Bonjour, bonsoir à tous !
Désolée d'avoir mis aussi longtemps à sortir ce nouveau chapitre. L'idée d'Ic'ilver s'est révélée être plus compliqué à écrire que ce que je pensais ! Mais enfin, j'ai terminé !
Pour me faire pardonnée de mon retard, je vous poste deux chapitres d'un coup ! (eh oui, les mésaventures de Kaku font parties des chapitres supp', des "extras" auxquels je n'avais pas pensé en commençant ma fiction, et qui se sont insérés entre deux chapitres "originels")
J'espère que ça vous plaira :)
Bon, il fallait l'admettre. Luna était à cours d'idées, et elle s'ennuyait. Pas moyen de faire chier Kaku, aucune idée, nada, nothing, RIEN. Et quand elle avait à se plaindre, c'était auprès de ses deux copines, Kiwi et Mozu. Le menton posé dans sa paume, la rouge soupirait encore.
- J'ai pas d'idééées... ! gémit-elle.
- Moi si, souffla Kiwi vers qui les deux filles se tournèrent. Tu pourrais essayer de le rendre jaloux, comme ça tu verrais si vous avez toujours les sentiments qu'avant.
- Je ne suis pas d'accord avec ton argument, mais oui ! se réjouit Luna.
Elle savait bien comment était Kaku, et certains regards ne trompaient pas.
- Allez, arrête ton char ! dit Mozu en la poussant gentiment. On te connait Ketchup, tu as encore des sentiments pour Pinocchio et ça crève les yeux !
- Pardon ?! se braqua ladite Ketchup. Et puis quoi encore ?! Je préfère encore aller voir Spandam et devenir son esclave plutôt qu'aimer ce traitre roux !
Les deux sosies échangèrent un regard entendu avant de soupirer.
- Alors ça ne te dérange pas si l'une de nous sortait avec ?
- Pas du tout. Vous faites bien comme vous voulez, des fois il me lâchera les bask' avec ces lamentables demandes de « seconde chance ».
Elle partit sur ces mots, laissant les deux filles qui se mirent à rire lorsqu'elle fut assez loin pour ne pas les entendre.
- Moi, amoureuse de Pinocchio. La blague !
La pause de midi était terminée, et elle se mit au travail sans attendre. L'idée de Kiwi était super, mais il fallait la mettre en action. Pour rendre quelqu'un jaloux, il fallait généralement être deux. Donc, il fallait un complice à Luna, mais surtout pas quelqu'un très proche d'elle comme Pauly ou les contremaitres, ni même un membre de la Franky Family. Dans l'après-midi, elle alla voir ses amis artilleurs, vérifier l'avancement du canon commandé.
- On aura terminé dans les temps ! annonça Hiro, le chef de projet.
- Super, c'est tout ce que je voulais savoir ! dit Luna avec un sourire.
Le jeune homme aux cheveux blond platine s'appuya contre le canon, détaillant sa collègue.
- Dis donc, ça fait un moment que t'emmerde plus Pinocchio.
- Eh bien… J'avais plus d'idées. Mais là, Kiwi m'en a donné une géniale ! Le problème, c'est que j'ai besoin d'un complice, mais je ne sais pas qui…
- Et c'est quoi cette idée géniale ? Des fois je pourrais t'aider.
La jeune femme attrapa son ami à l'épaule, et lui murmura l'idée. Elle n'avait pas vraiment envie qu'on l'entende, et que son plan tombe à l'eau. Hiro se mit à rire doucement, et posa ses iris couleur acier sur la rouge.
- Si tu le permets, j'aimerais bien participer en étant ton complice.
- Sérieusement ? Oh merci Hiro ! Tu sais que je t'adore ?
- Mais bien sûr ! répondit-il avec un sourire.
Luna déposa un baiser affectueux baiser sur la joue de l'artilleur, le tenant par les épaules. Il sourit de plus belle, en apercevant Kaku du coin de l'œil. Il n'hésita pas à se tourner vers Luna et lui prendre la main, se mettre tout proche d'elle pour pouvoir murmurer le plus bas possible et qu'elle l'entende.
- Ça commence bien, il vient de nous voir…
Sa complice lui offrit son plus beau sourire avant de s'en aller à pas de gazelle, gracieuse et légère, en prenant soin de se retourner quelques fois pour regarder Hiro, le sourire aux lèvres en permanence. Kaku se demandait à quoi rimait cette petite scène tout en regardant Luna passer et lui lancer un léger « salut » avant de rejoindre son atelier de peinture. A son tour, il passa son chemin. Que pouvait-il bien faire d'autre ? S'occuper du cas d'Hiro ? Oui, bien sûr, et se faire mettre à la porte de TOUTE la métropole. Bien que ce ne soit pas l'envie de passer à l'action qui lui manquait, il décida de rester tranquille. Après tout, Luna faisait ce qu'elle voulait.
Plongé dans ses pensées, Kaku ne faisait pas tant attention à ce qu'il faisait et le maillet qu'il tenait avait besoin d'attention. L'outil ne manqua pas de rappeler son utilisateur à l'ordre, en tombant sur ses doigts. Kaku ravala un « aïe » et grogna.
- Quelle tête en l'air.
- Tu m'as l'air dans les nuages…
Le roux se retourna pour voir Mozu, souriante, qui lui tendait des glaçons dans un torchon.
- Vous vous tapez tous sur les doigts. En plus, avec la chaleur… ça ne peut que vous faire du bien.
- Tu as raison. Merci Mozu.
Il prit les glaçons tendus, et les posa sur sa main endolorie par le coup. La jeune femme resta avec lui, à vue de l'atelier de peinture ouvert. Kiwi y entra, allant observé sa cadette travailler. Luna était en pleine sculpture, un cutter à la main, détaillant la figure de proue à rafistoler.
- T'as pas chaud ici ? C'est étouffant !
- Kiwi, si ça te dérange tu peux sortir.
- Je sais. Mais Zambai te demande, je sais pas trop pour quoi.
La rouge posa son cutter sur la table avec ses pots de peinture et ses outils, puis sortit à la suite de son amie. Le rire caractéristique de Mozu parvint à ses oreilles, et la fit se retourner. Kaku aussi semblait rire, mais moins que la jeune femme qui lui tenait compagnie.
- Ce qu'elle rit fort.
Mieux valait trouver un défaut que penser à autre chose. Kiwi, constatant que Luna ne la suivait plus, s'arrêta pour la regarder.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Mozu rit fort, répondit la rouge sans se retourner.
La brune au carré esquissa un sourire, reconnaissant ce ton neutre qui révélait, pourtant, une pointe de négativité. Une menace, de l'agacement ou de la jalousie, ici c'était difficile à dire mais Kiwi penchait pour la troisième hypothèse.
- Tu as dit que tu te fichais de Pinocchio. Mozu tente sa chance avec…
- Hein ?
- Bah oui ! Il est pas mal, et il n'est pas méchant.
Luna se retourna immédiatement, le feu de la rage dans les yeux.
- C'est un traitre.
Et elle avança, rejoignant ainsi Zambai. Il voulait juste un avis sur sa chemise…
- Tu te fous de moi ? Tu m'as fait quitter mon atelier pour un avis sur ta putain de chemise !?
Le brun se mit à rire nerveusement, avant de se faire assommer. Luna reprit le chemin de son atelier bien-aimé, quand elle croisa Mozu avec Kaku. La brune se retourna vers elle, voyant qu'elle ne lui lançait pas une œillade.
- Lulu, ça va ?
- Oui, pourquoi ? répondit l'homme à l'épi éternel, qui se trouvait à côté.
- C'est pas à toi que je parle ! gronda Mozu avant de se retourner vers son amie qui avançait encore.
- Je ne cautionne pas le fait que tu traines avec ce traitre de pantin.
Mozu fit la moue, tandis que Kaku la regardait avancer. Il y avait quelque chose en plus, et il savait ce que c'était. Il sourit intérieurement, avant de s'éloigner avec la brune qui se mit à sourire.
- Je la connais, murmura cette dernière. Ça fonctionne.
Luna se retourna légèrement pour regarder le duo. Une lueur de rage passa dans ses yeux, puis elle alla trouver Hiro. Elle n'avait plus envie de travailler pour aujourd'hui, elle préférait ne pas rester seule, et parler à son complice.
- Il m'énerve !
- C'est bien pour ça que tu veux te venger, non ?
L'artilleur astiquait le canon flambant neuf tout en écoutant sa collègue qui s'exprimait. Il remarqua alors les ombres sous les yeux de Luna, et s'arrêta avant de prendre le visage de la jeune femme entre ses mains. Il examina les ombres de plus près, et devina les cernes qui s'amenaient.
- Depuis quand tu ne dors plus ?
- Oh ça va hein…
- Luna, tu comptes calmer tes envies de perfection un jour ?
- Pas quand je travaille.
Le brun soupira puis s'assit à côté de Luna. Cette dernière s'appuya sur lui, laissant sous-entendre son besoin important de repos.
- Quand tu verras Pinocchio bouillonner, tu retrouveras la pêche !
La jeune femme se mit à rire, puis un sourire sincère resta pendu à ses lèvres. Hiro avait raison, plus ils s'affichaient ensemble et plus Kaku s'agaçait de les voir, Luna ne manquant pas de le remarquer. Elle le connaissait trop bien, malgré sa trahison, pour ne pas savoir lorsqu'il jalousait. Et tous les ouvriers aussi. D'ailleurs, ils connaissaient bien Luna aussi, alors voir Pinocchio et Ketchup se rendre jaloux et s'énerver, rivaliser de prouesses pour agacer l'autre davantage et le faire jalouser encore plus qu'il ne jalousait lui-même, était juste délicieux à regarder. C'était encore mieux qu'un feuilleton, ou n'importe quel film à suspense. Mais au bout d'un moment, la mascarade était insupportable pour les deux protagonistes qui jouaient. Luna rejetait Mozu même, et la brune savait bien pourquoi.
Enfin, il pleuvait. En juin, oui, mais enfin la température baissait. Luna et Kaku faisaient partie des derniers à quitter le chantier, malgré la pluie battante. La jeune femme s'absenta quelques instants de son poste pour aller couvrir un tas de bois avec un artisan, et c'est précisément ce moment que Kaku choisit pour aller cacher les outils de Luna. Oui, ce n'était pas bien méchant, mais du temps qu'elle les trouve, Kaku l'aurait vu tourner et rager, et ça serait sa vengeance. Ils n'étaient que cinq sur le chantier : Ketchup, Pinocchio, Hiro et Mozu, ainsi qu'un artilleur. Coïncidence ?
Lorsque Luna revint, elle constata la disparition de ses affaires.
- Qui est le connard, ou la connasse, qui m'a pris mes outils ?
Personne ne répondit, se consultant chacun du regard. Luna les balaya du regard, les détaillants chacun leur tour. Elle excluait déjà l'artilleur puisqu'elle était partie avec lui. Mozu craignait les coups de colère de la rouge, donc ce ne pouvait pas être elle. Hiro n'était pas assez stupide – ou téméraire ? – pour faire ce genre de coup. Par élimination, donc, la lame de cutter qu'elle avait gardé sur elle frôla l'oreille de Kaku.
- C'est toi, avoue !
- Qu'est-ce que ça changerait ?
- Rends-moi mes affaires !
- Et si je ne veux pas ?
Tous écarquillèrent les yeux, sauf Luna, face à cette insolence. Les yeux de la rouge passèrent au bleu ciel, et elle dirigea sa main vers Kaku. L'eau qui trempait le chantier se jeta alors sur Kaku, le plaquant au sol et l'empêchant de respirer un court instant. Il avait claqué sur le pavé, et avait besoin de quelques instants pour reprendre ses esprits, ce que Luna n'autorisa pas. Il esquiva le coup de sa collègue de justesse, avant de bondir sur ses pieds et de parer le second coup. Kaku n'avait toujours pas envie de se battre, mais maintenant il n'avait plus le choix. Il devait remettre Luna à sa place. Décrochant ses couteaux de charpenteries de sa ceinture, il attaqua pour la première fois. Lorsqu'elle dévia son coup, Luna sourit. Elle repoussa son adversaire, l'envoyant valser dans un tas d'acier, mais Kaku ne se laissa pas abattre et attaqua de nouveau. Elle leva rapidement son bras et il se heurta au mur d'eau qu'elle venait de dresser. Enfin, c'est ce qu'elle croyait, et elle fut bien surprise de le voir passer à sa gauche et la menacer de la lame de charpenterie. Elle eut juste le temps de le bloquer avec un jet d'eau qui protégeait son bras. Ils se regardaient, yeux dans les yeux, forçant l'un et l'autre pour que l'autre recule.
- Tu as de la force, souffla Kaku.
- Tu as augmenté ta vélocité.
Elle leva la jambe, lui mettant un coup dans le poignet, et elle lui prit le bras dans l'espoir de le faire tomber. Il passa effectivement par-dessus elle, entrainer par le mouvement en cloche qu'il subissait, mais retrouva rapidement son équilibre une fois les pieds au sol. Il se saisit du poignet de Luna et répéta l'action, mais elle se retourna rapidement. Ils se tordaient le bras mutuellement, l'autre libre menaçant l'adversaire avec son arme. De nouveau, les yeux dans les yeux. Et plus ils se battaient, plus ils faisaient de dégâts collatéraux.
- Arrêtez ! crièrent Mozu et Hiro.
- La ferme, laissez-nous régler cette histoire ! répondirent les deux combattants en chœur.
Il était impossible de les arrêter. Enfin si.
- Mais qu'est-ce que c'est que ce foutoir !?
Kaku et Luna s'immobilisèrent et posèrent leurs yeux sur l'homme qui venait d'arriver.
- Merde…
- Patron ! s'écrièrent les trois spectateurs.
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Luna lançait des œillades sombres à Kaku, qui ne risquait pas un œil sous la visière de sa casquette. Ils venaient tous les deux de se prendre le savon du siècle par Icebarg. Un chacun, devant l'autre. La honte, en voyant qu'il les traitait comme deux enfants.
- Et c'est ce que vous avez été ! Maintenant, vous arrêtez vos sales coups pour agacer l'autre, et vous vous remettez au travail NORMALEMENT ! Suis-je clair !
- Oui monsieur Icebarg, répondirent les deux fautifs.
Il était si autoritaire qu'il était impossible de le considérer comme un parent à ce moment précis, et c'est pour cela que Luna avait répondu la même chose que son rouquin préféré. Ils quittèrent ensuite le bureau de leur patron (père pour certaine), et marchèrent côte-à-côte.
- C'est ta faute, lança Luna.
- Eh, rappelle-moi qui a attaqué en premier ?
- T'as répliqué !
- J'allais pas me laisser faire encore une fois !
- De toute façon je t'aurais éclaté.
- Mais bien sûr, j'allais te le dire…
- Bien sûr que j'l'aurais fais ! Tu ne sais pas les progrès que j'ai fais, je ne t'ai même pas montré un dixième de ma force !
- Tu crois que je me suis donné à fond ?
- Je t'aurais battu, et je le pourrais si je le voulais !
- Non tu pourrais pas.
- Si !
- J'te dis que non !
- Et moi j'te dis que si !
- Mais vous êtes vraiment des gamins ! coupa Pauly qui les attendait à l'entrée du siège de Galley-La.
Les deux charpentiers se tournèrent vers le blond avant de se montrer mutuellement du doigt.
- C'est lui/elle qui est gamin(e) ! N'importe quoi, c'est toi ! Ah ouais, tu veux vérifier !?
- STOP ! Kaku, t'arrête de répondre et Luna aussi !
Ils marmonnèrent un « ok » avant de sortir avec Pauly. En retournant au chantier, ils constatèrent les dégâts.
- Pire que le combat contre Chapeau de Paille et Franky… soufflèrent les fauteurs de troubles avant de se regarder en entendant l'autre.
- On devrait peut-être éviter de se battre ici, Kaku.
- Ouais.
Pauly les regardait, à cet instant ils ne semblaient pas hostiles envers l'autre. Le calme après la tempête, il n'y avait rien de meilleur.
- Maintenant, est-ce que tu pourrais me rendre mes outils s'il te plait ?
- Waw ! Tu as dis « s'il te plait » !
- Et ne me fait pas regretter de l'avoir dis. Alors ?
- Viens.
Luna suivit donc Kaku, tandis que Pauly rentrait chez lui. La pluie s'était bien calmée, ce n'était plus que de la bruine. Le roux déplaça un pavé, là où il avait travaillé toute la journée, et sortit la ceinture d'outils de Luna qui la récupéra aussitôt.
- Merci.
- Tu es malade ? Tu me dis « S'il te plait » et « merci » en moins de deux minutes !
- Tu m'énerves…
- Je te renvois l'ascenseur…
Luna releva les yeux vers Kaku qui la fixait. Il avait remarqué les traces sombres sous les yeux de la jeune femme qui détourna les yeux ensuite avant de tourner les talons. Elle pris le chemin de la sortie, sentant le regard de Pinocchio sur elle.
- A demain.
- A demain…
Demain serait un jour nouveau.
De leur côté, Kiwi et Mozu se demandaient si elles devaient avouer à Luna qu'elles avaient tenté de la rendre jalouse pour la pousser dans les bras de Kaku. A leurs risques et périls...
