Bonjour, bonsoir tout le monde !

Voici le nouveau chapitre, héhéhé ! J'espère qu'il vous plaira.

Nouveau follower ! Merci W. D . Marka !

Bonne lecture ! ;)


Luna restait immobile et silencieuse. Kaku avait les yeux rivés sur elle, et ne disait mot. Son esprit était en train d'analyser et de répéter tout ce qu'elle venait de lui dire. Elle n'était pas là pour l'empêcher de partir (enfin, si un peu quand même), elle était là pour rester à ses côtés. Les deux contrôleurs retenaient leur souffle.

- Qu'est-ce qu'il va faire ?, murmura l'un.

- S'il ne reste pas, c'est un sans cœur !

Le train siffla, annonçant le départ proche. Kaku se retourna vers la locomotive, et Luna se mordait la lèvre inférieure tant elle avait peur. Le jeune homme se retourna vers elle, et laissa tomber son sac au sol. En deux pas à peine, il fut en face de Luna. Sans attendre, il passa une main dans son dos pour la coller à lui et prit ses lèvres d'assaut. Ses doutes s'étaient envolés, bien qu'il se prépare quand même à recevoir la gifle la plus forte de tout Grand Line. Luna préféra monter une main dans la nuque de Kaku plutôt que le gifler, et répondit à son baiser. Les deux contrôleurs écarquillèrent les yeux avant de sourire.

- Les gares ne sont pas que des lieux de retrouvailles et de séparations… C'est aussi un lieu de prise de conscience.

Le train des mers siffla à nouveau et se mit en route, laissant Kaku à quai. Luna ne s'écarta que lorsqu'elle fut à court d'air, mais ne défit pas l'étreinte qu'elle partageait. Elle sourit, n'osant pas lever les yeux vers Kaku. Elle savait très bien quel effet son sourire et ses yeux baissés avaient sur Kaku. Il n'arrivait jamais à déchiffrer certains sourires tant qu'il ne la regardait pas dans les yeux. Curieux comme il était, c'était souvent un supplice quand il tentait d'accrocher le regard de la rouge souriante, mais que celle-ci tournait encore les yeux. Elle baissa légèrement la tête, appuyée contre l'épaule du roux qui posa sa tête sur la sienne. Elle pouvait sentir son souffle chaud dans son cou, tandis que le train créait un courant d'air avec son départ. Kaku colla sa joue à celle de Luna afin de murmurer à son oreille.

- Il se fait tard…

- Tu veux que je te raccompagne belle demoiselle ? plaisanta Luna.

Kaku pencha la tête en arrière, et soupira tandis qu'un sourire tout aussi amusé que lui se dessinait sur son visage.

- Ce serait plutôt à moi de le faire, tu ne crois pas ?

- Mais tu as ton sac. Imagine, tu tombes sur des voleurs ?

- La Franky Family est encore de service ?

Luna poussa gentiment le roux, sachant bien que c'était une blague. Depuis le départ de leur patron, pas un seul des protégés du cyborg n'avait volé ou désossé de navire. Elle sourit, amusée sans vouloir le reconnaitre, puis entrelaça ses doigts avec ceux de Kaku. Il prit son sac et le balança par-dessus son épaule. Ensuite, il passa un bras dans le dos de Luna et remonta au quai avec elle. La jeune femme attrapa sa planche et se tourna vers Kaku.

- Tu t'assois ?

- Ok mais… Qu'est-ce que c'est ?

Il n'avait jamais vu Luna sortir son seabord, et ne l'avait jamais vu en action.

- Tu verras, répondit cette dernière avec un sourire et un clin d'œil.

Le roux regarda la planche et sa belle tour-à-tour, avant de finalement s'asseoir au bout de la planche sombre. Luna coinça ses pieds comme elle en avait l'habitude, et fit chauffer le réacteur.

- Tu devrais t'accrocher.

Dans le même temps, la planche décolla et vola au-dessus de l'eau du canal.

- Bon sang, c'est encore plus rapide que son striker !

Kaku devait tenir sa casquette pour ne pas la perdre, puis il lança une œillade par-dessus son épaule.

- C'est une de tes inventions ?

- Tu sais, j'ai eu un très bon prof charpentier. C'était également un cyborg très calé en mécanique !

- Je peux le constater !

Une fois hors du canal, la planche continuait son vol jusqu'à la demeure du charpentier. Ne s'attendant pas à ce que la planche arrête de flotter, Kaku avait donc laissé ses doigts dessous. Lorsqu'ils furent écrabouillés au sol, avec une pression égale aux poids de Luna et lui, l'ex-assassin ne put retenir une petite protestation.

- Wouaille !

Luna ne put s'empêcher de rire, n'ayant jamais entendu Kaku avec une voix de gamin égale à celle qu'il venait d'avoir. Elle descendit de la planche et fit lever le roux. Il se tourna vers elle après avoir ouvert la porte.

- Je pose mon sac et je te raccompagne.

La jeune femme sourit en coin.

- Tu crois qu'on pourrait m'agresser à la vitesse à laquelle je vais avec mon seabord ?

- Ne sait-on jamais. Attends-moi là…

Luna soupira, amusée, avant de s'appuyer contre l'encadrement de la porte. Elle regarda Kaku rentrer, puis elle se pencha vers l'intérieur.

- Tu ne crois pas que tu t'inquiètes pour un rien ?

- J'ai toujours été comme ça, tu le sais bien…

- Oui, pour toutes les fois où tu m'as raccompagné !

- C'est ça ou tu restais chez moi.

- Ah bon, vraiment ?

Se décollant du mur, Luna entra dans le foyer alors que Kaku se retournait.

- Tu m'aurais laissé le choix, j'aurais pris la seconde option… dit-elle d'une voix des plus suaves.

Le roux l'observa s'avancer doucement, comme… une lionne. Il la laissa venir, et passa ses mains dans son dos lorsqu'elle encercla sa nuque de ses bras fins.

- Eh bien, je te laisse le choix. Tu préfères que je te raccompagne, ou tu veux rester ici ?

- Je reste avec toi.

Luna plaqua ses lèvres contre celles de Kaku qui la serra contre lui. Il replaça une mèche de cheveux rouge derrière l'oreille de sa douce, et reprit là où ils en étaient. Comme si elle avait peur de se brûler, elle effleura son sweat du bout des doigts, avant de trouver le moyen de passer ses mains dessous. Il fit de même, laissant ses doigts parcourir l'échine frémissante de Luna. Ils reprirent leur souffle un instant.

- J'attendais ça depuis trop longtemps... dirent-ils en chœur.

Ils échangèrent un sourire, avant de reprendre leur baiser, plus brûlant que tous les autres. La lune, haute dans le ciel, pouvait être le seul témoin de ce qui se passait.

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Il la regardait, encore somnolent. Ses cheveux rouges faisait une marre autour de son visage, et les rayons du soleil caressaient doucement sa peau lisse. Calée contre lui, elle n'avait pas l'air décidé à bouger. Kaku contempla encore la jeune femme qui dormait, et songea une fois de plus à sa beauté qu'il trouvait plus que… magnifique, il n'avait pas d'autre mot. Il sourit et passa ses bras autour de son dos nu, prenant soin de ne pas la réveiller. Sentant la chaleur qui se dégageait du corps de Kaku, Luna se colla à lui, machinalement. Un doux sourire étira les lèvres de la jeune femme, qui s'éveilla quelques minutes plus tard.

- Salut… dit-elle doucement.

- Bien dormi ?

La jeune femme grogna un oui alors qu'elle s'étirait, avant de se caler de nouveau contre son homme. Elle demanda l'heure qu'il était, après avoir réussi à ouvrir correctement les yeux à cause de la luminosité qui régnait dans la chambre.

- On devrait peut-être aller bosser…, souffla Kaku.

Luna gémit, avant de poser sa tête sur le torse musclé du charpentier.

- On est dimanche, tu sais bien que le chantier est fermé…

- Héhé… Dimanche, c'était hier.

Luna écarquilla les yeux, et redemanda l'heure. Neuf heures et demie.

- Attends, si on est lundi… Oh putain ! Mon père va me trucider !

Kaku se leva, observant Luna se lever en hâte récupérer ses affaires. Il était aussi habillé qu'elle, c'est-à-dire pas du tout. Il se dirigea vers son armoire et sortit des vêtements propres qu'il enfila. Luna courrait toujours dans l'appartement, à moitié habillée désormais.

- Mais il est où mon haut ?!, demanda-t-elle paniquée, plus pour elle-même que son amant.

- Euh…

Kaku se mit à chercher avec Luna.

- Bon sang j'ai plus de temps, là !

- Mais tu as quoi au juste ?

- Un rendez-vous professionnel, j'suis à la compta' comme Leah sait pas très bien calculer les bénéfices et tout ça, fin tu vois !

Kaku acquiesça, puis sortit un t-shirt noir avec écrit « Galley-La » en blanc dessus, qu'il tendit à Luna qui ne trouvait toujours pas le sien.

- Allez, tu vas être en retard.

- Merci !

Elle embrassa Kaku, puis se détourna pour filer mais il la retint au poignet.

- Je sais que c'est pas le moment, mais qu'est-ce qu'on dit si les gens te vois sortir et qu'ils nous questionnent ?

- On dit rien de ce qu'il s'est passé, je suis venue tôt ce matin pour te demander des outils, ok ?

- D'accord.

Sur ce, la jeune femme fila, prenant sa planche à réacteur au passage pour aller plus vite. Elle n'avait pas très envie que tout le monde sache ce qui s'était passé pendant la nuit, bien que ce soit un signe de réconciliation entre les deux ex-amants. Ils étaient d'accord sur un point : il fallait attendre, prendre le temps de réfléchir à tout ce qu'une nouvelle relation entrainerait, et ensuite rendre leur relation publique s'ils continuaient sur leur lancée. Et puis, moins les gens en savait, mieux ça valait. Un flash se fit dans l'esprit de Luna. Si Lucci débarquait sur l'île, qu'est-ce qu'il ferait exactement ? Est-ce qu'il attaquerait Kaku directement, ou s'en prendrait aux gens qui l'entouraient ? Lorsqu'elle arriva au dock, la jeune femme sauta de sa planche et fonça jusqu'au siège de la compagnie sous les yeux de ses camarades. Zambai sursauta, se faisant une évidence, et glissa quelques mots à Tilestone.

- Hé, c'est le t-shirt de Kaku ça !

- Tu en es sûûûûûr ?! s'exclama le colosse.

- Bien sûr ! C'est moi qui lui ai donné après son retour, j'te rappelle que je fournis les objets marketing de Galley-La !

- Oooooh !

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Le silence régnait sur le bateau. Même Jabura faisait la gueule, révolté par le plan de son ami et leader. Kalifa avait bien tenté de raisonné Lucci, mais en vain. Les ex-membres du CP9 ne pouvaient pas s'empêcher d'obéir au brun. Sans doute ne savaient-ils pas quoi faire d'autre ? Leur vie avait été centrée sur le meurtre, les missions, les ordres. Ils s'étaient laissé diriger, gardant tout de même un certain libre-arbitre. Aucun des quatre membres qui avaient vécus à Water Seven n'avait eu la force ou le courage de partir et d'être livré à eux-mêmes. Pourtant, Kaku, le plus jeune des assassins mais aussi le plus naïf, dont le douriki était de 2200 soit le plus élevé après Lucci, ce même jeune homme qui n'avait pas hésité à trahir une ville entière et tuer des innocents tout au long de sa vie, était parti. Il avait quitté le bord, avec l'aide de ses camarades, dans le dos de Lucci. Lorsqu'il avait parlé de son envie de partir, Lucci avait été plus que violent. S'il avait voulu, il l'aurait tué. Traqués comme des animaux, ils auraient dû rester ensemble et se serrer les coudes. Mais Kaku s'était défilé, et Lucci considérait son acte comme une trahison. Ou plutôt, un abandon. Un abandon qu'il comptait bien modifier, annuler. Il allait récupérer Kaku, et peu importe ce qui leur en coûterait.

- Je répète une dernière fois. Jabura, tu retrouves Kaku avec Kalifa qui l'attirera ici. Fukuro, tu fais diversion dans l'île aux constructions avec Kumadori. Blueno, tu me rapportes cette emmerdeuse de Luna en un morceau.

- Il n'est pas dit qu'il vienne la chercher… fit remarquer l'homme à corne.

- Bien sûr que si. Kaku ne l'a jamais oublié, c'est bien pour ça qu'il est parti. Une fois que tu m'auras apporté Luna, tu iras en ville avec Jabura pour semer la pagaille. C'est bien compris pour tous ?

- Oui… souffla Kalifa.

- Mhm... firent Fukuro et Kumadori.

- Ouais ouais… grogna l'homme-loup.

Blueno hocha la tête

- Bien.

Lucci se retourna vers l'horizon. Il détestait qu'on lui prenne ce qui lui appartenait, et il comptait bien le reprendre.

- Nous attaquerons au coucher du soleil, demain à notre arrivée.

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Luna observa les plans par-dessus l'épaule de son père. Elle appuya sa tête sur la sienne, laissant ses mains posées sur ses épaules.

- On dirait que ça avance, tout ça…

- Oui, je suis assez content.

Icebarg sourit lorsque Luna posa sa tête sur son épaule, fascinée par les dessins qui représentait l'utopie de son père.

- Mais tu crois que c'est vraiment possible ? De mettre toute l'île sur un bateau ?

- Bien sûr. As-tu déjà entendu parler de Thriller Bark ?

- Mhm… Oui je crois, Nami m'avait envoyé une lettre à ce sujet, peu après leur départ de l'île !

La jeune femme sourit. Elle et la pirate rousse étaient de grandes amies depuis Enies Loby, et se tenaient au courant des actions de chacune. Dernièrement, la navigatrice avait retrouvé son équipage dont elle avait été séparée pendant deux ans. Tous se portaient bien, et passaient le bonjour à leurs amis charpentiers.

- Je vais y aller, lança doucement Luna. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu m'appelles hein !

- Mais oui princesse… Allez, va profiter de ta soirée.

Luna esquissa un sourire et se dirigea vers la porte. Elle aurait bientôt vingt-deux ans, et ça lui faisait toujours bizarre d'entendre son père la surnommée comme si elle avait dix ans de moins. Mais ça lui faisait plaisir, car il lui montrait qu'ils ne s'éloignaient pas malgré le temps et le chemin que traçait Luna. La voix moqueuse d'Icebarg coupa l'élan de tendresse de sa fille.

- Et rends son t-shirt à Kaku !

Elle piqua un fard, et fila en disant au revoir à son père. Ça faisait trois semaines qu'elle l'avait retenu, et trois jours qu'elle oubliait de rendre son t-shirt à Kaku. Elle l'avait mis à la machine dans le but de le rendre, l'avait perdu dans sa corbeille à linge, puis remis, trouvant que le noir était moins salissant que ses hauts de couleur ou blanc. Bref, elle allait devoir le remettre à la machine, et le rendre le lendemain. La jeune femme passa devant le kiosque à journaux, où l'on rappelait l'alerte à l'Aqua Laguna.

- Toujours en automne...

Le soleil commençait à disparaitre derrière l'horizon lorsqu'elle pénétra chez elle. Elle se mit à chantonner, direction sa chambre, lorsqu'elle sentit une présence. Elle souffla avant de se retourner.

- Pauly j'te préviens si tu t'es encore tapé l'incruste c'est ton crâne que je vais taper !

Pas de réponses.

- Il a la trouille ou quoi ?

Elle balaya la pièce principale du regard, la présence toujours là. Elle la sentait.

- Pauly, allez sort de ta planque, tu sais bien que je plaisante ! Ou pas…

Un grincement la fit se retourner, et elle vit une forme se détacher dans l'air. Elle s'empressa de se cacher derrière un meuble, et entendit ensuite des bruits de pas. Elle observa les jambes qu'elle avait sous les yeux : vêtues et chaussées de noir.

- Un agent du gouvernement ? Dans mon appart' ?!

Elle sortit doucement tandis que l'intrus s'éloignait d'elle et quittait l'appartement. Elle alla voir l'endroit où elle avant entendu grincer, et aperçu une forme verte à la place de sa porte de salle de bain. Elle revint sur ses pas, allant voir par la fenêtre s'il y avait quelqu'un dans la rue. Personne. Elle retourna donc devant l'étrange vide colorée qui avait permis à l'intrus d'entrer.

- On dirait une porte…

La curiosité la piquant à vif, la jeune femme s'engouffra dans la « porte » qui se referma aussitôt derrière elle. Piégée, elle se tourna vers une lumière qu'elle apercevait droit devant elle.

- Je suis quand même pas morte de trouille dans mon salon ?!

Elle avança toutefois, sentant que quelque chose la dérangeait.

- J'ai déjà vu ce phénomène quelque part…

C'est lorsqu'elle fut sur quelque chose qui semblait être un pont de navire qu'elle réalisa.

- Le pouvoir de Blueno !

Elle entendit rire derrière elle, et se retourna sans attendre. La surprise, la rage, l'incompréhension emmêlaient son esprit déjà inquiet.

- Bonsoir Luna.

Un sourire carnassier étira les lèvres de l'interlocuteur, qui se tenait appuyé sur les rambardes du pont supérieur, un verre de scotch à la main. Luna grinça des dents, serrant les poings avant de cracher un mot. Ou plutôt, un nom.

- Lucci.


Ayé, voilà le matou ! Que va-t-il se passer ?

Vous verrez dans le prochain chapitre ;)