Titre : The End Is Where We Start From
Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages, ni l'univers ne m'appartiennent, tout est à Russel T Davies et à la Beeb, et si les personnages m'appartenaient, ils passeraient beaucoup plus de temps à pwal en faisant des cochonneries ensemble ;p. Je ne touche pas d'argent ni quoi que ce soit pour écrire cette fic.
Genre : Romance & Hurt/Comfort
Spoilers : Jusqu'à l'épisode 4 de la saison 3, c'est à dire Children Of Earth. Pitié, ne lisez pas cette fic si vous n'en êtes pas encore là. Vous allez vous gâcher la surprise.
Rating : M
Bon je sais je sais, ça fait longtemps que vous attendez. Pour ma décharge, je travaille beaucoup en ce moment... Bonne lecture. N'oubliez pas, Reviews=Love.
Notre premier baiser en public.
Il avait fait tout ça pour nous sauver. Pour sauver encore une fois al terre. Il avait fait tout ça en se doutant qu'il ne reviendrait certainement pas. Jack l'immortel, qui défiait la mort elle-même. Et c'était notre faute, on avait sa mort sur la conscience. On avait fait les malins, on avait tenté de braver ses interdictions – Plus par défi que par nécessité. Comme une crise d'ado. Et à cause de nous, tous les maux de la terre s'étaient déversés sur nous. Alors il avait défié l'ombre d'Abbadon. Pour nous, alors qu'on ne le méritait vraiment pas. Pour la Terre. Alors qu'il n'appartenait même pas à cette planète. Ni à cette époque. Il s'était sacrifié.
Et le voir, ainsi, nu dans son sac mortuaire, alors que je m'apprêtait à le cryogéniser…
Mon cœur s'était brisé en mille morceaux. Il avait fait tout ça pour nous. On lui avait craché dessus – On l'avait tué et il était quand même revenu pour nous sauver. Jack, contre Abbaddon, tous deux morts. Et Jack, étendu sur le dos dans cette plaine… Ça faisait la seconde fois dans la journée que je le voyais mourir mais j'étais persuadé que cette fois-ci, il ne reviendrait pas.
Je n'avais pas eu le temps de lui dire. Je n'avais pas eu le temps de lui montrer. Que je l'aimais. Parce que oui. Je l'aimais. Je l'aime. Je l'aimerais toujours, jusqu'à la fin de ma vie.
Qui se rapproche à grand pas.
Il m'avait sauvé. Plusieurs fois. Il m'avait sauvé de la folie. Il m'avait sauvé de la mort. Il avait redonné un sens à ma vie.
Jack.
Jack.
…
Il n'entendait certainement pas ces appels silencieux. Je hurlais à l'intérieur de mon crâne. Et pourtant, mes yeux étaient secs. J'étais au-delà des larmes. C'était la deuxième fois que je perdais tout.
Et lorsque j'en aurait fini avec mon travail, je serais allé me bourrer la gueule jusqu'à même oublier mon nom. Est-ce que la vie valait la peine d'être vécue sans lui?
Je m'étais foutu des claques en entendant les réflexions stupides que je venais de faire. Oui, bien sûr. Profiter du répit qu'il nous avait laissé. Vivre, et aller de l'avant. Oublier Jack comme j'avais presque oublié Lisa. Déménager, peut-être.
Gwen était restée avec lui. Assise sur le bord du tiroir mortuaire. Elle non plus n'arrivait pas à y croire, même si elle avait su qu'il était immortel quelque mois avant moi. Elle était simplement assise, et elle regardait son visage gris, cireux, immobile. Et plus jamais aucun sourire ne viendrait étirer ses lèvres. Ses yeux ne s'ouvriraient plus jamais. Ce regard bleu n'aurait plus jamais l'occasion de se poser sur moi. Oh, Jack.. Elle était là, et lissait frénétiquement son sac mortuaire, quand elle n'était pas en train de replacer correctement ses mèches… Je la voyais porter ce regard sur lui, ce regard triste, désespéré, admiratif et plein de tendresse. Le même que le mien.
Ce regard tendre… Je n'avais pas pu le supporter, de la voir ainsi. Parce que c'était moi qui aurait dû être à sa place. C'était moi, qui aurait du m'asseoir sur le bord du tiroir de la morgue et fixer Jack jusqu'à ce que les larmes roulent sur mes joues.
Je ne le reverrais plus jamais.
Et malgré tout, il sera toujours tout près de moi, là où je travaillerais, à quelque dizaines de mètres, froid et dur comme de la pierre. Jack, serait toujours présent dans le hub, sera toujours présent dans Torchwood, pour lequel il avait tant fait.
Oh, j'allais mal, tellement mal.
Je ne savais pas si je serais capable de continuer de travailler ici, dans ce bureau où nous nous étions révoltés contre lui, dans ce bureau où, par les décisions que nous avions prises, nous l'avions tué à deux reprises.
Et là, sans prévenir, main dans la main avec Gwen (un détail qui m'avait, malgré mon soulagement, avoir l'impression qu'une lame glacée était en train de s'enfoncer dans ma poitrine), il s'était relevé et était entré dans la pièce où je me trouvais.
Je ne voyais que lui. Irradiait-il, ou alors n'était-ce que moi ? J'avais l'impression qu'il émettait une douce lueur. Ou était-ce les larmes qui avaient empli mes yeux et brouillaient ma vision ? Je m'en fichais.
Jack était vivant.
Je m'était avancé vers lui, pas sur du protocole à appliquer quand un plan cul qu'on croyait mort avait ressuscité. Alors j'avais avancé ma main, et lui l'avait ignorée, il m'avait pris dans ses bras. Jack. Il était si chaud, et ça tranchait tant avec mes souvenirs : Froid, gris… Je sentais son cœur battre, je l'entendais, je pouvais presque sentir le flot du sang dans ses veines. Ce n'était pas un rêve, il était vivant.
J'en était à ce point dans mes réflexions lorsqu'il avait posé une main de chaque côté de mon visage pour l'attirer vers lui et m'embrasser.
Devant tout le monde.
Et oui, oh, c'était sur, il était définitivement vivant. Ses lèvres chaudes pressaient contre les miennes, et j'avais réalisé à quel point il m'aurait manqué s'il n'était pas revenu à la vie. Ses lèvres, sa bouche, sa langue, son souffle, ses mains qui brûlaient mes joues, tout contribuait . J'étais heureux. Je me fichait de ce que tous les regards soient braqués sur nous. Pour une fois, je me fichait de ce qu'ils pensaient.
Heureux.
Je ne savais pas encore qu'il allait partir dans quelques heures et qu'il resterait absent pendant plusieurs mois.
Je ne savais pas à quel point il me manquerait.
