Bonsoir à vous !
J'espère que vous allez bien, perso j'suis crevée ! (Dernière ligne droite avant la fin de l'année, c'est intensif pour tous)
Enfin, nous revoilà avec un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira !
Enjoy ;)
Pas un souffle de vent en bord de mer, rien pour porter l'odeur d'aventure que Luna sentait lorsqu'elle y était. Quelque chose avait changé sur l'île, elle le savait, depuis l'Aqua Laguna qui remontait à presque un an, pour être précis : onze mois. Quelque chose qui trainait, dans les ombres de la métropole. Le crépuscule de septembre teintait l'océan de paillettes d'or, un spectacle que Luna affectionnait par-dessus tout à cette heure.
- Je devrais commencer à rentrer…
Elle tourna le dos à l'océan, quand soudain une rafale fit voler ses cheveux devant ses yeux. Elle se raidit et écarquilla les yeux en remarquant la silhouette grande et élancée qui s'avançait vers elle.
- Enfin, tu te montres ! cracha-t-elle dans un murmure.
La silhouette ne répondit pas, se contentant de s'immobiliser à quelques mètres de la jeune femme.
- Tu as pris ton temps, Lucci.
Le brun releva la tête, affichant un sourire carnassier à vous glacer le sang. Luna lui fit fièrement face.
- Je sens ta peur…
- Qu'est-ce que tu veux encore.
Lucci se déplaça en une seconde et bloqua Luna qui sentit une douleur aiguë dans son cou. Sa tête se mit à la cogner, sa vue commença à se troubler et elle papillonna de nombreuses fois des paupières. Elle tenta d'appeler l'eau à l'aide, mais elle ne ressentit rien.
- Ce que je veux ? Me venger.
A ces mots, la vue de Luna devint noire, et elle perdit connaissance tandis que Lucci retirait la seringue de sa peau.
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« Je la tiens, et si tu veux la récupérer il va falloir que tu viennes la chercher. Là où tout a commencé. Nous t'attendons à la nuit noire. Bien à toi »
Kaku ne connaissait que trop bien cette écriture.
- Je le savais, ç'aurait été trop simple si Lucci était réellement mort.
Il serra les poings, déchirant le papier qu'il avait dans les mains. Il n'avait pas le choix, il allait devoir trouver Lucci et faire tout ce qu'il pouvait pour récupérer Luna. Autrement, il était certain qu'elle ne s'en sortirait pas. Il regarda l'heure et se prépara à agir. Il devait avoir une certaine sécurité derrière lui, et il savait très bien comment l'obtenir…
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Kaku arriva dans le bâtiment désaffecté, l'ancien atelier de Tom's Workers, et regarda autour de lui. Il ne semblait pas il y avoir qui que ce soit. Lucci sortit de l'ombre, mains dans les poches.
- J'ai faillis attendre.
- Où est-elle ?
Lucci siffla, avant de tirer sur une corde qui trainait au sol. Luna, qui était dans une caisse en bois, traversa le matériau et resta étendue aux pieds de Lucci avec les éclats de bois.
- La voilà.
Il tira la jeune femme vers le haut, la forçant à se lever, et la plaqua contre lui, relevant les cheveux rouges qui cachaient sa nuque. Elle avait une cicatrice encore fraiche.
- Regarde bien cette cicatrice Kaku, elle sera utile.
- Qu'est-ce que tu veux, Lucci ?
- Me venger. Mais je n'ai pas envie de me salir les mains… Fais ce que je te dis, et je promets de libérer ta moitié intacte.
Les regards de Luna et Kaku se croisèrent, perdus autant que l'autre.
- Tu vas devoir ressortir tes talents d'assassin pour cela.
- Et si je refuse ?
- Eh bien, elle mourra.
Luna n'en n'avait rien à faire, bien que la Mort l'effraie. Et elle défiait Kaku d'obéir rien que par le regard.
- Je veux que tu assassines Icebarg.
La jeune femme se mit à se débattre, hurlant à travers le torchon qui la forçait à se taire. Lucci l'immobilisa, et montra la cicatrice de Luna.
- N'essaie pas de me duper, Kaku.
Il sortit alors un petit boitier de sa manche et le mit bien à vue du roux.
- C'est un dispositif de meurtre à distance, mais tu sais comment ça fonctionne, pas vrai ? Nous en avons utilisé quelques-uns autrefois… Une pression sur ce petit bouton, et la capsule que j'ai placée dans son cou s'ouvrira, libérant ainsi un poison mortel.
Kaku serrait les poings si fortement que ses phalanges étaient blanches. Il leva les yeux vers Luna dont le regard était suppliant, rempli de peur, de panique, de désespoir. S'il obéissait, il sauvait la vie de la rouge mais la détruisait en même temps, lui enlevant la seule « vraie » famille qui lui restait. S'il obéissait, il ne pourrait pas rester à Water Seven.
- Tu viendras ensuite avec moi, reprit Lucci, et nous quitterons cette île. Je laisserais ta Luna en vie.
Le brun se pencha alors vers la nuque découverte de sa prisonnière qui commençait à bouillonner.
- Qu'en penses-tu ? La vie de ton géniteur contre la tienne, c'est assez raisonnable non ? Un père doit se sacrifier pour ses enfants…
Il tourna les yeux vers Kaku qui baissa la tête.
- J'ai ta parole que tu ne lui feras rien ?
- Je tiens toujours mes promesses, tu le sais.
Luna se mit à se débattre comme un diable, plus furieuse que tout à l'heure, tandis que les larmes fuyaient ses yeux et son contrôle. Lucci la tenait fermement, elle n'était pas prête de s'échapper.
- Si tu veux une preuve, tu attendras l'enterrement, dit Kaku aussi froidement que l'assassin qu'il était. Je ne détache pas les cadavres.
Il tourna les talons, et sortit du bâtiment malgré les gémissements bruyants de Luna qui ne se débarrassait pas de son bâillon. Lorsque la porte se referma, la jeune femme sut qu'il n'y avait plus rien à faire. Elle cessa de se débattre et de protester. Elle était impuissante, enchainée et bâillonnée, et sans aucun moyen de prévenir qui que ce soit. Ses forces l'abandonnèrent, et Lucci la laissa tomber à genoux sur le sol froid. Les larmes ne cessaient de couler, la douleur et la rage qu'elle avait en elle les ranimant sans cesse. Lucci détailla Luna avant d'aller se mettre à la fenêtre voilée.
- C'est à la fois égoïste et altruiste.
Il se tourna vers Luna qui gardait les yeux fermés.
- Il est prêt à tout pour te garder en vie. Même si ça doit te blesser au plus profond de toi-même.
Même si ces paroles avaient un fond de compassion - si elles n'avaient pas été prononcées par ce psychopathe de Lucci -, Luna n'en fit rien. Elle allait perdre son père, et celui à qui elle avait pardonné et donné sa confiance de nouveau.
- Je t'en prie Kaku… Ne fais pas ça !
Kaku continuait de courir dans les ténèbres, sachant très bien où il allait. Il s'infiltra dans le siège de la compagnie, et alla prendre un couteau dans la cuisine avant de monter au bureau d'Icebarg. Il n'était pas là. C'est dans sa chambre que Kaku trouva sa cible, endormie. Il s'approcha du lit et observa l'homme, son patron, celui qui lui avait donné une seconde chance.
- Pardon monsieur…
Icebarg ouvrit les yeux, et le sang gicla.
OH MON DIEEEEU ! ... Quoi ? C'est pas une bonne fin ? Ah bah tant pis... La suite est déjà écrite, vous l'aurez demain sans faute ;)
Un p'tit avis ? :3
À demain ! :D
