Titre : The End Is Where We Start From

Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages, ni l'univers ne m'appartiennent, tout est à Russel T Davies et à la Beeb, et si les personnages m'appartenaient, ils passeraient beaucoup plus de temps à pwal en faisant des cochonneries ensemble ;p. Je ne touche pas d'argent ni quoi que ce soit pour écrire cette fic.

Genre : Romance & Hurt/Comfort

Spoilers : Jusqu'à l'épisode 4 de la saison 3, c'est à dire Children Of Earth. Pitié, ne lisez pas cette fic si vous n'en êtes pas encore là. Vous allez vous gâcher la surprise.

Rating : M

Encore une fois, je suis désolée que très longtemps s'écoule entre chaque chapitre mais c'est ma période de bac donc j'ai pas beaucoup de temps à moi. De toute façn, je pense que le prochain chapitre sera le dernier ou l'avant dernier. Je ne veux pas bâcler ni rien, c'est pour ça que je prend mon temps. En tout cas, merci de me lire et n'oubliez pas les reviews, ça me fait chaud au coeur de les lire (même si je peux pas répondre à toutes)


Premier rendez-vous.

Il était parti pendant trois mois, sans un mot, alors qu'il venait juste de revenir. Revenir d'entre les morts. Nous ne savions pas où il était parti ni même s'il allait revenir un jour. Alors on s'est adaptés. J'étais de plus en plus souvent dans les expéditions sur le terrain. Et je faisais de mon mieux. Mais il n'était pas là, il n'était plus là pour me donner confiance. Et ce jour où cette personne-poisson m'avait demandé si j'étais assez sûr de ma visée pour tirer, ah… Quel dilemme il m'avait posé. Ma main tremblait. Jack aurait su quoi faire. Jack aurait eu le courage de tirer. Jack n'aurais jamais hésité comme je le faisais. Et alors que j'hésitais à appuyer sur la gâchette, un coup de feu avait retenti. Étais-je tellement tendu ? Non. Je ne pouvais pas avoir pressé la détente par erreur. Alors je m'étais retourné, le cœur plein d'espoir. Et oui, il était là. Il était revenu. Et il nous avait salué avec son habituel sourire, en nous demandant s'il nous avait manqué.

Oui. La réponse était oui.

Et d'un coup, dès qu'il est revenu les choses se s'étaient mises à être plus compliquées. Il y eut le retour d'un ancien amant. Et d'un coup, Jack et moi nous étions en train de chercher une bombe dans un immeuble de bureau. Mais tout ce qui comptait, c'était qu'il soit là. Si près de moi. Il m'avait tant manqué. Il avait l'air plus vieux. Comme s'il avait souffert. Oh, Jack… Et brusquement, sorti de nulle part, il m'avait demandé si un soir, ça me tentait de sortir avec lui, un restau, un ciné…

Et je n'en avait pas cru mes oreilles. Parce que Jack était solitaire. Qu'il n'avait pas de petit copain. Qu'il ne sortait avec personne. Qu'il avait juste des gens avec qui il entretenait des relations privilégiées. Mais toujours en privé, dans l'intimité du hub…

« Tu veux dire… Comme un rendez vous ? »

Et il avait acquiescé.

J'avais le cœur léger.


J'avais attendu devant chez moi. Il m'avait dit vingt heures. J'étais donc descendu à 19h55. Je ne savais pas quoi mettre, alors j'avais mis le même costume trois pièces que d'habitude. Il ne m'avait pas dit où on se rendait, alors j'avais préféré opter pour quelque chose de passe partout.

J'étais monté dans la voiture peu après, tout en le saluant d'un de mes « Bonsoir monsieur ». Il m'avait proposé de laisser tomber le monsieur pour la soirée. Bien sûr, mon cerveau hurlait, bien sûr que je vais laisser tomber le monsieur, Jack, et je vais laisser tomber mon costard aussi !

Il avait fallu que je me calme pour effacer la rougeur qui s'était étendue sur mes joues pendant ce monologue intérieur, tout en lui répondant que je verrais ce que je pouvais faire.

Peut après, nous sommes arrivés dans une petite rue près de la mer, et jack s'était garé. Il m'avait emmené manger dans un petit restaurant assez traditionnel, familial mais délicieux.

Le temps passait si vite, alors que je tentais de me concentrer sur ma nourriture afin de ne pas en laisser tomber partout, et de ne pas baver devant la beauté de Jack cette soirée.

La serveuse nous jetait des regards amusés, comme la plupart des clients. Je ne connaissais personne, mais j'aurais souhaité qu'ils cessent de nous fixer de cette façon. Ça me mettait mal à l'aise, et j'avais eu l'impression que tout le monde nous regardait. Que nous étions nus au milieu du restaurant.

Exposés, c'était le mot.

Et pourtant, ces gens avaient beau nos regarder, je résistais à la tentation de l'attraper par la nuque et de l'embrasser, ici, au beau milieu du restaurant, parce qu'il était si beau et pour leur montrer qu'il était à moi.
Et on parlait, comme si c'était naturel, comme si la boule dans mon ventre n'était pas si grosse qu'elle m'en faisait mal, comme si tous les regards n'étaient pas braqués sur nous, comme si je n'étais pas amoureux de lui.

Au bout d'un moment, le repas arriva à sa fin. Parce que tut à une fin, peu importe combien on voudrait que ce moment dure toujours..

Et l'addition arriva, Jack l'attrapant avant que je puisse protester :

« Je t'ai invité – je paye »

Je lui avais alors sourit et, rassemblant l'essentiel de mon peu de courage, j'avais lancé

« La prochaine fois, alors », en souriant.

Nous étions sortis, et lorsque l'air frais de la nuit nous avait assailli, je l'avais accueilli avec gratitude. Peut-être qu'ainsi mes joues seraient moins rouges. Que mon cœur battrait moins vite. Mais ça n'avait pas duré longtemps, oh, non, parce qu'il avait attrapé ma main pour me guider vers le cinéma, juste en bas de la rue. Et quand sa main avait ne serait-ce qu'effleurée la mienne, les papillons de mon ventre s'étaient remis à battre des ailes.

Jack…

Et ce cinéma… Je m'étais raidi lorsque j'avais aperçu l'affiche.

« Twilight. Pitié, dis moi que c'est une blague. »

Évidemment, c'en était une, mais nous sommes vraiment allés voir ce film… Il s'était justifié, avec son habituel sourire éblouissant, en disant qu'il payait parfois beaucoup plus cher pour voir de jeunes gens couverts de paillettes.

Nous nous étions installés, et nos mains se frôlaient à chaque fois que nous prenions du pop-corn dans le pot que nous partagions

Et il sentait si bon… Le film avait commencé, mes les images défilaient devant mes yeux sans que je ne les voie. Je ne pensais qu'à lui, à sa chaleur qui irradiait, à sa présence qui m'étouffait, à son odeur qui m'enivrait.

Brusquement, et alors que je ne pensais à rien, me contentant de laisser mes yeux vagabonder dans le vide, j'avais senti Jack mettra sa tête sur mon épaule et farfouiller. Je l'avais regarder avec de grands yeux étonnés, ne comprenant pas ce qu'il foutait.

Il m'avait fixé, les yeux écarquillés pendant quelques secondes avant de bafouiller quelque chose à propos du pop-corn sur mon épaule qu'il avait voulu enlever.

Et il avait posé ses mains de chaque côté de ma tête et, après une courte hésitation, il s'était penché vers moi pour m'embrasser.

J'avais entendu rire derrière nous. J'étais persuadé que tout le monde nous regardait. Mais lorsqu'on avait rompu notre baiser pour comprendre ce qui se passait, nous nous étions rendu compte qu'en fait, tout le monde riait à cause du film.

J'avais souri, moi aussi, en voyant Robbie arracher sa chemise et se mettre à briller au soleil. GAY.

Et Jack m'avait embrassé de plus belle. Ses lèvres étaient si douces. Si chaudes.

Et il se marrait en regardant le film. Alors j'avais appliqué une pression dans sa main, lui jetant un regard réprobateur. Y'en avait certainement qui avaient envie de regarder le film en paix.

Encore une fois, il était resté immobile pendant quelques secondes, ses prunelles fixées dans les miennes, avant de dire doucement :

«Ianto... Tu sais que quand tu me fais des yeux pareils je suis incapable de te résister? Que quand tu me regardes de cette façon je ne réponds plus de rien?»

Et d'un coup, oh, des images étaient venues dans ma têtes, sans que j'y fasse attention, et rien que d'y penser je devenais déjà dur. J'avais essayé de les combattre, et pour éloigner ses pensées, j'avais souri et détourné la tête.

«Quoi?»

J'avais oublié qu'il voyait à travers moi, qu'il me lisait comme un livre ouvert.

J'avais continué à sourire, et fait mine de m'intéresser au film qui se déroulait sous nos yeux, tout en lançant.

«Plus tard»

Parce que ce lieu n'était absolument pas adapté pour ce à quoi je pensais.

Alors il avait chouiné pour savoir ce qui se passait. Un vrai gosse. On aurait dit un caprice. Alors j'avais tenté une réponse courte, juste pour qu'il puisse se calmer et qu'il attende la fin du film, pour qu'il patiente jusqu'à ce qu'on arrive chez moi où il pourrait me faire ce qu'il voulait/

«C'est vraiment rien. Juste des images qui jaillissent dans ma tête sans que je leur aie rien demandé»

«quel genre d'image?», avait-il devant, avant de s'arrêter de de r éaliser, avec un grand sourire ! «CE genre d'images ! Ianto petit cachottier et ses fantasmes au cinéma, enfin voyons, j'étais venu pour regarder Twilight, moi!»

On savait tous les deux que c'était faux.

«Moui, j'en suis persuadé. Parce que tu étais sur qu'on allait s'emmerder au boit d'une demi heure et qu'en fin de compte on regarderait pas le film.»

Sourire. Fossettes. J'avais fermé la bouche juste à temps avant de me mettre à baver.

«Tu marques un point.»

Il était descendu de son siège et avait attrapé la tirette de ma braguette. J'avais glapi :

«Jack!»

«Chhhht. Tu vas déranger les filles en chaleur qui sont en train de bavasser sur notre ami Robbie ici à l'écran. Ceci dit, ca me dérange pas tant que ça, tant qu'elles le regardent elles ne cherchent pas a te séduire, même si tu es bien plus séduisant que lui. Sois silencieux maintenant»

Il avait descendu la fermeture éclair de ma braguette avec ses dents et, à partir de là, j'ai perdu le fil. Je me rappelle juste du plaisir qui m'avait envahi, absolument exquis, meilleur que tout ce que j'avais expérimenté jusqu'à présent, et je me rappelle aussi de la peur de me faire prendre.

La chose suivante dont je me souviens, c'est d'être venu dans sa bouche alors que les lumières se rallumaient.

J'avais eu du mal à remonter mes sous vêtements, plaqués contre ma peau par la sueur de stress et de plaisir.

Nous étions sortis main dans la main

Il m'avait rammené jusqu'à devant chez moi.

Je lui avais proposé de venir prendre un café. Même si ce n'était pas un café que je proposais, je lui offrais de venir finir ce qu'on avait commencé, et il le savait aussi bien que moi.

A ma grande surprise, il avait répondu :

«On va garder des bonnes choses pour la prochaine fois... On s'ennuiera sinon.»

Il avait déposé un baiser sur ma joue. Sans protester, j'avais dit :

«Très bien, monsieur, je vous verrais demain au travail alors.»

«Soyez a l'heure, Monsieur Jones. Sinon je devrais considérer des sanctions»

J'avais souri, tapé mon code, ouvert ma porte, était monté dans l'appartement, avait allumé la lumière et m'était rendu à la fenêtre pour le voir regarder pensivement ma porte, puis retourner dans son SUV et s'en aller.