Ron fut déstabiliser par l'intervention de son père mais aussi quelle idée de faire une déclaration à la femme qu'il aime depuis presque toujours, le jour de l'enterrement de son frère, de Lupin et de Tonks. Il se gifla mentalement et qui plus est Hermione n'avait pas eu une once de réaction, serait-il en train de se tromper royalement. iCe n'est pas possible, comment ai-je pu être aussi stupide à ce point de croire qu'une femme comme elle, de son envergure puisse m'aimer ou même être attirée par un gars comme moi qui suis toujours débraillé, mal coiffé, roux et sans le sous par-dessus le marché/i pensa-t-il. Une petite main posée sur sa joue lui fit sortir brusquement de ses pensées. Par Merlin, qu'elle était jolie dans sa petite robe, identique à celle qu'elle portait le jour du mariage de son frère Bill et de Fleur, oui identique mais en noire. Ses cheveux étaient lâches et ondulées. Une vraie lionne, sa lionne. Sur ses lèvres, un petit gloss fruité, de la mangue cela se sentait jusqu'à lui, cela lui donna envie d'y gouter, une deuxième fois et sur ses joues, elle portait un teint rose assez pâle.

Il la détailla ce qui fut pour effet sur Hermione de la foudroyer sur place. Elle aimait tant quand il posait son regard sur elle. C'était si bon de se sentir aimer voire peut être désirée, ils avaient partagé tant de choses ensemble, grandis ensemble, tant de disputes. Elle voulait rester là mais fallait y aller et essaya de prononcer quelques mots.

- Ron murmura-t-elle, tes parents sont partis, le portoloin ne va pas tarder, on devrait se dépêcher sinon on va le rater.

- Je sais dit-il tristement

- Je serais là, à tes cotés si tu as besoin de moi. Je ne sais pas ce que ça fait de perdre quelqu'un de cher ... commença-t-elle mais les mots restèrent bloqué dans sa bouche, au fond de sa gorge.

- J'aurais toujours besoin de toi, j'ai eu toujours besoin de toi - avoua-t-il - depuis que j'ai 11 ans, depuis que tu as passé les portes du compartiment. Durant toutes ces années, j'ai besoin de toi et je ne m'en lasserai jamais.

Il attendait une réponse mais elle resta figé, comment pouvait-il faire chavirer son cœur deux fois en l'espace de dix minutes alors qu'elle ne répondait pas. Et pourtant, ce n'était pas les mots qui manquaient, elle aurait voulu lui dire tellement de choses, lui dire combien elle aimait mais les mots ne sortaient pas. Il était en deuil, elle ne pouvait pas lui dire la joie qu'elle possédait au fond de son cœur; elle lui dira une prochaine fois, plus tard. Elle se jeta dans ses bras et le serra très fort, tellement fort qu'elle arrivait à ressentir les battements du son cœur qui avait bizarrement accéléré et dans cet élan, elle lui déposa sur sa joue un doux baiser.

Ron ressentait, au plus profond de lui, une sorte d'électricité parcourir son corps, sa colonne vertébrale. Mais, il sentit un picotement au niveau de son nombril et il comprit qu'ils transplanaient.

L'endroit, où ils atterrir dans les bras l'un de l'autre, était lumineux. Le soleil, qui était déjà haut, se reflétait dans l'eau entourant une petite île. Au loin se trouvait un château. C'était Poudlard et la tombe qui se trouvait sur la petite île, était celle de Dumbledore. Devant eux, il y avait un petit pont reliant la berge et l'ile et ils se pressèrent pour le traverser. Un immense champ de banc en bois se trouvait là, des noms avaient été marqués pour les familles de sorciers venant ce jour ci. Main dans la main, ils traversèrent la distance qui les séparait de la famille Weasley, située tout devant au deuxième rang. Hermione se plaça entre Harry et Ron, et scruta, une fois assise, les alentours. Il y avait beaucoup de monde. Non loin de là, se trouvait le ministre, et la mère de Tonks avec sur ses genoux, le petit Teddy. Son destin ressemblait étrangement à celui de son parrain, Harry, mais il ne serait pas seul.

Elle détourna son regard, sa main lui faisait extrêmement mal, pour sûr, elle était prisonnière de la main de Ron. Il la serra tellement fort que le bout de ses doigts étaient rouge, le sang ne circulait plus. Sa mâchoire était serrée, lutait il contre le chagrin, contre les larmes. Elle le savait, il avait beaucoup trop de fierté pour se montrer vulnérable.

iElle me regarde, je sens ses yeux me demandait ce que j'ai/i - pensa-t-il - imais il ne faut pas que je le scrute sinon je vais craquer/i. Il craquerait quand il serait seul, tout seul mais pas maintenant, plus tard. Sa vision devenait floue au fur et à mesure qu'Hermione le regardait, scrutant la moindre larme. Il sentit le liquide lacrymal montait au bord de ses yeux mais une voix familière lui fit remonter à la surface.

- Bonjour mesdames et messieurs, jeunes gens, sorciers et sorcières, bienvenue dans ce lieu chargé d'histoire, de tristesse et de joie. En ce jour du 5 mai 1998, nous allons rendre à la terre ce qui doit être rendu à la terre. Ici, maintenant et à jamais, reposera les personnes chères à notre cœur sous l'œil bienveillant de notre directeur tant aimé, Albus Wilfric Brian Dumbledore. Nymphadora Tonks épouse Lupin et son mari Remus Lupin, le dernier des Maraudeurs, deux grands aurors d'exception. Frederic Weasley ou connu sous le simple non de Fred, élève de Poudlard, membre de la Maison de Gryffondor, les rires et les farces seront à jamais gravé dans les murs de ce château. Colin Crivey, un grand reporter de mérite et le professeur des Potion, Severus Rogue qui au final à toujours combattu de notre côté pour l'amour de son enfance. Que Merlin vous accueille dans son royaume et qu'il vous aime, nous en tout cas, on vous aimera et vos nom seront à jamais écrits dans l'Histoire. Pour finir, je demanderai à Miss Granger, de venir me rejoindre.

Elle lâcha à contre cœur la main de Ron, se leva et partit en direction de l'estrade où McGonnagall se tenait. Un piano avait été installé pour l'occasion. Elle s'assit, un silence planait dans les airs, au-dessus de leur tête. Les doigts tremblaient au-dessus des touches noires et blanches. Un grand souffle pour faire entrer le maximum d'air dans ses poumons, cela faisait quelques jours qu'elle s'entrainait, matin et soir, sans presque dormir mais il fallait que ce soit parfait. Quand elle toucha les premières touches pour jouer le thème de Rose, les larmes s'échappaient de ses yeux mais fallait continuer, lutter.

Dans l'assistance, pas un bruit emmenait, tout le monde écoutait et essayait de lutter contre le chagrin. Sauf une personne, Molly Weasley, son fils était mort dans la bataille, elle n'essaya même pas de se contrôler elle se laisser aller contre le torse de son mari. La mélodie avançait, sortait du grand piano. Et la dernière note effleura ses oreilles, la dernière, elle avait réussi le morceau pour eux.

Ron était époustouflé, elle était aussi douée au piano. Il avait eu un avant-gout quand ils étaient tous les trois dans la maison d'Harry, au 12 Square Grimmaud, mais là c'était magique. Il pourrait passer le reste de ses jours à l'entendre jouer. Il s'était laissé aller finalement, et elle le remarqua dans ses yeux et elle aussi, car son cou était humide.

- Merci Miss Granger vous pouvez aller vous rassoir… dit le professeur de métamorphose

Ce fut en bourdonnement qu'elle entendit les remerciements de son professeur, son attention était portée sur tout autre chose. Lui et ses yeux. Marchant doucement vers lui, l'estrade était loin, elle voyait tout au ralenti. Et le noir grandit devant elle, que des voix lointaines, plus aucunes visions. Elle tomba dans le néant, mais ne sentit pas le sol sous son corps bien au contraire, un doux parfum d'herbes fraichement coupées, de parchemins neufs et de dentifrice à la menthe. Elle le reconnut, c'était lui, toujours la quand elle n'allait pas bien et là il avait rattrapé de justesse pour éviter qu'elle se fasse mal. Décidemment, elle aimait et il fallait qu'elle le lui dise. Etait-elle morte, dans le néant, entre la vie et la mort, mais pourquoi alors elle entendait une voix rauque l'appelait en vain de revenir parmi eux.

Il s'était précipiter d'elle en courant et faisant sursauter les personnes assis à côté de lui, il avait vu que ça n'allait pas, un mauvais pressentiment. Son cœur ne lui dit pas deux fois et voyant qu'elle tombait dans les pommes, il accouru.

- Non Hermione. Hermione ? Hermione ? Je t'en prie… Réveilles toi

- Faites évacuer tout le monde, la cérémonie est terminer de toute façon dit McGonnagall

- HERMIONE ! cria Ron

- Aller Madame Pomfresh, elle n'est pas loin Potter et Miss Weasley.

- Pas la peine, je suis là Minerva. – en touchant le front d'Hermione – Elle a juste un peu de fièvre, peut être manque de sommeil. Mr Weasley emmenez la chez vous, l'infirmerie n'est pas totalement refaite et mes potions ne sont pas toutes mises dans les fioles. Je viendrais chez vous, vous apportez le nécessaire.

- Ron dit Harry, vas-y transplane avec elle, moi je m'occupe du reste.

- Merci vieux

Ron prit Hermione dans les bras et la porta en courant vers l'endroit où il était arrivé plus tôt. Une petite voix, sa voix lui fit ralentir un peu.

- Je … ne … suis … pas … trop … lourde ?

- Tu divagues ma vieille. Tu es aussi légère qu'une plume. Plaisanta-t-il

- Pardonn…es moi

- Mais pourquoi tu dis ça ? Ce n'est pas de ta faute ma chérie dit-il, s'étonnant lui-même de l'avoir appelé comme ça

- Si j'aurais dû …

- Chut … On arrive à la maison, je vais te mettre dans tes draps et tu pourras te reposer comme il faut. Faut dormir un peu.

- Je voulais que … tout soit … parfait…

- Ca s'est bien toi, toujours doit être parfait avec Miss Granger mais je vais te dire un truc. Tu as joué magnifiquement bien !

- … tre… dans … ton … lit… dit-elle en s'endormant dans ses bras.

Elle s'était enfin endormie dans ses bras. Il donna un grand coup de pied dans la porte de la cuisine, qu'il se demanda comment elle n'était pas sorti de ses gonds et monta directement dans sa chambre qui se située au dernier étage de la maison. Il ouvrit la porte d'un coup de reins de sa chambre et la déposa au creux des draps. Ses fantasmes refirent surface, en la voyant comme ça dans son lit. iNon ne pas y penser surtout pas/i dit-il en sentant la proéminence dans son boxer.

Il savait qu'il allait s'attirer les foudres de sa mère mais au diable. Il s'en foutait royalement, il voulait rester près d'elle et la seule solution était dans son lit, dans sa chambre. Il dormirait dans le lit qu'occupait habituellement son meilleur ami.

- Et voilà ma douce, soit tranquille je suis là murmura-t-il à son oreille

- … Ron … dit-elle dans son sommeil.

- Ron tu es là ?

- Chut Harry, elle s'est enfin endormie. Et sois content, tu iras dormir dans la chambre de ma sœur. Lui dit il en lui faisant un clin d'œil.

- Oui mais ta mère ?

- Attends j'ai un plan tout bête ... Tiens en parlant du loup.

- Comment va-t-elle ? Mais Ron où vas-tu dormir ? Et Harry ? dit Mrs Weasley

- Elle va bien. Elle s'est endormie. Je vais dormis dans le lit d'Harry et Harry dans la chambre de Georges. Je veux m'en occuper alors maman …

- D'accord… se résigna-t-elle

Sa mère partit suivit d'Harry. Il se dirigea vers son lit et lui prit sa main. Il lui répéta qu'il aimait et que même si ce n'était pas réciproque, il aimerait jusqu'à son dernier souffle.

Un jour, deux jours passèrent et Hermione ne refaisait pas surface. Il ne trouvait pas le sommeil, guettant le moindre signe de son réveil, il veillait sur elle jour et nuit. Madame Pomfresh était passée dans la journée quelques heures plus tôt, apporter la potion nécessaire pour la tranquilliser.

Le troisième jour, toujours rien les membres de la famille Weasley essayaient de faire prendre l'air à Ron mais cause perdu, il restait là dans son fauteuil, il voulait rester. La regarder dormir, elle était tellement belle. De temps en temps, elle gémissait, prononçait son nom. Elle rêvait de lui.

Le soleil avait décliné laissant place à la nuit, la lune éclairait faiblement la pièce. Dans son fauteuil, Ron s'était endormit, main dans la main. La nuit avait bien commencé, la maison était endormis, Harry dans les bras de Ginny. Quand soudain, une petite main dans une grande main se mit à bouger.