Salut ! Je suis de retour ! Ces vacances m'ont vraiment fait du bien et j'ai passé la journée à traduire ce chapitre pour vous ^^ Alors j'espère que vous allez aimer (et rire ^^) et laissez-moi une review pour me dire ce que vous en pensez. Voulez-vous que je continue de traduire ?
Tous les mérites reviennent à Mishel-10, je ne suis que traductrice.
Disclaimer : Je n'ai aucun droit sauf pour Rayne et mon regret actuel d'avoir mangé deux gâteaux à la cannelle d'un coup.
Sam et moi venions de revenir de nos courses de munitions et je me portais volontaire pour aller chercher Rayne pour aller au bar pendant que Sam attendait dans la voiture.
J'entendais de la musique à travers la porte de notre chambre au fur et à mesure que j'approchais. J'essayais de voir à travers la fenêtre mais les rideaux étaient tirés et j'étais un peu déçu, espérant voir Rayne en train de faire quelque chose d'embarrassant. Ce que je vis en ouvrant la porte était encore mieux. Je me figeais, à mi-chemin en l'intérieur et l'extérieur de la chambre, pendant que Rayne chantait et se dandinait sur une chanson de Grease.
Elle portait les vêtements que nous lui avions trouvés plus tôt et ça lui allait vachement bien. Elle aurait rendu à Olivia Newton-John la monnaie de sa pièce. Rayne s'arrêta au milieu d'une pirouette en me voyant la regarder. L'hésitation traversa brièvement son visage mais elle reprit rapidement ses esprits et glissa vers moi, chantant sur la musique.
If you're filled
With affection
You're too shy to convey
Medtate in my direction
Feel your way
Elle dirigea les mots de la chanson vers moi avec une étincelle dans les yeux son regard joueur ne me laissant pas regarder ailleurs. Je déglutis bruyamment en regardant ses hanches de balancer sexuellement. Une part de moi savait qu'elle s'amuser juste avec moi, mais ses efforts me gardaient captivé néanmoins.
Travolta chanta sa partie du duo et Rayne chantait la partie féminine.
I better shape up
'Cause you need a man
« I need a man » répéta Rayne, « who can keep me satisfied. » Elle plaça une main sur mon torse et s'approcha en souriant.
I better shape up
If I'm gonna prove
« You better prove » me lança-t-elle.
That my faith is justified
« Are you sure ? »
Je me retrouvais à chanter dans ma tête en même temps que la dernière phrase sans même savoir comment je la connaissais.
Yes , I'm sure down deep inside
Ma main fit instinctivement le chemin pour reposer sur sa taille et je la tirais vers moi, j'avais besoin de la savoir proche. L'esprit joueur de Rayne s'effondra quand elle me regarda, soudainement hésitante. Le dernier couplet de la chanson continuait de défiler, bien qu'oublié. Je regardais dans ses yeux noisette, essayant d'ordonner mes pensées.
Avant de pouvoir savoir quoi faire, Rayne brisa notre transe avec un pas en arrière décidé. Elle regarda timidement vers ses bottines. « On devrait y aller » murmura-t-elle.
Je m'éclaircis la gorge, repoussant la déception et l'inconfort de ne pas l'avoir près de moi. « Tu as tout ? » demandais-je plus dur que je ne le voulais.
Elle hocha la tête et je la fis passer devant moi pour fermer la porte derrière nous.
SPNSPNSPNSPNSPN
J'étais l'appât. Encore une fois, j'étais le petit asticot qui se dandinait a bout du crochet en face, dans ce cas, de deux motards. Ca ne me dérangeait pas vraiment Dean et Sam gardaient un œil sur moi depuis l'autre bout du bar en posant des questions à tous ceux qui voulaient bien répondre, et j'avais un couteau sur moi. Je savais que je pouvais me défendre ce n'était pas le problème. J'étais inquiète de ne pas pouvoir jouer mon rôle correctement.
Après avoir vu la façon dont Dean avait réagit à mon petit numéro de tout à l'heure, mon sang-froid s'était dissipé. Je pouvais dire qu'il était intrigué mais je ne savais pas si j'étais à l'aise avec l'idée d'avoir cet effet sur lui. Je n'arriver pas à décider ce que je voulais quand ça touchait Dean. Et c'était principalement parce que je n'avais jamais rien voulu des hommes jusqu'à maintenant.
Quand il m'avait rapprochée je m'étais renfermée : en partie parce que j'avais beaucoup aimé et en partie parce que ça m'avait presque faite hyper ventiler. Je repoussais ces pensées pour faire ressortir ma bikeuse intérieur. J'avais vu assez de films et de portraits stéréotypés pour penser faire quelque chose de pas trop mal. C'était avant d'être invitée à la table de Jeremy et Howard.
Je savais ce que j'avais à faire il fallait que j'obtienne leurs informations à propos du gang de motards qui était la veille. A le voir, le bar était principalement rempli d'habitués qui se connaissaient bien. Jeremy et Howard bavardaient avec pratiquement tous ceux qui passaient à leur table alors je pensais que si quelqu'un savait quelque chose ce serait eux.
Apparemment, ils avaient « roulé ensemble » pendant plus de dix ans et connaissaient les bons et mauvais côtés de leur bar et les personnes qui le fréquentaient. C'était, jusqu'à ce qu'ils me voient.
« Un joli nouveau visage parmi une foule d'hideux » me nomma Howard après que je me sois assise.
Ils étaient tout les deux vers la fin de la trentaine, des tatouages pleins les bras, portant des vestes en cuir noir et des bandanas autour de la tête, couvrant une partie de leur front. Howard avait une longue barbe rousse et Jeremy en avait une noire qui commençait à se tâcher de gris. En gros, ils étaient à peu près, exactement, ce que je m'attendais à trouver dans un endroit comme celui la. Leur voix étaient graves et puissantes, leur langage était coloré et leur manière inexistantes.
Ils avaient tout deux commencé leur deuxième bière quand je les avais rejoints et ils avaient insisté pour que je prenne un verre. « Aller, jeune demoiselle » m'implora Jeremy. « Un verre. »
« Ouais, Cherry » ajouta Howard, utilisant le nom que je lui avais donné, lequel j'avais décidé d'utiliser en tant qu'alias dans ce genre d'affaire. « C'est quoi ton poison ? »
J'hésitais – incertaine de ce que je devais faire. Je savais que je ne devrais pas, mais je devinais aussi que les deux hommes deviendraient suspicieux si je rentrais dans un bar biker avec une attitude aguicheuse et que je refusais de boire. Je ne trouvais pas de bonne excuse alors j'acceptais à contre cœur.
« Uh, je vais prendre un whiskey sour » dis-je, pas vraiment sûre ce que c'était mais je me rappelais avoir entendu une femme en commander un quand nous étions arrivés.
Les deux posèrent leur verre sur la table en signe d'approbation et Howard fit signe à la serveuse de venir et prit ma commande.
« Donc » commençais-je, essayant de rediriger la conversation dans la direction qui m'arrangeait. « Est-ce que vous avez entendu parler de ce groupe de bikers qui sont morts par très loin d'ici ? »
Les deux rentrèrent la tête d'un air sombre et enfilèrent leur bière. « Ouais, on a entendu. » répondit Jeremy.
Je plissais les yeux, sentant la tension. « Pas vos ammis j'imagine ? » demandais-je.
Howard laissa sortir un rire non-amusé. « Ils n'étaient les amis de personne ici. Ils n'amenaient que les problèmes. » dit-il.
La serveuse revint avec mon verre et le posa devant moi. J'étudiais attentivement le liquide jaune. Howard le regardait avec attention et m'invita à boire. Je pris une petite gorgée pour les embrouiller. Je devais admettre que ce n'était pas mauvais.
« Quel genre de problèmes ? » creusais-je.
Jeremy haussa les épaules, regardant autour du bar. « Menaces, paris qu'ils étaient obligés de gagner – les trucs classiques. »
« Est-ce qu'ils ont déjà tenu leurs menaces ? » demandais-je.
Jeremy me fit un sourire machiavélique qui était partiellement caché par sa barbe. « Est-ce que tu nous demandes s'ils ont tranchés des gorges ? »
J'essayais de masquer ma peur avec un sourire un peu coquin. « Ouais, c'est exactement ce que je demande. »
Howard rit légèrement. « Il y a eu pas mal d'histoires à propos de corps qui étaient retrouvés mais personne n'a pu le confirmer. Les Païens du Diable ont toujours pensé qu'ils étaient les chefs ici je pense qu'ils sont ceux qui ont lancés ces histoires pour leur image. »
« Les Païens du Diable ? » demandais-je après avoir pris une autre gorgée inconsciente de mon verre. J'avalais avant de me rappeler qu'il s'agissait d'alcool.
Jeremy tapa sa bouteille vide sur la table et fit un signe pour une autre. « C'était leur nom de gang pas trop réfléchi » expliqua-t-il.
Je me concentrais sur l'histoire en pinçant mes lèvres sur la paille pour aspirer le liquide sucré et amer. Je me maudissais en silence quand j'avalais automatiquement encore une fois.
Je leur envoyais une autre question. « Est-ce qu'ils étaient dans le satanisme ou quelque chose du genre ? »
Howard soupira. « Probablement » dit-il. « Ces types n'ont jamais eu de problèmes avec les poulets ni avec l'argent. Je ne sais pas qui était de leur côté, mais je doute que ce soit Dieu. »
Je remuais ça dans ma tête en buvant mon Whiskey Sour. Un bruit d'aspiration sortit de ma paille et je fronçais les sourcils en étudiant mon verre vide. Je me sentais bien, pas nauséeuse comme avec le vin de Phil, alors la serveuse m'apporta un autre verre sur la demande de Jeremy, et je l'acceptais.
« Donc est-ce qu'ils… » commençais-je mais Howard me coupa.
« Tu pose beaucoup de questions, sweetheart » dit-il en plaçant une main rigide par-dessus la mienne. Il me sourit avec envie, ayant eut une bière de trop.
Je gloussais, leur faisant à tout les deux un regard innocent. J'avais déjà oublié quelle question je voulais leur poser. Je regardais le liquide ambre sombre dans la bouteille d'Howard après que le mien ait disparu, encore une fois, trop vite. « Hey, est-ce que je peux goûter ça ? » dis-je en pointant son verre, soudainement curieuse.
SPNSPNSPNSPNSPN
Personne n'avait trop eu envie de partager des informations avec nous et j'espérais que Rayne faisait mieux. Je ne leur en voulais pas Sam et moi avions l'air assez dangereux pour avoir une foule solide de bikers qui se méfiait de nous. Rayne avait un visage amical et excité, un regard enfantin en d'autres mots, elle apparaissait plus digne de confiance que nous.
Nous étions assis à une table sur le côté avec quelques bières, regardant Rayne qui se joignait à deux motards barbus. Je gardais un regard attentif sur le roux qui paraissait un peu trop ouvert à mon goût.
« Tu crois qu'elle peut le faire ? » me demanda Sam, brisant ma concentration limite obsessive sur la table de Rayne.
« Elle peut le faire » dis-je sans le regarder.
« Est-ce qu'elle t'a parlé ? »
Je finis par le regarder. « A propos de quoi ? »
Sam posa les yeux sur sa bière. « On dirait que non » répondit-il.
Je tapais son bras. « A propos de quoi elle devait me parler ? » demandais-je.
Sam soupira. « Rien, vieux. Elle est juste un peu secouée depuis l'affaire du dieu grec. Je lui ai dit de t'en parler. »
Je fronçais les sourcils. « Oh » dis-je. « Pourquoi est-ce qu'elle m'en parlerait ? »
Sam roula des yeux. « Parce qu'elle hésiter à m'en parler à moi. »
« Et ? Qu'est-ce qui te fais dire qu'elle voudrait me le dire ? »
Il me donna le regard qui voulait dire que j'avais manqué quelque chose d'évident. « Vous êtes proches » déclara-t-il vaguement.
Je gigotais sur ma chaise. « Eh bien ouais, mais enfin… »
« Ecoute, vieux » m'interrompit-il. « Tout ce que je dis c'est que tu doit lui parler. »
« Ouais, d'accord » marmonnais-je.
Mes yeux retournèrent sur Rayne qui parlait toujours aux deux motards. Je m'autorisais à penser à elle pendant un moment. On ne se connaissait que depuis moins d'un mois mais je ne pouvais nier qu'elle s'adaptait bien à notre mode de vie. Je ne l'admettrais jamais, même sous la torture, mais son énergie féminine ajoutait un équilibre sympa à ma relation avec Sam. Elle était intelligente, douée, déterminée et je la trouvais plutôt amusante. Ca ne me dérangeait pas de passer presque chaque jour avec elle, ce qui était déjà quelque chose pour moi. La plupart du temps, je ne me supportais pas moi-même.
Je pris une gorgée de ma bière, repensant à ce que j'avais découvert chez sa mère. Je n'avais pas encore dit à Sam que le mécano de Rayne, Roger, était yeux-jaunes. Ou était possédé par yeux-jaunes. Dans tout les cas, les yeux de Roger n'avaient pas une couleur normale, ce qui était troublant.
Ce qui m'inquiétait le plus, cependant, était que yeux-jaunes connaissait Rayne. Enfin, soit il la connaissait depuis la naissance ou avait au moins les souvenirs de Roger. Je n'aimais pas cette possibilité. Je pensais à le lui dire, mais au cas où elle ne le découvrait pas toute seule, je ne voulais pas l'inquiéter. Je ne voudrais pas savoir si Bobby était possédé par un démon. D'accord, je voudrais – mais seulement si je pouvais faire dégager le démon. De ce qu'on savait, yeux-jaunes ne pouvais pas être tué par un simple exorcisme. Et à cause de ça, je ne voulais pas que Rayne le sache. Parce que je savais qu'il n'y avait pas d'espoir de récupérer Roger vivant.
Je ne pensais même pas que je devrais le dire à Sam, principalement parce qu'il n'y avait rien qu'il puisse faire. Si jamais on arrivait à attraper yeux-jaunes, j'avais prévu de garder Rayne aussi loin que possible de lui. Je ne savais que trop bien de quoi il était capable et le fait qu'il ait des connaissances sur Rayne rendait ma résolution de la garder loin de lui beaucoup plus solide.
Je concentrais mon regard sur la fille de mes pensées. Mes yeux se plissèrent quand je remarquais le Whiskey Sour dans ses mains. « Bordel, Sammy. Elle boit. »
« Et ? » demanda Sam, confus.
« Tu te rappelle comme elle supporte le Tylenol ? » lui rappelais-je, et il hocha la tête. « Eh bien, sa tolérance à l'alcool n'est pas mieux. »
« Oh. »
« Si c'est aussi mauvais que ce qu'elle m'a dit, elle va partir en vrille très vite. »
Sam fronça les sourcils, reflétant mon inquiétude. « Eh bien, attendons un petit peu. J'ai l'impression qu'elle est en train de leur soutirer des infos. »
Nous regardions Rayne qui continuait de leur demander des choses et écoutait attentivement leur réponses. Je devais admettre que j'étais assez confiant quand au fait que je puisse la sortir de là avant que les choses ne tournent mal. J'espérais juste qu'elle était assez maligne pour ne pas finir son verre. Mais ça n'arriva pas.
Je serrais les mâchoires en voyant le connard roux lui prendre la main. Sam me forçait à attendre alors que Rayne vidait son deuxième verre. Elle gloussait, ses gestes devenaient maladroits.
Les doigts de Sam s'enfoncèrent dans mon épaules pour me retenir mais je me dégageais et débarquais à leur table en voyant Rayne finir la bière d'un des types. J'arrivais derrière elle avec un sourire forcé.
« Te voilà, chérie » dis-je avec un peu trop d'enthousiasme, enroulant mes bras autour d'elle pour l'aider à se lever. Elle me regarda d'un air confus et le regard un peu perdu.
« Dean ? » demanda-t-elle.
« Je me demandais où tu étais partie » continuais-je, vérifiant si elle tenait sur ses jambes.
« Est-ce que ce type te dérange, Cherry ? » demanda l'homme roux, essayant de se rendre menaçant avec son visage bourré mais échoua.
« Hey mec » grognais-je. « Bas les pattes. »
Il regarda mon expression dure et retomba sur son siège, décidant que ça ne valait pas le coup. L'homme à côté de lui riait. Je gardais une main ferme sur l'avant bras de Rayne et la tirais vers la sortir.
« J'peux marcher t'te seule, Deeean » insista-t-elle.
« Mais bien sûr » je la relâchais légèrement mais ne lâchais pas mon emprise, ce qu'elle ne paru pas remarquer.
Sam nous avait rejoints et riait en voyant Rayne. « Et c'est après trois verres ? » demanda-t-il.
« Aide-moi juste à la mettre dans la voiture » ordonnais-je au lieu de demander.
Nous arrivâmes, je ne sais comment, à faire asseoir une non-coopérative Rayne (plus ou moins) droite sur la banquette arrière. Je me penchais vers elle pour attacher sa ceinture.
« Dean ? » demanda-t-elle.
« Ouais ? »
Elle gloussa mais ne dit rien d'autre. Je soupirais et passais derrière le volant. Elle ne rirait plus demain.
J'éteignis le moteur en arrivant au motel quelques minutes plus tard.
« Va ouvrir la porte pendant que je vais chercher le sac à rire à l'arrière » dis-je à Sam en sortant. Je lui lançais les clés par-dessus la voiture et il les attrapa d'une seule main avant de se diriger vers notre chambre.
J'ouvris la portière de Rayne et la détachais, ce qui la réveilla. Elle me regarda avec de tout petits yeux qui s'écarquillèrent d'excitation après quelques secondes quand elle me reconnut.
« Dean ! » s'exclama-t-elle.
Je ris. « Hey, gamine. Tu penses que tu peux marcher ? »
Elle me regarda d'un air stupéfait en réfléchissant à mes mots. Je pris sa main et commençais à la faire sortir de la voiture. Elle trébucha et tomba en s'appuyant sur la portière pour se retenir.
« Whoa » marmonna-t-elle, ses yeux ne restant pas droits. « Ca tourna vachement. »
« Ouais » dis-je. « Ca va être comme ça pendant un moment. »
Elle fronça les sourcils. Et sourit juste après. « Je me suis faite deux amis ! » me dit-elle toute excitée.
« Super Ray » célébrais-je comme on le ferait pour les accomplissements classiques d'un enfant. « Et si tu me parlais d'eux quand on sera à l'intérieur, huh ? »
« M'kay » soupira-t-elle, essayant de se tenir plus droite. Elle fit trois pas avant de faire face au sol. Je la pris rapidement dans mes bras avant qu'elle n'atteigne sa cible et fermais la voiture avec mon dos. Elle reposa sa tête sur mon torse, me faisant un sourire fatigué. « T'es foooort » s'exclama-t-elle.
« T'es petite » répondis-je en souriant.
« Ce qui est petit est mi'non » marmonna-t-elle avant de froncer les sourcils. « Nan… C'est pas ça… »
Je rentrais dans notre chambre en riant silencieusement. « Pas loin » lui assurais-je.
Une fois à l'intérieur, je la posais sur un des lits et reculais, essayant de voir à quel point elle était saoule. Elle tomba, son menton posé sur son torse. Assez saoule.
« Comment elle va ? » demanda Sam en sortant de la salle de bain.
Je croisais les bras et la montrait du regard. « Vois par toi-même » lui dis-je.
Rayne avait dû remarquer qu'on parlait d'elle car ses yeux s'ouvrirent d'un coup, alertes, et elle sauta du lit. Elle se jeta sur son portable qui était connecté à la radio du motel et commença à jouer avec. Sam et moi la regardions avec curiosité.
Elle sautilla de joie alors qu'une autre chanson de Grease sortait des enceintes. Elle retourna sur le lit et se mit debout dessus. Elle se mit à sauter sur le matelas, chantant en même temps d'une façon étrangement cohérente.
Look at me, I'm Sandra Dee
Lousy with virginity
Won't go to bed 'til I'm legally wed
I can't I'm Sandra Dee
Elle se mit à glousser et à tourner pour le refrain suivant. Je m'approchais un peu du lit, de peur qu'elle tombe mais elle avait l'air d'avoir retrouvé ses esprits.
I don't drink (no)
Or swear (no)
I don't rat my hair (eew)
I get ill from one cigarette (cough, cough, cough)
Elle chantait aussi les réponses des voix haut-perchées avec un enthousiasme dramatique, toussant réellement après la phrase sur les cigarettes. Sam rit fortement en la regardant et je ne pouvais retenir mon amusement.
Keep your filthy paws
Off my silky draws
Would you put that crap with Annette ?
« Et toi, Dean ? » m'envoya Rayne, ses yeux rond d'interrogation. « Huh ? »
Je n'avais même pas à répondre parce qu'elle se remit à chanter et à danser sur le lit après ça. Quand la chanson arriva à sa fin, Rayne avait l'air d'avoir épuisé son énergie car elle recommençait à divaguer. J'avançais pour lui attraper le bras.
« Et si tu descendais maintenant, Ray » lui dis-je. « Tu vas te faire mal avec toute cette danse. »
Elle mit sa lèvre inférieure en avant, une main sur sa hanche. « Est-ce que tu te moques de moi, Dean ? » demanda-t-elle bien en rythme avec la dernière phrase de Sandy dans la chanson.
La voix de la chanteuse répondit pour moi.
Some people are so touchy
Sam éclata de rire en entendant le parfait timing mais c'était perdu pour Rayne parce qu'elle avait l'air insultée. Je soupirais, tendant la main pour la faire descendre du lit. « Personne ne se moque de toi, Cherry Pie » lui assurais-je. « Juste descend de là. »
Elle dégagea son bras de ma poigne. « Nop ! » cria-t-elle. « J'aime être plus grande que toi et Sammy » se justifia-t-elle.
D'un roulement des yeux, je relevais ses jambes et la rattrapais avec mon autre bras, la tenant encore une fois contre mon torse.
« Heyyy ! » protesta-t-elle fortement.
« Je t'aime aussi petite que tu es, minimoy » lui dis-je. « Comme ça je peux garder un œil sur toi être sûr que tu ne cause pas plus de problèmes. »
Je fis signe à Sam de retirer les couvertures du lit et je la déposais sur un coté non-cérémonieusement. Elle s'enfonça immédiatement dans l'oreiller, ses objections de tout à l'heure déjà oubliées. Sam commença à lui enlever ses bottes pendant que je me battais avec sa veste en cuir.
« Alors, Rayne » dit Sam. « Qu'est-ce qu'on dit les deux hommes avec qui tu parlais ? »
Elle posa ses yeux clairs sur lui, une grimace sur le visage. « Mes amis ! » s'exclama-t-elle.
Sam rit. « Oui, oui, tes amis. Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ? »
Une ombre traversa ses traits. « Ils ont dit que je posais beaucoup de questions. »
Je plaçais une main ferme sur sa jambe pour attirer son attention. « Rayne, est-ce que tu peux nous dire ce qu'ils t'ont dit à propos du gang ? Il faut que tu te concentre sinon tu vas tout oublier d'ici demain et cette cuite n'aura servi à rien. »
Elle eut l'air légèrement perplexe. « Qu'est-c'que j'cuis ? » demanda-t-elle, mélangeant mes mots.
« Rayne » appela Sam, dur. « Qu'est-ce qu'ont dit les motards à propos du gang ? »
Elle parut se concentrer fortement en mordillant sa lèvre inférieure. « Les Païens du Diable » marmonna-t-elle finalement.
« Quoi ? » demandais-je.
« C'était leur nom. » répliqua-t-elle. « Les Païens du Diable. »
« Est-ce que tes amis t'ont demandé ce qu'ils pensent qui leur est arrivé ? » questionna Sam.
Son front se plissa. « Personne les aimait, ils étaient suuuuuper méchants. Mais ils ont jamais eu de problème avec les clics, et t'jours pleiiins d'argent. »
« Clics ? » demanda Sam.
« Je pense qu'elle voulait dire flics » clarifiais-je à sa place.
« Est-ce qu'ils ont dit autre chose, Ray ? »
Elle secoua la tête. « Noooon. » Elle tourna ensuite la tête vers moi avec des yeux endormis. « Est-ce que je peux dormir maintenant, Dean ? »
Le coin de ma bouche se plissa. « Bien sûr, petite » lui dis-je.
Elle s'installa dans le lit, reconnaissante, avant de se relever quelques secondes plus tard disant qu'elle ne pouvait pas dormir avec son maquillage. Elle était dans la salle de bains depuis environ dix minutes avec l'eau qui coulait et j'écoutais par la porte, ne voulant pas qu'elle s'évanouisse et qu'elle se cogne sur le robinet ou quelque chose. Elle sortit avec le visage propre mais ses cheveux toujours attachés avec le bandana rouge. Je ris doucement en remarquant qu'elle portait une de mes chemises et rien d'autre.
Elle avait réussi je-ne-sais-comment à attacher les boutons mais les manches étaient trop longues et dépassaient de ses mains et le bas de la chemise arrivait à mi-cuisse. Elle pourrait avoir l'air d'une petite fille dans les habits de son père mais ses longues jambes et les quelques boutons qu'elle avait manqué qui dégageaient son cou et un morceau de sa poitrine envoyaient d'autres signaux. Je n'arrivais pas à décider si elle avait l'air adorable ou sexy.
Elle me tira la langue quand elle me surprit à rire et je décidais que pour ce soir ce serait adorable. Je la ramenais vers le lit et roulais ses manches pour libérer ses mains. Elle commença à tomber et je la poussais gentiment sur les oreillers, la couvrant avec le drap une fois qu'elle fût installée.
« Très bien, Cherry Pie, c'est l'heure de dormir. Peut-être que tu pourras me rechanter du Grease demain » lui dis-je.
« K'kay » marmonna-t-elle en réponse, ne comprenant pas la taquinerie dans le ton de ma voix. Elle était dans un autre monde en seulement quelques minutes, sa mâchoire et sa bouche légèrement ouverts.
« Peut-être qu'elle ne sera pas malade » dit Sam plein d'espoir, relevant les yeux de son ordinateur.
« Oh, elle sera malade » répliquais-je.
Je me changeais pour mettre un jogging et rester torse-nu et me glissais sous les couvertures à côté de Rayne, laissant Sam à ses recherches. J'avais le sentiment qu'une longue nuit nous attendait et qu'il valait mieux profiter un peu de sommeil avant le grand spectacle de Rayne. La regardant une dernière fois pour être sûr qu'elle allait bien, je me tournais de mon côté et fermais les yeux.
Haha, c'était marrant à écrire. J'espère que vous avez aimé !
Je vous envoie un grand merci, à tous ceux qui ont lu et laissé des reviews sur mon histoire ! Ce ne serait pas aussi long sans votre soutient continu !
Faites-moi savoir s'il y a des scènes ou des interactions que vous voulez voir dans les prochains chapitres et je serais ravie de les inclure si je peux !
S'il vous plait continuez de laisser des reviews, ça compte beaucoup pour moi !
Salutations,
Mishel
