Salut salut ! Ca a été difficile mais j'ai enfin réussi à vous poster ce chapitre ! Avec les orages ma connexion internet n'apprécie pas trop ^^

En tout cas ça y est le chapitre 7 ! J'espère pouvoir vous mettre la suite rapidement :)
Tout les mérites reviennent à Mishel-10, je ne fais que traduire ce chef-d'oeuvre

Wendy


Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf pour Rayne et mon livre East Of Eden.


Je baillais, assise à l'avant de l'Impala.

« Bonjour, rayon de soleil juste à temps » dit Dean, tournant les yeux vers moi pour me faire un clin d'œil.

« On est déjà arrivé ? » demandais-je, reconnaissant la partie d'autoroute familière sur laquelle nous étions.

« Ouais, t'as dormi tout le long. Cette moitié de médicament t'as assommée. » rit Dean, secouant la tête.

« T'as conduis tout le long ? » Je réalisais que nous étions déjà le lendemain matin.

« Sam a prit le relais un moment pendant que je dormais. » expliqua-t-il.

Je me tournais pour voir Sam qui dormait à l'arrière, sa bouche légèrement ouverte. Il n'avait vraiment pas l'air à l'aise, ses longues jambes étaient pliées dans une position bizarre et je me sentais coupable d'avoir joué la carte du mal des transports.

« Alors, tu pense que ta mère sera au travail en ce moment ? » me demanda Dean.

Je regardais l'heure sur le tableau de bord. « Oh oui » répondis-je. « Elle travaille dans une boulangerie en ville. Elle rentre vers 15h les mardis. »

« Parfait, on aura le temps d'aller manger un bout. Je meurs de faim ! » s'exclama Dean.

Je me sentais encore un peu vaseuse mais je pouvais quand même manger. Nous nous arrêtions sur une aire une vingtaine de minutes plus tard.

J'avais pris un sandwich bacon-salade-tomate, Sam avait prit une salade au poulet et Dean un cheeseburger. La serveuse lançait des regards charmeurs à Dean alors que Sam se plaignait de notre table bancale. Dean demanda de la tarte et fit un scandale quand la serveuse écarlate lui annonça qu'il n'y en avait plus.

Tout ça pour dire que c'était un repas plutôt agréable. Je sentais qu'on commençait à poser les bases pour d'autres futurs arrêts ensemble, les frères Winchester et moi.

Quelques heures plus tard, nous rentrions dans l'allée derrière la voiture de ma mère. Je respirais profondément, admirant la maison dans laquelle j'avais grandit. La dernière fois que j'avais parlé à ma mère, c'était il y a plusieurs mois et nous nous étions encore disputées à propos de mes projets d'avenir.

Mes parents m'avaient toujours imaginée aller dans une école de l'Ivy League, et pendant un moment j'étais d'accord. J'avais les notes et la motivation qui allaient avec j'allais devenir un professeur, ou conservatrice dans un musée ou encore docteur. Je ne savais pas encore ce que je voulais devenir, mais j'appréciais les nombreuses possibilités. Et puis, après le lycée, papa est mort, et toute l'idée de continuer mes études parut débile et insignifiante.

Quel était l'intérêt ? Papa était mort.

Maman avait été compréhensive pendant environ un an je venais de perdre mon père, la dernière chose que je voulais c'était penser à mon inscription à l'université. Mais après le temps approprié de deuil, je ne voyais toujours pas l'intérêt de retourner à l'école et c'est là que ma mère a arrêté d'être compréhensive. Je ne voulais plus d'un travail prestigieux et bien payé – j'étais contente de prendre un job par-ci par-là qui payait assez pour le loyer. Ces dernières semaines je travaillais dans un bar qui avait beaucoup de clients intéressants avec qui parler. On pouvait dire que j'étais plus à l'aise avec une vie faite d'imprévus que la normale. Ma mère ne comprenait pas ça.

« Rayne ? » demanda Dean, me regardant avec inquiétude. « Respirer c'est important, oublie pas de le faire » me conseilla-t-il.

Je relâchais ma respiration, oubliant que je la retenais. Avant que je puisse réfléchir et changer d'avis, nous sortions de la voiture. Si j'étais honnête envers moi-même, j'aurais dit que j'avais peur d'affronter ma mère. Je ne saurais dire ce qui serait pire si elle ne savait pas à propos du passe-temps de mon père ou si elle le savait depuis tout ce temps et qu'elle ne me l'avait pas dit. J'avançais vers la porte, les deux géants à ma suite.

Rassemblant tout le courage que j'avais, j'appuyais sur la sonnette. Ma mère apparut en face de nous quelques secondes plus tard. Je pouvais lire la surprise sur son visage. Elle était comme je l'avais laissée : cheveux bruns foncé, rassemblés dans un chignon décoiffé, un crayon qui en sortait. Elle portait un débardeur noir et un pantalon de pyjama violet avec des éléphants dessinés dessus.

« Maman » commençais je. « Salut. »

« Rayne, je… qu'est-ce que tu… » bégaya-t-elle. « Salut. » sortit-elle finalement. Nous restions tous la dans un silence gêné pendant quelques instants avant qu'elle ne sorte de sa stupeur. « Oh ! Entrez, entrez » dit-elle, en nous laissant passer.

Elle resta devant nous, regardant Sam et Dean avec fascination. « Umm, maman, voici Dean et son frère Sam » dis-je en les pointant.

Dean tendit sa main avec un sourire à tomber. « C'est un plaisir de vous rencontrer, Mme Adams. »

Je jurerais avoir vu ma mère rougir. « Je vous en prie » reprit-elle. « Appelez-moi Luna. » Elle lui serra la main et fit de même avec Sam.

« Luna » répéta Sam. « C'est un nom intéressant. » complimenta-t-il avec un sourire.

Ma mère laissa sortir un petit rire. « Mon père était un astronome avec un étrange sens de l'humour. » Elle se tourna vers moi avec un regard interrogateur. « Alors Rayne, tu sais que je te soutiendrais si tu voulais essayer tout ce truc de polygamie avec ces deux beaux jeunes hommes que tu as là, et j'accepterais avec plaisir ton invitation à me joindre à vous. » dit-elle en souriant. « Mais quel est le vrai problème ? »

Je levais les yeux au ciel, n'ayant pas attendu longtemps avec que l'humour complètement décalé de ma mère arrive. « Ce serait plutôt de la polyandrie, pas de la polygamie, puisque j'aurais plusieurs maris. » expliquais-je. Je jetais un coup d'œil à Sam et Dean qui nous regardaient avec de grands yeux, clairement en train de réfléchir s'ils devaient fuir pendant qu'ils le pouvaient encore.

Ma mère fit un signe de la main. « Ce ne sont que des détails – on s'en occupera plus tard. » Elle fit un clin d'œil à Sam qui devint vraiment mal à l'aise. « Je prends plus grand. »

« Ce serait de la polymérie. » marmonnais-je.

« Détails, chérie, détails. » chanta-t-elle.

Je haussais les épaules. « Messieurs, dames, ma mère. » Je me tournais vers les visages pétrifiés de Sam et Dean. « Ignorez-la s'il vous plait. Faites moi confiance, c'est mieux pour elle. »

Elle secoua la tête, feignant la déception. « Et voici les remerciements que j'obtiens pour avoir passé 48 heures à accoucher. »

Je regardais le plafond, énervée. « Je me suis déjà excusée pour ça, maman. »

« Mon corps se souvient de tout » contra-t-elle. « Donc vraiment, pourquoi tu amènes le Prince Charmant et Tarzan ici ? »

Dean rit et tapa Sam sur le torse. « Vieux, j'ai toujours dit que t'avais l'air d'un homme singe. » Puis il eu l'air inquiet et se tourna vers ma mère. « Attendez… Je suis le Prince Charmant, pas vrai ? »

Ma mère rit mais ne répondit pas en nous emmenant dans la cuisine. Je m'assis derrière l'ilot et Sam et Dean prirent une position de gardes du corps à la porte. « Vous voulez des muffins aux myrtilles ? J'en ai ramené des frais du travail. »

Le visage de Dean s'éclaira comme un sapin de Noël en en prenant deux et Sam sourit poliment avant d'en prendre un. Ma mère m'en offrit un également mais finit par enfin remarquer le pansement sur ma tempe à la place. « Rayne ! » s'exclama-t-elle. « Qu'est-il arrivé à ta tête ? »

Je soupirais, et décidais qu'il valait mieux se débarrasser de cette conversation le plus vite possible. « J'ai eu un accident de voiture, maman. »

« Quoi ? Quand ? » demanda-t-elle, l'inquiétude et l'énervement dans sa voix ?

« Il y a quelques jours. Mais je vais bien, vraiment. » assurais-je rapidement.

« Eh bien, qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda-t-elle.

« Oh c'était juste un démon » répliquais-je joyeusement, regardant sa réaction avec attention. Si elle ne savait rien, je pourrais toujours dire que c'était une mauvaise blague. Mais alors que je disais ça, pendant juste une seconde, ses yeux s'écarquillèrent de peur, avant de vite masquer ses émotions.

« Tu t'es tapée la tête assez fort, ma chérie ? » demanda-t-elle, se détournant de nous pour continuer de remuer le plat de chili qu'elle devait avoir commencé avant que nous arrivions. Son dos était rigide et elle évitait clairement mon regard.

Je regardais Dean, qui avait froncé les sourcils et Sam, qui avait une expression quasi identique. Je sentis mon cœur se briser. « Maman » dis-je. Elle ne répondit pas. « Maman » appelais-je encore, plus fort, essayant de cacher la frustration dans ma voix.

Elle soupira et se retourna lentement vers moi, les larmes aux yeux. « Oui, Rayne ? » demanda-t-elle.

Je respirais plus rapidement. « Tu savais. » chuchotais-je. Elle hocha à peine la tête. « Tu savais tout ce temps ? » demandais-je, à présent en colère.

« Allons dans le salon, et je te dirais tout ce que tu veux savoir. » proposa-t-elle. Je me retournais et sortis de la cuisine rapidement. Je m'assis à l'opposé de ma mère, sur le canapé. Sam entra et s'assit sur le fauteuil. Dean entra en dernier, observant la pièce avant de s'asseoir à coté de moi. Je me sentis immédiatement relaxée quand je me reposais sur sa présence forte.

« Alors ? » pressais-je.

Les yeux de ma mère allaient de Sam à Dean, méfiante. « Qui avez-vous dit être, messieurs ? »

Je soupirais de frustration. « C'est les Ghostbusters, maman. Maintenant vide ton sac » ordonnais-je.

Elle baissa les épaules, battue. « Tu te rappelles de Roger et sa femme, Linda ? » me demanda-t-elle. J'acquiesçais. « Quand tu avais 6 mois » continua-t-elle. « Ton père et moi sommes partis en vacances à Vancouvers au Canada, pour notre cinquième anniversaire de mariage, pendant une semaine et nous t'avons laissée avec eux. Je connaissais Linda depuis la fac et nous avons toujours considéré elle et Roger comme tes parrain et marraine. Je ne t'aurais confiée à personne d'autre. » Elle me sourit tristement et continua d'une voix sombre. « Quelques jours plus tard, on a reçu un appel affolé de Roger disant que sa maison avait brûlé et que Linda était morte. »

Je bougeais inconfortablement sur mon siège et sentit la large main de Dean prendre la mienne, me donnant une petite pression rassurante. « Que s'est-il passé ? » demandais-je.

Ma mère regarda ses pieds, évitant mes yeux. « Il est entré dans la chambre où tu étais et il l'a trouvée accrochée au plafond, entourée de flammes. » Je pouvais voir à quel point il était difficile d'en parler pour elle.

« Il y avait quelqu'un d'autre dans la chambre ? » demanda Dean, sérieux.

Elle le regarda, surprise. « Oui. Un démon aux yeux jaunes vous le connaissez ? » demanda-t-elle.

Sam et Dean se relevèrent sur leurs fauteuils, en alerte. « Qu'est-ce qu'il faisait la ? » demanda Sam.

Ma mère hésita. « Roger n'a jamais eu la chance de le découvrir. Le démon a disparu avant qu'il puisse demander. Pas besoin de dire qu'on a découvert le petit passe-temps de Roger pas longtemps après notre retour. » Elle se tourna vers moi. « C'est comme ça que ton père à commencé la chasse, Rayne » dit-elle. « Il était à la recherche de réponses. »

« Mais pourquoi ? » demandais-je. « Il ne m'est rien arrivé, pas vrai ? Pourquoi devenir aussi obsédé ? »

Ses yeux s'éloignèrent des miens pendant une milliseconde et je la vis déglutir. « Nous étions tous secoués à propos de Linda » expliqua-t-elle, mais je détectais une fausse note dans sa voix. A les voir, Dean et Sam l'avaient remarqué également. « Quand ton père à appris à propos de tout ce qui se trouve dehors, il a décidé d'essayer d'empêcher tout ça d'arriver à quelqu'un d'autre. »

Je décidais d'ignorer le fait qu'elle ne nous disait pas tout, pour le moment. J'avais d'autres questions plus pressantes. « Comment est-il mort, maman ? » demandais-je.

Les larmes lui revinrent aux yeux. « La dernière fois que je lui ai parlé, il m'a dit qu'il se rapprochait du démon aux yeux jaunes. Je n'ai jamais eu de confirmation mais j'imagine qu'il l'a trouvé. J'ai reçu un appel de la police disant qu'ils avaient trouvé son 4x4 en feu sur le bord d'une route, à plusieurs états d'ici. »

Je sentis cette familière douleur brûlante dans la gorge. Je ne pleurerais pas. Pas maintenant. « Pourquoi aucun autre chasseur ne le connaissait ? » demandais-je à la place.

« Ton père faisait vraiment attention à ce que cette part de sa vie reste loin de nous – il pensait que moins de connections signifieraient moins de risque pour toi et moi. »

Je passais une main sur mon visage, essayant de digérer tout ce que j'étais en train d'apprendre. « Pourquoi tu ne m'as rien dit ? »

Elle me regarda tristement. « J'y ai pensé, enfin après sa mort. Mais ton père voulait vraiment que tu aies une vie normale. Et moi aussi. » ajouta-t-elle rapidement. « On voulait que tu fasses des études, que tu aies un bon travail, un mari, des enfants – et pas que tu sois sur la route à la poursuite de monstres. »

Je fronçais les sourcils. « Tu ne penses pas que ça aurait dû être mon choix ? »

« Probablement » accorda ma mère. « Mais on ne voulait pas que tu aies à le faire. »

« Pourquoi ? » demandais-je.

Elle soupira. « Parce qu'on te connaissait, et on savait que tu voudrais être une chasseuse comme ton père. » Elle fronça les sourcils, comme si elle était confuse, ou malheureuse de sa réponse. « On pourrait dire : c'est dans ton sang. » dit-elle, presque pour elle-même.

Je ne répondis pas. Ce qu'elle disait était vrai. Même maintenant j'avais un désir inexplicable de trouver ce démon aux yeux jaunes et lui faire payer pour de qu'il a fait à Roger… ce qu'il a fait à ma famille. « Tu sais ce qui est arrivé à Roger ? » demandais-je.

Elle me regarda, confuse. « Roger ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ? »

« On ne l'a pas vu chez lui depuis une semaine » expliquais-je.

Elle secoua la tête. « Je ne sais pas où il est… Je ne lui ai pas parlé depuis un moment. »

« Génial » marmonnais-je.

« Pourquoi est-ce que vous ne restez pas pour diner ? » demanda-t-elle soudainement, nous souriant.

« Oh, maman, c'est vraiment pas néce… »

« N'importe quoi » me coupa-t-elle. J'ai fait trop de chili, comme d'habitude, and j'ai une bonne tarte aux pommes qui cuit dans le four pour le dessert. »

« Tarte ? » releva Dean. « On adorerait rester pour le diner. »

« Dean » soufflais-je entre mes dent.

« Une tarte » répondit-il de la même manière.

Je levais les yeux et soupirais pour admettre ma défaite. « Diner serait parfait, maman » dis-je.

Elle tapa des mains de bonheur. « Super » dit-elle, se tournant vers Sam. « Viens m'aider à mettre la table – j'ai besoin que tu m'aides à attraper les jolies assiettes tout en haut. »

Sam rit. « Oui, madame. »

« Eh bien » commença Dean quand ils sortirent. « Je te comprends beaucoup mieux maintenant. »

Je ris, le tapant sur le bras. « Ne retiens pas la génétique contre moi. »

« Ta mère est super, Rayne » dit-il sérieusement. « Vraiment. »

Je le regardais. Ses yeux étaient doux. « Merci » répondis-je. Je réalisais à quel point nous étions proches et je me levais pour me diriger vers le piano. Je sentais toujours la chaleur de sa main sur la mienne.

SPNSPNSPNSPNSPN

Mes yeux suivaient Rayne alors qu'elle se dirigeait vers le piano. Elle déplaça ses doigts sur les touches et commença à les bouger d'une manière experte. Une mélodie démarra, remplissant la pièce silencieuse de musique. Je la rejoins et m'assis à coté d'elle sur le banc.

« Classique ? » demandais-je, amusé.

Elle sourit. « Mon père se battait pour le rock n'roll, ma mère pour le classique. » expliqua-t-elle. « J'imagine que tu peux deviner qui a gagné. »

« Eh bien, je ne sais pas, tu es en train de jouer du Beethoven. » relevais-je. Elle ne dit rien mais la mélodie se métamorphosa en une autre que je reconnus. « Going To California » dis-je.

« Zepplin » confirma-t-elle. Je regardais, captivé par son corps alors qu'il commençait à bouger en rythme. Elle commença ensuite à changer et tout disparu à l'exception de nous deux. Je ne voyais plus que ses lèvres bouger.

Someone told me there's a girl out there with love in her eyes and flowers in her hair.

Took my chances on a bug jet plane, never let them tell you that they're all the same.

J'étais hypnotisé mais le doux son de sa bouche. Mon cœur battait dans ma poitrine et je sentais mon souffle accélérer.

To find a queen without a king,

They say she plays guitar and cries and sings… la la la

Ride a white mare in the footsteps of dawn

Tryin' to find a woman who's never, never, never been born.

Standing on a hill in my mountain of dreams,

Telling myself it's not as hard, hard, hard as it seems.

Je regardais les mots me passer dessus – sa voix ressemblait à un puissant sort. Je me sentis me perdre en elle. Et à cet instant, une part de moi voulait ne jamais revenir. Elle se tourna vers moi avec un sourire timide, les dernières notes toujours dans l'air. Je ne pouvais pas arrêter de la regarder.

« Dean ? » me demanda-t-elle.

Je clignais des yeux, essayant d'avaler la salive dans ma bouche. « C'était vraiment bien, Rayne » lui dis-je. J'aurais aimé pouvoir mieux exprimer mes sentiments mais elle me regarda avec néanmoins reconnaissance.

« On devrait y aller, ma mère pourrait avoir besoin d'aide » dit-elle doucement mais sans bouger. Nous restâmes assis, regardant dans les yeux de l'autre. Je pourrais les regarder pour toujours. Je me raclais la gorge et me levais, offrant ma main et l'aidant à se lever. Je me rendais à présent compte de la chaleur de son corps quand elle frôla le mien.

Nous passions devant la cheminée et une photo accrocha mon regard. Je m'arrêtais pour regarder de plus près. Le cadre renfermait une jeune Luna regardant avec amour un grand homme au sourire gêné. Il avait une petite fillette rousse assise sur ses épaules, ses petites mains accrochées autour de son front. Elle riait de quelque chose derrière l'appareil. Je me sentis sourire, regardant la petite Rayne et ses parents. « T'étais mignonne, Cherry Pie » lui dis-je.

Elle s'approcha de moi, regardant affectueusement la photo. « C'était une belle journée » dit-elle.

Mes yeux scannaient le reste des photos alignées et l'une d'entre elles m'attira pour je ne sais qu'elle raison. Je m'approchais et sentis mon cœur manquer un battement.

Rayne remarqua la photo que je regardais et sourit chaleureusement. « C'est mon père et Roger. Ca a été prit il y a quelques années au garage de Roger. On venait de finir de réparer ma voiture. » expliqua-t-elle.

Je déglutis et la regardais. « Est-ce que Roger… a toujours été Roger ? » demandais-je.

Elle me regarda, confuse. « Umm, oui ? Pourquoi ? »

Je secouais la tête. « Comme ça. » dis-je.

Elle haussa les épaules et me dit de venir aider pour le diner en sortant de la pièce. Je soupirais et regarder à nouveau la photo. Le père de Rayne se tenait devant un garage, souriant, avec son bras autour de yeux-jaunes. Les pupilles de yeux-jaunes étaient légèrement grises et il souriait à l'appareil. Il me souriait.


Ce chapitre est un peu plus long parce que je trouvais qu'il manquait quelque chose en le laissant à la partie de Rayne.

C'est un peu plus long mais il fallait que je pose les informations de bases pour le reste de l'histoire ! Le chapitre suivant aura une autre révélation incluant probablement un personnage apprécié des fans… alors soyez la pour le voir )

J'aimerais savoir ce que vous pensez jusque là ! Et merci pour les supers reviews – elles me font sourire !

Salutations,

Mishel