Salut !
Enfin j'arrive à publier ce chapitre ! Il est prêt depuis hier mais avec mes énormes problèmes de connexion je peux le publier seulement maintenant ^^"

Les mérites reviennent à Mishel-10, je ne suis que traductrice (et fan absolue) de cette histoire.
Wendy


Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf pour Rayne et la tasse de café dans mes mains.


Nous étions sur la route depuis plusieurs heures. Rayne était passée sur le siège avant, et était maintenant assise, les jambes croisées, en train de regarder ma collection de cassettes. Sam était assis sur la banquette arrière, regardant par la fenêtre. Rayne lui avait fait un regard de chien battu, prétendant qu'elle avait une migraine et que rester à l'arrière la rendrait malade et il y avait cru. Je ne me plaignais pas elle défendait mes choix musicaux et Sam ne pouvait pas se battre contre nous deux.

Nous étions partis de chez Bobby plus tôt dans la matinée après avoir forcé Rayne à prendre un petit déjeuner. Je n'y avais pas pensé l'autre jour, mais elle n'avait presque rien mangé depuis l'accident. Elle s'était débattue autant qu'elle pouvait, disant qu'elle se sentait trop nauséeuse pour manger mais je savais dans quel cercle vicieux ça allait l'entrainer. Je lui ai échangé la moitié d'un Tylenol pour un bol de céréales, ce qu'elle accepta à contre cœur.

Elle commença à ranger toutes les cassettes dans la boite. « C'est une belle collection que t'as là, Dean. » dit-elle en souriant.

Sam grogna dramatiquement à l'arrière. « Pourquoi ? Pourquoi ça m'arrive à moi ? Un Dean était plus qu'assez je ne pense pas que je peux en supporter deux ! »

Rayne rit. « Pas de haine de l'amour ! » chanta-t-elle comme une cheerleader.

« Je dois me ranger de son côté Sammy » dis-je. « Il est temps que tu acceptes tes cartes et admettes que la seule musique est la musique rock.

« Oh, eh bien, je ne suis pas d'accord avec ça » dit Rayne.

« Pardon ? » Je me tournais vers elle, choqué.

« Ha ! » cria Sam, triomphant.

« La ferme derrière ! » lui criais-je.

« Ne te méprends pas » commença Rayne. « J'adore le rock n'roll… Mon père s'en est assuré. » rit-elle. « Mais il y a des tonnes d'autres bonnes musiques. »

« Éclaire-moi » dis-je, dubitatif.

« Eh bien, j'ai tout une playlist de vieux classique que je te garantie tu vas apprendre à aimer. Et, » elle fit une pause. « Maintenant ne flippe pas mais il y a aussi de bons country. »

Je fis semblant de mourir. « Comment oses-tu, traitresse. Je suis traumatisé ! »

Elle rit. « Ne rejette pas avant d'avoir essayé ! J'ai transformé de plus grand sceptiques que toi en adorateur. »

« Ne gaspille pas ton souffle, sweetheart » dis-je.

Elle soupira et posa ses pieds nus sur le tableau de bord. J'envisageais de les dégager mais elle n'avait pas l'air trop bien. Je décidais de laisser passer… une fois.

« Je m'ennuie » dit-elle soudainement. « Dites moi comment vous avez commencé la chasse. Mauvais conseiller d'orientation au lycée ? »

Je souris mais décidais de laisser Sam s'occuper de celle là. « Sammy ? Tu veux raconter à la dame ? »

Il s'avança, posant ses coudes sur le dossier de nos fauteuils. « Le démon aux yeux jaunes, celui qui a eu Roger et ton père, est venu pour nous quand j'avais mois. Notre mère a essayé de l'arrêter quand elle l'a trouvé dans ma nursery une nuit. Il l'a tuée et a brûlé la maison. Notre père, Dean et moi sommes sortis juste à temps. » Il fit une pause, se remémorant l'histoire. « On est sur la route avec notre père depuis hunting monsters, killing things »

Mes lèvres se soulevèrent. « The family business » finis-je pour lui.

« Où est votre père maintenant ? » demanda Rayen.

« Il est en quelque sorte parti de son côté pour chercher le bâtard qui a tué notre mère. » expliqua Sam.

Elle se tourna sur son siège pour regarder Sam et moi. « Et vous ne l'aidez pas ? »

Sam haussa les épaules. « On le ferait si il nous disait où il est. »

« Tu l'as appelé le démon « aux yeux jaunes » ? » demanda-t-elle.

« Oui, il est le premier qu'on croise qui a les yeux jaunes au lieu de noir. » expliquais-je.

« Eh bien j'imagine que ça doit être utile » dit Rayne. « Il doit être du genre « rendez-vous au café à 10 h, je serais celui avec les yeux jaunes. »

Sam et moi rirent. « Ouais et j'imagine que c'est une chose pratique pour lui » dit-il.

Rayne recommença à se masser les tempes. « Tu vas bien ? » demandais-je.

Elle regarda le boite de Tylenol posée dans le porte-verre de mon coté et leva les yeux vers moi, en faisant des yeux de chien battu et les mains en position de prière. « S'il vous plait monsieur, j'en veux plus. » supplia-t-elle avec un pauvre accent anglais.

Je tournais les yeux vers elle. « D'accord, tu peux prendre l'autre moitié de celui que tu as eu ce matin. » autorisais-je. Avec un sourire excité, elle plongea sur la boite comme une enfant le matin de Noël. Je la regardais, amusé en silence. Je levai les yeux et vis les yeux de Sam qui me fixaient dans le rétroviseur, un regard plein d'expressions sur le visage. J'effaçais toute trace d'émotion que j'aurais pu avoir et me reconcentrais sur la route.

« Vous devez passer des siècles dans cette voiture, sur la route. » dit Rayne. « Comment vous passez le temps ? »

« L'intello derrière est souvent en train de lire quelque chose de chiant » ris-je, pointant Sam.

« Et Dean est souvent en train d'écouter les criquets dans sa tête » remarqua Sam, m'attrapant l'épaule un peu trop fort.

« Donc principalement, rien. » conclue Rayne.

Nous acquiesçâmes tout les deux. « Ouais » admit Sam. « Principalement. »

« Eh bien » dit-elle, nous faisant un grand sourire. « J'imagine qu'il faudra que je vous occupe. »

« Oh, oui ? » demandais-je, la regardant avec pleins de sous-entendus.

« Oui ! » dit-elle toujours souriante, ignorant mon rentre-dedans. « En raffinant vos goûts musicaux. » Elle commença à chercher dans son sac et en sortit une cassette.

« Non ! » criais-je. « Garde cette poubelle loin de Baby. »

« Oh relax, Dean » répliqua-t-elle calmement. « Un peu de changement est bon pour l'âme. »

« J'aime mon âme comme elle est » lui assurais-je.

« Dean » dit-elle, plaçant une main sur mon bras. « C'est normal d'être nerveux. Je vais y aller doucement. » Elle me regarda profondément, essayant de cacher son sourire. Sam avait craqué derrière nous. Je sentis mes oreilles rougir d'embarras.

Je jurais, la regardant échanger ma cassette pour la sienne. « Tu vas me tuer, Cherry Pie » grommelais-je.

« J'écrirais un bel éloge pour tes funérailles alors » dit-elle alors joyeusement.

Le battement calme de quelqu'un qui tape sur une table commença à sortir des enceintes.

Hold on llittle girl

Show me what he's done to you

Stand up little girl

A broken heart can't be that bad

When it's through, it's through

Fate will twist the both of you

So come on baby come on over

Let me be the one to show you

I'm the one who wants to be with you

Deep inside I hope you feel it too

Waited on a line of greens and blues

Just to be the next to be with you

« C'est 'To Be With You' de Mr. Big sorti en 1991 » expliqua Rayne, à la moitié de la chanson. « Je pensais commencer par une facile pour toi. » continua-t-elle. « Ca a toujours cette sensation rock, mais plus douce. » Elle me sourit, confiante. « Alooooors, qu'est-ce que tu en penses ? »

Je marmonnais quelque chose comme « Ca va » et elle se rassit avec un sourire satisfait. C'était plutôt entrainant.

Why be alone when we can be together baby

You can make my life worthwhile

And I can make you start to smile

La chanson finit. Les paroles tapaient inconfortablement contre la porte de mon subconscient. Je remuais sur mon siège alors que la chanson suivante démarrait, mais nous étions tous silencieux. Ce n'était pas un silence gêné nous semblions juste être tous coincés dans nos pensées.

Trente minutes plus tard, Rayne était recroquevillée, dormant sur le siège avant mais je n'éteignis pas la musique. Je détestais avoir à l'admettre, mais les harmonies m'allaient bien. Au moins ce n'était pas une de ces merdes que les jeunes écoutent aujourd'hui.

Sam s'avança et me regarda, attendant. « Quoi ? » aboyais-je, ennuyé.

« Oh rien » dit-il normalement. « J'observe simplement. »

Je grognais. « Encore Sammy ? Il y a quelque chose d'intéressant à observer ? »

Il hocha la tête, souriant, me tapant sur les nerfs. « La façon dont tu agis avec Rayne. »

« Shh » lui ordonnais-je. « Tu vas la réveiller. »

« Aw, tu es inquiet pour son sommeil ? » Sam me fit son habituel regard de chiot.

« Non, j'ai peur qu'elle entende tes conneries » dis-je.

« Oh, sérieux Dean » rit Sam. « T'as à peine réagit quand elle décidé de mettre sa musique. Tu ne m'as jamais, au grand jamais, laissé ne serait-ce que poser un doigt sur ta radio. »

« Elle a des bons goûts en musique, pas comme certains » dis-je en le regardant. « J'ai pensé que je pouvais lui faire confiance… et devine quoi, ces refrains joyeux sont pas si mal. » souris-je.

« Peu importe, vieux » soupira Sam, se remettant sur son fauteuil.

« T'es juste jaloux que je la laisse toucher ma radio » lui dis-je.

« Ah oui ? » dit Sam en levant un sourcil. « C'est la seule chose que tu la laisses toucher ? » demanda-t-il.

Je lui souris dans le rétroviseur, ce qui le fit rouler des yeux et se détourner de moi. J'aurais pu lui dire la vérité, mais à chaque fois que j'étais comme ça il devenait tellement chiant. Je jetais un regard à Rayne pour vérifier qu'elle dormait toujours. Une part de moi ne voulait pas qu'elle pense que je suis juste un playboy…. Même si je l'étais. Mais pour je ne sais quelle raison, je savais qu'elle n'aimerait pas ça. Elle pouvait être rock n'roll sur les bords, mais j'avais pu voir pas mal de facettes d'elle ces derniers jours, et je ne pouvais nier qu'elles m'avaient intrigué.

Les paroles de la première chanson revinrent encore une fois.

Why be alone when we can be together baby

You can make my life worthwhile

And I can make you start to smile

M'assurant que Sam ne regardait pas, je tendis le bras pour enlever une mèche qui était tombée sur le visage de ma passagère.

And I can make you start to smile


Si vous en avez l'occasion, je vous recommande fortement d'écouter « To Be With You » de Mr. Big ça me fait sourire à chaque fois que je l'écoute !

Salutations,

Mishel