Une louve imprégnée d'un vampire

Partie 10

Point de vue d'Edward

Après que Bella s'est rendormie dans mes bras après son cauchemar, je la garde un peu auprès de moi. J'ai totalement vu ses souvenirs, soit son agression. Je me dégage doucement d'elle et je grimpe sur le toit de la maison. Je ne veux pas déranger ma belle dans son sommeil réparateur. J'appelle Carlisle sur mon cellulaire. Nous avons installé une tour sur le toit de notre demeure pour être sûre de pouvoir toujours avoir du signal. Les villages éloignés dans cette région sont souvent privés du service de cellulaire et même d'internet haute-vitesse.

Edward, qu'est-ce qui se passe ?, demande Carlisle en répondant. Il a reconnu ma sonnerie.

Je me doutais que Bella allait subir un contrecoup des derniers évènements. Bella vient de se souvenir de tout ce qui s'est passé. J'ai vu toute la bataille. Sam n'a pas été très sympathique. Quand elle lui a demandé de pouvoir partir, il lui a dit carrément que sa seule solution était que nous mourrons tous les deux, dis-je en retenant ma colère.

Oh mon Dieu !, cria Esmé. C'est évident que toute la famille écoute la conversation. Impossible d'avoir une conversation privée avec toutes ses fouines.

Carlisle, Sam a banni Bella de la réserve. Elle n'a plus le droit d'y remettre les pieds de nouveau. De toute façon, Sam a eu la brillante idée d'isoler la réserve contre mon don de télépathie, mais aussi contre celui de Bella. Elle ne pouvait pas prévenir si elle était en détresse. Sam lui a dit qu'elle ne méritait pas leur protection, dis-je.

C'est pour cela que tu ne savais pas pour la bataille avant qu'on met les pieds chez vous, dit Carmen.

Pourquoi elle était toute mouillée et gelée en plus d'être blessée quand tu es arrivé avec elle dans les bras, demanda Esmé.

Mon doute a été confirmé, elle est tombée dans une rivière quand la glace a cédé sous ses pattes, elle venait me demander de l'aide, mais les forces l'ont abandonné avant, dis-je.

Qu'est-ce qu'on va faire ?, demande Emmett.

Malgré que je rage après Sam pour avoir blessé ma louve, ça permit de régler sa situation. Elle a sa propre meute, donc plus de comptes à rendre aux autres loups. Jacob, Seth et Leah vont devoir faire des efforts pour gagner sa confiance puisqu'elle s'est sentie trahie de ne pas avoir été secourue ou aidée par eux, dis-je.

Reste avec elle et ne cherche pas à revenir à la maison. Je te connais trop bien pour savoir que tu vas vouloir venger ta louve, dit Carlisle.

D'accord, dis-je, résigné.

Je pars pour raccrocher pour rejoindre ma belle louve, mais une voix féminine trop familière me retient.

Edward, vas au secrétariat demain matin. Il va avoir un gars qui veut changer d'horaire de cours en raison de son ex. Change d'horaire et de casier avec lui et tu vas être plus que content avec cette décision, dit Alice.

Avant de pouvoir poser plus de questions, Alice raccroche le cellulaire de mon père adoptif. Je retourne dans la chambre de Bella en me demandant qu'est-ce qui peut me rendre heureux avec mon changement d'horaire. Je suis déjà avec ma belle pour un cours et je vais toujours l'aider après notre leçon. Bella est toujours couchée sur le côté, sûrement une habitude qu'elle a gardé de sa forme louve, et je me couche dans son dos. Je lui caresse ses doux cheveux bruns soyeux. Je la trouve tellement belle quand elle dort paisiblement.

Le sommeil humain m'a toujours fasciné, mais avec Bella qui parle souvent dans son sommeil, c'est plutôt remarquable. Elle a dit plusieurs fois mon nom en gémissant légèrement. Ça m'a touché au plus profond de mon cœur de glace. Depuis que je suis tombé amoureux de ma belle louve, je sens mon cœur arrêté se réchauffer à toutes les fois qu'elle est proche de moi. Dès que je suis éloigné d'elle, je suis totalement en manque.

Vers 7 heures, son réveille-matin sonne. Elle l'éteint en gémissant légèrement. Elle ne sait vraiment pas grogner. Je l'entends se plaindre en raison qu'elle ne veut pas quitter ses couvertures. Cela me fait rire un peu.

Edward, tu es là ?, dit Bella en sursautant et en se jetant dans mes bras.

Sans vraiment me rendre compte, ses lèvres touchent les miennes et un baiser passionné suit. Elle gémit quand je lui touche le bas de son dos. Ma main froide lui caresse sa peau dénudée. Elle est douce et très chaude. Mon autre main lui touche la nuque pour garder ses lèvres contre les miennes. Elle goûte divinement bonne.

Je sens ses mains dans ma chevelure la rendant encore plus désordonnée qu'elle l'est. Quand je sens une bouffée fraîche de son odeur, je comprends immédiatement qu'elle est excitée par notre baiser. Je suis sûr qu'elle a senti mon excitation, car la façon où elle est placée, elle doit sentir ma provocation directement contre elle.

Bella, tu te lèves ?, crie sa mère en cognant sa porte. – Depuis quand tu barres ta porte ?, ajouta la mère.

Bella met fin à notre baiser en rougissant et en tombant presque du lit. Je l'ai rattrapé juste à temps. Je ne veux plus la voir blesser. Avec la maladresse de ma louve, je vais devoir toujours être à ses côtés pour éviter qu'elle tombe. C'est avec plaisir que je veux être proche d'elle.

Je vais chercher ma voiture et je reviens par la porte d'entrée dans 20 minutes environ pour venir te chercher, dis-je en sortant par la fenêtre, mais pas sans un dernier baiser.

Je suis déjà en manque de ses magnifiques lèvres. Nous avons commencé à nous embrasser seulement jeudi passé et je suis en manque comme si ça faisait une semaine que je ne l'ai pas vu. J'ai bien hâte de voir si je vais être aussi en manque de son corps après que je vais lui faire l'amour. Sûrement puisque son corps tout chaud me réchauffe l'intérieur comme jamais auparavant.

J'avais été garé hier soir, ma voiture à côté d'un banc de neige. Je ne voulais que personne sache que je viens voir ma belle louve, surtout pas son père. Ce matin, ma voiture est pratiquement enterrée en raison de la déneigeuse qui passe souvent durant la nuit et de la nouvelle accumulation de neige que la région a eue. Il paraît qu'il y en a moins que les années passées, mais je trouve qu'il neige quand même souvent. Je prends mon temps pour dégager ma voiture. Je ressemble vraiment à un adolescent de la nouvelle génération. Veste de cuir à moitié attachée, pas de gants, pas de tuques et pas de bottes. J'ai commencé à porter ces dernières années des espadrilles. Je suis très à l'aise dedans et je ressemble à un jeune adulte. J'avais une certaine réticence étant donné mon âge mental. Mais contrairement à eux, je ne risque pas de tomber malade. J'ai déjà vécu cette partie, il y a bien longtemps. C'est pour cette raison que je suis devenu vampire, j'ai failli mourir de la grippe espagnole.

Alors, tu as pogné le clos ou tu as fait du parking, hier soir, dit Emmett en riant et en garant son Jeep près de l'endroit où je suis.

J'ai garé seulement ma voiture ici pour ne pas éveiller les soupçons de Charlie Swan, dis-je en soupirant.

Jasper m'aide à sortir de mon trou. Je voulais protester, mais Jasper m'a dit que les humains trouveraient ça bizarre si je me sortais tout seul de mon problème.

C'est quoi 'pogner le clos', demande Alice.

Quand quelqu'un dérape du chemin et s'enfonce dans le fossé. Ça arrive souvent dans cette région, mais surtout à cause de la pluie verglaçante. Pas tous les chars sont 4x4, dit Emmett.

Ça fait seulement une semaine que nous sommes dans cette région et tu es entrain de parler comme eux en utilisant leurs expressions, dit Rosalie, découragée.

Ben quoi, ils sont cool, dit Emmett en riant.

Je retourne totalement découragé chez ma promise. Son père ouvre la porte et Bella est entrain de préparer son déjeuner. Je m'assois à la table après avoir refusé l'invitation à déjeuner avec eux. Je réfléchis encore aux paroles d'Emmett. Pourquoi vouloir utiliser leurs langages ? J'ai déjà assez de problèmes à suivre leurs pensées. Je suis américain, mais en plus, je suis né au début du 20e siècle, donc les expressions courantes ne me sont pas du tout familière, même si ça fait 110 ans que je suis sûr cette terre.

Quelque chose te tracasse mon garçon ? Tu secoues la tête pour chasser tes pensées depuis tout à l'heure, dit Charlie qui s'est assit à côté de moi. Il est pas mal plus perspicace qui veut le faire croire.

C'est avec déconcertante que j'ai appris que mon frère adoptif a commencé à utiliser quelques-unes de vos expressions, dis-je.

Vous êtes arrivés seulement la semaine passée ?, demande Renée.

Oui, madame. Nous avons rénové le chalet des Simard ?, dis-je.

Je connais bien la famille d'Auguste. Ils ont perdu un membre en septembre dernier. Un bon travaillant du village qui était très apprécié. Il a été emporté par le cancer, dit Charlie.

Un ancien prof de la polyvalente, dit Bella.

D'où viens-tu, Edward ?, dit Renée.

Nous arrivons de l'Alaska, mais je suis natif de Chicago, dis-je.

Qu'est-ce qui est arrivé à tes parents ?, demande Renée.

Je réfléchis à quoi leur répondre, mais j'ai bien vu que si je mens, Charlie me regarde avec les gros yeux. À date, je n'ai pas eu besoin d'affronter ce regard, ce matin.

Une malade rare a pris la vie de mes parents. J'ai failli y passer, mais Carlisle, mon docteur, a trouvé un remède à la dernière minute pour moi. Le remède a créé quelques effets secondaires comme la peau toujours froide et les yeux dorés, dis-je. Le remède est la vampirisation, mais il n'a pas besoin de le savoir.

Tu avais les yeux originalement quels couleurs ?, demande ma promise.

Vert émeraude comme ma mère biologique, Élisabeth, dis-je.

Ton nom de famille n'était pas Cullen quand tu es né ?, demande Renée.

Non, Masen. En l'honneur de mes parents, je le porte encore. Mon nom au complet est Edward Anthony Masen Cullen, dis-je.

Ça fait longtemps que tes parents sont morts, demande Charlie.

Oui, plusieurs années, dis-je.

J'entends Charlie penser : Il dit que ça fait plusieurs années, mais il n'a que 17 ans. Comme je me disais tout à l'heure, il est vraiment perspicace. Il doit être au courant pour sa fille, mais il ne dit rien.

*Pourquoi dire la presque vérité devant mes parents*, demande Bella, télépathique.

*Ton père sait reconnaître un mensonge. J'aime mieux dire la vérité, mais en restant toujours vague*, dis-je.

Bella finit de se préparer et nous pouvons partir. Bella m'a demandé de ralentir, car ce n'est pas prudent de rouler à 120 km/h sur une route enneigée. Même si je tentais de lui dire que je n'ai jamais eu d'accident, Bella ne veut pas prendre le risque en raison de sa malchance.

Je lui donne un léger baiser sur les lèvres et je vais au secrétariat. Je vois un jeune homme David Bouchard vouloir changer de cours de musique puisqu'il n'est plus capable de voir son ex-copine dans les bras de son nouvel amoureux. Il menace de lâcher l'école.

J'interviens et je demande si son groupe fait partie de l'harmonie. Il me répond par la négation puisqu'un aucun des élèves depuis septembre voulaient faire des spectacles. Lui, il aurait voulu. C'est parfait pour moi. Je propose mon horaire au gars et il me donne la sienne. Je dois changer de casiers avec lui.

Je regarde vaguement mon horaire et voir que les mathématiques sont à la même place. Il était dans le groupe de Bella. Mon nouveau casier est le 226, mais Bella est au 235. Elle va avoir son casier proche du mien.

La cloche sonne et nous faisons le transfert. Bella est rendue dans sa classe. Je regarde mon nouvel horaire et je vois Anglais. Même professeur, mais pas la même case horaire. Je frappe à la porte, car je suis en retard. Le professeur me répond.

Désolé de mon retard, M. Gingras, j'ai changé mon horaire avec M. Bouchard, dis-je.

Tu es pardonné, M. Cullen, mais ne soyez pas de nouveau en retard. Il y a une place de libre à côté de Mlle Swan. Vu votre accent, vous pouvez donner un coup de main à vos camarades, dit le professeur.

Je suis déjà le tuteur d'Isabella, M. Gingras, dis-je en allant m'asseoir.

Comme pour mon premier cours, je me fais dévisager par tous les étudiants. Les gars me détestent tandis que les filles m'admirent et me déshabillent du regard. La seule que je veux voir ne sait pas que je suis présent. Bella a la tête penchée pour réviser ce que je lui ai montré hier. En m'assoyant, je lui frôle doucement le bras et elle lève vivement la tête, car elle a reconnu ma fraîcheur.

Edward, comment peux-tu…, commence-t-elle.

Chut, *Je vais te le raconter tantôt*, dis-je en lui faisant un clin d'œil.

*Mais nos pulsions*, dit-elle en rougissant.

*6 jours et nous n'allons plus être tendus*, dis-je en rapprochant ma chaise, discrètement d'elle.

Je tends la main droite et la dépose sur sa cuisse. Bella la prend tout de suite et je reste dans cette position tout le cours. Ça ne me dérange pas puisque je suis ambidextre. Je suis à moitié dans mes pensées et à moitié à l'écoute. Les cours sont mal enseignés en Anglais au Québec, je comprends pourquoi beaucoup d'élèves ne développent pas le goût des langues.

*Il n'y a qu'une langue que j'aime goûter*, m'envoie Bella avec un petit sourire en coin. Elle a suivi mes pensées, mais elle a mise sa touche de chienne en chaleur. *Wouf!,* ajoute-t-elle, en souriant encore plus.

*Suis ton cours, Love*, envoyai-je.

*J'aime mieux le cours de mon prof privé. Il est bien plus sexy, charmant et facile à comprendre*, dit Bella.

*Tu t'es gâté un peu trop avec moi*, soupirai-je.

*Tu sais de quoi tu parles quand tu m'enseignes. Tu es américain*, dit Bella.

*Si je suis britannique, tu dis quoi*, dis-je en prenant l'accent anglais.

*C'est cute, mais han, han, ça marche pas avec moé, ça. Tu as dit à pa que t'es né à Chicago*, dit Bella.

*Évite les expressions québécoises dans tes pensées par pitié. Zut, trahi par ce que j'ai dit à mon beau-père*, dis-je.

*Beau-père. Je suis ta copine*, dit Bella avec les yeux pleins d'espoir.

*Tu es plus que ça, Love, mais à partir de samedi tu vas être officiellement ma compagne éternelle*, dis-je.

Bella voulait envoyer un nouveau message télépathique, mais la cloche pour la récréation sonne. Elle ramasse ses choses, moi, je fais de même. Le prof me demande comment vont les progrès avec son élève. Je lui dis qu'elle avance tranquillement. Le prof n'a pas besoin d'apprendre que je dois réenseigner tout son cours à ma promise puisqu'elle n'a pas été capable de comprendre. Cette fois, elle ne l'a pas du tout suivi.

En sortant du cours, nous allons à notre casier et Bella est contente de voir que je suis rendue près d'elle. J'en profite pour l'adosser à son casier et l'embrasser sur les lèvres. Elle gémit doucement. Elle se colle encore plus contre moi pour que je l'embrasse plus passionnément. Nous nous décollons quand elle est à bout de souffle.

Nous avons ensuite Science Physique 436. Les sciences obligatoires du Secondaire 4. Bella a les sciences avancés en raison de ses mathématiques avancés. Bella m'annonce qu'elle a Biologie 534 en option et je vois que j'ai Musique à cet endroit. Notre horaire est identique. Elle me guide au local, car dans mon ancienne horaire, je ne l'avais pas ce cours. J'ai déjà suivi des cours de sciences dans les autres lycées. Je vois une femme d'une quarantaine d'année. Elle me déshabille quasiment du regard. Quand les filles font ça, je m'en fiche, mais quand les enseignantes font ça, ça me rend plus mal à l'aise que d'autres choses. Bella est la seule que je tolère les regards indécents avec moi. Après ses dernières pensées, Bella m'envoie sa dernière fantaisie. Je secoue ma tête pour me ramener discrètement.

Bonjour, mme Millette, dit Bella. – C'est Edward Cullen, il prend la place de David Bouchard, ajouta-t-elle.

J'espère que tu vas mieux t'entendre avec ton nouvel équipier, dit le prof.

Edward est mon copain, alors je ne crois pas avoir de problèmes comme avec David, dit Bella.

Puis-je savoir ce qui est arrive ?, demandai-je avec une touche d'inquiétude.

Lui et quelques gars m'ont fait manqué de patience en Secondaire 2, je me suis fâchée après et vu que je suis rancunière, je ne leur ai pas pardonné. De plus, David m'énerve avec ses piques, je manquais à tous les cours de lui sacrer une volée, dit Bella en s'emportant et en s'énervant. *Une chance que je ne mute pas à cause de la colère*, pense Bella.

Chut… Viens ici, love, chut…, dis-je en m'approchant doucement et en la prenant dans mes bras. En adossant sa tête sur mon torse, elle se calme aussitôt. Je devais la calmer avant qu'elle veule métamorphoser. Je sais qu'elle ne se transforme pas quand elle est en colère, mais je ne peux qu'elle reste fâchée au cas où. Je savoure notre étreinte.

Vous avez un don pour la rassurer. Les cours vont être beaucoup plus zen avec vous deux, dit le prof. Je l'avais complètement oubliée.

Je ne peux pas la voir paniquée, énervée ou pleurée, dis-je en me décollant et en embrassant le front de ma promise.

J'espère que vous avez appris un peu la science. Au pire, Bella peut tenter de vous résumer les autres étapes, dit la prof.

J'étais dans les classes avancées dans les lycées américains, madame, dis-je.

Je vois l'enseignante perdre momentanément l'usage de la parole en raison de ma voix veloutée et de mon accent américain. Elle se reprend à temps puisque la cloche du début la deuxième période vient de sonner. Le cours est relativement tranquille pour le questionnement. Le prof doit avoir peur d'entendre de nouveau ma voix. Bella a encore sa main dans la mienne.

*Bon, tu vas m'expliquer pourquoi ta dernière phrase au sujet de ta compagne éternelle*, dit Bella. Je savais qu'elle n'allait pas lâcher le morceau.

*Quand un vampire choisit une compagne, elle est sienne pour l'éternité. Ça débute au moment où ils font l'amour pour la première fois et quand ils déclarent leurs amours éternels. C'est l'union physique et émotionnel des âmes-sœurs et il n'y a plus moyen de les séparer,* dis-je télépathique.

*Ok, en quelque sorte une officialisation entre deux imprégnés où les deux moitiés vivent ensembles*, dit Bella.

*Oui, mais la différence, c'est que je souhaite ta majorité avant de vivre avec toi, mais par contre, tu vas être ma compagne en fin de semaine. À moins que tu ne veux pas t'unir officiellement avec moi tout de suite. Il suffit de coucher ensemble sans avouer nos sentiments*, dis-je. J'oublie souvent qu'elle n'a que 15 ans.

*Je vais juste être capable d'attendre en fin de semaine. Ton contact sur mes mains ralentit un peu mes pulsions, mais si tu me touches ailleurs, je vais m'enflammer. Je veux plus qu'une simple relation, Edward, je te veux pour l'éternité, juste pour moi*, dit-elle.

*Tu es tout pour moi, love*, dis-je.

J'ai failli lui dire que je l'aimais, mais je me garde ces trois mots pour en fin de semaine. J'ai tellement hâte de la voir dénudée dans mes bras et s'être abandonnée par la passion. Je dois chasser ma pulsion de ma tête puisque c'est moi qui vais devenir incontrôlable et en manque.

Le reste du cours, je tente de reste silencieux dans mes pensées pour ne pas déranger la concentration de Bella. Un peu avant la cloche qui annonce l'heure du dîner. Je reçois un message d'Alice.

*Eddy, tu diras à ta petite louve qu'Esmé va lui préparer un lunch à tous les matins. Plus besoin de faire la file d'attente à la cantine*, envoie Alice. Je pousse un grognement. Je déteste tellement me faire surnommer Eddy.

Esmé ?, dit Bella en levant la tête de ses exercices.

Elle trouve que les étudiants ne mangent pas bien. Elle adore te faire des petits plats, dis-je.

Si elle est comme Alice, je ne peux pas dire non, dit Bella en soupirant.

Prends ça du côté positif. Alice ne se souvient pas de sa vie humaine, alors elle s'occupe de ta personne comme elle l'aurait voulu pour elle-même, dis-je.

Oui, mais elle m'a quasiment demandé d'être son toutou, dit-elle.

Elle trouve que tu ne t'occupes pas assez de ta fourrure, dis-je.

Je n'ai pas le temps ou le goût de la brosser quand je suis louve, dit-elle.

Laisse Alice s'en occuper. Je vais la brider pour ne pas qu'elle exagère. Pour Esmé, elle n'a jamais pu s'occuper d'un enfant humain. Son fils est mort quand il avait seulement quelques jours de vie. Alors avec toi, elle retrouve quelques anciennes passions humaines comme cuisiner de la nourriture, dis-je.

Dis à Alice qu'elle va devoir attendre que je sois plus sécure pour les touchers sur ma fourrure. Je reste sur la défense encore et j'ai peur de la mordre si elle m'effraie avec ses trucs de beauté pour chiens. Seulement toi qui sois capable de me toucher quand je suis louve, dit Bella en se rappelant des sensations qu'elle a eu quand elle a réalisé que je l'ai flatté. Elle s'est vaguement réveillée, mais mes caresses l'ont rendormie aussitôt.

Sur l'heure du midi, je rejoins ma famille accompagnée de ma promise. Alice lui tend son lunch et Bella l'étend pour prétendre que nous mangeons. Je me retrouve avec le dessert, soit un muffin au son. Emmett a rigolé quand Bella m'a dit dans l'oreille que mon odeur lui donne l'eau à la bouche. Emmett a rajouté qu'elle a plus que de l'eau à la bouche en baissant le regard en direction de son entre-jambe. Bella rougit et Emmett reçoit une claque derrière la tête de la part de Rosalie.

Nous avons ensuite Histoire. Bella m'a dit que c'est au primaire qu'ils apprennent l'histoire du Canada. Au Secondaire, c'est l'histoire des guerres, mais version canadienne. Je m'assois encore au côté de ma douce.

Oh, M. Cullen, que faîtes-vous dans ce groupe ?, demande Mme Lamontagne.

J'ai changé d'horaire avec un étudiant, donc me voilà ici, dis-je en mettant la main sur la chaise de Bella. Ma main a touché légèrement sa chevelure, ce qui la fait frissonner.

J'espère que vous n'avez pas l'intention de déranger Isabella pour la draguer, dit le prof.

Nulle n'est point mon vouloir de nuire l'éducation de cette jeune femme. Isabella me renseignait quel est le niveau d'histoire enseigné dans cet établissement, dis-je avec ma noblesse acquise.

*Wow, c'est tellement beau*, pense Bella.

Où avez-vous appris à parler de cette façon ?, demande le prof, charmée.

À l'école, j'ai appris le français dans un cours privé puisque votre langue m'a toujours fasciné, dis-je. *C'est plutôt une magnifique québécoise qui m'était destinée. Mon subconscient s'est préparé à ta venue dans ma vie*, ajoutai-je pour Bella.

Non, la magnifique façon de parler. Telle que dans les livres d'époque, dit-elle.

Ah, ma noblesse ?, demandai-je. Le prof acquiesce de la tête. – Mes parents biologiques me l'ont enseigné quand j'étais tout jeune. Les Masen se les transmettaient de génération en générations. La tradition a été arrêtée à mon père puisque je ne suis plus un Masen, mais un Cullen depuis mon adoption, dis-je.

Continue de transmettre quand même cette façon de parler. Elle est magnifique, dit le prof encore charmée.

C'est une première utilisation en sol canadien français, dis-je.

Tu es peut-être américain, mais utilise au moins le mot québécois, dit ma douce en s'offensant.

Pardonnez-moi, très chère promise, mais quand j'ai acquis mes notions de noblesse, les termes québécois ou en français n'ont jamais été utilisés, dis-je pour me défendre.

Tu m'as demandé de faire attention à mon parler devant toi, alors rends-moi un service si tu veux que je respecte ma promesse, évite de dire le mot Canadien Français devant moi, m'avertit Bella.

Je suis à vos ordres, très chère amour, dis-je en faisant une inclinaison.

M. Cullen, si vous connaissez la noblesse, pouvez-nous nous faire honneur en montrant comment les nobles écrivaient des lettres ?, demande la prof.

Je ne peux pas la finir avant vendredi seulement, dis-je.

Vous avez jusqu'à la St-Valentin, soit dans 1 semaine pour me la livrer, dit le prof.

Je vais faire un effort supplémentaire et en écrire deux, une pour vendredi, une autre pour la St-Valentin. Love, ces lettres vont être pour toi, dis-je.

*Évites de parler de pulsions dans tes lettres*, ajoute Bella en souriant.

*Le côté sexuel aussi ouvert n'existait pas à mon époque*, dis-je.

*Ça ne m'étonne pas que tu es encore vierge*, dit Bella en riant.

*Je me réservais pour ma promise et ma compagne immortelle*, dis-je.

Ne parles pas de sujets trop personnels dans tes lettres. Tu risques de me faire rougir, dit Bella.

Ça me donne encore plus le goût puisque j'adore tes rougeurs, dis-je avec un sourire en coin.

L'enseignante nous ramène à l'ordre en nous disant que notre flirt doit se dérouler ailleurs qu'en classe. Bella rougit. J'entends Jessica pousse un juron, car elle est jalouse que Bella m'attire. Le cours est intéressant, car j'adore l'histoire. Le point de vue est différent que dans les lycées américains, ce qui fait changement.

Pendant la pause, je vais rejoindre Emmett et Jasper. Ils ont parié dans mon dos que je ne vais pas être capable d'être éloignée de ma louve pendant une soirée. Par orgueil, j'accepte le pari, même si je sais d'avance que je vais avoir de la difficulté à tenir. Ce qu'Emmett et Jasper ne savent pas, c'est que Bella a une réunion avec sa nouvelle meute, donc je ne peux pas être avec elle.

Le cours de matin se passe rapidement. Il y avait un travail d'équipe à faire et j'ai aidé Bella à comprendre l'exercice. J'en ai profité pour lui faire un résumé de tout ce qu'elle a appris depuis le début de l'année. Étant donné que les autres étudiants ont beaucoup de difficulté, j'ai eu le temps de la mettre à jour et ce depuis septembre. Bella a réussi à passer de justesse ses examens d'étapes, mais je voulais qu'elle comprenne toute la matière.

*Tu pourrais être enseignant si tu voudrais. Tu as le don de bien enseigner et d'attirer l'attention*, pense ma louve.

*J'ai l'apparence trop jeune pour faire ce travail*, dis-je.

Je vais la conduire chez elle après la fin des classes et je pars chez-moi. Je la vois dans quelques heures chez ma famille. Emmett veut me faire patienter 6 heures. Nous allons chasser tous les 5, comme nous avons toujours fait. Je me suis retenu en raison que je veux gagner un beau montant, mais je trouve cela vraiment dur d'être éloigné.

Pendant que j'étais à l'écart, je réfléchis à mon union immortelle avec Bella. C'est vrai qu'en faisant l'amour avec Bella pour la première fois en lui disant que je l'aime, notre union immortelle va débuter. Est-ce qu'elle va vouloir l'union martiale immortelle signée avant par contre ?

Je trouve cela tellement normal de se faire une promesse solennelle de vie immortelle avant la première consommation. C'est vrai que j'ai été éduqué au début du siècle et pas à la fin comme ma future compagne. Je vois Carlisle arriver à mes côtés.

Alice a vu vaguement que tu réfléchissais trop. Même Jasper a senti ta confusion. Qu'est-ce qui se passe ?, demande mon père adoptif.

La signature des registres immortels est une union maritale pour confirmer l'union de deux compagnons immortels ?, demande-je.

Oui, tu veux signer le registre et faire une promesse avant ta première nuit ?, demande Carlisle.

Oui, des fois, je me demande si c'est toi qui lis mes pensées, dis-je.

Tu es tellement facile à déchiffrer, mon garçon. Tu as été élevé dans la noblesse comme moi, alors impossible de nous faire agir autrement. L'union maritale immortelle, Bella va la vouloir si tu la souhaite puisqu'il ne faut qu'un témoin et célébrant, dit Carlisle.

Je sors la chaîne en or avec le diamant et la tend à Carlisle.

Je vais l'offrir à Bella lors de ma demande. C'est la chaîne que ma mère portait. Mon père lui a donné quand je suis né. Elle avait deux diamants. J'en garde un pour la mienne que ma mère m'a donné, dis-je.

Je vais lui donner le seau des Cullen après votre promesse. Elle va être une Cullen, dit Carlisle.

Carlisle, est-ce que tu veux nous unir ?, demande-je, nerveux.

Bien sûr, ça va me faire honneur, fiston. Retourne voir tes frères et sœurs avant qu'ils disent que tu es retourné à la maison, dit Carlisle en me donnant une tape sur l'épaule.

C'est avec la conscience en paix que je retourne voir mes frères et sœurs. Je demande la main à Belle vendredi. Je m'unis avec elle devant Carlisle en lui promettant amour éternel et protection.