Salut tout le monde !
Ayé, j'ai décidé de la forme des mésaventures de Kaku. Ce sont vraiment des petits trucs courts (plus que celui-ci), que je posterais environs... Tous les jours ? Jusqu'à ce que je n'ai plus d'idée des mésaventures pour notre cher Pinocchio !
Merci pour vos reviews, elles m'ont toutes fait plaisir !
Sur ce, je vous laisse lire cette nouvelle "mésaventures" de notre rouquin !
Elle marchait doucement, sortant de l'atelier et le fermant à clés. Elle devait être la dernière, pourtant elle entendait des coups de marteaux, rythmés par la motivation du charpentier de vite terminer son travail. Luna suivit le son binaire, rapide, qui lui évoquait une certaine musicalité. De plus, le crépuscule s'était étendu pour teinter le ciel d'or et de rose, donnant ainsi une atmosphère que seuls les charpentiers pouvaient connaitre lorsqu'ils étaient sur le chantier. La beauté de l'environnement mêlée à la musicalité tardive du chantier apaisait le cœur et l'esprit fatigués de Luna. Elle observait le charpentier qui avait retiré son t-shirt. Les premières chaleurs de mars n'étaient pas supportables pour tout le monde. La jeune femme détaillait son collègue, qui n'était pas désagréable à voir. Elle cligna des yeux, se rappelant de cette fois-là. La seule fois où elle l'avait eu à sa merci.
Elle était la première arrivée sur le chantier, comme souvent. Elle avait ouvert l'atelier où elle posait ses outils, et était allée se mettre au travail. C'était elle qui s'occupait de la quille du navire à réparer, si seulement c'était possible. Elle avait entendu un bruit près d'elle, et elle s'était saisit de ses couteaux de charpenterie pour se défendre en cas de problèmes.
- Qui est là ?
De derrière la coque, Kaku sortit en se frottant les yeux. La rouge avait froncé les sourcils, ne comprenant pas.
- Qu'est-ce que tu fiches ici ?
- Ah, Luna… J'me suis endormi au travail hier…
Il était censé être le dernier à partir, chose qu'au final il n'avait pas faite puisqu'il était resté toute la nuit. Luna avait soupiré, alors que son collègue se rendait compte qu'ils étaient seuls. Elle pouvait s'attaquer à lui, chose qu'elle n'avait pas hésité à faire dans la seconde suivante. Kaku n'a jamais eu envie de se battre contre elle, alors il s'était contenté d'esquiver et de parer les coups. Il était obligé de reconnaitre que Luna avait progressé en deux ans, elle aurait pu être à sa hauteur. Elle l'avait bloqué contre la coque, couteau sous la gorge.
- L'assassin assassiné, quelle ironie, qu'en penses-tu Kaku ?
Il n'avait pas osé répondre, se contentant de la regarder et de constater la rage brûlante dans ses yeux. Mais il n'y avait pas que ça, il y avait autre chose en plus. Quelque chose qu'il avait connu tout au long de sa vie d'assassin, autant dans son cœur que sur le visage de ses victimes qu'il avait fait agoniser lentement. Le sang avait tant battu dans les oreilles de Luna à cause de l'adrénaline qu'elle n'avait pas entendu les pas de courses derrière elle. Pauly l'avait attrapée par-dessous les bras et tirée en arrière, et sous la surprise elle avait lâché son outil. Lulu s'était précipité vers Kaku et s'était assuré qu'il n'avait rien. A part une montée d'adrénaline et un bon coup de stress, Pinocchio n'avait rien eu. Luna, elle, était furieuse qu'on lui retire sa proie qu'elle traquait depuis si longtemps. Elle était parvenue à se libérer du fumeur, et s'était retourné en lui envoyant son pied dans les côtes. Il s'était décalé de quelques pas avec un léger cri de douleur qu'il avait étouffé, et lorsque Lulu avait voulu prendre le relais, il avait protesté. Luna, haletante, secoua la tête et prenait conscience de ce qu'elle faisait. Elle se sentait affreusement coupable. Elle n'aurait jamais levé la main sur Pauly en temps normal, mais là…
- Rentre chez toi, lui avait-il ordonné.
Elle avait obéit.
Bien que les envies meurtrières de Luna soient passées depuis ce jour, ça ne l'empêchait pas de chercher à créer des ennuis à Kaku. Et puis c'était toujours drôle de le voir faire la gueule après ça. Parfois, les charpentiers lui créaient des ennuis, juste pour le voir se plier devant Luna qui cognait fort quand elle s'y mettait.
La jeune femme observait le petit échafaudage appuyé contre la coque du galion en construction. Il n'y avait que quatre ou cinq mètres de hauteur, et Kaku au sommet de tout ça. C'était le dernier à partir ce soir. Un sourire sadique étira les lèvres de la jeune femme… qui dévissa un pied de l'échafaudage. Elle tourna les talons, donnant un léger coup de pied dans le pied branlant, et s'éloigna tandis qu'elle entendait les bruits de bois et de ferraille qui chutaient. Le tout accompagné par un cri de surprise de Kaku, et la joie de Luna était à son comble. Elle se retourna pour regarder le roux se hisser sur le bord de la coque à laquelle il se tenait.
- Allez, bonne soirée Kaku !
- Eh attends ! Je descends comment, en sautant ?!
- A moins que tu veuilles rester percher là-haut toute la nuit. T'as déjà sauté plus haut avant !
Elle rit légèrement et tourna les talons, lui faisant un signe de la main en guise d'au revoir.
- Sadique… souffla Kaku.
- Je t'entends !
Il soupira tandis qu'elle quittait le chantier en riant.
