Découvertes, chapitre 2
Ça y est, il avait retrouvé le pays qui l'avait vu naître. Il augmenta son aura au maximum pour appeler ses trois amis. Le premier à arriver fut Neville. Le timide gryffondor avait bien changé, prouvant à Harry que sa théorie était véridique. Il avait grandi et s'était musclé. A son côté pendait une épée qu'Harry reconnaitrait entre toute. Le regard du jeune homme brillait de force, d'assurance et de confiance. Il était vraiment digne d'être celui qu'il pensait qu'il était.
Ensuite arriva Hannah. Elle avait vraiment embelli et il n'était pas le seul à le penser d'après le regard ébloui de Neville. Elle n'avait pas beaucoup changé, mais elle était belle, avait de long cheveux bruns avec de léger reflets roux qui luisaient sous la lumière du soleil. Elle avait de magnifiques yeux bleus qui brillaient de Pouvoir, de joie de vivre et de bonté. Enfin, arriva Hermione. Comme pour Neville face à Hannah, Harry eut le coup de foudre en voyant son amie de toujours. Elle était magnifique, ses cheveux n'étaient plus broussailleux, mais souples et soyeux. Ses yeux pétillaient d'intelligence et de Pouvoir. Il se sentit rougir, puis détourna les yeux et ne vit pas que ce sentiment était réciproque. Harry regarda Neville et demanda :
-Alors ?
Neville soupira et dit :
-Je n'ai pas trouvé Gryffondor. Et vous les filles ?
-Je n'ai pas trouvé Pouffsouffle, murmura Hannah.
-Et moi, j'ai échoué pour trouver Serdaigle. Et toi Harry ?
-J'ai trouvé les fondateurs.
-Où sont-ils ? demanda Hermione totalement excitée comme Neville et Hannah.
-C'est nous ! trancha Harry.
-…
-…
-… Tu te moques de nous, hein ? demanda Neville.
-Non, je l'ai compris quand un paysan que j'ai sauvé m'a appelé Serpentard car je l'ai sauvé d'un serpent et mon familier se nomme Sevy et c'est un...
-Basilic ! s'exclama Hermione.
-Oui, Hermione ou devrais-je dire Rowena.
-Oh par Merlin !
Hermione le regardait avec stupéfaction alors que Neville commençait à pouffer et lui lança :
-Mais alors ? Ô mon pauvre Harry, alors tu as fusionné avec cette enflure de Serpentard !
Harry lui lança un regard noir et bougonna :
-Mouis bon ! En tout cas, Hanna est Helga, Hermione Rowena, Je suis Salazar et Neville est Gryffondor.
C'est à ce moment que Neville se rendit compte de ce que disait Harry. Il le regarda avec stupéfaction et Harry lui dit :
-Et oui, tu n'es pas héritier de Gryffondor, tu es Gryffondor.
-Mais toi aussi tu es de Gryffondor.
-Normalement, je devais aller à Serpentard. Mais les sorciers m'ont bourré le crâne en me disant que Serpentard pas bien, tous méchants, pas gentils et Seigneur des Ténèbres, singea Harry. Alors qu'en fait, ce n'est que la maison de la ruse et de l'ambition.
-Mais alors nous allons devenir ennemis, s'écria Neville horrifié.
Harry leva les yeux au ciel et lança :
-Neville, tu es un cracmol et je suis un dieu !
-Hey ! Ce n'est pas vrai ! Oh ! J'ai compris, en mille ans beaucoup de choses ont dû changer. Donc ça veut aussi dire que tu n'es pas un dieu, répliqua Neville avec un léger sourire.
Son maître lui avait dit que l'un des siens lui ouvrirait les yeux sur le monde et il venait de comprendre que c'était à Harry de le faire. Il commençait à se rendre compte que ce qu'il pensait être vrai était en fait totalement faux. Harry ou Salazar comme ils allaient devoir l'appeler n'avait pas eu de maître, mais avait découvert le monde par lui-même. Il eut un sourire devant la tête d'Harry qui lui répondit :
-Dommage, j'aurai bien voulu l'être.
-Comme tout le monde, mon pauvre petit serpent, pouffa Neville.
Harry lui tira la langue pour le plus grand amusement de ses trois autres amis. Hermione retrouva son ami qu'elle avait cru avoir perdu après la mort de Sirius. Elle sentit des larmes couler le long de ses joues et se jeta sur lui pour se serrer contre lui. Elle pleura de joie et lui embrassa la joue. Harry enlaça Hermione et depuis la mort de son parrain, il fondit en larme. Il relâcha sa peine, ses souffrances et termina de faire son deuil. Neville et Hanna enlacèrent les deux amis. Leur étreinte recréa les liens d'amitié que la guerre et le temps avaient distendus. Quelques minutes plus tard, ils s'écartèrent les uns des autres, puis Harry dit :
-Bon, maintenant que nous sommes les fondateurs, il va falloir que nous fondions ce qui nous a rendus célèbres.
-Oui, Poudlard, murmura Rowena.
-Mais est-ce que ces terres sont libres ou appartiennent-elles à quelqu'un ? demanda Helga.
-Eh bien, il n'y a qu'une chose à faire, aller au château et demander à qui sont les terres de Poudlard, répondit Salazar qui avait déjà un plan en tête.
-Et comment fait-on ?
-Et bien nous allons rejoindre le village de moldus et de là le château ensuite, nous aurons une discussion avec le maître des lieux. Oh ! Surtout ne dites pas que vous êtes des sorciers.
-Pourquoi ? demanda Godric.
-Bon, je vais vous expliquer.
Les quatre amis s'assirent sur un rocher plat et les trois autres attendirent que Salazar s'explique :
-Durant ces cinq années, j'ai découvert que le monde magique avait deux sortes d'humains…
-Comment ? De quoi parles-tu ? l'interrompit Rowena.
-Rowena, je déteste qu'on me coupe, alors tu pourras me couper quand j'aurais terminé mon récit, sinon on ne comprendra pas. D'ailleurs sachant que tu ne pourras pas t'empêcher de me couper, je vais te lancer un sort de mutisme. Et quand j'aurais terminé mon récit, tu pourras me poser toutes les questions que tu voudras me poser, dit froidement Salazar.
Avant que Rowena puisse dire quoique ce soit, il lui lança le sort qui la rendit muette mais pas sourde, ainsi elle pouvait entendre ce que raconterait Salazar sur le monde magique.
-Bien, donc comme je le disais avant que notre chère Rowena me coupe, j'ai découvert qu'il y a deux sortes d'humains magiques dans le monde magique. D'un côté les sorciers et de l'autre les mages.
Les trois autres lui lancèrent un regard étonné plein d'interrogation et Salazar répondit à ces questions informulées :
-Les mages pensent que tous les êtres magiques sont égaux qu'ils sont issus de la Magie, que la Magie est leur mère à tous. Que c'est grâce à elle s'ils vivent, qu'ils doivent lui montrer respect et amour envers elle. C'est comme une déesse, mais une déesse bien réelle. Les sorciers eux, pensent que la magie n'est qu'une force comme une autre, qu'elle n'a aucune intelligence et qu'ils sont supérieurs aux autres êtres magiques qui doivent leur obéir comme de simples esclaves. Mais surtout, les sorciers haïssent les mages, ils les jalousent, car les mages ont des pouvoirs plus importants offerts par la Magie. Cependant, il arrive que certains sorciers deviennent des mages en tentant de communiquer avec leur magie.
Les trois autres le regardèrent et Helga demanda :
-Comment ?
-Leur magie, c'est en fait la Magie. En écoutant leur magie, ils se mettent en harmonie avec la Magie et découvrent que tout ce qu'ils pensaient être vrais ne l'est pas, alors ils ont deux choix. Soit ils s'obstinent soit ils se mettent du côté de la Magie et deviennent des mages. Les sorciers ont maintenant interdit à quiconque de ne faire qu'un avec leur magie. Le culte de la Magie est vu comme une honte et celui qui serait pris à le faire serait considéré comme hérétique et brûlé vif.
Les trois autres étaient de plus en plus horrifiés par ce qu'ils entendaient. Les sorciers étaient des monstres de cruauté et d'intolérance, ils ne voulaient le monde que pour eux, ils voulaient être les maîtres et détruire tous ceux qui pourraient penser autrement. Rowena fit un geste à Salazar qui la libéra de son sort. La jeune femme lui dit :
-Tu mériterais une bonne claque pour le sale coup que tu m'as fait, mais je comprends aussi pourquoi tu l'as fait, mais…
-Attends, je n'ai pas encore terminé. Si les sorciers se sont protégés derrière les barrières anti-moldus, c'est qu'ils ont peur d'eux…
-Oui, c'était après la chasse aux sorciers du moyen-âge et alors ? demanda Godric.
-Tu ne t'es jamais demandé pourquoi ils avaient tenté d'exterminer les sorciers ?
-Heu… non. Il faut dire qu'il y a encore dix minutes j'étais fier d'être un sorcier et que je pensais que tous les sorciers étaient des gens très bien, répondit Godric avec dégoût.
-Eh bien je vais vous expliquer. Pour les mages la Magie est une déesse, elle est source de vie et de mort. Elle est miséricorde, bonté, c'est notre mère à tous…
-On dirait ce que disent les moldus sur dieu, murmura Rowena.
-C'est normal, si pour nous la Magie est féminine, pour les moldus, elle est masculine et ils l'a vénèrent sous le nom de Dieu, lança Salazar.
-Oh par Merlin ! s'exclamèrent tous les autres.
-Eh oui. Les moldus ont fait la chasse aux sorciers pour aider la Magie, ils ont tenté de les exterminer pour que les mages ne disparaissent pas. En fait, pour les moldus, les mages sont considérés comme des prêtres, ils sont respectés par l'église et le Vatican, quant aux sorciers, ce sont des hérétiques et s'ils se font chopper par un moldu c'est le bûcher illico, continua Salazar.
-D'accord ! Bon, qu'allons-nous faire maintenant ? demanda Helga.
-Vous devez savoir que je suis un mage. Que je suis totalement fidèle à la Magie, lança Salazar.
-Comment doit-on faire pour devenir des mages. Nous ne sommes pas des sorciers, nous sommes des mages, s'exclamèrent ses trois amis.
Tous les trois sursautèrent quand ils entendirent une voix douce en eux les remercier et les bénir. Salazar vit ses amis être entourés par une douce lueur blanche qui lui prouvait qu'ils étaient devenus des Mages. Leur puissance fut augmentée pour atteindre celle de Salazar. La Magie leur expliqua que maintenant comme lui, ils étaient tous devenus multi-animagi et qu'ils avaient atteint la même puissance que Salazar mais pas la même maîtrise. En fait, ils allaient devoir apprendre à contrôler la terrible puissance qu'ils venaient d'obtenir. Pour Salazar, maintenant ils étaient vraiment les fondateurs, étant tous pareil, il n'y aurait aucune jalousie entre eux et leur amitié serait toujours là. Quand ils rouvrirent les yeux, ils virent que Salazar attendait paisiblement qu'ils se réveillent. Rowena demanda :
-Que fait-on maintenant ?
-Vous devez savoir que les mages n'ont pas de baguettes magiques, ils ont des bâtons de pouvoir. En devenant des mages, vos baguettes ont été modifiées, donc vous allez sortir vos baguettes et les agrandir pour qu'elles vous dépassent de quelques centimètres.
Les trois amis lancèrent un sort d'agrandissement, mais en vain. Soudain, ils eurent l'idée de demander de l'aide à la Magie. Cette dernière leur expliqua que les sorts de sorciers ne fonctionnaient plus pour eux, qu'ils devaient ne faire qu'un avec leur magie avant de réussir à faire le moindre sort. Remerciant la magie, les trois nouveaux mages fermèrent les yeux et au bout de quelques minutes, ils découvrirent le bonheur d'entrer en contact avec leur magie. Ils se lièrent définitivement à elle et devinrent totalement des mages. Ils ne pouvaient plus faire marche arrière, jamais plus ils ne pourraient redevenir des sorciers, leur magie était maintenant définitivement liée à eux et à la Magie. Maintenant que cela était fait, ils revinrent dans le monde réel, puis voulurent que leurs baguettes deviennent des bâtons de pouvoirs et là, leurs baguettes devinrent de magnifiques bâtons de pouvoir. Les trois amis ouvrirent les yeux et virent Salazar les regarder avec joie, ils étaient enfin à son niveau.
Salazar leur fit un clin d'œil, puis sortit sa baguette et la transforma en bâton de pouvoir. Le sien mesurait presque deux mètres de haut, il était en bois serpent tordu comme un serpent avec des rayures argentées. La base était en pointe tandis que le haut ressemblait à la tête d'un serpent qui tenait une énorme émeraude totalement ronde dans sa gueule grande ouverte. Godric fit un grand sourire à Salazar et regarda son bâton. Il était en acajou zébré d'or, mesurant près d'un mètre quatre vingt quinze. Il était parfaitement droit d'un diamètre égal de deux centimètres et se terminait par la tête d'un lion rugissant tenant dans la gueule un rubis parfaitement rond. Helga eut un grand sourire en voyant les couleurs des deux fondateurs, alors elle regarda son bâton et fut fière de son bâton. Il mesurait près d'un mètre soixante dix soit dix centimètres de plus qu'elle. Il était en bois Pau Amarello d'un jaune pur strié d'ébène, il avait une forme un peu torturé et se terminait par une tête de blaireau qui tenait dans sa gueule un diamant jaune sphérique à facette qui brillait au soleil. Enfin Rowena regarda le sien et vit un bâton d'un mètre soixante quinze parfaitement droit en ronce de noyer avec des inclusions de turquoise sur toute la longueur. La base du bâton était un bec fermé et il se terminait par une serre d'aigle qui tenait fermement un saphir sphérique.
A suivre
