Titre : The End Is Where We Start From
Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages, ni l'univers ne m'appartiennent, tout est à Russel T Davies et à la Beeb, et si les personnages m'appartenaient, ils passeraient beaucoup plus de temps dénudés :p. Je ne touche pas d'argent ni quoi que ce soit pour écrire cette fic.
Genre : Romance & Hurt/Comfort
Spoilers : Jusqu'à l'épisode 4 de la saison 3, c'est à dire Children Of Earth. Pitié, ne lisez pas cette fic si vous n'en êtes pas encore là. Vous allez vous gâcher la surprise.
Rating : T pour le moment, mais M pour la suite.
La première fois que je m'étais rendu compte qu'il me plaisait
J'avais continué à le suivre, à le suivre, à le harceler de nouveau pour me faire embaucher. Parce que lorsque je lui avais fait boire mon café sur les docks, lorsqu'il m'avait récité mon curriculum vitae, ça n'avait pas réussi à le convaincre.
Il me restait une dernière piste, une dernière chance. Une dernière chance pour sauver l'amour de ma vie. Alors je m'était planté, debout au beau milieu de la route, dans la nuit noire. Je savais qu'il s'arrêterait. Et s'il ne s'arrêtait pas, de toute façon, je ne pouvais pas sauver Lisa donc la vie ne valait plus la peinte d'être vécue.
Debout, au milieu de la route. Une main invisible m'avait pressé l'estomac lorsque la lumière des phrases du SUV s'était posée sur moi. Le crissement des freins avait retenti et la silhouette qui m'était désormais familière était descendue de voiture avec l'air furax.
Il ne m'avait pas laissé parler, pas laissé en placer une. Il avait débité sa tirade comme s'il l'avait préparée, me disant de dégager de là et de le laisser en paix sinon il me roulait dessus. Je pouvais sentir sa fureur. Ses yeux étaient durs et froids comme des pierres. Son manteau volait autour de lui alors qu'il s'agitait.
J'avais compris au bout de dix secondes qu'il n'était même pas la peine d'essayer d'en placer une lorsqu'il était dans un tel état de fureur. Alors j'avais attendu qu'il aie craché son venin, sa colère, et puis j'avais lancé, tandis qu'il retournait ouvrir la portière de son véhicule :
« Ca veut dire que vous n'allez pas m'aider à attraper ce ptérodactyle, alors ? »
Il s'était arrêté dans tout ce qu'il faisait et s'était retourné, l'étonnement pur se lisant sur son visage. Il m'avait suivi, et nous avions confectionné une sorte de seringue pour anéantir la créature.
Et il sentait bon… C'est une des premières choses que j'ai remarqué, après ses yeux bleus et son manteau militaire. Il sentait… J'aimerais que les mots adéquats me viennent à l'esprit, mais cette odeur qu'il transporte et qu'il envoie tout autour de lui est juste indescriptible.
C'est comme une corde invisible qui s'attacherait autour de mon cœur et qui m'attirerait de plus en plus proche vers ses lèvres. Comme une force que je ne pouvait pas combattre. Comme une boussole est attirée vers le nord, j'étais attiré vers Jack.
En fin de compte, il avait réussi à planter la seringue anesthésiante dans la colonne vertébrale du dinosaure, même si pour celui, il avait dû faire une chute de plusieurs mètres de haut. Il était tombé sur moi, et j'avais gémi de douleur, même si au fond de moi-même j'étais satisfait de sentir son poids, sa chaleur au dessus de moi.
Pour éviter la chute du volatile, nous avions tourné, toujours l'un sur l'autre, et je m'étais retrouvé sur le dessus.
J'étais étendu sur cet homme incroyablement beau, avec cette odeur qui m'attirait. C'était elle qui m'empêchait de m'en aller. Et nos lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres… Nos souffles ne mêlant, faisant voleter nos cheveux. Et ses yeux éclairés par la lumière rasante de la lune, si bleus… Je dérivais dans un autre monde. Oubliée, Lisa. J'étais dans un monde où il n'y avait que lui et moi, allongés l'un sur l'autre, le souffle court, en sueur.
Lisa, oh Lisa m'était revenue dans l'esprit brusquement, comme un coup de poignard et ma poitrine avait recommencé à me faire souffrir. Je faisais tout ça pour elle. Je ne devais pas être attiré par des gens qui n'étaient là que pour m'aider à la faire aller mieux. Surtout pas par des hommes. J'avais jamais été attiré par un homme, voyant, j'allais pas commencer maintenant, alors que Lisa était allongée dans mon appartement, inconsciente, respirant avec difficulté, droguée...
Je me suis rendu compte que Jack effaçait tout ça. Il gommait ma douleur, et quand j'étais sur lui, aussi proche de lui, je ne pensais plus à Lisa, oh, non. Je ne pensais plus à Lisa,je ne souffrais plus, tout mon malheur semblait s'envoler. La douleur, la douleur constante était effacée. Je n'avais pas cessé de souffrir depuis ce jour maudit à Canary Wharf. Et lorsque la douleur s'en était allée, je me suis retrouvé. Ianto Jones. Je n'étais plus moi-même : La douleur m'avait transformé en une créature renfermée, misérable, et prête à tout. Et Jack ramenait à la surface le meilleur de moi. Je renaissais.
Mais pourquoi est-ce que c'était si difficile, de se séparer de cet homme? Et pourquoi est-ce que mon cœur battait si vite? Et pourquoi est-ce qu'il sentait aussi bon et pourquoi, mais pourquoi est-ce que mes lèvres se rapprochaient des siennes malgré toutes les résolutions que je prenais en mon for intérieur?
C'était presque comme la gravité, impossible à éviter. On ne peut pas voler comme des oiseaux ; je ne pouvais pas me séparer de lui. Le temps semblait s'être ralenti. Son souffle venait caresser mon visage et...
Et d'un coup, j'avais appris à voler. Je m'étais séparé de lui en marmonnant que je ferais mieux d'y aller. Parce que j'avais besoin de m'occuper de Lisa. Je ne savais pas si, et quand elle se réveillerait. Il fallait que je sois à ses côtés le plus souvent possible.
Lorsque le lui avais tourné le dos, la douleur m'avait de nouveau envahi comme une vague me submergeant. Ianto Jones, encore une fois écrasé par la douleur. Je n'étais que cri, que larmes, que souffrance. Lisa...
Tandis que je tournais le dos en réfléchissant à un nouveau plan d'approche sans que le capitaine ne pète un câble, sa voix avait résonné dans l'entrepôt désormais silencieux.
« Présente toi au travail à la première heure demain matin »
J'avais dû me retenir de ne pas hurler de joie. De ne pas sauter partout. Mais malgré tout, j'avais réussi à rester digne.
Le problème, c'est que je ne savais pas si j'étais content parce que j'allais pouvoir sauver Lisa, ou si j'étais heureux parce que j'allais travailler sous les ordres d'une personne si séduisante
POPOPOO, c'est fini pour ce chapitre, un autre chapitre qui a coulé tout seul et que j'ai adoré écrire (comme les deux premiers d'ailleurs) merci à ceux qui m"ajoutent en story alert et favorite story, et à ceux qui me reviewent, vous pouvez pas imaginer ce que ça représente pour moi.
A la prochaine, et encore merci de me lire
