Salut ! Comment vous allez ? J'espère que vous allez bien et que vous êtes contents de retrouver un nouveau chapitre de Cherry Pie ! ^^
Le week-end approche et comme vous pouvez l'imaginer, week-end + vacances = je vais être pas mal occupée ces prochains jours. J'espère pourvoir quand même vous poster un chapitre pendant les prochains jours mais je ne promets rien ^^
Encore une fois les mérites reviennent à Mishel-10, elle écrit et je traduis ^^
PS : Je préfère garder les surnoms qu'elle donne, c'est un peu difficile à traduire
Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf pour Rayne et mes vieilles tongs de plage.
Le lendemain
« Très bien. Je veux que vous reveniez si vous sentez une douleur ou un étourdissement. Et ne prenez que le Tylenol pour les maux de tête, rien d'autre. » dit le docteur Barnes, en regardant Rayne.
Je mis mon bras autour d'elle et la serrais contre moi. « Ne vous inquiétez pas, doc. Je prendrais soin de mon petit rayon de soleil personnellement. » dis-je enthousiaste en l'embrassant exagérément sur le bandage sur sa tempe. Elle fit un sourire forcé et me donna un discret coup de coude dans les côtes. Je transformai ma grimaça en sourire en la faisant s'asseoir sur le fauteuil roulant. En faisant un dernier signe au docteur, à présent confus, je la fis tourner et la fis rouler jusqu'à l'ascenseur.
« Merci, chéri » grogna Rayne avec les lèvres serrées.
« Hey, soit au moins reconnaissante que je les ai convaincus de te lâcher si tôt. Dr Barnacles là bas voulait te garder encore une nuit » renvoyais-je.
« Barnes » murmura-t-elle.
« Quoi ? » demandais-je en appuyant sur le bouton du rez-de-chaussée.
« Il s'appelle Dr Barnes. »
« Pff, comme si le nom du docteur m'intéressait » répliquais-je.
Elle souffla bruyamment et croisa les bras. On commençait chacun à taper sur les nerfs de l'autre après avoir été enfermés dans une chambre alors que je mourrais d'envie de sortir. Rayne s'était réveillée après son « épisode » tôt ce matin et je les ai convaincus de la laisser sortir une heure plus tard. Je n'aimais pas être là bas, sans protection, sachant qu'un démon possédant une infirmière pourrait entrer à n'importe quel moment et tuer Rayne sous mes yeux.
Elle avait prit toute l'histoire des « monstres » mieux que je ne l'aurais cru mais je la surveillais encore, attendant qu'elle craque. A part être fatiguée et courbaturée, sinon, elle avait l'air de prendre les choses plutôt bien. Quand je lui ai assuré qu'on irait voir sa mère en allant chez Bobby pour être sûr qu'elle va bien, Rayne avait semblé se détendre.
Dès que nous avions passé les portes de l'hôpital, elle sauta de son fauteuil et insista pour marcher jusqu'à la voiture, qui était déjà sortie du garage et réparée, toute seule. Je remarquais la concentration qu'il lui fallait pour mettre un pied devant l'autre alors je la tins fermement par le coude, ne voulant pas qu'elle tombe et que nous fassions demi-tour vers l'hôpital.
« Rayne, laisse-moi t'ouvrir la porte. Attends. » lui dis-je une fois arrivés à la voiture.
« Je peux le faire » m'aboya-t-elle.
« Je sais que tu le peux, firecracker » dis-je utilisant ma voix calme. « Mais je veux le faire. » Elle me regarda et après avoir vu mon visage sincère, elle me fit un léger signe de tête. Alors que je cherchais les clés dans ma poche arrière, elle s'appuya sur moi, respirant doucement. Elle dormait debout.
Je l'installais sur le siège avant avec un de mes sweatshirts en guise d'oreiller. Elle lutta pour rester éveillée sur la route pour aller chez sa mère. C'était une maison simple peinte en jaune clair, avec des fleurs blanches qui poussaient sous les fenêtres. Je pouvais presque voir une petite fille rousse courir dans l'herbe. La voiture était dans l'allée mais Rayne n'était pas satisfaite tant que je ne l'aurais pas aidée à aller espionner par la fenêtre de la cuisine où elle vit sa mère couper des légumes et danser en écoutant la radio.
Je regardais Rayne et elle regardait sa mère, un léger sourire sur les lèvres. Avec un hochement de tête, elle me laissa la ramener à la voiture.
« On peut passer par chez moi ensuite ? » me demanda Rayne quand je m'assis derrière le volant. « Il faut que je récupère des affaires si on va chez ce Bobby pendant un moment. »
Je ne répondis pas en démarrant. J'étais inquiet qu'il puisse y avoir des démons qui nous attendraient là bas, mais je savais aussi que ça pourrait être la dernière fois qu'elle y retournerait. J'acquiesçais finalement et la laissait me guider jusqu'à son appartement. J'attendis dehors après avoir vérifier qu'il n'y avait personne pendant qu'elle mettait autant de choses que possible dans un sac. Elle ressortit quinze minutes plus tard, l'air encore plus pâle qu'avant.
« Tu vas bien ? » lui demandais-je, étudiant son visage. Je voyais les cernes sous ses yeux et le bleu qui apparaissait sous son bandage. Elle avait l'air mal en point.
Son regard s'éloigna de moi et elle me fit un sourire faible. « Super. »
Je ne dis plus rien en retournant à la voiture. Je n'avais jamais fait vraiment attention à mes propres blessures mais sur elle, je remarquais la moindre égratignure. Et je n'aimais pas l'effet que ça me faisait.
Nous commencions notre route jusque chez Bobby en silence. Je lui avais dit ce matin qu'il était un vieil ami qui connaissait une chose ou deux sur les monstres et qu'il pourrait nous aider. Sam était chez lui depuis déjà quelques jours et ils rassemblaient autant d'informations qu'ils pouvaient sur Roger Macklin et Dan Adams, le père de Rayne. Quand j'avais parlé à Sam la nuit précédente, il m'avait dit qu'ils avaient trouvé quelque chose mais qu'il voulait attendre qu'on arrive pour nous le dire.
Nous étions en plein milieu de la deuxième cassette d'AC/DC quand Rayne commença à se masser la tempe. Impulsivement je tendis la main et baissais le volume.
Bizarre.
Je ne me rappelais pas la dernière fois que j'avais volontairement baissé le son de ma musique. Un sourire apparut au coin de mes lèvres. Tu deviens faible, Winchester.
« Donc sérieusement » dis-je, brisant le silence. « Comment tu te sens, Cherry Pie ? »
Elle sourit mais garda les yeux fermés. « Et moi qui pensait que tu me voyais enfin comme plus qu'un simple dessert. »
« Simple dessert ? » demandais-je, feignant l'incompréhension. « Une tarte, saveur cerise, rien de moins, n'est pas un simple dessert. C'est une religion ! Une façon de vire… c'est une… » continuais-je théâtralement avant qu'elle ne m'arrête.
« D'accord, Shakespeare. » rit-elle doucement. « Je te crois. La tarte à la cerise est le loukoum de Dean Winchester. » dit-elle.
Je fronçais les sourcils, confus. « Mon quoi ? »
Elle se releva et me regarda. « Le Lion, La Sorcière et l'Armoire Magique ? » demanda-t-elle. « La kryptonite d'Edmund c'est les loukoums. Il a trahit son frère et ses sœurs pour la Sorcière Blanche pour ça. » expliqua-t-elle, attendant que je comprenne.
« Je l'ai jamais lu » admis-je.
« Mon vieux, tu sais pas ce que tu rates. » Elle reposa sa tête sur l'appuie tête et referma les yeux. « Mes parents me lisaient des livres tout le temps quand j'étais petite. Je courrais dans tout les sens après, ouvrant les portes de toutes les armoires un peu suspectes, espérant trouver un passage vers Narnia. » Un air rêveur apparu sur son visage alors qu'elle voyageait dans ses souvenirs.
Je ne sais pas pourquoi mais son histoire me fit sourire. J'imaginais une Rayne miniature, fouillant dans les affaires des gens. Je ne pus retenir le petit rire qui remonta. Elle soupira de bonheur, revivant ces souvenirs. « Il te manque ? » lui demandais-je soudainement, pas vraiment sûr de ce qui m'avait poussé à le faire. Un léger froncement de sourcil fit son apparition et je me haïssais pour ça.
« Tout le temps. Si j'y pense trop longtemps, je ne peux plus respirer. » Elle me donna un coup d'œil. « Ca fait toujours mal » admit-elle. « Tu sais ? » Je hochais la tête, ressentant encore la perte de ma mère. « Il était le meilleur. » continua-t-elle. « Je veux dire, oui, il n'était pas souvent là – mais quand il était à la maison, on aurait dit mon anniversaire tout les jours. » Elle sourit à nouveau. « Il avait un talent pour être vraiment attentif avec les gens autour de lui. Quand il te parlait, il te donnait l'impression que tu étais la personne la plus importante sur la planète. » Elle baissa les épaule. « Ca me manque de ressentir ça. » Je ne répondis pas. Principalement parce que je ne pense pas avoir déjà ressenti ça. « Dean ? » demanda-t-elle soudain.
« Oui, Cherry Pie ? »
Elle souriait maintenant à ce surnom. « Je veux te lire Le Lion, La Sorcière et l'Armoire Magique un jour. »
Je ris. « Okay. »
« Dean ? » demanda-t-elle encore.
« Oui ? »
« J'ai mal à la tête » dit-elle en fronçant les sourcils.
« Rien d'autre ? »
« Je pourrais aussi vomir » réalisa-t-elle en se relevant rapidement.
Je jurais en silence et me plaçais sur le bas-côté. Les roues tournaient toujours quand elle ouvrit la portière et sortit de la voiture. Courant de l'autre coté, je me tins derrière elle et gardais ses cheveux en arrière. Son dos se courbait à chaque nausée et j'enroulais un bras autour de son bassin quand ses jambes donnaient l'impression de lâcher.
Après quelques minutes d'agonie, elle se releva et s'appuya sur mon torse. « Désolée » chuchota-t-elle. « J'ai pas encore trouvé comment faire ça en mode sexy. »
Je ris en la ramenant à l'Impala, lui ordonnant de s'étirer sur la banquette arrière. Elle se rinça rapidement la bouche avec de l'eau et dormait à peine quelques minutes plus tard. Je retournais sur la route et mis le son de la musique encore plus bas. En conduisant, je m'étonnais du nombre de fois où mes yeux se tournèrent vers elle en train de dormir dans le rétroviseur. Quand je m'arrêtais pour faire le plein, j'achetais également du Tylenol et quelque chose à manger. En remontant dans la voiture, je fus soulagé de voir qu'elle ne s'était pas réveillée en mon absence.
Je continuais ma route, pensant à une tarte à la cerise et ce que je donnerais pour en avoir une.
Hola ! J'espère que vous avez passé un bon week-end.
Je ne comptais pas poster un chapitre ce soir mais mon devoir pour demain a été repoussé à vendredi et j'ai pensé souffler et écrire un petit chapitre.
Il est plus court mais j'espère en faire plus demain.
Celui-ci était difficile à écrire pour moi parce que je n'ai pas l'habitude d'écrire d'un point de vue masculin. Et il s'agit de Dean Winchester, rien de moins. Il est aussi masculin qu'un mâle peut l'être.
Je trouve ça simplement distrayant quand je lis du POV de Dean et le langage devient amusant et il commence à penser à des choses auxquelles Dean ne penserait jamais. Alors j'espère vraiment que j'ai rendu ces pensées réalistes.
S'il vous plait, s'il vous plait, dites moi si vous appréciez cette histoire. Je ne veux pas écrire pour un public inexistant et tout :P
Salutations,
Mishel
