Bonjour ! J'ai de moins en moins de temps pour écrire l'histoire, heureusement j'ai quelques chapitres d'avance :) Je continue d'avoir les idées bien ancrées dans ma tête, manque plus qu'a les écrire :) En espérant que cela vous plaise, voila la suite !

Chapitre 15 Alternatif

De longues minutes passèrent, dans un silence de mort. Je le regardait et les larmes emplissait mes yeux, tombaient brutalement sur le sol, tandis que le temps m'assassinait. Il ne disait rien, ne parlait pas. Je n'entendait même pas son souffle, je ne sentais même pas son cœur battre, et ma raison reprit le dessus :"Je ne suis rien pour toi Malefoy, rien" pensais-je alors qu'il cessait de me regarder, tournant légèrement la tête dans le vide.

Je tanguais, me retenant de justesse, pleurant silencieusement a vives larmes. Descendant d'une marche en me tournant, je dis :

-Je vois...Je ne suis qu'une sang de bourbe, après tout hein...

Je dévalait alors les escaliers manquant de tomber, courant dans les couloirs froids lorsque je croisait le premier regard, dur froid et perturbé du rouquin qui avait été mon meilleur ami durant des années.

-Quoi...Tu as réalisé l'erreur que tu as faite ? Me dit il d'une voir méprisante, quoique tremblante.

La gifle partit toute seule. La force de ma douleur atteignant sa joue violemment, ramenant alors des regards curieux. Au fond, j'apercevait dans l'ombre des yeux bleus océan me regarder : mais mes yeux se floutèrent alors sur le trop plein de larmes, regardant une dernière fois Ron avant de courir. Courir me cacher, courir oublier ma peine. On tenta d'attraper ma main, et Harry cria mon nom plusieurs fois, mais m'arrêter était désormais impossible.

Alors que je refermais ma porte pourtant calmement, je m'affalais sur mon lit pleurant.

J'entendis soudain derrière :

-POTTER, tu n'est pas invité !

-laisse moi voir Hermione Zabini ! Pourquoi tu la protèges ?!

-là n'est pas la question, tu DÉGAGES c'est clair ? je te le redirait pas !

-Zabini LAISSE MOI PAs-

-Petrificus totalus !

Un claquement violent de porte. puis le silence, Durant des heures.

Je respirait maintenant normalement. Depuis plusieurs minutes des chuchotements emplissaient le calme de la salle, mais je ne pouvait en deviner les mots, ni même les fautifs. Peu après, la porte de ma chambre grinça significativement signe qu'une visite allait arriver, mais je n'avais pas réellement envie de lever la tête.

-Granger ? me dit une voix que je connaissait peu, mais je n'osait pas bouger.

-Granger, écoutes un peu. Je sais que toi et moi c'est pas le grand amour, mais j'ai a te parler.

Je me fis violence pour esquiver un petit geste de la main, me redressant légèrement.

-Déjà... tout ce qui s'est passé n'est pas un secret pour moi, tu dois t'en douter. Et tu sais de quoi je parle.

Honnêtement, mes idées embrumées ne m'aidant pas, je redressait un sourcil difficilement.

-A ton avis, pour QUI je suis là en train de te parler ? En 9 ans de ma vie j'avais jamais vu Drago comme ça. Je veux dire... il se cache sous ses airs hautains dont il se sert comme d'une armure, et j'ai jamais réussi a lui faire enlever. Ni les autres d'ailleurs... sauf toi.

-Arette sil-te-plait...soufflais-je.

-Non, on va mettre les choses au clair Granger, suivit Pansy, dure. Je sais ce que ressent Drago pour toi, et je ne me trompe jamais. Comprends un peu que ce n'est pas facile pour lui d'assumer cela, en enlevant cette armure qu'il s'était forgé durant des années, et je suis la bonne personne pour en parler, suivit-elle grimaçante.

Tu crois que c'est pour QUI qu'il t'a laissé du temps, le jour ou toi et Potter étaient enfermés dans son manoir ? C'est pour qui qu'il change, qu'il sort des griffes de son père ? POUR TOI. J'en suis un peu jalouse je l'avoue, parce que tu fais ce que nous avons jamais réussi a faire, lui donner sa liberté Hermione...

-J'ai rien fait...

-Mais si ! Concernant cette histoire là... je peux t'assurer qu'il était aussi mal que toi. Laisse lui un peu de temps, juste pour prendre son courage, quelques jours, parce qu'il tient a toi, qu'il en devient même dépendant. Tu te rends compte ? rigola-elle nerveusement. Le sexe... c'est plus facile...parce que cela le préserve encore un peu...Le jeu en vaut la chandelle Gran- Hermione.

Je buvait ces paroles méticuleuses. Ce n'était pas d'elle que je voulait l'entendre, mais elle m'offrait tout de même une pause, un répit, un soulagement et de l'espoir. L'espoir qu'il ressente la même chose que moi. Et sans lui dire, je la remerciait du plus profond de mon cœur parce ce qu'elle avait fait n'était pas facile et Le flou dans ma tête s'apaisa un instant.

-Comment...Pourquoi est tu venue Pansy ? dis-je tremblante.

-Tout ce que j'ai a te dire Hermione, c'est que si il te veut nous te voulons aussi. C'est pas facile je te l'avoue, mais c'est étrangement moins impensable que ça n'y paraît.

-Vous me...voulez aussi? ça veut dire ?

-Sa veut dire de t'accepter avec nous, dans notre groupe.

Je me redressait soudain, complètement abasourdie par la phrase, en voyant un fin sourire se dessiner sur les lèvres pâles de Pansy. Cet air inédit me laissa assommée avant qu'elle ne reprenne le visage froid que je connaissait.

J'avais perdu mes mots ! Je les cherchait toujours quand elle sortit doucement, m'adressant un petit hochement de tête.