Salut salut ! Voila un nouveau chapitre de Cherry Pie ! Qu'en pensez-vous pour l'instant ? Que pensez-vous de Rayne ? De sa relation avec Dean ? De toute l'histoire ? N'hésitez pas à laisser des reviews, je les ferais passer à l'auteur originale de cette histoire ^^

Wendy

PS : traduire un chapitre chaque jour représente un peu trop de travail, je propose de vous en mettre un tout les deux jours (et peut-être des fois deux jours d'affilée si les chapitres sont pas trop long ^^)


Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf pour Rayne et mon imperméable rouge.


Sam et Dean en étaient à leur troisième bol de chili. Ma mère et moi avions parié en silence que Sam battrait Dean d'un bol. Nous avions fini notre bol et regardions maintenant les frères Winchester avec admiration.

« Rayne ? » demanda-t-elle soudainement.

« Maman » reconnus-je, ne lâchant pas des yeux le spectacle qui se jouait devant moi.

« Tu crois qu'on devrait installer une caméra ? On pourrait se faire de l'argent je parie que les gens paieraient gros pour les voir. » dit-elle.

« On pourrait appeler ça : les Frère Puits Sans Fond ! » proposais-je.

« Luna, c'est le meilleur chili que j'ai jamais mangé » marmonna Dean la bouche pleine.

Ma mère rit de bon cœur. « Oh tout le plaisir est pour moi, les garçons. Je n'ai pas eu autant de bouches à nourrir depuis un moment. J'avais oublié à quel point c'est gratifiant… ou amusant ! »

Sam lui fit un sourire gêné. « C'est juste qu'on n'a pas beaucoup de plats faits maison avec notre boulot. » expliqua-t-il.

Les yeux de ma mère se rétrécirent alors qu'elle les examinait. « Bien sûr » dit-elle. « Dean et toi êtes des chasseurs » confirma-t-elle. Ils hochèrent la tête, ne voulant pas s'éloigner de leur nourriture. « Et comment avez-vous rencontré ma fille ? »

« Par ses fesses » répondit Dean, la voix pleine de haricots.

Je sentis mes joues rougir. « Ma voiture est tombée en panne, ils sont venus m'aider » expliquais-je rapidement, contente que ma mère décide d'ignorer le commentaire de Dean.

« Quelle coïncidence… que deux chasseurs tombent sur toi par hasard, je veux dire » rattrapa-t-elle.

Sam et Dean se jetèrent un coup d'œil rapide en se remplissant la bouche.

« Je suis contente que ce soit arrivé » dis-je. Je ne pouvais pas imaginer le reste de ma vie sans connaitre la vérité à propos de ma famille.

Sam finit par manger un quatrième bol et Dean refusa. Ma mère et moi tapèrent dans nos main, riant à l'expression confuse des frères.

« Eh bien els garçons, pourquoi est-ce que vous ne commencez pas la vaisselle pour qu'on puisse manger cette tarte dont Dean semble rêver. » suggéra ma mère, faisant un clin d'œil à Dean.

« Je ferais le ménage dans toute la maison pour une part de cette tarte, Luna » assura Dean.

« Je prendrais cette offre au sérieux si j'étais vous » dit Sam en regardant ma mère. « Il ne rigole pas. »

« Est-ce que tu sais le pouvoir que t'as en ce moment, maman ? » demandais-je. Elle rit et Dean lança des regards froids à Sam et moi.

Nous allâmes finalement nous asseoir dans le jardin, buvant de la limonade pendant que Sam et Dean débarrassaient. Le ciel s'assombrissait et des étoiles commençaient à apparaitre dans le ciel. J'inspirais profondément, me sentant vraiment calme pour la première fois depuis des jours. Oui, tout partait en vrille, mais j'étais à la maison, en train de boire de la limonade et de profiter de l'air frais.

« Tu m'as manquée, maman » dis-je sans la regarder. Je voyais son sourire du coin de l'œil.

« Tu m'as manquée aussi. » Elle prit ma main dans la sienne, la serrant gentiment. « J'ai l'impression que tu vas encore me manquer bientôt. » dit-elle.

Je me tournais vers elle, confuse. « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Qu'est-ce qu'il y a entre toi et Dean ? » demanda-t-elle, un léger amusement dans les yeux.

Je me retournais, prenant une gorgée de ma boisson. « Il n'y a rien, maman » marmonnais-je. « Je l'ai juste rencontré il y a quelques jours. »

« Uh-huh » dit-elle sans me croire. « J'ai vu la façon dont vous vous regardez. J'ai vu comme il te regarde quand tu ne regardes pas. Les touchers subtils… les piques que vous vous lancez…oh, ne me laisse pas commencer à parler de ça » rit-elle.

« Maman ! » gémis-je, me retournant pour être sûre que personne n'écoutait. « Arrête ! » suppliais-je.

« Oh, Rayne » soupira-t-elle. « Tu as 21 ans. C'est normal d'avoir des sentiments pour quelqu'un. Et avoir des sentiments pour le grand, mystérieux, bel homme là-bas » dit-elle, montrant la cuisine. « Personne, ne t'en voudrais si c'était le cas. »

Je soupirais. « Ca ne marcherait jamais. »

« Et pourquoi, je te prie. »

« Maman, tu l'as vu. Il est canon – et il le sait ! Il pourrait avoir toutes les filles qu'il veut qui le suivraient jusqu'au bout du monde…. Et je suis sûre que c'est déjà fait ! » dis-je, essayant de cacher le dégout dans ma voix.

Ma mère se tourna vers moi et me serra l'épaule. « Mais tu n'es pas 'toutes' les filles, Ray » dit-elle. « Je parie que tu n'as rien à voir avec les filles avec qui il a été. En fait » dit-elle, confiante. « Je te le garantis ! »

J'essayais de ne pas lever les yeux au ciel je savais qu'elle croyait vraiment à ce qu'elle disait. « Le dernier petit copain que j'ai eu, j'avais 12 ans. » lui rappelais-je. « Je n'ai jamais embrassé quelqu'un qui valait le cout ! Qu'est-ce qu'il ferait de quelqu'un comme ça ? »

« Rayne » dit-elle gentiment. « Ne sous-estime pas ton 'inexpérience'. Tu as juste été assez chanceuse pour éviter tous les crapauds. Ca pourrait très bien être ton prince là dedans, on ne sait jamais. »

« Il me fait trop peur » avouais-je tout bas.

Elle passa un bras autour de moi et me serra contre elle. « Et tu le terrifies. » Elle me fit un clin d'œil.

« Comment tu le sais ? »

« Ta mère sait tout » rit-elle. « Tu dis que cet air confiant qu'il a te fait peur » expliqua-t-elle. « Tu as déjà pensé que, peut-être, cet air innocent que tu as lui fait peut tout autant, si ce n'est pas plus ? » Je pensais à ces mots, n'ayant jamais vu les choses dans ce sens. « Je doute qu'il ait déjà fait face à un défi comme toi » dit-elle.

« Je suis un défi ? » demandais-je, plissant le front.

« Tu le défies. Il poursuit ces filles, pas parce qu'elles valent le cout, mais parce que, n'ayant pas de meilleur mot : elles sont faciles. Il n'a pas à essayer avec elles – il n'a pas besoin de faire d'efforts » expliqua-t-elle. « Tu ne te laisses pas avoir aussi facilement, ma chérie. Et ça lui fait peur. »

Nous restâmes assises en silence pendant un moment alors que je pensais à ce qu'elle avait dit. Une part de moi aimait l'idée de le faire travailler pour m'avoir. Je n'avais jamais eu beaucoup de temps pour penser aux garçons mais je n'avais jamais été vraiment intéressée par les garçons qui faisaient attention à moi. J'imagine qu'on pourrait dire que je suis difficile, mais je n'ai juste jamais pensé que l'un d'entre eux valait le cout. Ca me faisait peur de penser que, peut-être, j'avais finalement trouver quelqu'un qui l'était.

« Maman ? » demandais-je.

« Mhm » répondit-elle.

« Qu'est-ce que tu ne me disais pas ? » demandais-je. « Quand on parlait dans le salon quand je t'ai demandé pourquoi papa était devenu chasseur… Tu ne m'as pas dit la vérité. »

Elle soupira, comme si elle s'y attendait. « Je ne t'ai pas dit toute la vérité » corrigea-t-elle.

« Alors quel est le reste ? » insistais-je.

« Une des raisons pour lesquelles on ne t'a rien dit est que… eh bien, on ne pouvait pas. »

Je m'étonnais. « Quoi, quelqu'un vous l'interdisait ou quelque chose ? »

« Oui… »

Je la regardais, les sourcils baissés. « Qui ? »

« Eh bien… » Elle leva les épaules et baissa la tête.

« Maman …. ? Qui vous interdisait de me le dire ? »

« Dieu » répondit-elle, attendant ma réaction.

« Pardon ? » demandais-je, pas sûre d'avoir bien entendu.

« Ecoute, ma puce » commença-t-elle, hésitante. « Je ne suis même pas sûre que je devrais te le dire aujourd'hui – mais vu que tu as tout découvert toute seule, je ne pense pas que ça ferait beaucoup plus de mal. »

« D'accord » dis-je, essayant de me préparer mentalement à ce qui allait venir. « Alors dis-moi. »

Elle cherchait dans mes yeux, la preuve que je pourrais le supporter, et abandonna. « Quelques jours après la mort de Linda, quand nous sommes revenus – un ange est venu nous voir. »

« Un ange » confirmais-je.

Elle hocha la tête. « Un ange. Il nous a dit que le paradis l'avait envoyé pour te protéger du démon aux yeux jaunes. »

« Wow, attends. Le paradis a envoyé un homme ailé pour me protéger d'un démon ? » Elle acquiesça. « Oh mon… » je m'arrêtais, pensant qu'il valait peut-être mieux ne pas utiliser Son nom en vain, au cas où Il écoutait. Je ne pensais pas que c'était une idée si bizarre d'un coup. « Tu as entendu ce que je viens de dire ? Je ne suis même pas sûre d'avoir entendu ce que je viens de dire. Peut-être que je suis dans le coma depuis l'accident et c'est juste un rêve provoqué par les médicaments ! » dis-je pleine d'espoir.

Ma mère posa sa main sur mon épaule et me secoua doucement, me forçant à la regarder. « Rayne, respire. Tu n'es pas dans le coma tu n'es pas droguée… »

Je l'interrompis. « Non, je suis juste sur la liste de surveillance de Dieu ! »

« T'es toujours avec moi ? » demanda-t-elle, me regardant avec inquiétude.

Je hochais la tête. « Oui, continue. Pourquoi le paradis a voulu me protéger ? »

« L'ange a dit que tu avais le potentiel pour devenir très puissante, et que si ce pouvoir était déclenché par le mal, tu pourrais aussi devenir très dangereuse. Alors cette nuit là, quand le démon est venu pour toi, l'ange l'a intercepté. Il n'est pas arrivé à temps pour sauver Linda il a dit qu'elle n'était pas sa mission. Mais il t'a protégée toi. »

« Qu'est-ce qu'il voulait dire par 'déclenché' par le mal – je pourrais être déclenchée par le bien ? » demandais-je.

Ma mère acquiesça. « L'ange a dit que pour stabiliser ce que le démon t'avait fait, il avait mit une partie de sa grâce en toi. »

J'avalais ma salive. « J'ai de la grâce angélique en moi ? Ca sonne bizarre. »

Ma mère faillit sourire. « Il nous a assuré que ça ne te ferait pas de mal ni ne te changerait en aucun cas… Jusqu'à ce qu'il soit temps » finit-elle, hésitante.

« Temps ? » demandais-je, sentant la panique monter. « Temps pour quoi ? » demandais-je.

Elle fronça les sourcils. « Je ne sais pas… Il n'a rien dit. Il nous a juste fait promettre qu'on ne te dirait jamais rien à propos de ça jusqu'à ce que tu sois prête. Il a dit que simplement quand tu viendrais nous poser des questions, on pourrait confirmer. Je ne suis même pas sûre que j'étais censée te parler de tout le truc d'anges. » Elle soupira d'un façon qui disait « de toute manière c'est fait ».

« Alors quoi, maintenant je pourrais exploser à cause de cette grâce à n'importe quel moment ou un truc comme ça ? » criais-je.

« Je ne sais pas » répéta-t-elle à regret. « Il ne voulait rien nous dire d'autre… Il a juste disparu. Ton père était autant en colère que toi » expliqua-t-elle. « C'est pour ça qu'il est parti à la recherche du démon il espérait qu'il pourrait avoir plus de réponses venant de lui. » Je la regardais en silence, ne sachant pas quoi dire. « Rayne ? » demanda-t-elle, l'inquiétude dans sa voix.

« Je suis là. » assurais-je. « Juste, tu sais, en train de faire une crise existentielle. »

Elle sourit et me rapprocha pour me serrer contre elle. « Je suis désolée, ma chérie. » dit-elle, en me frottant le dos. « J'aimerais n'avoir jamais eu à te dire tout ça. J'aurais aimé que tu puisses éviter toute cette histoire d'anges et démons. »

« C'est fichu maintenant, pas vrai ? » chuchotais-je.

Elle soupira et s'éloigna pour me regarder. « Je pense. Tu pas avec eux, c'est ça ? » demanda-t-elle.

Je n'y avais pas vraiment pensé, mais l'entendre dire ça me fit prendre ma décision. « Oui, je pense que oui. Ils ont un compte à régler avec yeux-jaunes aussi. » expliquais-je. « Je veux être là quand ils le trouveront. »

« Ma puce, je veux que tu ailles bien. »

Je levais les yeux et lui souris. « J'ai le paradis de mon coté, je pense que ça va aller. » dis-je.

Elle rit. « Oui je pense aussi. » Elle prit nos verres vides et se leva. « Je crois qu'on devrait rentrer. Dean pourrait nous avaler si on ne lui apporte pas sa tarte. »

Je gloussais. « Je pense que Dieu lui en voudrait pas mal s'il mangeait sa petite protégée. »

Dean finit par manger la majorité de la tarte en disant encore et encore que c'était la meilleure tarte qu'il ait jamais mangé. Nous nous moquions de lui mais je pouvais voir que ma mère en était ravie.

Nous restâmes pour la nuit, Sam et Dean se partageant la chambre d'amis et moi dans mon ancienne chambre. Je me tournais et me retournais toute la nuit, mon esprit dérivant entre des pensées de Dean et la grâce angélique qui se trouvait en moi. Tout ça était épuisant.

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J'étais levée avant tout le monde, préparant le petit déjeuner. J'ai toujours été une lève-tôt Rayne tenait ça de moi. C'est pourquoi une demi-heure plus tard, elle était à coté de moi, préparant les pancakes pendant que je faisais cuire le bacon. Ca me manquait de ne plus l'avoir à la maison. Depuis que Dan était mort, c'était vide.

« Bien dormi, sleepyheads ? » demandais-je quand Sam et Dean passèrent leur tête dans la cuisine.

« Comme de gros bébés. » sourit Dean.

« Alors j'espère que vous avez faim on a des pancakes, du bacon, des œufs, et le café est presque prêt » dis-je.

« Ca sent super bon, Luna » dit Sam sincèrement. « Merci pour avoir fait tout ça. »

« Ouais » acquiesça Dean. « Rayne, pourquoi tu ne nous as pas dit que ta mère était un cordon bleu ? On serait venu beaucoup plus tôt. »

Rayne rit en posant deux tasses de café devant eux. « Ma mère a de nombreux talents » dit-elle, « remplir de gros estomacs est l'un d'entre eux. »

« Rayne aide moi avec les pancakes ! » interrompis-je, ne voulant pas prendre tout les mérites.

« Eh, merci, Cherry Pie » dit Dean en lui faisant un clin d'œil.

Je regardais Rayne essayer de cacher ses joues rougir derrière sa tasse de café. « Cherry Pie ? » demandais-je. « Dean, dis moi que tu n'as pas surnommé ma fille d'après un dessert » demandais-je, prétendant être offusquée.

« Maman, c'est inutile » dit Rayne. « J'ai déjà essayé. »

« Eh bien, j'imagine que s'il pense à la tarte à la cerise avec la même affection et enthousiasme que pour la tarte aux pommes qu'il a mangé hier soir, ce n'est pas si mal » les taquinais-je, et les faisant pas la même occasion rougir tout les deux.

Ils marmonnèrent quelque chose à propos de la nourriture qui allait refroidir et amenèrent tout rapidement à table. Sam et moi les regardions, amusés, alors qu'ils s'efforçaient de détourner l'attention d'eux. Rayne peut ne pas croire à ce que j'ai dit la nuit dernière mais je pense que Dean avait un gros point faible pour ma fille. Il la regardait de la manière dont Dean me regardait tout au long de notre mariage. Je souriais en les regardant, ressentant la légère douleur de tristesse qui accompagnait la plupart de mes pensées depuis le décès de Dean.

Après le petit déjeuner, ils rassemblèrent rapidement leurs affaires et se tenaient à présent devant la maison. Je savais que j'aurais pu commencer un concours de larmes mais je pensais que j'aurais toute la journée pour faire ça. Je voulais qu'ils s'en aillent sur une note joyeuse. J'étreignis Sam puis Dean.

« Prends soin de ma fille » le prévins-je en rigolant quand je passais mes bras autour de son cou. Il se recula et me regarda dans les yeux.

« Luna, elle sera en sécurité avec moi. » me promit-il. Je me sentais calme suite à sa détermination sans égale. Il était protecteur de part en part.

« Je ne vous ferais pas confiance si je n'étais pas sûre que vous puissiez gérer, les garçons. » dis-je, regardant les deux hommes en face de moi. Ils hochèrent tout les deux la tête, souriants.

Je me tournais vers Rayne qui, elle-même, essayait de retenir ses larmes. J'enroulais mes bras autour d'elle et la serrais fort. « Je t'aime, Rayne » dis-je.

« Je t'aime aussi, maman. » répondit-elle, des larmes dans la voix.

« Tu m'appelles dès que tu peux, okay ? »

« Promis » dit-elle. « Oh et tu peux dire à Jim que je ne reviendrais pas travailler ? » demanda-t-elle. « Il se demanda sûrement où je suis passée ces derniers jours. »

J'acquiesçais. « Je le ferais. »

« Oh ! J'ai failli oublier. Sam et Dean ont laissé Darling au garage de Roger pendant que j'étais à l'hôpital fait en sorte qu'elle survive, d'accord ? »

Je me mis à rire. « Je la nourrirais tous les jours. » blaguais-je.

J'étreignis ma fille une fois de plus, l'embrassait sur la joue, puis les regardais s'éloigner vers la voiture et sortir de l'allée.

Je soupirais, ravalant les larmes que je retenais et rentrais dans la maison. Je fermais la porte et me dirigeais vers ma chambre pour me changer avant d'aller travailler.

Je criais. Un homme aux yeux bleus, portant un imperméable et une cravate se tenait dans le couloir. Je criais à nouveau et sortis en courant de la pièce.

« Luna » dit-il, sa voix calme et profonde. Je me figeais, me tournant pour le regarder. « Notre dernière conversation remonte à plusieurs années. »

Une pensée me vint à l'esprit. « Castiel ? » demandais-je.

Il hocha la tête. « Je suis dans un autre véhicule, mais oui, c'est moi. »

« Que faites-vous là ? » demandais-je essayant de faire que mon cœur se calme.

« Vous lui avez dit. » dit-il à la place.

J'hochais la tête, méfiante. « Elle a tout découvert, j'ai simplement confirmé, comme vous l'aviez demandé. »

Il essaya de sourire mais cela sembla difficile. « Merci, vous avez bien fait. »

« Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ? » demandais-je.

« Maintenant je vais effacer ses souvenirs des anges. Elle n'est pas encore prête à savoir. » dit-il.

« Effacer ses souvenirs ? » demandais-je, choquée. « Vous ne pouvez pas faire ça ! »

« Elle n'est pas encore prête à savoir » répéta-t-il. « Elle se souviendra de ce que vous lui avez dit à propos de son père et du démon – elle ne saura simplement pas ce que le démon a essayé de lui faire ou qu'elle a une part de ma grâce en elle. »

« Pourquoi n'est-elle pas prête ? » demandais-je.

« Elle doit découvrir ses pouvoirs seule. Elle doit penser qu'ils viennent d'elle. »

« Comment les découvrira-t-elle ? »

« Par de dures épreuves physiques et mentales. Ce sera douloureux, et perturbant, mais elle en ressortira plus forte. »

« Et que sont ces pouvoirs ? » demandais-je, essayant de ne pas bloquer sur le fait que Rayne va souffrir à cause de ce qu'ils lui ont fait.

« Je ne suis pas autorisé à vous le faire. » dit-il, l'air de le regretter.

« Et si je lui dis tout ça ? »

« Si vous lui dites, elle sera en danger. » expliqua-t-il. « Essayer de faire sortir ses pouvoirs consciemment attirera beaucoup trop l'attention. Ca la rendra visible à tout ceux qui la recherchent. »

« Qui la recherchent ? Qui est après elle ? »

« Votre fille sera très puissante. » dit-il d'une voix égale. « Pas tout le monde ne veut utiliser ce pouvoir pour le bien. »

« Sera-t-elle en sécurité ? » demandais-je, les larmes coulant sur mon visage.

« Dean Winchester la protégera » dit-il confiant. « Ce n'était pas un hasard que sa voiture soit tombée en panne ce jour-là. Leurs âmes ont été liées au paradis avant leur naissance. Peut importe la relation qu'ils décident d'avoir, qu'elle soit romantique ou non, ils sont liés l'un à l'autre. Cela les blessera physiquement d'être éloigné pendant trop longtemps. »

Aussi bizarre que la situation paraissait, je me sentais mieux de savoir qu'au moins ils seraient ensemble. « Pourquoi me dites-vous ça si je ne peux rien lui dire ? »

« Parce qu'elle viendra vers vous et quand elle le fera, vous devrez la remettre sur le droit chemin. » dit Castiel.

« Quel chemin ? » demandais-je, lassée des réponses énigmatiques.

« Celui qui arrangera tout. » répondit-il, ne clarifiant absolument rien.

Je le regardais dans les yeux, quand soudain je regardais le manteau qui se trouvait derrière lui. Le son d'ailes battantes faisait écho dans le couloir. « Castiel ! » criais-je. Mais j'étais seule.

Je me laissais aller sur le sol, essayant de me calmer. Ca va aller, me convins-je. Tout va bien se passer.


Aloooors, ce chapitre s'est révélé être plus gros que je le pensais… dans tout les sens du terme !

Je n'avais pas vraiment prévu cette histoire avec trop de détails alors il arrive que je me surprenne moi-même en l'écrivant haha

S'il vous plait, s'il vous plait dites moi ce que vous en pensez. J'adorerais avoir des réponses !

Salutations,

Mishel