Mon cœur me rappellera toujours…

Kaku se détourna de la mer, et commença à repartir vers les cabines.

- Malgré ce qu'il s'est passé…

Luna se laissa glisser le long du toit et retomba sur ses pieds. Elle décida de rentrer, et prit le chemin du siège de la compagnie. Ils gardaient leurs phrases à l'esprit, bien qu'ils marquent de longues pauses. Dans deux endroits différents, mais agissant parallèlement, Kaku et Luna s'arrêtèrent et fermèrent les yeux. La nuit était leur seul confesseur, et elle ne répéterait jamais rien.

- A quel point je peux t'aimer…