Titre : The End Is Where We Start From

Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages, ni l'univers ne m'appartiennent, tout est à Russel T Davies et à la Beeb, et si les personnages m'appartenaient, ils passeraient beaucoup plus de temps à pwal en faisant des cochonneries ensemble ;p. Je ne touche pas d'argent ni quoi que ce soit pour écrire cette fic.

Genre : Romance & Hurt/Comfort

Spoilers : Jusqu'à l'épisode 4 de la saison 3, c'est à dire Children Of Earth. Pitié, ne lisez pas cette fic si vous n'en êtes pas encore là. Vous allez vous gâcher la surprise.

Rating : Avec ce chapitre, définitivement M.

Et voilà le LEMON. Encore une fois, désolée pour le temps qu'il y a entre les chapitres, j'ai juste vraiment pas beaucoup de temps. Ca devrait aller mieux à partir de la semaine prochaine, mais je vous promet rien. Bonne elcture à toutes.

Je voulais aussi remercier tout ceux qui reviewent, parce que ça me fait vraiment chaud au cœur - MERCIII !! et pour les autres, sachez que j'accepte toutes critiques, mêmes les négatives (bon, si c'est négatif, je vais pleurer dans mon coin après, mais bon, dites toujours X3)


Première fois qu'on a baisé

Je sais que Jack pense que j'ai couché avec lui pour la première fois juste parce que j'étais ivre. Mais c'est faux. Je ne suis pas du genre à me bourrer la gueule pour oublier mes soucis, au contraire. Je préfère les regarder en face. La seule chose qui me faisait oublier mes soucis, c'était Jack.

Nous étions tous allés prendre un verre au bar du coin après une rude journée de travail, qui avait impliqué de courir après une demi-douzaine de Weevil. Par membre de l'équipe, parce que sinon, ç'aurait été trop simple. Pour nous détendre, donc. Gwen était partie après sa première bière pour retrouver son nounours de petit copain. Tosh et Owen avaient bu avec nous leur second verre de scotch, puis Tosh avait été bourrée, et Owen avait pris soin de la raccompagner chez elle, parce que même si elle habitait près, si elle y allait à pied, on risquait de la retrouver allongée sur la route le lendemain matin.

Jack avait souri en levant son verre de tequila :

« Je suppose que ça nous laisse que tous les deux, alors »

« Santé, Capitaine »

Nous avions tous deux penché notre tête en arrière et avalé le contenu de notre verre. Puis un autre. Puis un autre. Jusqu'à ce que je voie trouble. Mais c'est le seul effet que l'alcool a sur moi. Je ne raconte pas de conneries, je ne suis pas attiré par les gens en particulier, je ne titube pas tant que ça. Je suis juste joyeux et je vois trouble.

Ceci dit, nous étions tous les deux dans un bel état. D'un accord commun, nous avions décidé de rentrer jusqu'au Hub pour l'instant, et on verrait après si j'étais en état de rentrer jusqu'à chez moi. Au pire, je décuverais dans le canapé.

Ce n'était pas dans le canapé que j'avais envie de décuver. Oh, non. J'avais préparé mon plan dans ma tête. Depuis très longtemps. Parce que j'avais besoin de Jack. J'avais besoin de lui à côté de moi en permanence parce que c'était le seul qui pouvait gommer mon mal-être. Alors j'avais exagéré mon, déséquilibre pour pouvoir me raccrocher à lui et sentir son corps chaud contre le mien. Nous avions titubé jusqu'à la porte du Hub, bras dessus bras dessous. J'ai introduit la clef dans la serrure et réussi à l'ouvrir, et Jack en était très impressionné. Une fois à l'intérieur, nous nous étions dirigés vers les marches du Hub, nous laissant tomber lourdement. Et j'avais fait mine de perdre l'équilibre une fois de plus, pour que mes lèvres aient un prétexte pour avoir rencontré les siennes.

Une décharge électricité m'avait parcourue lorsque ma bouche était entrée en contact avec la sienne. Il n'avait pas réagit immédiatement, alors je l'avais enlacé, l'attirant plus près de moi pendant que nos lèvres se mouvaient à l'unisson. Peut-être que j'étais saoul, après tout. Parce que j'osais des choses que je n'aurais jamais osé en temps réel. Oh, et le goût de ses lèvres… Je pouvais y gouter la tequila et ça me rendait encore plus ivre, mais une ivresse différente. J'étais ivre de Jack, ivre de désir, ivre de plaisir.

Je m'étais enhardi, déposant des baisers et des suçons le long de son cou, et à ce moment, j'avais senti qu'il avait brusquement cessé de se contenir. Il s'était levé et, m'attrapant le poignet, m'avait entrainé dans la chambre, se concentrant pour mettre un pied devant l'autre.

Nous nous embrassions toujours, debout, chancelants et pantelants, fébriles et fiévreux. J'avais entrepris de faire glisser le manteau de ses épaules, qui était tombé sur le sol avec un son sourd, puis j'avais commencé à défaire les boutons de sa chemise, un par un, puis ses bretelles. Le tout était allé rejoindre le grand manteau.

Il avait enlevé ma veste de costume, la laissant glisser au sol, pendant que je tiquais en pensant qu'elle serait sale le lendemain et que ça me ferait perdre dix minutes de passer la déposer au pressing. La pensée de la ramasser pour aller la plier sur une chaise m'avait fugitivement traversée, avant que je réalise que le Ianto bourré n'aurait pas fait ça, et que j'étais en train de faire des choses que j'avais attendues tellement longtemps que ça pouvait bien me prendre dix minutes le lendemain matin.

En réalité, mon cerveau fonctionnait à toute vitesse lorsque les lèvres de Jack étaient sur les miennes, et peut-être que c'était parce qu'il effaçait ma douleur et qu'affranchi de toute cette souffrance, mon esprit travaillait mieux.

Ou alors c'était à cause de l'adrénaline mêlée à l'alcool qui coulait dans mes veines.

Jack avait attrapé ma cravate pour m'entraîner doucement vers le lit. Par la suite, je dois avouer que je ne me souviens plus très exactement de ce qui c'est passé, mais nous nous sommes retrouvés en sous vêtements, allongés sur le lit, à s'embrasser.

Oh, la tête me tournait parce que j'oubliais fréquemment de l'embrasser lorsque je l'embrassais.

Oh, et peut-être que j'étais ivre, en fin de compte. Je mordillais distraitement la peau de son cou, ne pensant qu'à lui et moi, allongés sur ce lit.

Je l'avais senti devenir dur contre ma cuisse, et lorsqu'il avait fait mine de glisser sa main vers mon boxer, je l'avais arrêté. J'avais souri en voyant l'incompréhension, puis la déception se lire sur son visage. Il n'avait pas insisté, s'arrêtant immédiatement là où j'avais posé mes limites. Mais il ne m'avait pas bien compris. La seule fois où je voulais jouir, ce n'était pas lorsqu'il me branlerait, mais lorsqu'il serait en moi.

Alors je n'avais pas lâché son poignet, amenant la main à ma bouche et suçant deux de ses doigts. La compréhension avait alors étincelé dans ses yeux, et le sourire était revenu sur ses lèvres.

Je n'avais jamais fait ça, couché avec un homme. Mais je n'étais pas naïf, j'avais Internet et je m'étais renseigné. J'avais parfois obtenu plus d'informations qu'il n'en était nécessaire (et je m'étais fait une note à moi-même de ne plus jamais chercher « sexe entre hommes » dans Google)

Il avait été cherché une petite bouteille de lubrifiant dans sa table de nuit, avait enfilé une capote – Évidemment, je ne devait pas être le premier à passer ici – ni le dernier. Mon cœur m'avait fait mal à cette pensée. Je m'attache trop vite, et cette idée n'aurait pas dû m'affecter autant mais…

Le cours de mes pensées s'arrêta brusquement lorsque je senti un doigt froid me pénétrer, et j'avais laissé échapper un gémissement. De douleur ou de plaisir ? Ce n'était pas exactement confortable, mais lorsque je m'étais décontracté, ce n'était pas exactement désagréable non plus, le le plaisir se mêlait à la souffrance. Et un autre doigt était venu rejoindre le premier, mais en fin de compte, ce n'était pas assez, alors j'avais poussé un gémissement de frustration en lâchant :

«Baise moi maintenant, Capitaine Jack Harkness, je veux ta queue, je veux te sentir en moi ! Alors arrête de faire ta petite fille et baise moi.»

Peut-être que j'étais ivre, en fin de compte.

Son regard posé sur moi… Il était tellement bleu que je m'y étais noyé. Bleu clair, bleu ciel, bleu lumineux, presque éblouissant.

Le monde est bleu, bleu comme ses yeux.

Il s'était enfoncé en moi, écartant un peu plus mes cuisses. J'étais si bien. Il s'enfonçait de plus en plus, entraînant des râles de plaisir de ma part. Il avait empoigné ma queue et, sans pouvoir me retenir, j'avais crié.

«Oh Jack, plus fort, ici, putain de merde Jack ! Plus vite, mon Capitaine !»

Peut-être que j'étais ivre, en fin de compte.

Il touchait régulièrement un point qui me donnait plus de plaisir que les autres, que j'imaginais être ma prostate. Je hurlais, en sueur, tout près de l'extase.

Je l'avait atteinte quelques fractions de secondes avant lui, et pendant une dizaine de secondes, j'étais au paradis.

Il s'était retiré de moi, avait retiré son préservatif, l'avait jeté et m'avait tendu une boite de mouchoirs, en marmonnant quelque chose à propos d'une douche.

Je ne savais pas ce qu'il fallait faire dans ces situations là. Qu'est-ce que l'étiquette indiquait de faire lorsqu'on venait de coucher avec son patron ? Je m'étais essuyé le ventre, avait remis rapidement mes vêtements et m'étais éclipsé pendant qu'il prenait sa douche. Au pire, il penserait que je m'en fichais, ce qui n'était pas plus mal.

Le vent frais de la nuit m'avait rapidement dégrisé.

Mon capitaine... C'est à ce moment que je me suis rendu compte que je commençais à l'aimer.