Salut ! Déjà de retour je sais :P mais on arrive à la partie de l'histoire que j'adore alors je vais sûrement être un peu plus rapide pour traduire (mais je ne promets rien quand même ^^)
N'oubliez pas de laisser une review et dites moi ce que vous pensez de cette histoire !
Tout les mérites reviennent à Mishel-10, je ne suis que traductrice
Wendy
Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf pour Rayne et mon poster de Zac Effron.
On aurait dit que j'avais dormi toute la journée et toute la nuit parce que je me réveillais à mon heure.
Je me relevais pour voir Sam, assis devant son ordinateur. « 6h15 encore » dit-il l'air amusé.
« Je suis réglée comme une horloge » répliquais-je.
« Comment tu te sens ? » demanda-t-il.
J'y réfléchis un instant. La migraine avait complètement disparu de même que les nausées. C'était comme si je n'avais jamais été malade. « Plutôt bien » lui dis-je.
« Tant mieux » répondit-il.
Je m'assis, étirant mes bras au dessus de ma tête, et regardais Dean qui dormait toujours à coté de moi. Je me mis à rebondir sur le lit et à le secouer violemment. Il se releva d'un coup, l'air perdu et à moitié endormi.
« Quoi ? » demanda-t-il, ses yeux faisant le tour de la chambre à la recherche d'une menace potentielle. « Qu'est-ce qu'il se passe ? »
« Je vais à la salle de bain » lui dis-je calmement.
Il me regarda en se frottant les yeux. « Tu m'as réveillé pour me dire que tu allais à la salle de bain ? »
Sam se mit à rire, réalisant sûrement ce que j'avais en tête. « Oh, eh bien, je ne voulais pas que tu m'en veuille au cas où tu te réveillerais et que je ne sois pas là. » expliquais-je innocemment.
« Rayne » dit Dean calmement. « Dégage de ma vue ou je te fous par terre. »
Je gloussais et partis dans la salle de bain, écoutant Dean sortir toutes les horreurs d'un homme qui vient de se réveiller.
Quand je sortis, Sam était parti et Dean était assis sur notre lit en train de nettoyer ses flingues. « On se garde occupé, hein ? » dis-je en montrant l'arme dans des mains.
Je pouvais presque entendre ses dents grincer. « Fait pas comme si tu n'étais pas à fond sur moi en te cachant derrière tes remarques, sweetheart » rétorqua-t-il.
Je le tapais dans l'épaule. « Mince » dis-je. « Et je pensais que je le cachais tellement bien. »
Il me sourit. « Ton attirance pour moi se voit à un kilomètre à la ronde. »
« Ne te flatte pas trop, darling » sortis-je en cherchant dans mon sac. « Ce que tu ressens c'est seulement de la haine. »
« Quoi » dit-il en me regardant. « Tu cherches une nouvelle culotte parce que celle que tu portes est déjà humide ? » rit-il.
Je levais un sourcil. « Qui a dit que j'en portais une ? » demandais-je d'une voix séduisante. Ou du moins j'espérais que ça ait l'air séduisant. J'eus la satisfaction de le voir rougir.
Quelle que soit la remarque suivante, elle fût interrompue par Sam, qui rentra avec des cafés et des pâtisseries. « A moi, a moi » chantais-je, attrapant une tasse de ce délicieux et brûlant liquide.
« Je sens une tension » pausa Sam, nous fixant d'un air suspicieux.
« Oh non, Sam » lui assurais-je en mordant dans le croissant. « C'est juste mon attirance pour Dean. » Dean me fit un regard mortel. « Oh, quoi » continuais-je en regardant Sam. « Tu le savais pas ? Apparemment on peut le sentir à un kilomètre à la ronde » me moquais-je.
Sam se contenta de rire. « Donc, je parlais avec la dame qui m'a vendu les cafés et elle me parlait des choses bizarres qui se sont produites en ville ces derniers jours, » dit Sam. « Je pense que ça pourrait être une affaire. »
« Quel genre de choses ? » demanda Dean, mettant momentanément notre dispute de côté.
« Les gens deviennent fous et meurent » nous dit-il, en prenant son ordinateur.
« Fous comment ? » demanda Dean.
« Meurent comment ? » demandais-je quasi en même temps.
Les yeux de Sam scannaient l'écran, très concentrés. « Eh bien, un des articles dit qu'un père et son fils se sont réveillés il y a deux jours, prétendant ne pas être eux-mêmes. Ils sont ensuite décédés 24 heures plus tard dans leur sommeil. La mère les a trouvés. »
« En même temps ? » demandais-je.
Sam hocha la tête. « D'après le légiste. »
« D'accord on s'habille. » dit Dean sérieusement. « De préférence quelque chose de professionnel. On va parler à la femme. » ajouta-t-il à mon intention.
« Je vais penser à mettre une culotte » lui dis-je en lui faisant un clin d'œil.
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Trente minutes plus tard, nous étions dans le salon d'une Mrs Hartley déprimée.
« Encore une fois » commençais-je. « Nous vous présentons toutes nos condoléances. » Je n'étais pas à l'aise avec le fait d'interroger une femme qui venait de perdre son mari et son fils. Nous nous faisions passés pour des employés de l'assurance.
Elle se moucha et me regarda avec des yeux rouges. « Merci » répondit-elle avec un sourire faible.
« Mrs Hartley » appela Sam. « Le rapport dit que votre fils et votre mari prétendaient qu'ils n'étaient pas eux même. Pouvez-vous expliquer, s'il vous plait ? »
Elle prit une grande respiration. « Mon fils, Ryan, n'arrêtait pas de crier qu'il était dans… eh bien… le corps de Ryan. Je croyais qu'il se droguait ou quelque chose comme ça. » dit-elle. « Et puis mon mari insistait en disant qu'il n'était pas mon mari mais qu'il était mon fils. » Elle recommença à pleurer. « Je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait. Je pensais qu'ils étaient malades… Rien de ce qu'ils disaient n'avait de sens. »
« Que s'est-il passé ensuite ? » demanda Dean.
Elle nous regarda tristement. « Ensuite Ryan s'est enfermé dans le bureau de son père et s'est mit à boire. Mon mari s'est enfuit de la maison et n'est rentré que très tard. »
« Et ensuite ? » demandais-je, me rappelant que Sam avait dit qu'ils étaient morts dans les 24 heures.
« Cette nuit-là, j'ai essayé de les emmener à l'hôpital mais ils sont devenus hystériques. » Elle ravala un sanglot. « Je les ai trouvés, étendus morts, sur le sol de la cuisine le lendemain matin. » finit-elle.
XxXxXxXxXxX
Une heure plus tard, nous étions tout les trois assis sur une banquette dans un petit restaurant et je picorais mon hamburger. « Je détesterais être conseillère de deuil » dis-je. « C'était brutal. Comment vous faites ? »
Dean haussa les épaules en mordant dans son double cheeseburger au bacon. « Ca fait partie du job. »
« Essaie de te concentrer sur les personnes à qui tu pourrais épargner ce deuil. » me dit Sam, ce qui aidait déjà plus.
« Et après on fait quoi ? » demandais-je.
« Je pense qu'on devrait aller interroger la famille de deuxièmes victimes. » dit Sam. « On dirait que le duo Hartley avait échangé leur corps, mais je veux être sûr que toutes les victimes sont devenues 'folles' de la même manière. »
« Les gars, vous imaginez vous réveiller dans le corps de quelqu'un d'autre ? Et non, Dean » ajoutais-je rapidement avant qu'il ne puisse commenter. « Je ne le pensais pas de la même manière que toi. »
Il me fit un grand sourire et je lui tapais dans l'épaule. On se battait comme des enfants. Sam referma son ordinateur, nous arrêtant dans notre concours de regards.
« D'accord, alors les deux victimes suivantes étaient une fille de dix-huit ans, Jenny Lee, et sa grande sœur April. Elles n'avaient pas de parents mais elles vivaient avec leur tante, Ms Lee. Elle possède un magasin de thé pas très loin. »
Nous payâmes l'addition et allions au « Jardin de Thé » de Ms Lee. C'était rempli de boites de thé, de services à thé, et d'herbes. Une petite femme asiatique nettoyait le comptoir au fond du magasin. Elle nous sourit chaleureusement en nous voyant approcher. Elle avait la cinquantaine et ses cheveux grisonnants étaient attachés en haut de sa tête.
Nous nous étions mis d'accord plus tôt pour nous faire passer pour des clients et nous essaierons de lui soutirer des informations au passage.
« Bienvenue dans mon Jardin de Thé, je suis Ms Lee » nous salua-t-elle, sans le moindre signe d'un accent étranger contrairement à ce à quoi je m'attendais.
« C'est magnifique ici » commentais-je, observant les peintures de champs de thé et des personnages chinois sur les murs.
« Merci » répondit-elle. « Comment puis-je vous aider ? »
Dean vint derrière moi et posa un bras sur mes épaules. « Ma copine » dit-il doucement de façon à ce que je sache que ça allait mal tourner. « Elle a de très mauvais maux d'estomacs. Vous voyez, elle a des gaz. » il chuchota la dernière partie mais sans baisser la voix, prétendant être discret. « Vous avez quelque chose pour l'aider ? »
Je lui donnais un coup de coude dans les côtes violemment, un sourire d'excuse à l'intention de Ms Lee. « Mon copain a un très grand sens de l'humour. » expliquais-je entre mes dents. « Ses mauvaises blagues me donnent de très grosses migraines dernièrement… Je me demandais si vous aviez un thé spécial pour ça ? » Sam riait de nous depuis la porte d'où il regardait des figurines en porcelaine.
Ms Lee nous étudiait, une touche d'amusement et quelque chose d'autre dans les yeux. « J'ai tout juste ce que vous cherchez, » dit-elle en nous emmenant de l'autre côté du comptoir où le service était prêt.
Elle servit un peu de liquide fumant dans deux petites tasses et les tendit vers Dean et moi. « C'est une ancienne recette chinoise » expliqua-t-elle. « Elle a été préparée pour les couples qui se disputent il y a des siècles. La légende dit que cela a le pouvoir de calmer le feu des cœurs en guerre. »
Je regardais ma tasse, sceptique. « Tout ça, huh ? » demandais-je.
« Buvez, buvez ! » nous encouragea-t-elle. Nous avions toujours besoin de ses informations alors nous nous exécutâmes.
Le thé était légèrement amer mais avait un arrière goût très fruité. « Wow. » s'exclama Dean, posant sa tasse vide. « T'es déjà moins chiante. » me dit-il avec une petite tape sur le nez. Je me retins de lui mordre le doigt.
« Ms Lee » appela Sam en s'approchant. « Vous m'avez l'air familière. » dit-il, feignant la contemplation. « Vous n'étiez pas dans le journal il y a quelques jours ? »
Les traits de la femme s'affaissèrent. « Oui, c'était moi » affirma-t-elle.
« Oh, oui » sortis-je, prétendant me souvenir. « C'était horrible ce qui est arrivé à vos nièces. Toutes mes condoléances. » Elle baissa la tête tristement.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé au juste ? » demanda Dean, essayant de ne pas avoir l'air trop interressé.
Ms Lee soupira. « Elles se battaient sans cesse depuis que mon frère et sa femme sont décédés, alors quand je les ai entendues crier un matin qu'elles n'étaient pas elles-mêmes, j'ai pensé que ce n'était juste qu'une autre de leur querelles qu'elles se faisaient juste passer l'une pour l'autre. Je n'ai compris que quelque chose n'allait vraiment pas que trop tard. »
Je posais une main réconfortante sur son bras et lui fit un petit sourire. « Merci pour le thé. » dis-je. « Et encore, nous sommes désolés pour vos nièces. Ca ne doit pas être facile. »
Elle exprima sa gratitude. « Je suis simplement déçue qu'elles aient passés leur derniers instants à se disputer. » dit-elle, regardant entre Dean et moi. « Ne faites pas la même erreur. » nous prévint-elle. « Je peux voir que voir que vos sentiments pour lui sont forts, ma chérie » me dit-elle et je m'étouffais presque avec ma dernière gorgé de thé. « Ne laissez pas votre tempérament se mettre entre vous. » Dean me fit un sourire moqueur et Ms Lee le regarda sévèrement. « Et vous » ajouta-t-elle. « Ne cachez pas vos vrais sentiments derrière cet affreux masque d'arrogance et de fierté. »
Dean devint presque pâle et je me détournais pour cacher mon sourire amusé. Nous sortîmes du magasin mais j'achetais néanmoins une petite boite de thé vert. Je me sentais mal de partir les mains vides après qu'elle nous ait expliqué ce qui c'était passé.
« Donc » commença Dean en montant dans l'Impala. « On peut être sûrs de deux choses. »
« Lesquelles ? » ironisais-je depuis la banquette arrière. « Que tu aimes secrètement les parties de thé ? »
« Non » répliqua-t-il. « Qu'il y a carrément un truc qui se passe ici, et » dit-il, se tournant vers moi avec le sourire jusqu'aux oreilles. « Que même les petites dames asiatiques peuvent sentir l'incroyable attirance que tu as pour moi. »
Je gloussais. « De la haine, Dean » lui rappelais-je. « De la pure haine. »
Vous pouvez probablement dire où cette histoire va aller, pas vrai ?
Encore une fois, merci à tous ceux qui laissent des reviews. Je suis comme une petite fille à chaque fois que mon téléphone sonne avec une notification d'email.
Salutations,
Mishel
