Salut à tous ! Déjà de retour avec un nouveau (enfin pas tant que ça) chapitre !
Encore une fois les mérites reviennent tous à Mishel-10, ceci est son oeuvre, je ne suis que la traductrice
A demain pour un nouveau chapitre
Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf sur Rayne et mon rouge à lèvre !
Rayne m'avait guidé jusqu'à la casse, quelques kilomètres plus loin. Elle était restée silencieuse pour les quelques dernières minutes, mordillant nerveusement sa lèvre inférieure. Je n'aurais su dire si elle était nerveuse à cause de moi ou juste inquiète pour son mécano, Roger. « Donc, Rayne, » commençais-je pour briser le silence.
Elle se tourna vers moi et sourit, ses yeux brillants d'amusement. Je remarquais la légère touche de marron autour des pupilles de ses yeux verts et décidait que c'était maintenant ma couleur préférée. « Quoi, plus de Cherry Pie, Dean ? » dit-elle, insistant sur mon nom. J'aimais la façon dont elle l'avait dit.
Je secouais ma tête avec un sourire un peu bête. « Je… Tu sais… J'aime garder les choses intéressantes. »
« Bien sûr » rit-elle. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? »
Ma tête se vida et j'oubliais complètement la remarque sarcastique que je voulais lui faire juste une seconde plus tôt. « Encore loin ? » demandais-je, choisissant la première chose qui me vint à l'esprit même si je voyais la casse de là où j'étais.
« Umm… un mètre ? » demanda-t-elle, confuse en montrant le panneau.
Je grognais intérieurement. Tellement pas cool Winchester ! « Ah, oui. Je vérifiais juste que tu faisais attention » me justifiais-je.
« Okay, peu importe » rit-elle, ne se laissant pas berner.
Je me garais à coté du grillage et nous sortîmes tout les deux. Je remarquais immédiatement le gros cadenas sur le portail à l'entrée. « Alors comment on est censé entrer, Kim Possible ? » demandais-je.
Rayne grinça des dents, exaspérée, et s'avança vers le portail. « Ne fais pas comme si t'étais jamais entré par effraction. On pourrait presque voir ton visage sur une affiche « WANTED ». »
Je la rejoints. « Pour ton information, je fais le regard Blue Steel à la perfection. »
Elle se tourna vers moi en souriant. « Prouve-le ! » me défia-t-elle. Je pris la pause, affinais mes traits, et mis mes lèvres en avant. Elle éclata de rire en se tenant les côtés un chouïa trop dramatiquement.
« C'est bien, pas vrai ? » Je tendais les bras en révérence.
Elle essuya une larme imaginaire de son œil. « Oh oui, « mon information » a beaucoup apprécié. »
« Oh mais elle peut » répondis-je. Avec un autre sourire dans ma direction, elle se retourna et commença à escalader le portail pour se glisser entre les deux ventaux légèrement écartés. « Hey, comment je suis censé passer la ? » lui criais-je. « On est pas tous vendu en format de poche. »
Elle tourna la tête vers moi en faisant une grimace. « Pourquoi est-ce que tu lèves pas simplement ta jambe pour passer au dessus palm tree ? »
Je me moquais d'elle comme l'aurait fait un pauvre gamin de 3 ans et attrapait le grillage pour passer au dessus. Je sautais en suite à coté d'elle, époussetant mes genoux. « Palm tree, ouais pas mal » dis-je en cachant ma voix avec du sarcasme.
« Enfin » souffla-t-elle. « T'aura mis longtemps » en insistant sur le « long ». « Ha ! Compris ? Long ? Parce que t'es trop grand ! » elle commença ensuite à rire fièrement de sa propre blague.
Je restais là, pas du tout amusé, à la regarder avec un regard vide d'expression. Après quelques instants, elle se calma et finit par me regarder. « Tu te trouve drôle » dis-je en remarque, et non en question.
Elle me renvoya la pareille. « Je me trouve adorable. »
Je la fixais, surpris, alors qu'elle tournait les talons et s'éloignait. « Hey ! Attends ! C'est ma phrase ! Tu peux pas dire ça ! Rayne ! » criais-je, frustré. Elle me fit un signe de la main en guise de réponse sans se retourner.
SPNSPNSPNSPNSPN
Dean me rattrapa enfin, l'air énervé et grommelant dans sa barbe quelque chose à propos de moi étant une « gamine impossible ». J'essayais de cacher mon amusement mais sans succès. S'il pensait qu'il pouvait dépasser ma frustration, il n'avait encore rien vu. Je n'avais pas encore joué toutes mes cartes. Je jouais celle du flirt, battement de cils, doigt dans les cheveux, auquel j'étais vraiment très nulle. Il me dépassa et je dus accélérer la cadence pour essayer de le rattraper.
« Ralentis ! J'ai des petites jambes. » l'appelais-je.
Il jeta un regard en arrière et me fit un sourire moqueur. « Quel est le problème ? T'as perdu un ou dix centimètres en traversant la barrière ? »
Je décidais de l'ignorer… principalement parce que j'avais besoin de quelques minutes pour penser à d'autres grands objets auxquels le comparer. Nous marchions, regardant dans les rangées pour trouver une voiture qui pourrait ressembler à la mienne. Trouver quelque chose qui marche encore dans une casse était peu probable mais parfois on peut trouver un trésor ou deux si on sait ce qu'on cherche. Nous passions une rangée, dans laquelle il y avait un groupe de gangster, en cercle, au fond. Non sérieusement, ils étaient autant « gangstereux » que des gangsters peuvent l'être. Pantalons sur les chevilles, bandanas su la tête, tout le toutim. Ils se tournèrent dans notre direction et arrêtèrent de parler quand ils nous virent approcher. Je me figeais, peu sûre de ce que je devais faire quand Dean attrapa soudainement mon bras pour m'éloigner rapidement d'eux.
« T'es suicidaire ou quoi Cherry Pie ? » me gronda-t-il.
« Non » murmurais-je. Pour être franche, je ne suis pas sûre de ce que j'aurais fait si Dean n'avait pas été avec moi, et j'étais vraiment contente qu'il le soit. Je me concentrais sur la pression chaude de sa grande main sur mon avant-bras. « Uh, Dean ? » demandais-je alors qu'il ne me lâchait pas du regard. « C'est une sacrée poigne que tu as… » Il réalisa qu'il me tenait toujours et me lâcha rapidement, et commença à s'éloigner avec un air renfrogné. « Cache ta bonne humeur, on pourrait te confondre avec Terminator ou un truc dans le genre. »
Dean se retourna avec un regard sérieux. « Je reviendrais » dit-il avec un profond, monotone, accent allemand, avant de disparaître derrière une rangée de voitures.
« Dean ! » lui criais-je. « Où tu vas ? »
« Non, sérieusement. Reste là, je reviens ! Je crois que j'ai trouvé ce qu'il nous faut » cria-t-il depuis quelque part au milieu d'une pile de ferraille.
Je soupirais de frustration mais obéis. Après quelques insultes et exclamations, Dean émergea, encore plus sale qu'avant, avec dans les mains une… eh bien, pas si nouvelle, mais assez bonne batterie. « Regarde ce que j'ai trouvé ! » dit-il en remuant fièrement la chose en l'air.
« Mon héros ! » avec ma meilleure imitation d'Olive Oyl, tournant sur moi-même et avec mes mains sur la poitrine.
Dean rigola. « T'es spéciale, Rayne. » Je lui fis mon plus doux sourire et il m'en fit un simple en retour. « Et c'est quoi ton nom de famille au fait ? »
« Mon quoi ? » demandais-je, encore distraite par son sourire.
« Ton nom de famille ? » répéta-t-il, en me regardant comme si j'étais débile. « Tu sais, la chose rattachée à ton prénom ? On peut en général le trouver sur tous les documents importants. »
Je ris nerveusement. « Umm, Adams, Rayne Adams. » Il acquiesça, comme s'il approuvait. « Et toi ? »
Il me regarda. « Winchester. »
« Comme les fusils ? » ricanais-je.
« Oui, » répondit-il. « Aucun lien. »
Nous retournions à la voiture en silence. Il mit la batterie à l'arrière et démarra le moteur. Je tendis la main pour allumer la radio, quand sortit de nulle part, la main de Dean apparu et attrapa la mienne fermement. « Je crois pas, Adams. »
« Pardon ? » demandais-je, le regardant avec de grands yeux.
« Les règles sont, si tu es dans ma voiture, et que je conduis, je choisis la musique. » m'expliqua-t-il d'un ton neutre comme s'il l'avait déjà fait beaucoup trop de fois.
« Et moi ? » demandais-je.
Il lâcha ma main et sourit. « Et tu restes assise avec la bouche fermée et tu profites. »
Je soupirais. « T'as de la chance que tu écoutes de la bonne musique. » répondis-je enfin quand il mit du Metallica.
Il secoua la tête d'étonnement. « Je peux pas dire que j'ai rencontré beaucoup de filles qui apprécient le classic rock. »
« EH bine, j'imagine que t'as pas rencontré beaucoup de filles bien » répondis-je.
Il leva un sourcil vers moi. « Et tu es une fille bien, Rayne Adams ? »
Je roulais des yeux. « Je suis un ange. » Il semblait que ce type recevait beaucoup de roulement d'yeux de ma part.
Il répondit d'un simple « hmm ».
Nous nous éloignâmes de la casse et roulions vers le motel. « Donc toi et Sam, vous êtes proches ? »
« Ouais, on est proches. Je l'ai pratiquement élevé. »
« Vos parents n'étaient pas là ? » demandais-je. Je remarquais son hésitation et regrettais presque immédiatement.
« Notre mère est morte quand Sam était bébé, notre père toujours loin pour le boulot. » Il haussa les épaules comme si ça suffisait à excuser qu'il ait eu à élever son petit frère.
« L'affaire familiale, c'est ça ? » demandais-je et il acquiesça. « Je sais ce que c'est. Mon père était toujours loin pour son travail quand j'étais petite. Je ne le voyais presque jamais. »
« Vous n'êtes pas proches ? » demanda-t-il, l'air réellement intéressé par ma réponse.
« On l'était. »
« Etait ? »
« Ouais, il est mort à son travail quand j'avais 19 ans » expliquais-je, essayant de ravaler ce familier goût amer dans ma gorge à chaque fois que je parle de mon père.
Les épaules de Dean s'affaissèrent de compassion. « Qu'est-ce que tu as dit que son job était déjà ? »
Je le regardais, confuse. « Je ne l'ai pas dit. » soupirais-je. « Il n'en a jamais vraiment parler, et je ne comprenais pas grand-chose quand je l'interrogeais. Quelque chose à propos de commerce et d'affaires… » continuais-je, soudain embarrassée de ne même pas connaitre le métier de mon père. « Il était loin si souvent, j'imagine que je n'essayais pas vraiment de savoir » m'expliquais-je.
Dean hocha la tête comme s'il comprenait mais ne dit rien. Un moment plus tard, son téléphone sonna et il le sortit de sa poche arrière. « Allô ? » répondit-il j'entendis une voix indistincte à l'autre bout du fil. « Sam ? Attend ralentis… quoi ? Ouais » répondit-il, inquiet. « Je crois que j'avais compris. Okay, on est en chemin. On arrive. » Il raccrocha et remit le téléphone dans sa poche.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demandais-je en remarquant la tension émanant de Dean.
« Sam a trouvé quelque chose. » déclara-t-il simplement.
« Dean ? Peu c'est pas assez. Parle. »
Dean soupira, hésitant. « Il y a quelque chose que tu devrais savoir. »
« Quo.. » ma question fut coupée alors qu'un 4x4 rentra de mon coté de la voiture. J'entendis la vitre grincer et éclater – sentit les morceaux aiguisé entré dans ma peau nue. Je crois que j'ai crié, ou peut-être que c'était le bruit des freins qui grinçaient sur l'asphalt. Ma tête cogna sur la coté sous l'impact et ensuite s'écrasa sur le cadre de la fenêtre avec une violence assommante. J'entendis Dean appeler mon nom… puis je n'entendais plus rien du tout. Mon monde disparu alors que je m'enfonçais dans les ténèbres.
Deux histoires en une nuit !? Je sais ce que vous pensez « on doit encore ce remettre de la première partie ! »
Mais j'avais déjà l'idée en tête et mon cerveau ne voulait plus la fermer avant que je l'envoie dans l'univers. Alors voilà…
**Jette des paillettes sur la foule**
Comme vous l'avez probablement remarqué, j'aime utiliser des références et des petites blagues alors si vous les comprenez, faites le moi savoir ! J'aimerais savoir si vous avez compris la partie Gilmore Girls et « j'ai des petites jambes » :p
Enfin, c'est un peu plus court mais il est tard et je suis fatiguée et je suis déjà pressée de me réveiller demain pour voir ce que vous en avait pensé !
Vous n'êtes pas beaucoup mais je vous attire avec mon esprit… pas vrai ? VENEZ A MOI !
Umm… Okay, profitez ! Et dites moi ce que ou si vous avez quelque chose à dire
Salutations,
Mishel
