Bonjour à toutes et à tous. Je vous remercie pour les précédentes reviews, et j'espère avoir répondu à tout le monde. En effet, fanfiction a (comme TROP souvent) planté, et je n'ai pas été informé des reviews postées pendant quelques jours… Du coup j'espère vraiment que vous avez tous reçu une réponse. J'oublie de le dire à chaque fois mais review = teaser donc n'hésitez pas !
Ensuite, passons aux choses sérieuses : c'est NOWEEEEEEEEEEEEL ! Je vous souhaite à tous de passer cette fête entourés de votre famille et de passer d'agréables moments… J'espère que vous serez gâtés, mais surtout que vous recevrez de l'amour ! N'oubliez pas que gaver les oies, c'est mal, mais que le foie gras, c'est bon. Ne faites pas trop d'excès, et surtout, surtout, quelque chose qui me tient à cœur : SI VOUS AVEZ BU, par pitié, NE PRENEZ PAS LE VOLANT.
Trêve de bavardages, j'ai pensé à vous héhé ;-)
Pour Noël, vous avez le droit a 2 chapitres de S&B, un OS que j'ai posté la semaine dernière (My mistake) pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu, et un deuxième OS (Et que l'enfer devienne paradis…) que je devrais poster d'ici jeudi prochain et que j'ai écrit pour le concours Bloody Valentine Contest.
Réponses aux review anonymes en fin de ce chapitre…
Chapitre 17 : Alimentation générale
Au restaurant universitaire, Edward réussit à me séparer des mes amies. Il leur demanda avec un petit air charmeur si ça les dérangeait que je mange avec lui. Rose se fit un plaisir de lui décocher un sourire qui me rendit verte de jalousie, mais ce fut elle qui déclara la première qu'il n'y avait pas de problème. Steph et Alizée demandèrent silencieusement mon avis, et vu que je levais discrètement le pouce en l'air, elles me laissèrent aux prises d'Edward.
-Tu ne manges pas ?
Il n'avait en effet même pas pris un plateau.
-Non…Tu t'attendais à quoi ?
-A ce que tu fasses semblant.
-Je ne vais pas me rendre malade pour le bien être de ton image. Cependant… j'ai quelque chose à te confier sur mon régime alimentaire Bella.
J'attendais patiemment. Il ne recommençait pas à parler, comme s'il ne savait pas par où commencer, et je dus le lancer :
-Tu veux boire un coup ?
Ma blague était réellement vaseuse, mais il sortit de sa léthargie avec un air furieux.
-Arrête de me provoquer comme ça, ça va mal finir.
Je me ratatinais sur ma chaise, moitié penaude, moitié fière. Il respira un grand coup pour contenir ses pulsions, chose stupide puisqu'il allait inhaler mon odeur. Passons, je n'allais pas le conseiller sur sa nature.
-Bella, comment peux-tu ne pas avoir peur de moi ? Je bois du sang, en es-tu seulement consciente ?
Oui, oui, j'en étais consciente. Seulement, jusqu'à l'instant présent, je n'avais pas réalisé quelque chose. Quelque chose qui me sauta si brusquement à l'esprit que je reculai ma chaise. Edward poussa un soupir de soulagement, ravi que j'ai enfin peur de lui. Plus exactement, je n'étais pas effrayée par lui, mais par ses habitudes alimentaires :
-D'où proviens le sang que tu bois ?
-Enfin Bella ! Tu es une fille intelligente et perspicace, mais parfois, tu ne te poses pas les bonnes questions…
-Je n'avais jamais pensé à ça, c'est tout. Et de toute façon, ça ne change rien.
-Ca ne change rien à quoi ?
-A ce que je pense de toi.
Ses yeux fixèrent les miens avec une intensité que je ne lui avais jamais vue.
-Et que penses-tu de moi ?
Je n'avais pas envie de m'engager sur cette pente glissante. Je ne voulais même pas savoir mes propres sentiments, alors qu'il ne me demande pas de les expliquer. Je lui sortis mon plus beau sourire et répondis de la manière la plus innocente possible :
-Que tu as un physique à couper le souffle, et que c'est à peu près tout.
Il rigola, entièrement détendu cette fois ci. Je fus grisée d'entendre son rire, et mon cœur se serra quand je me rendis compte que c'est moi qui l'avais déclenché. Bella, tu es stupide. Mais tellement heureuse. Une fois de plus, je me perdis dans Edward. Mes yeux ne savaient plus où regarder tandis qu'il rigolait face à moi. J'aimais le voir rire, car il n'était jamais aussi beau qu'à ces instants là. Que Dieu me vienne en aide, j'allais mourir si je continuais à le regarder.
-Tu as un humour qui plairait à Emmett, me dit Edward.
Je n'étais pas sûre que ce soit un compliment. Nous avions tous deux retrouvé notre sérieux.
-Bref, je me nourris de sang animal.
Pauvres petits lapins… Ou n'importe quoi d'autre gambadant gaiement dans la nature avec une candeur qui pouvait prendre fin de manière tragique si sa course croisait celle d'Edward. En même temps, mieux valait ça que d'apprendre qu'il tuait des innocents.
-Et Alec ?
-Du sang humain.
Je lâchais le morceau de pizza que j'avais dans la main.
-Tu ne pouvais pas en parler à un autre moment Edward ?
-Désolé, je ne mange pas je te rappelle. Je ne sais pas quelles sensations ça te fait d'en parler à ce moment là.
Je n'allais pas lui faire un dessin, mais tout ce que j'avais ingurgité essayait de repartir par l'œsophage. Mon ventre voulait expulser son contenu, mais pas dans le bon sens. Je pris mon Coca et essayais d'en boire le plus possible. Ca allait un peu mieux.
-Ils le trouvent où ce sang ?
Il fronça les sourcils et me demanda d'un air curieux :
-Tu veux vraiment savoir ?
Je hochai la tête. De toute façon, je ne comptais plus rien avaler de consistant ce midi.
-Ils agressent des gens, comme Julie l'autre soir… ou ils ont des volontaires.
Je restais un moment la bouche ouverte, choquée que des gens puissent de leur plein gré se faire mordre.
-Et pourquoi tu ne fais pas pareil ?
Son regard partit loin de moi, dans des souvenirs qui devaient dater de bien avant ma naissance. Il était réellement convaincu lorsqu'il me déclara :
-Pour ne pas avoir l'impression d'être un monstre.
Je pensais de toutes mes forces qu'Edward pouvait bien faire ce qu'il voulait, il ne serait pas un monstre à mes yeux. Je devais quand même reconnaître que j'étais soulagée d'entendre ça. Ca m'aurait peinée d'apprécier un tueur.
-Quand vous buvez du sang humain, ça le tue ?
-Non, il faut le drainer entièrement pour l'achever.
-Donc, Alec ne tue pas ?
J'essayais vraiment innocemment de comprendre les vampires. Mais ses pupilles dorées virèrent au noir. J'avais trouvé une de ses limites, malgré moi. Sa réponse me vrilla les oreilles :
-JE ne suis PAS Alec.
Je l'avais blessé en lui demandant des nouvelles de son ennemi. De notre ennemi, rectifiais-je mentalement. Il ne pouvait en effet pas savoir ce que faisait Alec, même si, au ton de sa voix, je devinais une certaine rancœur, voire de la haine envers notre camarade de classe. J'avais l'impression que ces deux vampires n'avaient pas suivi la même voie…
-Ca vient de là votre différence de comportement ?
-Pardon ?
J'adorais surprendre Edward. J'exultais en pensant que j'étais la seule à pouvoir lui faire ce genre de surprise.
-Alec est toujours détendu, il n'est jamais importuné par ma présence, lui. Alors que Jasper et toi…
-Jasper n'est pas encore bien habitué à notre régime alimentaire.
Je hochais ma tête dans sa direction pour lui demander d'éclairer son cas à lui :
-Tu sens trop bon pour moi pour que je puisse me comporter comme avec les autres humains.
Une fois de plus, il me rappelait qu'il n'y avait que mon sang qui l'intéressait… Avant que je m'enfonce dans le labyrinthe obscur de mes sentiments, il reprit la parole :
-Mais tu as raison, nous sommes moins résistants qu'eux. Une fois qu'ils se sont nourris, ils n'ont plus du tout envie de sang et ils peuvent venir en cours sans problème.
-Et toi, tu es toujours nerveux non ?
- J'ai en permanence envie de me nourrir. Mais on s'y habitue.
Je méditais quelques instants sur ses paroles. Il avait de moins en moins de secrets pour moi, même si je devinais que je ne savais rien de lui, de son histoire. Je le regardais se calmer, et ses yeux repassèrent de cette couleur oscillant entre le doré et l'ambre. Je venais d'avoir la preuve que mes yeux, que j'adorais tant, étaient une fois de plus d'une banalité affolante. J'allais le questionner sur ses pupilles lorsqu'il me demanda :
-Et toi Bella ?
-Quoi ?
-D'où tu viens ? Comment s'appellent tes parents ? Que font-ils ?
Je commençais alors à lui raconter ma vie. Ca n'avait rien de palpitant comparé à ce dont on venait de parler, mais ça semblait le passionner. Mon père policier, ma mère enseignante à temps partiel, mon beau père Phil joueur de baseball semi-pro. Je cachais juste ma petite parenthèse Jacob, car ça ne le regardait pas. Mon enfance sous le soleil de Phoenix puis les nuages de Forks. On en arrivait enfin à mon job d'été à la bibliothèque. Son visage s'illumina :
-Tu aimes lire !
Je ne voyais pas ce qu'il y avait d'exceptionnel.
-Edward, on est en licence de littérature ! Je suppose que lire est un des points communs de tous les élèves de notre classe.
-Tu serais étonnée de savoir le nombre d'étudiants qui n'en ont rien à faire de la littérature. Enfin… samedi, il faut absolument que je te montre quelque chose.
Nous n'étions que lundi. La semaine allait être longue.
-C'est quoi ?
Son sourire s'élargit, et ses dents se décrispèrent comme s'il allait rire :
-Surprise !
Je me doutais que ça avait un lien avec les livres, mais je n'en savais pas plus. Tant pis, j'attendrais. J'étais secrètement enchantée qu'Edward propose qu'on se voie pour autre chose que les cours. Apparemment, je n'étais pas la seule à l'avoir remarqué…
-Serait-ce un rendez vous M. Cullen ?
Une fois de plus Alec faisait irruption au milieu de notre conversation. Il ne fallait pas que ça devienne une habitude, sinon je me chargerai moi-même de lui. Même si je pouvais pas le blesser, j'étais sûre qu'une fille criant au milieu du RU* ne lui ferait pas une bonne publicité. Edward avait choisi d'être plus détendu que tout à l'heure, et ne s'énerva pas :
-Serais-tu jaloux Alec ?
-Moi ? Jaloux de toi ? Ne rêve pas Doudou.
Il se tourna vers moi avant que mon camarade ait le temps de répliquer.
-Bella, tu vas réellement aller avec lui samedi ? Surtout, ne te sens pas obligée, je sais qu'il peut faire pitié parfois. Je peux t'emmener où tu veux si tu préfères. Je serais ton chevalier servant, attentif à tes moindres désirs.
Son discours avait volé vers moi comme une émanation sortie de son corps. J'avais l'impression qu'il tentait de me manipuler. J'adorais sa voix, douce et mélodieuse, mais pas ce qu'elle me proposait. Je n'avais besoin de personne, j'étais indépendante depuis mon plus jeune âge. Une fois arrivés dans ma tête, ses mots avaient perdu leur saveur. Alec n'avait sûrement pas d'autre but que de m'enrôler dans sa sinistre société. Même si au fond de moi, je n'arrivais pas à le détester, ma raison me dictait de refuser son offre.
-Non merci Alec, je préfère aller avec Edward.
Je vis Edward se détendre tandis qu'Alec se crispait. C'était intéressant -et plaisant- d'apercevoir ce changement de rôle. Malgré son énervement, les pupilles d'Alec gardaient toujours cette même couleur, noires avec quelques reflets rouges. Il ne semblait pas être affecté par son environnement, même si je le voyais troublé par ma réponse.
-Alec, tu as entendu Bella. Dégage maintenant.
La joie d'Edward irradiait et écrasait Alec. Celui-ci ne se fit pas prier et partit sur le champ. Au moins, il n'insistait pas. Mais j'étais curieuse :
-Qu'est ce qu'il me veut ?
-Je n'en ai pas la moindre idée.
-Tu n'entends pas ses pensées ?
-Alec me connaît bien. A moins d'être sous le coup d'une émotion forte, il ne trahira rien.
-Tu le connais depuis longtemps ?
Il soupira, il semblait si las et fatigué.
-Depuis ma naissance.
Ce fut à ce moment là que je me rendis compte qu'il me faudrait des années avant de tout connaître sur Edward. Lasse, je rangeais mon plateau et nous partîmes ensemble pour notre prochain cours.
*
**
La semaine passa incroyablement lentement et vite à la fois. Les journées se déroulaient à la vitesse de l'éclair, Edward étant à mes côtés à presque tous les cours maintenant. Les soirs avaient un goût d'éternité, car je devais travailler seule ou supporter Rose qui venait voir Steph. Julie s'était remise de sa journée de captivité, mais je la sentais sur les nerfs en permanence. Ce n'était rien comparé à l'hystérie d'Anaïs qui ne s'était pas calmée. Alizée m'avait rapidement questionnée sur notre sauvetage, et notamment sur Jasper, le second frère d'Edward. Elle n'arrêtait pas de me répéter ''je suis sûre que je le connais'' alors qu'elle ne l'avait encore jamais vu. Enfin, pas en vrai. Car le lundi soir, elle m'avait fait une requête étonnante :
-Je peux te toucher Bella ?
Je savais qu'il n'y avait rien de déplacé dans la demande d'Alizée, mais ça ne me plaisait pas vraiment. Je lui tendis la main doucement, et je me rendis compte que je tremblais. Mon amie ne comptait pas me faire de mal, mais je savais que j'avais peur. Peur de ce qu'elle apercevrait. Effrayée qu'elle apprenne que des vampires étaient parmi nous. Je n'avais aucune idée de l'évolution de la relation entre Emmett et Rose, mais j'aurais été peinée si Alizée s'immisçait dedans une fois de plus. Enfin, le contact entre nos deux mains se fit. Personnellement, je ne ressentis rien, mais je vis Alizée se tendre et elle me broya les doigts. Elle avait fermé les yeux et au bout de quelques secondes, elle m'avait lâchée. Et depuis, elle me répétait inlassablement ''Je suis sûre que je le connais''. Pauvre Alizée, son talent ne devait pas être facile à porter. Je me réjouis d'être normale.
Durant la semaine, j'appris que les yeux d'Alec ne changeaient pas de couleur car il était bien nourri. Selon Edward, lorsqu'Alec est affamé, ses yeux deviennent rouges. C'était étonnant de voir comment leur régime alimentaire influençait leurs caractéristiques. Je m'en voulais de penser à eux de cette manière, mais j'avais réellement l'impression de découvrir une nouvelle espèce. J'appris également qu'ils ne dormaient pas la nuit, ce qui avait permit à Edward de finir notre dissertation. Il ne répondait jamais à mes questions concernant son histoire, mais il se fit un malin plaisir à me demander des détails insignifiants de ma vie. Le mercredi, alors que je lui faisais remarquer que je ne connaissais rien de son existence avant Dartmouth, il me fit la promesse d'en parler pendant le WE.
Le vendredi, il ne vint pas en cours. La fin de semaine sembla durer encore plus longtemps.
Et enfin, samedi arriva.
RU=restaurant universitaire
