Salut salut ! Prête pour un nouveau chapitre ! J'ai adoré le traduire j'adore certains passage ^^ surtout un mais vous allez vite voir lequel ^^

Tout les mérites reviennent à Mishel-10, je ne suis que traductrice.

Wendy


Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf pour Rayne et le trou de la forme de Jensen Ackles dans mon cœur.


Quelques jours s'étaient écoulés depuis l'affaire avec le dieu grec et nous étions à des kilomètres de là, restant dans différents hôtels, chassant différents monstres. Je prenais doucement goût à la vie sur la route et c'était légèrement alarmant de voir comme cela me plaisait.

Enfin, oui, ma ville et ma mère me manquaient, mais rien ne me paraissait autant correct que la chasse. J'avais l'impression d'être faite pour les motels pourris, la malbouffe, et les bleus et blessures continuels. Je faisais quelque chose de bien. J'aidais les gens. Je suivais les pas de mon père, et ça me donnait l'impression d'être plus proche de lui qu'avec ses vieux t-shirts Metallica.

Je ne pouvais pas nier, cependant, que la dernière chasse m'avait affectée plus que je ne l'admettais devant Dean et Sam. Ce que Phil avait dit à propos de sentir une noirceur en moi m'avait un peu fait flipper. Je ne ressentais pas le besoin de mettre le feu à des immeubles ni n'entendais de voix me disant de tuer des gens mais l'information me gardait sur mes gardes pour l'éventualité où cela arriverait. Je savais que j'aurais au moins dû en parler à Dean, mais pour la micro-chance où Phil aurait dit la vérité, qu'il y avait quelque chose de maléfique en moi, je gardais ma bouche fermée. C'était l'un de mes pires défauts j'avais tendance à ignorer les choses déplaisantes en espérant qu'elles disparaissent toutes seules.

Dean et Sam étaient partis il y a trente pour interroger les survivants d'une espèce de fantôme en colère. On aurait dit que j'allais enfin faire l'expérience du « simple » saler et brûler. Je restais à la chambre parce que je ne sentais pas vraiment bien ce matin et l'idée de mettre un costume hideux pour me faire passer pour le FBI était au-delà de mes forces ou de mes volontés pour la journée.

J'allais à la salle de bain, espérant qu'une douche froide m'aiderait à me sentir mieux et ressortis deux minutes plus tard, frustrée et légèrement paniquée. Je réalisais vite pourquoi je me sentais mal. Je ne savais pas pourquoi je n'y avais pas reconnu immédiatement le mélange de mauvaise humeur et de maux de ventre. Entre découvrir le monde des monstres et abandonner ma vie pour me joindre au spectacle, j'avais complètement ma chère vieille amie, tante Flo.

Je la détestais. Elle parlait toujours au pire moment : « Félicitation ! Tu n'es pas enceinte ! Maintenant voilà un petit cadeau pour te le rappeler la semaine prochaine. » Et elle procédait ensuite à une torture de l'utérus. Oh, les joies du corps humain.

Ce qui m'inquiétait le plus à cet instant, cependant, était que je n'étais vraiment pas préparée et la situation était plutôt gênante. Je grommelais, réfléchissant à mes options. Je n'avais pas de voiture et je ne me rappelais pas avoir vu de magasin pas très loin quand nous étions arrivés la nuit dernière. Attendre que les garçons reviennent et leur demander discrètement de me déposer à une pharmacie n'était toujours pas une bonne alternative.

Avec un long et sur-joué (mais justifiable) soupir, je pris mon téléphone sur la table à côté du lit. Je fis le numéro de Sam, devinant qu'il serait plus sympa et moi gêné à propos de tout ça. Il vivait avec sa petite amie, je suis sûre que le sujet avait dû apparaitre au moins une fois ou deux pendant ce temps. Le téléphone sonna. Et sonna. Et tomba sur la messagerie. Je le rappelais. Toujours rien.

Merde.

Je savais que j'allais regretter ce que j'allais faire tôt ou tard. Plutôt tôt. Je fis les cent pas dans la chambre en appelant Dean. Il décrocha à la deuxième sonnerie.

« Rayne ? » demanda-t-il à l'autre bout, comme s'il était toujours préparé au pire.

« Dean… Salut » dis-je, hésitante.

J'entendis un genre de grognement s'échapper du téléphone. « Cherry Pie, tu m'appelles vraiment juste pour dire salut ? »

« Je…uh…non » bégayais-je. « Tu sais où est Sam ? » demandais-je. « Je l'ai appelé mais il n'a pas répondu. »

« Je l'ai lâché à la bibliothèque pour faire des recherches il a sûrement mit le silencieux. » expliqua-t-il. « Attends, pourquoi t'as appelé Sam ? Quelque chose ne va pas ? » Sa voix changea en un instant de énervée à inquiet c'était l'un des modes 'par défaut' de Dean.

« Non – enfin, oui. Un peu. »

Je pouvais presque l'entendre rouler des yeux. « Ray, t'as un problème avec les mots aujourd'hui ? D'habitude t'es une vraie pipelette. »

« J'ai un petit… uh, problème. » Ugh, pourquoi il fallait que ce soit aussi bizarre ? C'était un processus humain naturel. J'étais sûre que même Dean le savait, grâce à ses nombreuses expériences avec le corps féminin. Je n'avais juste jamais eu à demander à un homme de m'aider avec ça. J'avais toujours vécu avec ma mère, je n'avais jamais eu de petit ami, et j'étais presque sûre que mon père avait vécu son dernier jour pensant que je n'avais jamais eu mes règles.

« Quel problème ? » demanda la voix exaspérée de Dean, ce qui me fit sortir de mes pensées.

« Un problème… de fille. » Je sentis mes joues s'enflammer.

J'entendis un grand rire à l'autre bout de la ligne. « Ohhhh » dit-il, l'air amusé. « J'ai compris. Code Rouge. »

Je soufflais. « Oui, Dean. Code Rouge si c'est plus simple pour toi. Maintenant soit pas un con avec ça. »

Il riait toujours. « Alors qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? Tu n'appelles pas juste pour partager la grande nouvelle, pas vrai ? »

« J'ai besoin que tu fasses un saut dans une pharmacie pour moi » dis-je, ignorant son commentaire.

Il y eut un silence. « Quoi ? » demanda-t-il difficilement. « Est-ce que tu ne peux pas, je ne sais pas, utiliser du papier toilette ou quelque chose ? »

Je soupirais et roulais des yeux. « Non, Dean » dis-je. « Ca ne marche pas comme ça. »

« Et tu ne peux pas attendre ? »

« Oui, bien sûr. Je dirais juste à mon utérus de faire une pause. » répliquais-je, plutôt sarcastique.

« Ugh » grogna Dean. « J'ai pas besoin de connaitre tout les détails gore – ou devrais-je dire sanglant… » Il s'arrêta pour rire à sa propre blague.

« Ecoute » dis-je rapidement. « Tu peux faire toutes les blagues sur les règles que tu veux, après que tu m'aies apporté ce que j'ai besoin. »

Il soupira fortement. « D'accord. Je t'appelle quand je serais sur le champ de bataille. »

Je souris. « Parfait. »

Il raccrocha et j'attendais impatiemment à côté du téléphone jusqu'à ce qu'il sonne cinq minutes plus tard.

« Dean » dis-je en décrochant.

« Les gens me regardent et je déteste ça et je te déteste pour me faire faire ça alors fais vite. » dit-il immédiatement.

Je ris. « J'ai besoin d'une boite de tampons, taille normale, avec l'applicateur plastique. Tu pense que tu peux le faire. »

« Oui, je peux le faire. » dit-il sur la défensive. Et sa voix résonnait ensuite la confusion. « D'accord, attends, quoi ? »

Je souris, sans pouvoir nier à quel point il était adorable à cet instant. « Très bien, on se concentre soldat. » ordonnais-je, essayant de masquer mon amusement. « Tu vois le rayon des tampons ? »

« Uhh, c'est les long machins… c'est ça ? » demanda-t-il.

« Oui, Dean. Les longs machins. Maintenant » continuais-je. « Trouve ceux où il y a écrit normal sur la boite. »

Il y eut quelques instants de soupirs et de gros mots. « Trouvé. »

« Jusque là tout va bien » acclamais-je. « Maintenant, vérifie s'il y a un signe en bas à droite ou en haut à droit qui dit « applicateur plastique ». »

« Uh, plastique, oui » dit-il. « Attends, de quoi d'autre ça pourrait être fait ? »

« Torture en carton. »

« Quoi ? »

Je ris. « Juste fais moi confiance. D'accord, tu peux sortir maintenant. N'oublie pas de payer. »

« Tu me le revaudra » grogna-t-il avant de raccrocher.

D'accord, peut-être que ce n'était pas si mal, pensais-je. Dean était celui qui avait été le plus embarrassé. Je ris en y repensant encore puis m'arrêtais rapidement en réalisant qu'il ne me lâcherait plus jamais avec ça.

Dean revint dix minutes plus tard et me lança le sac plastique après en avoir sorti un gros sachet de Skittles. Il me regarda, amusé, en me voyant l'attraper.

« Donc » commença-t-il. « La semaine des requins, eh ? »

Je lui lançais un regard ennuyé. « Tu y a réfléchis tout le long du trajet, pas vrai ? »

Il sourit fièrement. « J'ai aussi pensé au Bal de Carrie, Partie sur la Mer Rouge, Bloody Mary, la Grande Inondation. »

Je le coupais d'un « chut ». « Tu t'es amusé. »

Il fronça les sourcils. « Mais je n'avais pas fini ! »

« Eh, bien moi si ! » rétorquais-je en allant dans la salle de bain.

« Je croyais que ça venait de commencer ? » demanda-t-il avec un sourire débile.

Je claquais lui claquais la porte au nez sans répondre.

SPNSPNSPNSPNSPN

« Très bien » dis-je à Sam et Rayne en garant l'Impala devant la vieille maison abandonnée. Je sortis les clés du contact et me tournais sur mon fauteuil pour leur faire face. « C'est une simple affaire de maison hantée » rappelais-je surtout pour Rayne. « Pas plus effrayant qu'un épisode de Chair de Poule. »

« J'ai compris » dit Rayne.

« On sera avec toi tout le temps » intervint Sam.

Les yeux se Rayne se plissèrent, montrant son irritation. « J'ai compris. »

« Tu as ton sel » lui dis-je. « Alors n'hésite pas à l'utiliser si Big Bertha te saute dessus. »

« J'ai. Compris. » annonça-t-ele.

« Ce n'est pas Big Bertha, Dean. Son nom était Vella Chasser (NA : le nom original est Willa Chase mais pour le futur jeu de mots j'ai été obligée de le changer légèrement) » me corrigea Sam.

Je souris. « Oui, et je Vella Chasser de partout » dis-je, plutôt fier de mon jeu de mots. « Mais elle tue vraiment des gens en les étouffant avec son poids… Big Bertha lui va mieux. Je parie qu'elle est en colère parce que quelqu'un a volé son gâteau pas parce qu'elle est devenue folle et a tué son mari, ses gosses, et elle-même. »

« C'est insensible, Dean » m'envoya Rayne depuis la banquette arrière.

Je reniflais. « Ouais, Dieu me pardonne d'avoir offensé cette grosse fantôme. »

« C'est aussi insensible. » pointa-t-elle.

Je haussais les épaules. « Peu importe, si tu n'étais pas de mauvaise humeur, tu trouverais ça drôle. »

« Je ne suis pas de mauvaise humeur, Dean ! » cria-t-elle. « J'ai juste un cœur contrairement à certains. »

« Ouais, peu importe » répondis-je.

« Donc » dit Sam fortement après un moment de silence, de façon à faire remarquer notre comportement débile envers l'un l'autre. « Rayne, tu reste derrière nous, d'accord ? »

« Pour la dernière fois, j'ai compris, Sam ! » cria-t-elle en sortant de la voiture, claquant la portière derrière elle.

« La vache » dit Sam, en me regardant. « Qu'est-ce qui lui prend ? »

Je ris. « Elle a ses règles. » La bouche de Sam forma un petit « oh » et il eut l'air mal à l'aise. « Mec, ce n'est même pas le pire. Elle m'a fait lui acheté des tampons ! J'avais l'impression d'être un petit copain soumis quand j'étais dans ce rayon » murmurais-je.

Sam rit. « Peut-être que tu es un petit copain soumis. »

Je commençais à objecter quand Rayne toqua à la fenêtre de Sam. « Vous venez ou quoi ? » entendîmes-nous à travers le verre.

Je ris avec Sam. « On ferait mieux de ne pas la laisser attendre dans son état délicat. »

« J'ai entendu ! » cria Rayne en me fusillant du regard.

Nous sortîmes et Sam alla vers le coffre pour préparer notre arsenal pendant que je prenais Rayne à part. Je ne me sentirais pas bien avec elle tant que je n'aurais pas me les choses au clair. Elle me regarda d'un air interrogateur.

« Rayne » commençais-je, gardant la voix basse. « Je sais que sur la dernière chasse je t'avais promis de garder les yeux sur toi à chaque seconde, et je sais aussi que je n'ai pas réussi à tenir cette promesse. » Je levais la main avant qu'elle ne puisse protester. « Je ne me cherche pas d'excuses. J'ai foiré » dis-je simplement. « Mais je ne veux pas que tu penses que tu ne peux pas me faire confiance parce que je…. Je couvre tes arrières. »

Elle me sourit. « Je le sais. J'ai confiance en toi, Dean. » Mes lèvres formèrent un petit sourire à ces mots. Et elle gloussa. « Entendre les gens dire qu'ils te font confiance, c'est comme une drogue pour toi, c'est ça ? » demanda-t-elle.

Je haussais les épaules. « J'aime que les gens sachent qu'ils peuvent compter sur moi. »

Rayne me tapa sur l'épaule. « Ne t'inquiète pas t'es comme, la plus grande personne de confiance que je connaisse. » dit-elle. « Et j'avais les deux même témoins de Jéohovah qui venaient chez moi tout les lundis pendant un an pour essayer de me convertir, c'est pour dire » ajouta-t-elle.

J'ébouriffais ses cheveux affectueusement. « Allez, Bertha nous attends. » dis-je en allant vers la maison hantée la plus cliché au monde. Le bois pourrissait, les fenêtres sortaient de leurs gons – c'était même complété par une pleine lune et quelques chauve-souris. Je ris intérieurement. Si ma vie et celle de Sam étaient un jeu vidéo, ça aurait été le premier niveau.

Je gardais un œil sur Rayne pour être sûr qu'elle restait derrière Sam et moi pendant qu'on montait les marches grinçantes vers le porche. Après avoir défoncé la porte de derrière, on entrait lentement. J'avais une lampe torche dans une main et mon fusil chargé avec du sel dans l'autre. « D'accord » chuchotais-je. « Sam, tu prends le rez-de-chaussée, Rayne et moi on fait l'étage. »

D'un hochement de tête, Sam avança vers la cuisine pendant que Rayne et moi commencions notre ascension sur les marches poussiéreuses. Je la gardais derrière moi au cas où si une marche était peu fiable, je le découvrirais en premier.

J'étais plutôt contrent que Rayne n'ait rien dit. Sam et moi avions déjà été sur des chasses avec des civils où ils chuchotaient bruyamment leur moindre pensée ou inquiétude.

Qu'est-ce que c'était ? T'as entendu quelque chose ? Je crois que je l'ai vu !

C'était ennuyeux, distractif, et contre-productif et j'était fier de Rayne pour garder son sang froid, même si un seul regard sur son visage pouvait me dire qu'elle était plus effrayée que ce qu'elle voulait admettre.

Une fois arrivés en haut, je fis signe à Rayne de me suivre dans la grande chambre. Apparemment c'était où Vella avait tué son mari donc je pensais qu'il valait mieux commencer ici. La plupart des affaires de la maison amassaient la poussière et la chambre paraissent intacte. Le grand lit avec le matelas sale était au centre de la pièce il y avait un miroir sur pied dégoûtant, une vieille commode, et un portrait en noir et blanc d'une très grosse Vella, son mari moustachu format fil de fer à côté d'elle, et ses deux jeunes fils. Un souvenir de presque une centaine d'années pour lui rappeler que cette famille s'était réunie pour avoir l'air normale et heureuse une fois. Comme c'est précieux, pensais-je ironiquement.

C'est pourquoi je détestais les photos. Elles n'étaient pas naturelles on prenait la pose. Pourquoi est-ce que les gens ne prenaient pas de photos d'émotions réelles ou d'activités ? Comme être assis sur un canapé, ou regarder la télé en sous-vêtements avec une bière dans la main. Personne n'était jamais resté là en souriant sans raison dans la vraie vie. Personne n'était heureux au point de juste rester là, à sourire comme des idiots.

J'allais jusqu'au placard et ouvrit la porte en grand arme levée et chargée. Rien. En me retournant mes yeux s'écarquillèrent.

« Rayne, baisse-toi ! » criais-je alors que Big Bertha apparaissait derrière elle. Elle faisait facilement 90 kg de plus qu'elle et faisait aussi trois têtes de plus. Sans réfléchir, Rayne tomba au sol pendant que j'étouffais le cul fantomatique de Bertha avec du gros sel. Elle disparu dans un grésillement. « Tu vas bien ? » demandais-je à Rayne en m'approchant pour l'aider.

Elle hocha la tête mais n'eut pas le temps de répondre puisque Vella réapparu devant nous. Elle envoya Rayne à travers la pièce, là où elle se trouvait, l'écrasant contre la commode. Je maudis ce fantôme et lui envoyait un peu plus de sel dans la gueule et la vis disparaitre.

Je me précipitais vers Rayne qui était toujours sonnée. Elle attrapa la main que je lui offrais et se leva. « Allons tuer son cul de femme en surpoids » lança-t-elle.

Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. « Oh, Rayne » ris-je. « Même après avoir été attaquée par un fantôme, tu ne peux toujours pas sortir un seul gros mot ? »

Elle grogna et me tourna le dos. « Je peux jurer » rétorqua-t-elle simplement. « Je préfère juste ne pas le faire. »

« Et pourquoi ça ? » demandais-je, amusé.

« Parce que je pense qu'il y a des manières plus éloquentes de s'exprimer » répondit-elle normalement.

« Eloquente » me moquais-je. « Quel beau langage tu transportes dans cette petite tête, Cherry Pie. » Elle me tira la langue de manière infantile et je lui donnais une petite tape sur le nez. « Je te ferais jurer un de ces jours » lui promis-je.

« Et je t'offrirais un dictionnaire un de ces jours » répondit-elle en me souriant. Puis elle tourna les talons et sortit de la chambre.

Je secouais la tête de rire et la suivi. Nous rejoignîmes Sam en bas. « On l'a vue » lui dis-je.

« Tout ce boucan là-haut c'était Big Bertha ? » demanda-t-il.

« Tu vois ? » dis-je à Rayne. « Le nom est resté. »

Elle m'envoya un regard ironique. « Trouvons juste ses os et brûlons-les. »

« Pas possible » dis-je. « Elle a été incinérée. »

« Très bien, alors trouvons ce qui la retient ici et brûlons ça. »

« D'accord » dit Sam. « J'ai vérifié ici mais je n'ai rien trouvé d'important. »

« Okay, alors, elle a tué sa famille donc ça ne peut pas être quelque chose à eux. » déclara Rayne.

« Oui, alors qu'est-ce qui était important pour elle ? » demandais-je. « A part le gâteau. »

« Est-ce que vous avez trouvé une brosse ou n'importe quoi qui pourrait avoir son ADN là-haut ? » demanda Sam.

« Je doute qu'après tant d'années quelque chose ait survécu » dit Rayne.

« Pas faux » accorda Sam.

« Il y avait un portrait de famille » dis-je. « Enfin ça a probablement coûté cher pour le faire faire. Ca peut avoir de l'importance pour elle. »

Sam hocha la tête. « Va pour le portrait. »

Nous retournions vers les escaliers mais nous nous arrêtâmes à mis chemin quand Big Bertha apparu en haut. « Attention, ventre sur patte » l'appelais-je. « On ne voudrait pas que tu tombes et que tu te fasses mal. »

Avec un grognement, elle disparu et réapparu pile devant nous. Je visais le fusil sur elle et appuyais sur la détente, râlant en réalisant que je n'avais plus de munitions. En le lançant sur le côté, je sortis mon supplément de sel mais Rayne était déjà un pas devant moi en train de lui en lancer sur la figure. « Gentille fille » l'applaudis-je et Rayne s'inclina vers moi.

« Je vais aller chercher le portrait » cria Sam en courant dans les escaliers. « Vous gardez Bertha occupée. »

« Ici, Bertha » chantais-je. « J'ai un gros morceau de gâteau pour toi. »

« Dean, ça ne marchera pas. » dit Rayne.

« Et pourquoi pas ? » demandais-je en continuant d'appeler le fantôme.

« Parce que premièrement ce n'est pas son vrai nom. Et je ne pense pas que les fantômes comprennent tes blagues-pas-drôles. »

« De quoi tu parles ? Mes blagues sont hilarantes. »

Elle se tourna vers les escaliers. « Vella ? » appela-t-elle. « Vella, on est là. Regarde tout l'air qu'on respire. Pourquoi tu ne viendrais pas ? »

Je soupirais. « T'es la seule qui peut être polie avec un fantôme meurtrier. »

Elle haussa les épaules, me souriant en tournant la tête. « Qu'est-ce que je peux dire ? Swayze m'a rendue sympa. »

« Oh crois-moi, sweetheart. » dis-je. « Bertha n'essaie pas de reprendre contact avec Demi Moore. »

Avant que Rayne ne puisse dire sa prochaine remarque sarcastique, le fantôme en question apparu juste devant elle. Avant que je n'aie le temps de bouger, elle poussa Rayne sur les marches et s'assit sur elle. La baleine s'assit littéralement sur elle. J'entendis un grognement venir de Rayne alors qu'elle se battait pour respirait malgré le poids.

« Hey ! » criais-je à Bertha, essayant de la distraire. « Tu sais qu'il y a une bonne blague ici à propos d'un éléphant dans une pièce ! » Je lui lançais le sel qu'il me restait mais ça ne la fit disparaitre qu'une seconde avant qu'elle ne soit de retour, étouffant Rayne.

Je jurais, tournant en rond pour essayer de trouver ce qui pourrait l'éloigner. Mes yeux se posèrent sur la cheminée abandonnée dans le salon et plus important la pile de tisonniers en fer juste à côté. Je courrais pour en attraper un et fis demi-tour vers Rayne. Je levais la barre au dessus de ma tête, prêt à frapper au moment où Bertha prit feu. Sam devait avoir brûlé le portrait.

Je m'agenouillais à côté d'une Rayne bleue, posant sa tête sur ma cuisse. « Hey, Cherry Pie » murmurais-je. « Respire pour moi, d'accord ? » Elle prit une grande bouffée d'air, sa main posée sur sa poitrine. « Tu vas bien ? » demandais-je quand elle n'eut plus l'air d'être sur le point de s'évanouir.

« Qu'elle tête de cul ! » lança-t-elle.

Je ris. « Tête de cul n'est pas un mot très éloquent, Ray. »

« Je chercherais un meilleur mot quand j'aurais fini de suffoquer. » marmonna-t-elle, toujours en respirant difficilement.

Sam arriva en courant des escaliers, passant un bras autour de Rayne alors que je l'aidais à se lever. « Big Bertha ? » demanda-t-il l'air inquiet à propos de la fille dans ses bras.

Je hochais la tête sans la lâcher des yeux. « Big Bertha » confirmais-je.

Nous retournions à l'Impala où je plaçais Rayne sur la banquette arrière. Je passais derrière le volant et nous éloignais de la maison. « Donc » dis-je quand nous étions de retour sur la route. « On peut dire que Big Bertha n'étouffera plus d'adolescent à la recherche de frissons. »

« Bien » souffla Rayne, toujours pas entièrement remise. « Elle était complètement folle. »

« Tu réfléchis toujours ? » demandais-je me moquant de son mot de gamine.

« Je réfléchis toujours. » marmonna-t-elle en croisant les bras et en détournant son regard de moi.

Je la regardais dans le rétroviseur alors qu'elle boudait, souriant comme un idiot sans même le réaliser.


La petite scène de l'achat des tampons était un hommage au film de Jensen Ackles Ten Inch Hero, donc petit cadeau pour ceux qui l'ont vu et qui ont compris ! Vous pouvez sûrement chercher la scène sur YouTube c'est plutôt drôle. Et aussi la fille dans cette scène c'est la femme de Jensen dans la vraie vie, donc AWWW.

QUESTION : si je commençais à utiliser des affaires de la série mais en modifiant complètement les évènements, vous aimeriez ?

C'est juste, qu'inventer de bonnes affaires peut être tellement épuisant ! J'ai encore quelques idées pour des chasses originales, mais prendre inspiration dans la série rendrait ça beaucoup plus facile. (Comme vous pouvez le voir dans ce chapitre, la chasse était en quelque sorte basée sur une de la série.) Faites moi savoir !

Et comme toujours, merci de lire et de laisser des reviews !

A la prochaine !

Salutations,

Mishel