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Chapitre 22 : Manipulation
Alec avait gardé ses distances toute la semaine. Malheureusement pour moi, l'absence d'Edward le vendredi signifiait que j'avais perdu ma plus fiable des protections contre la Strength & Blood. Alec profita donc du TD d'économie pour s'asseoir à côté de moi.
Je soupirais en constatant le changement de voisin. Mon ténébreux amant aux cheveux bruns cuivrés et aux pupilles dorées avait laissé place à son frère, brun aux yeux aussi noirs que son âme. D'une façon différente, il était tout aussi beau qu'Edward, mais il me semblait tellement plus dangereux que je chassais cette conclusion de mon esprit. Durant l'espace d'un instant, son visage sembla flotter dans un petit nuage transparent. Je clignais des yeux et mon hallucination disparut. Je le saluais doucement. Je n'essayais pas d'être polie, mais je n'avais pas envie qu'il demande à Jane de me punir. J'avais l'impression qu'à cause de la peur qu'elle m'inspirait, j'étais à la merci d'Alec. Mais bizarrement, il me parla d'un sujet auquel je ne m'attendais vraiment pas.
-Alors comme ça tu sors avec Doudou ?
Je crois que ma bouche s'ouvrit en grand et que j'oubliai de la refermer. Lorsque je repris mes esprits –et ça prit un certain temps-, je lui répliquai que ça ne le concernai pas. Il me sourit comme s'il essayait réellement d'être gentil :
-Oh tu sais, c'est juste pour te mettre en garde…
Aujourd'hui, il avait sûrement décidé de me déstabiliser. Des deux frères, c'était lui le plus dangereux, et sans hésiter.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-Edward ne t'as pas tout raconté, n'est ce pas ?
J'imaginais qu'il voulait parler de leur lien familial…
-Tu es son frère, Jane est votre sœur. Je comprends qu'il ai voulu changer de famille…
Les prunelles d'Alec se strièrent d'éclairs rouges. Je l'avais énervé, mais c'était plus fort que moi, je défendais Edward plus que moi-même.
-Tu ne comprends rien Bella !
Je réalisais alors à quel point Alec était impressionnant. Il dégageait une aura de puissance, de pouvoir… et même de respect. Alors qu'il avait juste chuchoté ces quelques mots, j'avais l'impression qu'ils me martelaient le cerveau et me bourdonnaient les tympans. N'ayant plus envie de lui parler, je me détournais de lui et cinq bonnes minutes passèrent avant qu'il se calme, s'impatiente, et reprenne la discussion.
-Edward est plus dangereux que moi.
Je secouai la tête en guise de réponse mais, à mon grand étonnement, il n'abandonna pas la partie :
-Tu ne comprends pas notre nature. Sais-tu depuis quand il se prive de sang humain ?
-Depuis qu'il a rencontré Carlisle.
-Exact. Si on te privait de nourriture pendant 109 ans, comment réagirais-tu si on te présentait les meilleures lasagnes du monde ?
Inutile de répondre, je me jetterais dessus. Je haussais les épaules en expliquant:
-Edward a résisté.
-Pour le moment. Maintenant que vous sortez ensemble, il y a un autre problème…
-Quoi ?
Je n'avais pas pu m'empêcher de le questionner.
-Je vais te donner un indice…depuis combien de temps Edward se prive-t-il de sexe ?
Alec souriait comme un enfant ravi de son effet. Il jouait avec moi, sûrement pour me faire souffrir, ou me faire douter d'Edward. Mais ça ne fonctionnerait pas, rien ne pourrait me détourner de lui.
-Edward n'est jamais tombé amoureux avant.
Il me fit les gros yeux, comme si j'étais arriérée. Puis il m'expliqua posément :
-Je n'ai pas parlé d'amour Bella, mais de sexe.
Je n'avais jamais pensé à ça. Je suis beaucoup trop romantique pour imaginer le sexe sans amour. Et Edward ? Après ses explications, je croyais qu'il m'avait attendu tout ce temps. Je réalisais maintenant combien j'étais stupide : il avait bien dû profiter de la vie avant ! Mon cœur eut un petit soubresaut à cette pensée, mais j'étais consciente que c'était il y a très longtemps, et que, finalement, ça ne me concernait pas. Alec continuait son monologue :
-Vu que tu es incapable de répondre, je te préviens que ça fait 109 ans également… Si tu transposes le sang au sexe, et les lasagnes à ton ravissant petit corps…
Il laissa un blanc, comme un comédien qui préparerait sa chute. Je le laissais finir sa phrase :
-Edward est sûrement plus dangereux que moi. CQFD Bella.
-Je ne vois pas le rapport. (1)
Malgré ma bonne volonté, ses paroles avaient semé le doute dans mon esprit : Edward était dangereux. Même si j'en avais déjà conscience, ça me faisait peur. Et s'il craquait ? Si, à cause de notre relation, à cause du désir, il me faisait mal… Et s'il me mordait ? Je ne voyais pas à qui parler de cette histoire à part mon actuel voisin. C'était triste à dire, mais Alec était le mieux placé pour me parler d'Edward, le plus à même de me conseiller. Ou de me leurrer.
-S'il me mord… ?
Alec, qui m'avait laissé gamberger toute seule, se retourna vers moi et dit d'un ton détendu :
-Oh il ne pourra sûrement jamais s'arrêter et tu mourras… Ca risque d'être douloureux.
Envisager ma mort d'une manière si calme me mit hors de moi :
-Tu n'es qu'une enflure Alec, tu essayes de me retourner contre lui et de m'effrayer. Mais c'est toi le monstre dans cette histoire !
C'était dur de crier en chuchotant, et de paraître réellement énervée lorsqu'on est limité en décibels. Mais Alec prit un air outré qui me fit plaisir.
-Tu te trompes une fois de plus. Je te montre juste son vrai visage. De plus, Bella, je te propose d'éviter un tel malheur.
-Comment ?
J'étais désormais pendue à ses lèvres, inconsciente de ce qu'il me proposerait.
-Rejoins la Strength&Blood, je te l'ai déjà dit trop de fois. Maintenant que tu es au courant de notre nature, je peux te révéler plus de détails…
Alec me souriait, et sa voix était douce. Après tout, pourquoi résister ? Ca ne me coûtait rien de l'écouter, et j'en saurais enfin plus sur cette société. Je pourrais peut-être même comprendre pourquoi Victor était mort… Je lui fis un signe d'encouragement avec ma tête.
-Nous sommes des vampires, tu le sais déjà. Mais la moitié de nos membres sont des humains, ravis de pouvoir nous nourrir. Fier de nous servir. Dans le secret de notre espèce, et voués à notre survie.
Le repas de midi manqua de faire marche arrière. Je passais ma main devant la bouche au cas où. Alec ne me regardait pas vraiment, et continuait son discours comme s'il avait vanté les mérites d'une thalassothérapie.
-Enfin, cet aspect là ne te concerne pas. Je te propose plutôt de te transformer Bella. Nous repérons les humains prometteurs, nous leur demandons leur avis, et nous les transformons…Nous t'offrons la jeunesse, la puissance, la force, la beauté…
Aucun intérêt pensais-je en mon for intérieur.
-Et surtout, tu auras l'éternité pour profiter d'Edward…
Edward ? Des flashs crépitèrent dans mon cerveau, comme si des connexions se créaient… Edward ! Les images se succédaient devant mes yeux… Lui, moi, moi, lui. Edward… Si beau, si jeune, si pâle, si désirable. Et moi, adolescente, adulte, âgée, vieille. Je me voyais me ratatiner, je pouvais suivre l'évolution de mes rides, j'imaginais avec horreur mes cheveux blancs se confondant avec la peau d'Edward. Edward pour l'éternité à mes côtés… Je n'avais jamais envisagé cette possibilité jusqu'à cet instant. Je n'avais pas encore réfléchi au futur, à ma lente progression vers la vieillesse et la mort. A la différence physique qui pourrait exister entre mon amour de vampire et moi. Mais désormais, je visualisais parfaitement l'hérésie que ce serait. J'eus du mal à me l'avouer, mais Alec avait raison. Je devais, un jour ou l'autre, devenir comme Edward. C'était évident.
Mais je ne voulais pas passer par la case Strength&Blood.
-Et les humains qui ne veulent pas faire partie de la S&B?
Son visage se ferma.
-Tu ne veux pas connaître cette réponse Bella, ne pose pas la question.
-Dans ce cas, jamais je ne vous rejoindrai, Alec. Vous êtes bien trop maléfiques.
-Edward l'est aussi.
-Non.
Il secoua la tête, comme un professeur désespéré par la nullité de son élève.
-Il l'est autant que moi, et même pire. Demande-lui ce qu'il faisait en Italie. Comment son pouvoir servait nos maîtres et parents. Comment il a envoyé des milliers de personnes vers la mort. Comment il le faisait sans sourciller. Comment il profitait des excès de notre vie, du sang et du sexe… Bella, demande-lui tout ça…
-Tu mens.
-Edward n'est pas plus innocent que moi. S'il n'est pas honnête avec toi, je le serai pour lui…
Je tournai ma tête vers l'autre côté de la classe, retenant mes larmes. Alec n'avait pas le droit de m'influencer comme ça ! Il était jaloux de son frère, aigri, vil et mauvais. Ses paroles étaient du poison. Mais elles s'insinuaient dans mon esprit, et me faisait douter d'Edward. Je ne doutais pas de mon amour, non, rien n'était plus indestructible que ce lien là. Je devenais juste sceptique sur ce qu'Edward me racontait. Qu'avait-il omis de me dire ? Avait-il toujours était sincère ? Qu'avait-il fait en Italie ? Je me posais des questions jusqu'à en avoir mal au crâne…
*
**
Je dormis très mal cette nuit là. Je ressassais les paroles d'Alec en boucle dans ma tête, et je savais qu'il avait réussi son coup. Malgré ses airs gentils et l'attrait qu'il exerçait sur moi, ce vampire était une crapule, par manque d'un terme plus approprié.
Le matin en me levant, j'étais plus apaisée, car j'avais pris des décisions. La première : Edward devrait me transformer un jour ou l'autre. Ce n'était pas réellement urgent, mais je ne voulais pas que quelqu'un d'autre se charge de moi. Surtout pas un membre de la Strength & Blood. Ensuite, je décidais de ne pas l'interroger sur sa vie avec les Volturi. En tout cas pas ce soir. Ca ne faisait pas assez longtemps que nous étions officiellement ensemble –même si j'avais l'impression d'être née pour lui-. J'espérais que je réussirais à garder mes questions pour moi, je n'avais pas envie de gâcher ma première soirée chez lui.
Mes occupations journalières me divertirent à peine, et ce fût avec un immense soulagement que je vis arriver l'heure de la douche, de l'habillage et du pseudo maquillage-mascara waterproof-. Steph, comme d'habitude, me conseilla rapidement, en insistant cette fois-ci sur les sous-vêtements. Je me gardais de lui dire que je n'étais pas vraiment prête à me montrer devant Edward si peu habillée, par peur de passer pour une retardée. 18 ans, après tout, c'était plus âgé que la moyenne nationale. Je pensais ironiquement qu'on devrait également faire des statistiques pour les gens asociaux. Ne jamais avoir été réellement proche d'un garçon (je ne comptais pas Jacob qui était resté un ami dans mon cœur) ça a tendance à inhiber, même si mes hormones font la fête lorsqu'Edward est près de moi.
Ce soir là, Edward avait choisi l'Aston Martin et je ne pus m'empêcher de lui demander pourquoi. Sa main parcourut doucement mon dos tandis qu'il murmurait à mon oreille :
-Pour te faire rêver... Tu n'aimes pas ?
Si, j'adorais son Aston Martin. C'était étonnant, car je ne m'étais jamais intéressée aux voitures ou à la mécanique, mais cette voiture avait des courbes impressionnantes. J'admirais la calandre, cette bouche à l'avant de la voiture. J'appréciais l'impression de sérénité et de luxe qui s'en dégageait. Ce n'était pas mon monde, mais j'aimais regarder ce petit bijou. Et puis, même si l'habitacle me rappelait notre discussion sur les vampires, assez oppressante, il était juste magnifique. Comme mon chauffeur… J'approchais ma main de la sienne pour l'effleurer et fermais les yeux pour mieux ressentir les sensations. J'adorais la fraîcheur de sa peau, j'aimais les picotements qu'elle me procurait. Edward me sortit de mes rêves.
- Bella, au début il y aura toute ma famille.
-Quoi ?
J'étais étonnée, nous étions sensés être seuls.
-Je voulais te présenter dans les formes… surtout à Carlisle que tu n'as encore jamais vu.
Mon ventre se serra et une boule se forma dans ma gorge. J'allais être présentée ''dans les formes''. Je voulus lui rétorquer que nous n'étions plus au 19ème siècle, mais j'avais vraiment peur de le vexer. Ce n'était pas de sa faute si l'engagement me faisait fuir. Même m'engager avec Edward m'aurait fait partir en courant. La première étape de ma vie consistait à tomber amoureuse, et j'avais mis 18 ans. Je n'osais imaginer combien de temps il me faudrait pour accepter la moindre idée de contrat avec quelqu'un… même avec le dénommé Edward Cullen. Le seul pour qui je m'engagerai un jour.
Il roula peu de temps, pour arriver dans un quartier résidentiel, strictement à l'opposé de la maison d'Alec si mon sens de l'orientation ne s'était pas trompé. Il n'y avait pas de jardin en façade. La maison semblait plutôt moderne, rectangulaire, blanche, et terriblement haute. J'oubliais mes griefs contre l'engagement pour m'exclamer :
-3 étages ?
-Un pour chaque frère.
Alors qu'il semblait blasé et un peu gêné, j'étais éberluée. A la maison de mon père, j'avais une chambre rien que pour moi et ça me suffisait. Enfants gâtés… Il me fit rentrer au rez-de chaussée, en me précisant que c'était les pièces communes. Evidemment.
De l'immense hall, on avait vue sur toutes les pièces. En face, une cuisine –apparemment et sûrement inutilisée- mais avec tous les accessoires humains qui convenaient. Un escalier en bois montait vers les étages. Sur ma gauche une immense salle de bain blanche et bleue. Sur ma droite, le salon, dans des tons bois. Et bien sûr, les figurants : toute la famille d'Edward. Je croisais les doigts en espérant que tout se passe bien.
Edward semblait assez mal à l'aise lui aussi, mais sa main prit naturellement la mienne et il m'emmena les rejoindre. Je découvris donc Emmett avachi dans un canapé, Jasper debout devant lui. Esmée et celui que je supposais être Carlisle se tenaient la main et les regardaient en souriant. Parfait tableau de famille, il manquait juste le petit détail ''attention on mord'' pensais-je ironiquement. Edward me présenta donc, officiellement, et presque un peu maladroitement à sa famille :
-Hmm… Voici Bella. Bella, voici ma famille: Emmett et Jasper mes frères aînés, ma mère Esmée et mon père Carlisle.
Au ton de sa voix, je me rendis compte une nouvelle fois qu'Edward les aimait profondément. Carlisle était grand et blond, bien bâti sans être impressionnant comme Emmett. Son air était rassurant, et ses patients ne devaient sûrement pas avoir peur de lui. Il semblait très fier de la famille qu'il s'était constitué, et très amoureux de sa femme. J'aurais aimé savoir dans quelles circonstances ils s'étaient rencontrés. Ma curiosité me surprit, car c'était un signe d'attachement. Je les appréciais déjà, et c'était tant mieux car je comptais m'accrocher à leur fils. Je m'adressais à Esmée, car elle était tout de même moins intimidante que son mari.
-J'ai presque fini mon livre. Je vais devoir retourner dans votre librairie.
-Tu peux venir quand tu veux, me déclara-t-elle, tous les livres sont à toi.
Je rougis en entendant ses douces paroles. Elle était réellement gentille. Carlisle rigola en nous disant que ça ne faisait qu'une fana de lecture de plus dans cette famille. Emmett lui lança un regard noir en annonçant :
-Et tu comptes renier ton seul fils qui n'aime pas lire ?
-Ce n'est pas ta faute si tu as préféré fumer de l'herbe plutôt que de te cultiver, se moqua Edward.
Emmett ne répliqua rien du tout, mais je le vis préparer mentalement une vengeance. Lorsque d'un coup, la tension dans la pièce diminua. Esmée demanda à son fils blond :
-Pourquoi est-ce que tu fais ça ?
-Edward stresse comme un adolescent avant sa première fois. Va savoir pourquoi, moi je trouve que ça se passe bien non ?
Je me tournais vers Edward, qui avait maintenant l'air parfaitement serein. Il remercia son frère d'un signe de tête, et se tourna vers moi :
-Jasper peut sentir les émotions des autres, et les influencer.
Je dévisageais Jasper comme pour la première fois. Il ne payait pas de mine à côté de ses deux frères. Il était plus frêle qu'Emmett, moins beau qu'Edward. Mais il dégageait quelque chose que je n'avais pas encore remarqué. Une sorte d'aura, une prestance extraordinaire. Comme si un nuage translucide flottait autour de lui. Intéressant. Je regardais plus attentivement Edward, pour apercevoir le même type d'aura, moins marquée, plus proche de sa tête… Et je me frottais les yeux pour chasser cette vision.
-On va vous laisser alors, déclara Carlisle. Bella, je suis réellement ravi de t'avoir rencontré, et la semaine prochaine, tu es invitée dans notre maison à Windsor.
-Euh…merci.
J'avoue que je ne savais pas trop comment réagir face à toutes ces marques d'affections qu'ils me témoignaient. Ma nature primaire était gênée, mais j'étais réellement contente qu'ils m'apprécient. Emmett me regarda d'un regard moqueur et dit d'un ton enfantin :
-Pas de bêtises ce soir les amoureux !
-Parle pour toi vieux frère, lui rétorqua Edward. Serais-tu capable de retenir tes pulsions sexuelles une soirée face à Rose… Histoire de changer un peu !
Emmett haussa les épaules, complètement indifférent à la remarque d'Edward, tandis que je me demandais secrètement la nature réelle de la relation Emmett-Rose.
Puis la famille au grand complet partit. Edward me montra par la fenêtre ses parents qui montaient dans une grosse BMW (une M6 selon Edward, qui la regardait avec des yeux pétillants d'envie). Emmett possédait une Ford Mustang GT500, noire mat avec deux magnifiques bandes grises qui parcouraient le véhicule. Jasper enfourcha une moto aussi sombre que ses habits, une Ducati 999 d'après le spécialiste qui se tenait à mes côtés. Tous ces véhicules n'étaient sûrement pas très écologiques mais leur convenaient parfaitement.
Je n'essayais pas de retenir tous les noms, mais j'aimais partager ce moment avec Edward, j'appréciais qu'il m'insère dans son monde. Il me serra doucement la main et me demanda si ça c'était bien passé.
-Ca va. Ta famille est vraiment gentille.
Il acquiesça.
-Apparemment ils t'aiment bien aussi.
-Pourquoi tu dis apparemment alors que tu entends leurs pensées ?
-Pour faire semblant d'être normal, me dit-il en rigolant.
Sa remarque me fis penser à Alizée, à ses absences, et à la façon dont je me disais ''la pauvre, heureusement que je suis normale''. Je me dis qu'Edward était sûrement comme elle, à posséder un pouvoir utile mais encombrant. Il aspirait à être banal. Rêve mon pote, tu ne seras jamais comme les autres.
-Ca s'est bien passé hier en cours ?
-Ca va.
Mon ton ne le convint pas, et c'est vrai que j'avais eu une légère hésitation due à la discussion avec Alec. Edward ne pouvait pas lire mes pensées, mais il était intelligent :
-Alec n'a rien tenté ?
-Pas… vraiment.
-Bella !
Je rougis, un peu penaude d'avoir essayé de lui mentir, et un peu vexée d'en avoir été incapable.
-Ok ok. Il m'a mit en garde contre toi. Soi disant tu es plus dangereux que lui. Mais je ne le crois pas, il est maléfique.
-Je le déteste… A chaque fois que je devrais m'absenter je vais penser à ce qu'il pourrait te faire…
Edward tremblait de tout son corps, comme s'il contenait sa violence. La peur m'assaillit un instant, mais ses prunelles étaient toujours dorées. Je décidais de détendre l'atmosphère en me collant à lui et en murmurant :
-Ne t'absente plus alors…
Son regard se posa sur moi et m'enveloppa toute entière, comme si je lui appartenais. Ce qui était le cas.
-J'aimerais ne plus jamais te laisser seule. Mais ça serait très dur pour moi…
-Et si tu me transformais ?
J'avais dit ça légèrement, comme si c'était une idée saugrenue qui m'avait traversé l'esprit. Edward ne se laissa pas prendre au piège et son corps, que je sentais parfaitement grâce à notre proximité- se raidit. Il ne respirait plus et sa voix était saccadée lorsqu'il me répondit.
-Hors de question. Tu ne te rends pas compte de… ce que tu me demandes.
Je haussais les épaules, me rappelant ma résolution de ne pas me prendre la tête avec lui ce soir.
-Tu me montres ta chambre ?
Parfois, il devait avoir vraiment du mal à me suivre…
(1)= y dit qu'il voit pas le rapport. Un cochon d'inde, je veux bien, mais un rat-porc non…
Enfin, Bella veut devenir vampire ! Hé beh c'est pas trop tôt, elle a été longue à la détente. Vous ne pourrez pas me contredire, heureusement qu'Alec est là pour accélérer les choses non ? (Loulou, il n'est pas coincé comme Doudou...). J'avoue qu'il y a un très léger contrecoup : elle manque un tout petit peu de confiance en son chéri, c'est trèèèès mauvais ça... quelle crapule cet Alec...
Bref, ça vous a plu ???? J'espère que ça a soulevé pleins de questions, que vos neurones se sont connectées et PAF ! ça a fait des chocapic ! (attention, grosse référence là aussi).
Donc, à propos de céréales (transition que même Claire Chazal n'aurait pas osé faire), vous pouvez me laisser une review sur le régime alimentaire des aborigènes avant la colonisation anglaise, ou sur ma fiction si vous trouvez ça plus logique.
Mon papa, il dit toujours : Enseigner, c'est répéter et du coup review=teaser
