Titre : The End Is Where We Start From

Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages, ni l'univers ne m'appartiennent, tout est à Russel T Davies et à la Bibici, et si les personnages m'appartenaient, ils passeraient beaucoup plus de temps nus :p. Je ne touche pas d'argent ni quoi que ce soit pour écrire cette fic.

Genre : Romance & Hurt/Comfort

Spoilers : Jusqu'à l'épisode 4 de la saison 3, c'est à dire Children Of Earth. Pitié, ne lisez pas cette fic si vous n'en êtes pas encore là. Vous allez vous gâcher la surprise.

Rating : T pour le moment, mais M pour la suite.


La première fois que nous nous sommes rencontrés

En réalité, si j'ai rejoint Torchwood, si j'ai erncontré Jack, c'est grâce à Lisa. Elle m'a causé beaucup de soucis, elle m'a blessé, mais si j'ai mené cette vie, c'est un peu grâce à elle.

Lisa était blessée, après la bataille de Canary Wharf, oh, et elle allait mal. Elle hurlait, elle criait, elle souffrait. Ca m'avait tué, de la voir ainsi. Elle avait mal et je ne pouvais rien faire, elle avait si mal, à moitié convertie en Cyberman, pas assez pour penser comme eux, mais pas assez pour ne plus ressentir de douleur non plus. Et elle ne s'arrêtait pas de hurler. Et ça me déchirait le cœur, ça me déchirait l'esprit. Alors je lui avait promis, juré, craché, que je la soignerais. Mais pour cela, j'avais besoin de technologie que je ne possédais pas. Alors je l'avais droguée, maintenant la perfusion de morphine que j'avais trouvée à l'intérieur de son bras, pour qu'elle ne se réveille pas, pour qu'elle n'aie pas trop mal. Et j'avais tout tenté pour la sauver.

Je souffrais autant qu'elle, l'amour de ma vie, la seule qui m'aie jamais compris, alors que son esprit s'échappait d'elle. Elle se battait, Lisa, elle s'était battue. Et moi, je m'était battu pour elle. C'est pour ça que j'avais traqué le capitaine Jack Harkness.

La première fois que je l'ai vu, ce n'était pas tout à fait par hasard. Je l'avais cherché ; Lorsque je travaillais à Torchwood 1, j'avais consulté son fichier et il me semblait un homme motivé, intègre… C'était la seule travaillant à Torchwood dont je 'étais rappelée dans l'urgence. Je sais pas pourquoi son nom m'était revenu en mémoire, mais dans la panique, j'avais oublié tous les autres.

Bien sûr, il semblait y avoir un problème dans les dates ; à les croire, Jack Harkness aurait travaillé pour Torchwood, Cardiff pendant un peu plus de 120 ans. Ce qui étais extravagant, mais ça ne m'avait pas dérangé plus que ça . Je travaillais dans les archives, à l'époque, et les erreurs de typographies, les fautes de frappes étaient monnaie courante.

Je m'étais renseigné, il avait mis à part Capitaine Jack Harkness, L'équipe de Torchwood 3 était constituée de 3 personnes – Toshiko Sato, Owen Harper et Suzie Costello. Une informaticienne, un médecin et une second en chef. C'était très restreint, comme équipe, et j'avais remarqué que, passé une certaine heure, Jack Harkness était seul dans le quartier général. C'était lui que je voulais

Je l'avais traqué, ce Capitaine Jack Harkness. J'avais relâché un Weevil sous ses heures de surveillance du rift dans la nature juste pour pouvoir l'aider et gagner sa confiance. Pour dire la vérité, j'étais prêt à faire à peu près tout ce qui est faisable, pour entrer dans Torchwood 3 . pour sauver Lisa.

Tout.

Et il était venu. La quarantaine mais bien conservé, courant dans la forêt derrière la créature avec un manteau de la seconde guerre mondiale.

Il ne réussissait pas à capturer le Weevil seul, comme je l'avais imaginé. La créature, sauvage et violente, en ragée d'avoir été enfermée pendant si longtemps, se battait de toutes ses forces. L'homme au manteau militaire s'était fait mordre au cou et semblait perdre beaucoup de sang, et j'avais eu peur de tuer le chef de Torchwood, Cardiff – Si c'était le cas, toutmon plan était fichu. Ses forces étaient dépassées par celles de la créature – Il luttait, il luttait pourtant. J'étais intervenu à ce moment ci, comme je l'avais prévu.

Au bon endroit, au bon moment, mais pas tout à fait par hasard.

A nous deux, nous avons réussi à le contenir.

et lorsqu'il m'avait remercié pour mon aide, j'avais été étonné de l'étincelle froide qui se trouvait dans ses yeux bleus. Il était beau – Je me rappelle m'être dit que si j'aimais les hommes, j'en aurais fait mon quatre heures.

J'avais voulu l'aider à panser son cou – J'avais des bandages dans ma veste, j'étais déjà habitué à être blessé sans arrêt, mais il était déjà refermé. J'avais eu un moment d'étonnement, puis je m'étais dit qu'ils avaient certainement découvert une nouvelle technologie biologique qui leur permettait de cicatriser plus rapidement. Ou alors ils avaient réussi à recréer des nanogènes. Je ne savais pas exactement, mais je savais une chose : Il ne fallait pas que je pose de questions, sinon ça le mettrait mal à l'aise. Je m'étais tu et avais pris un air compréhensif.

Je me rappelle aussi m'être fait la réflexion qu'il avait des yeux tellement profonds, tellement intelligents, qu'on aurait eu l'impression qu'il avait plusieurs centaines d'années, qu'il était sage. Je m'étais présenté – Ianto Jones, et pour piquer sa curiosité, je lui avait dit que cette créature qu'on venait d'assommer, ça ressemblait à un Weevil.

Il avait feint de ne rien savoir. Je faisais ça, aussi, quand j'étais à Torchwood 1. Ne rien savoir, ne rien laisser montrer. Entrainés psychologiquement à mentir, à résister au papier psychique s'il était utilisé sur nous. Nous étions, en quelque sorte, des soldats. Et la majorité d'entre nous nous étions battus et étions mort dans la bataille de Canary Wharf.

Mais Lisa ne mourrait pas. Je devais la sauver. Je la sauverais.

Oh, ma Lisa…

Il avait feint de ne rien savoir, même lorsque je lui avait lançé un regard signifiant "On-me-la-fait-pas-à-moi", il n'avait pas réagi, et il avait en grognant hissé le Weevil sur son épaule gauche.

Tandis qu'il s'éloignait, mon cerveau avait cherché à toute vitesse une phrase qui le ferait se souvenir de moi, pour qu'il ne m'oublie pas de sitôt, pour avoir plus de chances d'être jamais embauché.

J'avais lancé machinalement

« J'aime bien le manteau, au fait. »

Il ne s'était pas retourné