Oï mina !
Comment qu'ça va ? :3
Voici le nouveau chapitre, yihaaa !
Merci pour vos reviews, elles m'ont fait plaisir. Apparemment, vous l'attendiez la réconciliation des deux ! C'est pourquoi, dans ce chapitre, nos deux jeunes charpentiers avancent encore sur un chemin commun !
Allez, je vous laisse, bonne lecture ! ;)
Luna tournait encore et encore dans son lit. Elle avait pardonné Kaku et l'avait accepté de nouveau. Ses sentiments qu'elle croyait morts revenaient au grand galop, la sommant de faire quelque chose. Elle se donna une claque mentale, s'interdisant de penser à ce genre de chose. Elle regarda l'heure, et décida d'aller travailler. Il n'était que quatre heures du matin, mais elle avait besoin de prendre l'air, le soleil d'août pointait déjà. Aller au chantier plus tôt lui permettrait de rattraper son retard.
Bien évidemment, c'était désert. Mais vers les sept heures, le chantier prit vie avec ses artisans…
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Comme elle en avait l'habitude lorsqu'elle peignait, Luna décida de faire impasse sur sa pause de midi. Le soleil de juillet tapait si fort que tous s'étaient mis "au frais".
Pauly, assis avec Kaku et les contremaitres, mangeaient des gâteaux de riz à l'ombre du galion en construction. Ils pouvaient apercevoir l'atelier devant lequel bossait la jeune femme, et Kaku l'observait plus intensément que les autres. Pauly esquissa un sourire, il aimait rappeler son rouquin préféré à l'ordre.
- Toujours aussi accro, hein Kaku ?
- Accro ?
- C'est évident, dit Lulu. Pourquoi tu ne vas pas la voir ?
- Ouais, propose-lui de sortir !
Kaku esquissa un sourire avant de secouer la tête.
- Autant balancer une selle sur le dos d'un cheval sauvage...
- Ouuuuuuuuuh !, fit Tilestone dont l'esprit était bien tordu parfois. Tu as déjà des projets alors ?
Aussitôt, il vola grâce aux coups de ses 3 camarades.
- T'es vraiment tordu !, rugit Pauly.
- Ça ne se fait pas !, renchérit Kaku.
- J'en reviens pas qu'on puisse détourner une métaphore si poétique !
- Tu m'as trouvé poétique ?
- Ah oui, c'était très joli.
- Les gars c'est pas le sujet, coupa Pauly. Kaku, va voir Luna et invite-la à venir avec nous au bar comme on faisait avant.
- Bon, d'accord.
Le jeune homme alla à l'atelier, sa bouteille d'eau à la main. Il observa quelques instants Luna qui ne le remarqua pas de suite, trop concentrée.
- Décidément, tu n'as pas perdu tes habitudes !
La rouge se retourna, de la peinture plein le tablier et les mains.
- Eh oui, dit-elle avec un sourire.
- Tu ne veux pas venir manger, juste deux minutes ?
- Quand j'aurais finis ma peinture, oui !
Kaku sourit en coin et vint aux côtés de Luna. Il détailla la figure de proue : un cheval qui semblait cabrer.
- Et encore plus douée qu'avant...
- Merci !
Kaku se tourna vers la jeune femme, et observa une tache sur sa tempe.
- Et toujours aussi barbouillée ! rit-il.
Il mouilla un peu le torchon qu'il avait toujours avec lui et l'avança vers Luna qui eut un mouvement de recul.
- T'as une tâche.
- Ah...
- T'inquiète, je suis pas une brute.
Il passa doucement le torchon humide sur la tâche. Luna ne dit rien lorsqu'il posa sa main sur sa joue, pour qu'elle garde la tête immobile. La peinture finit par partir, et Kaku se recula. Sans s'en rendre compte, il laissa sa main trainer sur le visage de Luna qui frémit à cette caresse.
- Et voilà, plus de peinture ! annonça joyeusement le charpentier.
- Ok, merci.
Luna sourit, avant de tremper son pinceau dans le pot de peinture près d'elle. Kaku resta avec elle, l'observant faire, mains dans les poches.
- Au fait... Avec les gars on sort ce soir...
- C'est cool ! dit Luna sans lâcher sa figure des yeux.
- Tu viens avec nous ?
- Je voudrais pas vous déranger, entre hommes.
- C'est pas une sortie entre mecs. Juste une sortie comme on en faisait... Avant...
Luna s'arrêta et regarda Kaku. Ils se fixèrent quelques secondes, puis elle sourit.
- D'accord, je viens alors !
Le roux sourit, puis attrapa le poignet de Luna.
- Qu'est-ce que tu fais !?
Kaku attira son amie contre lui, et la hissa sur son épaule.
- Mais repose-moi !
- Non, tu vas manger d'abord !
- Kakuuuu !
Le jeune homme rejoignit ses compagnons, Luna gigotant sur son épaule. Le tableau provoqua l'hilarité des contremaitres, et sous leur demande insistante Luna mangea un gâteau de riz. Ensuite, ils retournèrent chacun à leurs occupations.
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Luna se sentait bien. Elle n'avait pas ri autant depuis un long moment, et cette sortie lui avait fait le plus grand bien. Lorsque Pauly fut trop soûl pour tenir debout, tous furent d'accord pour dire que la soirée était terminée. Tilestone raccompagna Pauly avec l'aide de Lulu. Les deux contremaitres observèrent Kaku et Luna prendre le chemin du retour ensemble, discutant de tout et rien.
- Regarde-les Tilestone. Ils sont littéralement dépendants de l'autre.
- Ah bon ?
Lulu soupira.
- Tu verras plus tard. Ramenons Pauly.
Kaku raccompagna Luna jusqu'à chez elle, et discuta encore un peu avec elle.
- C'était vraiment une bonne soirée...
- Comme avant, sourit Luna.
Kaku esquissa un sourire en coin et approuva.
- Bon, eh bien... À demain...
- Bonne nuit Kaku...
Luna rentra dans son logis, et Kaku repartit. La jeune femme soupira, appuyée contre sa porte, et un sourire satisfait étira ses lèvres.
Les jours suivants, ils sortirent ensemble en toute amitié, parfois accompagnés de Pauly, Lulu et Tilestone.
Ce soir-là, Kaku et Luna étaient sortis seuls. La jeune femme avait pris la mer à bord de l'Aqua Twelve avec Kaku, et s'étaient amusés comme des enfants. Vers minuit, ils revinrent à quai. Kaku, main dans les poches, se tourna vers Luna qui regardait dans le vague.
- T'as l'air songeuse... À quoi tu penses ?
- Quelque chose...
Elle esquissa un sourire, puis se tourna vers Kaku.
- Tu te souviens ?
- De ?
- La dernière fois que tu m'as accompagné en mer.
Ce fut au tour de Kaku de sourire, et d'incliner légèrement la tête pour cacher son regard nostalgique.
- Oui, je m'en souviens.
Les deux jeunes gens se fixèrent un moment dans le silence de la nuit. Au final, ils repartirent chacun de leur côté sans un mot. Luna s'arrêta tout de même pour se retourner vers la mer.
- Dis-moi, maman...
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L'horloge sonna les dix-sept heures. Le charpentier roux avait décidé de se faire du pain perdu, et bon sang ce que c'était bon ! Son meilleur ami avec lui, ils discutèrent de la dernière soirée que Kaku avait passé en tête à tête avec Luna. Septembre s'était installé rapidement, mais la chaleur de l'été et son soleil étaient toujours là.
- Mais t'es vraiment nul ! plaisanta Pauly lorsque son ami arriva à la fin de son récit.
Kaku soupira.
- T'aurais dû l'embrasser !
- Et si je la brusque et qu'elle fuit ?
- Mais elle attend que ça, que tu bouges !
- Que je sache, t'as jamais été avec une fille. Alors pourquoi tu donnes des conseils ?!
- Jamais sur le long terme, mais sur l'instant je sais ce qu'elles veulent !
Les deux hommes se tournèrent vers le Den Den Mushi qui sonnait. Kaku s'excusa avant de décrocher.
- Allô ?
- Salut Kaku...
Pauly se raidit tout comme son ami qui lui fit signe de ne pas bouger. Et surtout, de se taire.
- Salut Lucci.
- Ta petite vie tranquille se passe bien ?
- Plutôt. Qu'est-ce que tu veux ?
- Seulement te dire que je t'avais prévenu. Tu n'étais pas censé partir.
- Lucci, tu es mon ami mais pas mon chef. Comprends bien que...
- Je serais bientôt à Water Seven, coupa l'homme-léopard. Et comme je te l'avais dit, je vais anéantir les choses qui te poussent à rester sur cette île. Luna et son père en premier.
Pauly écarquilla les yeux, tandis que Kaku se tendait de plus en plus.
- Je ne te laisserais pas faire, Lucci.
- Tu comptes m'affronter ? Allons Kaku, tu sais bien que tu ne rivalises pas avec moi.
- Où sont les autres ?, demanda le roux après un silence.
- Ne change pas de sujet !
- Ils l'ont abandonné...? pensa Pauly.
- Si tu tiens à ce que l'île soit sauve, alors quitte-la.
- Où es-tu ?
- Ne te défile pas Kaku. Je te retrouverais toujours.
Le roux garda le silence quelques instants, histoire de réfléchir. Il mettait Icebarg et Luna en danger, et tout Galley-La. Il savait que Lucci n'aurait aucune pitié.
- On se retrouve où...?
- A San Faldo, dans deux jours.
Le Den Den Mushi ferma les yeux, et Kaku raccrocha. Il resta immobile quelques instants avant d'aller vers sa chambre.
- Tu vas quand même pas lui obéir ! s'exclama Pauly en suivant son ami.
- J'ai pas le choix. Je ne suis pas en mesure de le battre.
Kaku se tourna vers le blond et le fixa, fermé et sérieux.
- Je vous ai suffisamment exposé au danger en venant ici. Si le gouvernement me trouve, il vous condamnera comme complices de fugitif. Et maintenant, c'est un assassin qui vous menace.
- Mais on s'en fout !
- NON !
Pauly sursauta. Jamais il n'avait entendu Kaku hausser le ton.
- Je n'ai pas envie de partir Pauly ! Pas plus qu'il y a deux ans ! Mais si je pars, vous serez en sécurité, c'est tout ce que je souhaite !
Il soupira avant d'ouvrir son armoire et prendre un sac.
- J'ai été idiot de penser que je pourrais revenir sans avoir de problèmes...
- Kaku...
- Tu peux faire quelque chose pour moi ?
- Bien sûr !
- Ne dis à personne pourquoi je pars. Pas avant que j'ai quitté l'île.
Pauly fixa son ami puis soupira avant d'accepter.
- Tu veux partir tout de suite ?
- Non... Je vais terminer cette journée, et je partirais avec le dernier train de la nuit.
- Ok...
Kaku prépara ses affaires pour partir, puis sourit à Pauly.
- Profitons de cette dernière soirée ensemble !
Ils quittèrent le domicile du roux, et se dirigèrent vers le bord de mer, là où ils s'étaient donnés rendez-vous. Tilestone discutait avec Lulu, assis sur des bouts de bois appartenant à une épave. Près d'eux, Luna observait l'horizon marin, où le soleil dessinait une ligne de cuivre ensorcelante. La brise maritime caressait la peau des charpentiers, qui semblaient bien ordinaires soudainement. En les voyant ainsi, on ne se serait jamais douté de leur force extraordinaire, ou de leur capacité surhumaine.
- Ah, les voilà ! lança Lulu en apercevant ses deux amis retardataires.
Luna se retourna à moitié, pour les voir arriver. Pauly grogna, avant de lâcher un nuage de tabac dans l'air.
- Quelle indécence ! Montrer tes genoux frangine, franchement !
Elle ne répondit pas, se contentant d'un simple sourire. Elle s'était changée, portant une simple robe noire légère. La lumière déclinante du crépuscule teintait ses cheveux de mèches d'or et de cuivre, et la brise faisait doucement voler ses cheveux lâchés, d'ordinaire tressés sous ses omoplates, et les voiles de sa robe. Kaku se rappelait d'une vision semblables, quelques années plus tôt. A l'inverse, ce jour-là, elle était en blanc, le soleil de treize heures ne teintait pas ses cheveux de couleurs précieuses, et ses cheveux longs volaient à peine, tant leur longueur était... Longue, l'air ne pouvant s'engouffrer sous toute la masse.
Il esquissa un sourire qu'elle remarqua de suite, et elle sourit à son tour.
- On y va ? beugla Tilestone.
- Oui !
Ils se dirigèrent comme une seule entité vers la ville, discutant ensemble. Luna restait près de Kaku, sentant quelque chose de différent. Elle n'aurait pu dire quoi, mais il y avait quelque chose, et c'était plus que dérangeant. Au bout d'un moment, lorsqu'ils furent séparés par plusieurs mètres de leurs trois amis, elle tira légèrement le t-shirt de Kaku.
- Qu'est-ce que tu as ? demanda-t-elle.
- Rien, pourquoi ?
- T'as l'air... Différent. Quelque chose te préoccupe, non ?
Il se braqua.
- Non, tu te fais des idées.
Elle fit la moue, n'étant pas dupe.
- A la rigueur, que tu me dises que tu ne veuilles pas en parler, ok. Mais que tu mentes, encore...
- Encore ?
Le regarde jovial qu'elle lui lançait cachait en réalité beaucoup de chose. Bien qu'elle ait pardonné, Luna n'avait rien oublié. Kaku soupira, et posa sa main sur l'épaule découverte de la rouge.
- Profitons de la soirée, tu veux bien ?
Il avait demandé ça avec tant de sincérité et de calme, qu'elle l'avait cru.
- Ok !
Et ils rejoignirent le reste du groupe.
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Pauly avait les yeux rivés sur l'horloge du salon. Dans moins d'une demi-heure, Kaku serait parti. L'artisan ne cessait de repenser à la conversation Den Den Mushique qu'il avait entendu entre Kaku et Lucci. Tous les charpentiers de Galley-La contre Lucci, il était évident que le surnombre et la puissance des ouvriers écraseraient l'assassin. Pourtant, Kaku ne voulait prendre aucun risque et quitter l'île. Pauly savait qu'il ne pouvait pas faire changer son ami d'avis, en revanche il savait très bien qui en était capable. Et il savait qu'elle ne refuserait pas. Il appela donc Luna, qui ne tarda pas à décrocher.
- Allô ?
- J'te dérange la gosse ?
- Non, t'inquiète. Qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est à propos de Kaku.
- Quoi ?
Pauly raconta donc toute l'histoire à Luna qui ne l'interrompit pas une seule fois.
- Y'a que toi pour le faire changer d'avis, et...
- J'y vais !
Luna raccrocha aussitôt, et fila dans la remise de sa petite maison pour prendre son seabord. Elle courut jusqu'au canal, et sauta avec sa planche aux pieds avant de l'activer juste au-dessus de l'eau. Elle fonça jusqu'à la gare, vérifiant l'heure sur sa montre. Il était presque 23h40.
- Je dois y être dans dix minutes maximum !
Elle enclencha son turbo, enfonçant son pied droit à fond dans la pédale derrière elle. La planche redoubla de vitesse, et fonça jusqu'à la gare. Luna regarda l'heure qu'affichait sa montre : 23h53.
- Je suis en retard !
Elle vola dans les escaliers, appelant Kaku en espérant qu'il l'entendrait. À part les contrôleurs et le jeune homme, il n'y avait personne sur le quai. Le charpentier lança son sac par-dessus son épaule, et s'apprêta à embarquer quand il entendit une voix l'appeler. Il se retourna vers l'escalier et vit Luna dévaler les escaliers à toute vitesse. La jeune femme courut jusqu'à lui, et se pencha en avant pour reprendre son souffle, mains sur les genoux.
- Luna ?
- Ne t'en va pas !
Elle se redressa, son souffle revenu, et fixa ses yeux sombres dans ceux de Kaku.
- Reste, s'il te plait.
Les deux contrôleurs aperçurent les deux jeunes gens, et s'approchèrent discrètement.
- Mais c'est mademoiselle Luna ! dit l'un d'eux à voix-basse.
- Oui, et Kaku avec elle...
Ils tendirent l'oreille afin d'entendre ce qui se disait.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda le jeune homme qui se tenait devant la porte du wagon, prêt à monter.
- J't'empêche de partir. Pauly m'a prévenu. Il m'a tout raconté, quand Lucci t'a appelé et quand tu as pris ta décision. Tu lui as même demandé de nous prévenir une fois le matin levé, espèce de Pinocchio lâche !
Kaku ne disait rien, surprit de voir la détresse et l'angoisse de Luna.
-Ta place est à Water Seven et tu le sais, sinon tu ne serais pas revenu ! Je ne veux pas que tu partes, Kaku. Je sais que c'est égoïste comme manière de parler, mais après tout ce qu'on a vécu tu n'as pas le droit de me laisser, ni Galley-La ! Je tiens à toi, vraiment, peut-être plus que tu ne le penses... ajouta-t-elle dans un murmure, destiné plus à elle-même que son rouquin préféré. En ce qui concerne Lucci, t'as pas à t'inquiéter, tous ensemble on l'aura. Alors reste !
Les yeux de Luna s'embuaient au fur et à mesure qu'elle parlait, et sa voix se faisait de plus en plus fragile. À tel point qu'à la fin elle retenait ses larmes et tentait vainement de poser sa voix tremblante. A présent, elle ne pouvait que se mordre la langue pour se taire.
- J'veux pas te perdre, Kaku... Pas une seconde fois...
