Bonjour à toutes!

Voici un nouveau chapitre!

J'espère qu'il vous plaira! N'hésitez pas à ma donner votre avis.

Merci à toutes les revieweuses: larosesurleau (merci d'avoir commenté chaque chapitre comme ça! ça m'a fait très plaisir!), Grazie, Nedwige Stew, linou2701, sochic88, myungyeon, calire de l'auge, n'giee, chacha (merci pour ta longue review auquelle je n'ai pas pu répondre du fait que tu sois invitée!) et phani.


Chapitre 8 : Let Me Explain :

Bella courrait sous la pluie qui s'était remis à tomber dru. En quelques secondes elle était déjà trempée comme une souche. Mais pour le moment, elle n'arrivait pas à réfléchir et continuait droit devant elle.

Elle n'avait pas fait cent mètre qu'elle senti quelqu'un attraper son poignet.

« Bella, attends… Attend, où est-ce que tu cours comme ça ? » C'était Edward, à bout de souffle derrière elle…

Mais elle ne se sentait pas capable de l'affronter tout de suite, pas maintenant, pas comme ça.

« Laisse-moi, s'il te plait… Retourne à l'intérieur… Il y a du monde qui t'attend… » Réussit-elle à dire entre deux sanglots.

« Mais, Bella, je m'en fou… Putain, je t'attends depuis des heures, c'est toi que je veux voir, dis-moi ce qui se passe ? Qu'est-ce que j'ai fait putain? »

Elle se retourna, choquée… Ce qu'il avait fait ? Oh… Il lui demandait ce qu'il avait fait? Elle avait passé une journée horrible, avait attendu pendant des heures seule dans un aéroport, avait failli mourir dans un crash, avait rencontré ses parents sans qu'il soit là, l'avait vu entouré de son harem en chaleur, n'avait pas pu le joindre de toute la journée et il osait lui demander ce qu'il avait fait ?

Elle était en colère maintenant, très en colère, fini les lamentations et l'apitoiement. De rage elle le gifla à s'en faire mal à la main et se retourna prête à repartir en courant. Mais c'était sans compter la réactivité de son amant qui ne la laissa pas s'échapper aussi facilement et qui se replaça face à elle.

« Bella, tu m'en veux… Je l'ai mérité…Mais putain… Laisse-moi t'expliquer… j'ai été con… S'il te plait, laisse-moi t'expliquer… »

Con, il avait été con, que voulait-il dire… ces deux filles, non… c'est pas possible, pas encore…. Elle sentit une vague de nausée l'envahir… Sa détresse devait se lire sur son visage car il prit son visage entre ses mains et porta ses yeux à son niveau.

« Non bébé, Pas de cette façon… Ces deux filles sont des vielles amies. Je te les présenterais si tu veux. Kate et Nina sont en couple depuis des années, elles sont même mariées je crois. Elles font partie des Denali's sisters, un groupe alternatif. Il n'y a rien entre elles et moi. Jamais, jamais je ne te ferais ça. Tu me crois ? Putain, dis-moi que j'ai pas déjà tout foiré. Dis-moi que tu me crois.»

Elle souffla, soulagée, voyant l'angoisse, la sincérité dans les yeux torturés d'Edward. N'empêche, il y avait beaucoup d'autres choses à expliquer et elle n'était pas sûre d'être à la hauteur maintenant, ils étaient tellement différents.

« Je te crois Edward, mais… » Souffla-t-elle doucement.

« Viens », la coupa-t-il. « Ne restons pas sous la pluie. Tu risques d'attraper froid. » Il commença à la tirer de l'autre côté.

« Edward, arrête… Je n'ai pas envie d'y retourner. »

« Qui te dis que nous allons y retourner. Non, nous allons allez à l'hôtel. Je te dois des explications, et franchement, je préférerais le faire au sec. Viens. »

« Mais, ta soirée ? L'album ? »

« Ne t'inquiète pas pour ça. Viens je te dis… »

Elle se laissa entrainer et ils marchèrent rapidement en direction de l'hôtel. Elle ne s'était pas rendu compte, mais un petit attroupement s'était constitué autour d'eux et elle aperçut Alice, du coin de l'œil, qui gesticulait avec le vigile pour disperser les curieux.

Et merde, elle s'était donné en spectacle, avec Edward, encore une fois… Pourvu qu'il n'y ait pas de photo… Mais purée, bien sûr qu'il y aurait des photos…

Edward les fit avancer d'un pas rapide, puis ils s'engouffrèrent dans le hall de l'hôtel où il ne ralentit pas.

L'ascenseur arriva rapidement et il la poussa doucement à l'intérieur. Elle s'était mise à frissonner, trempée comme elle l'était et mal à l'aise, elle ne savait plus comment se comporter avec lui, n'osait pas le regarder. Elle l'avait quand même frappé, et devant témoin à priori !

« Je suis désolée » Murmura-t-elle les yeux vers le sol.

« Pourquoi diable est-ce que tu t'excuses ? » Fit-il surpris.

« Je… je t'ai giflé… Et il y avait des gens autour, et peut-être des journalistes… »

« Arrête Bella » il s'était approché d'elle et passait une main doucement sur sa joue. « Je l'avais bien méritée celle-là je crois… et je me fous des journalistes ok ? » Il la regardait, semblait avoir envie de l'embrasser, mais se ravisa et la pris dans ses bras. « Tu m'as tellement manqué, et j'ai tout foiré. Putain j'suis qu'un con. »

Elle ne dit rien, préférant se laisser aller dans son embrasse, le temps que ça durera… Elle était toujours très en colère après lui, ne savais pas vraiment où ils en étaient mais, là, dans ses bras, elle était bien, pour la première fois de la journée, et probablement de la semaine.

L'ascenseur arriva à leur étage et ils avancèrent en silence vers leur chambre, main dans la main. Edward lui ouvrit la porte et elle entra, à nouveau mal à l'aise, elle lâcha sa main.

« Tu devrais mettre des vêtements secs. » lui dit doucement Edward en soupirant.

Elle se dirigea sans rien dire vers la salle de bain et ferma la porte à clef. Quand elle aperçut son reflet dans la glace, elle eut un mouvement de recul. Ses cheveux étaient trempés et pendaient lamentablement, son maquillage avait coulé, laissant des trainées noires le long de ses joues et ses yeux étaient rouges et bouffis par ses larmes. Un charmant spectacle.

Elle se déshabilla rapidement et enfila des vêtements secs, un simple legging avec un T-shirt qu'elle avait emporté au cas où. Elle se sécha les cheveux, les brossa et se démaquilla. Elle était épuisée… Le poids de sa longue journée commençait à se faire sentir et elle ne savait pas si elle aurait la force d'écouter les explications d'Edward. Elle finit par sortir et le vit, assis sur une chaise dans un coin de la pièce. Il s'était changé également mais ses cheveux étaient toujours humides de pluie. En l'entendant, il se leva, mais resta debout, immobile, gauchement, comme s'il ne savait plus trop comment agir avec elle. C'était déroutant de le voir douter comme ça, lui qui était habituellement si sûr de lui.

Elle s'assit au bord du lit, lui faisant face et attendit qu'il parle, toujours silencieuse. Elle n'avait pas assez d'énergie pour entamer la conversation et se contentait de le regarder, un masque sur son visage qu'elle espérait impassible.

Il avait l'air d'un petit garçon pris en faute, mais était toujours aussi beau…

Au bout d'un moment, il se rassit en soupirant, passa la main dans ses cheveux et commença à lui parler doucement, sans la quitter des yeux.

« Bella, je suis tellement désolée, tout est de ma faute, tout est allé de travers aujourd'hui. Tu n'aurais jamais dû arriver seule à cette soirée… J'aurais dû être là, avec toi… Je sais que tu n'es pas à l'aise avec tout ça, toute la merde qui entoure le groupe et l'album et que tu voulais qu'on reste discret, mais… » Souffla-t-il, en faisant un geste évasif avec ses bras. «Je crois que je devrais commencer par le début, histoire que tu comprennes. »

Après une longue pause, il continua lentement, les yeux fermés. Elle en profita pour le détailler, il avait l'air fatigué, elle ne l'avait pas remarqué tout à l'heure dans l'obscurité, mais de profondes cernes marquaient son visage: « Après t'avoir appelé hier après-midi, nous avons rejoint l'aéroport d'Atlanta et pris notre avion pour venir ici. Je suis partit de l'hôtel en quatrième vitesse car Alice a pu avancer notre vol à la dernière minute. Quand nous sommes arrivés à Seattle, nous avons filé rapidement chez mes parents pour diner. Toute la famille était là, même mes grands-parents et les parents de Jasper que je n'avais pas vu depuis des mois. La soirée s'est un peu éternisée, et en rentrant à l'hôtel, j'étais épuisé, je crois que je me suis effondré comme une masse. Je me suis réveillé vers 13 heures seulement, et j'ai voulu t'appeler immédiatement. Mais mon portable était déchargé et impossible de retrouver mon chargeur. J'ai mis la chambre à sac avant de me rendre compte que j'avais dû l'oublier à Atlanta. Bella, j'ai honte, mais je n'ai pas encore mémorisé ton numéro par cœur, et sans mon portable, je ne pouvais pas t'appeler. J'ai essayé de trouver Alice, mais elle était je ne sais où en train de régler les derniers détails de la soirée. Vers 16h30, alors que j'étais prêt à partir te chercher à l'aéroport elle m'a arrêté dans le hall surprise en me demandant où j'allais. Quand elle m'a demandé pourquoi je n'étais pas au courant de ton retard, Je lui ai expliqué mes soucis de téléphone. J'ai voulu lui emprunter le sien mais elle m'a envoyé balader, elle avait encore des milliers de choses à faire et son portable n'arrêtais pas de sonner. Elle m'a dit qu'elle te préviendrait, qu'elle s'occupait de tout… Elle m'a envoyé voir Em et Jazz qui donnaient une interview et j'ai passé le reste de l'après-midi entre journalistes et photographes. Je ne l'ai revu que vers 19 heures, elle m'a prévenue que ton avion n'arriverait qu'après 20 heures et qu'il était hors de question que je me défile et que j'aille te chercher. Quand elle m'a dit qu'elle t'enverrait les parents je n'étais pas vraiment certain que ce soit une bonne idée mais elle m'a assuré que c'était la meilleure solution, que maman saurait te mettre à l'aise et qu'ils pourraient t'accompagner à la soirée. Quand j'ai vu ma mère arriver sans toi au Neumo's, j'ai paniqué, elle m'a dit que tu avais l'air crevée… J'ai piqué le téléphone d'Alice et je t'ai envoyé un message, te demandant de m'appeler dès que tu arriverais. J'étais en train d'attendre ton appel quand tu m'as vu. Les filles étaient en train de se moquer de moi, me disant que je commençais à me comporter comme une adolescente désespérée... J'étais en train de leur parler de toi quand j'ai entendu quelqu'un crier et que je t'ai enfin vu. Merde, et quand je t'ai vu filer comme si j'avais la peste… Bella… »

Elle avait écouté son long monologue et tout s'expliquait, comme sa raison le lui avait soufflé plus tôt dans la journée. Elle sentit ses muscles se détendre et sa respiration se fit plus facilement Elle ne s'était même pas rendu compte à quel point elle avait été crispée jusqu'ici. Au fur et à mesure qu'il avait avancé dans son discours, elle s'était laissé bercer par sa voix douce et profonde et ne s'était pas aperçue qu'elle avait fermé les yeux. Elle le senti à peine s'approcher d'elle et la prendre dans ses bras. Il lui sembla qu'il la bordait après l'avoir allongée dans le lit et que ses lèvres déposaient un doux baiser sur son front.

« Dors ma Bella, j'espère que tu pourras me pardonner un jour.» Murmura-t-il doucement dans son oreille, mais avait-il vraiment quelque-chose à se faire pardonner? Se dit-elle dans son état de demi-sommeil, elle n'en était plus certaine.

« Je… Je t'aime Bella… » Soupira-t-il doucement tout en caressant ses cheveux.

Elle rêvait, probablement, ses yeux étaient lourds, elle était incapable de les ouvrir pour s'assurer que ce qu'elle entendait n'était pas dans sa tête. Finalement il s'éloigna et elle ressentit un vide immense, mais elle n'avait plus la force de le retenir et sombra dans un sommeil profond.

Quelques minutes, où peut-être était-ce quelques heures après, il lui sembla distinguer des voix qui se disputaient, au loin. Mais elle n'avait toujours pas assez d'énergie pour combattre le sommeil et elle se laissa à nouveau emporter par l'obscurité.

Quand elle ouvrit les yeux, elle fut un moment éblouie par la pâle luminosité qui filtrait au travers des fenêtres dont les rideaux étaient restés ouverts. Elle resta allongée, confuse de ne pas être dans son lit… Puis, elle se souvint. L'avion, les parents d'Edward, la soirée, Edward, ses explications…

Elle s'assit brusquement à sa recherche, mais elle était seule, il n'était nulle part dans la pièce. Elle fut saisie de panique. L'avait-il laissé ? Pensait-il vraiment qu'elle ne voulait plus de lui ? Putain, tous les doutes, toute la confusion qu'elle avait ressentis la veille s'étaient comme envolé avec la nuit. Elle avait envie de le voir, de le toucher. Où était-il ?

Elle regarda sur la table de nuit et y trouva son téléphone, il n'était pas encore 7 heures, mais elle n'avait plus du tout sommeil. Elle vit son écran clignoter et lu enfin le dernier message qu'il lui avait envoyé.

20h45 : Problème avec mon portable. Appel moi sur celui d'Alice dès que tu es là. Hâte de te voir enfin. Edward. A

Elle n'en avait pas douté, mais en lisant le message, qu'elle n'avait pas vu la veille dans sa hâte de le rejoindre, elle se sentit complètement rassurée et elle se leva, il fallait qu'elle le trouve. Maintenant.

Elle fonça dans la salle de bain, sa brossa rapidement les dents tout en se soulageant avant de partir à sa recherche.

Quand elle sortit elle s'aperçu que ce qu'elle avait pris pour une simple chambre d'hôtel était en fait une suite et qu'il y avait une ouverture, de la taille d'une porte dans l'angle de la pièce qui donnait sur un autre espace qui faisait office de salon. Elle s'approcha doucement et, à son grand soulagement, il était là. Endormi sur un canapé, ses pieds dépassant de l'accoudoir, sa tête formant un angle bizarre dans une position qui devait être très inconfortable.

Bella avança lentement, le pauvre avait l'air épuisé, même dans son sommeil ses traits paraissaient tendus, et c'était de sa faute. Elle s'agenouilla près de sa tête et commença à caresser ses cheveux délicatement. Elle avait besoin de se sentir proche de lui, s'en voulant tellement d'avoir douté hier, alors, en essayant d'être la plus douce possible, elle s'allongea contre lui, plaquant son dos contre son torse. Elle le senti bouger derrière lui, s'adapter à sa présence, modeler son corps au sien, il plaça son bras autour d'elle et la serra fort contre lui.

Là, elle profita de sa chaleur, de son odeur, du souffle chaud qui caressait sa nuque. Elle n'avait plus sommeil, mais elle était bien, et n'avais pas le moins du monde envie de bouger.

« Bella ? » Fit-il d'une voix rauque, marquée par le sommeil.

« Hmm »

« Bella ?» sa voix était plus nette, incrédule… Et dans un mouvement brusque, elle se trouva assise sur ses genoux, le nez d'Edward dans ses cheveux respirant à plein poumon et le corps serré dans les bras de son homme.

« Bella… » Murmura-t-il le visage toujours enfoui dans cou, « tu es là ?»

« Je suis là. » Il serra un peu plus.

« Tu es là. »

« Tu es en train de m'étouffer. » rit-elle doucement.

« Je suis désolée… » Fit-il en relâchant un peu son étreinte. « Je… j'ai tellement de mal à croire que tu sois là… »

« Pourquoi ? » Demanda-t-elle.

« Tu me détestes » Répondit-il en haussant les épaules.

Elle se dégagea de son étreinte, planta son regard dans le sien en prenant son visage en coupe.

« Ne dit jamais ça… Je ne te déteste pas… Edward, je suis tellement désolée… »

« Arrête » La coupa-t-il brusquement. « Je te l'ai dit hier, tu n'as pas à t'excuser… »

« Tais-toi et laisse-moi t'expliquer, c'est mon tour » dit-elle fermement. « Je t'ai écouté hier, j'ai tout entendu, tout » Fit-elle plus doucement. « Maintenant c'est à moi. Je t'en ai voulu hier, parce que j'ai passé une journée horrible, parce que je n'arrivais pas à te joindre, parce que tu m'as laissé seule avec tes parents… » Elle le sentait se tendre sous elle, mais elle avait besoin de tout lui dire. « Mais surtout, surtout, dans ce club, j'ai eu l'impression que je n'étais pas celle qu'il te fallait, que nos différences étaient trop importantes et que je ne te méritais pas… ». « Laisse-moi finir s'il te plait… » Ajouta-t-elle, le sentant prêt à lui couper la parole. « Je t'aime Edward, tellement que ça me fait peur. Je n'ai pas besoin de te pardonner pour hier, parce que franchement, il n'y a rien à pardonner, tout ça s'était que des simples malentendus… Mais toi. Est-ce que tu pourras me pardonner d'avoir douté de nous? » Finit-elle suppliante, ses yeux se remplissant de larmes malgré elle.

A peine avait-elle fini qu'Edward se jeta sur elle. Ses lèvres s'écrasèrent avec force contre les siennes dans un baiser passionné. Sa langue força l'entrée dans sa bouche, leurs dents s'entrechoquèrent, leur mouvements étaient désespérés, ils avaient tant besoin de se sentir connecté l'un à l'autre. Puis petit à petit, la passion laissa place à autre chose, de plus profond, de plus fort. Elle essayait de lui transmettre tous son amour avec ses lèvres, sa langue, ses mains qui massaient son cuir chevelu et il répondait avec la même ferveur à son empressement.

Finalement, il ralenti leur étreinte et se dégagea d'elle doucement.

« Il n'y a rien à pardonner Bella… » Lui dit-il en la regardant avec ses yeux verts, brillants et intenses. « Je t'aime Bella, comme un fou et je te promet que tu en vaux la peine, vraiment. N'en doute jamais »

Ils se câlinèrent encore un moment, isolés dans leur bulle, quand ils furent interrompus par un grondement sourd provenant de l'estomac de Bella.

« Faim ? » Fit Edward avec un grand sourire.

Bella, rougissante, se cacha dans son cou et ronchonna : « Il semblerait… »

Edward commanda le petit déjeuné au room service et ils prirent une douche en attendant d'être servis. Sous l'eau, ils se lavèrent l'un l'autre, sans se quitter des yeux avec des gestes tendres, intimes, mais sans sous-entendu sexuels. Ils auraient le temps pour ça plus tard, pour le moment, s'était suffisant.

Il l'enveloppa dans une épaisse serviette de toilette et entrepris de la sécher tandis qu'elle faisait de même avec.

Ils sortirent en même temps qu'ils entendirent quelqu'un frapper doucement à la porte. Ce n'était pas leur petit déjeuner mais Alice qui semblait vraiment mal en point. On aurait dit qu'elle avait pleuré.

« Alice, ça va ? » Demanda-t-elle, soucieuse. « Tout va bien, Jasper ? »

« Oh Bella, je suis tellement désolée, n'en veux pas à Edward, ne le quitte pas, tout est de ma faute, j'aurai du lui prêter mon téléphone, je pensais que je pouvais tout gérer… » Les larmes d'Alice coulaient sans discontinuer sur ses joues maintenant.

Bella s'approcha et la prit dans ses bras.

« Ça va Alice, tout va bien, personne ne va quitter personne, et rien n'est de ta faute… Ok ? » Murmura-t-elle, comme elle l'aurait fait avec un petit enfant.

Alice renifla bruyamment. « C'est vrai ? Tu ne le quittes pas ? »

« Alice, puisqu'elle te dit que tout va bien » Essaya de la rassurer Edward.

« C'est vrai ? » Fit Alice en se dégageant de Bella qu'elle regardait sceptique.

« Oui Alice, j'aime ton frère, et je ne le quitte pas. »

« Tu l'aimes ?» un grand sourire sembla enfin faire son chemin au travers des larmes du petit lutin et elle poussa finalement un cri strident en se mettant à sautiller les mains posées sur les épaules de Bella.

« Oui, et je l'aime aussi » Ajouta Edward en entourant Bella de ses bras, par derrière. « Alors si tu pouvais nous laisser maintenant »

Alice avait l'air d'avoir retrouvé sa pêche habituelle et les regardaient alternativement un immense sourire aux lèvres !

« J'suis trop contente » Finit-elle par dire « Bon, je m'en vais, je vous laisse. On se voit tout à l'heure, chez les parents, et oh, Edward, Jane est furieuse, il faudra que tu l'appelles ! A + les amoureux ». Et sur ces mots, elle fila sans demander son reste.

Bella se retourna, toujours dans les bras de son homme.

« Dis-le encore… »

« Je t'aime Bella » Dit-il avant de l'embrasser.

Ils furent de nouveau interrompu, par le service d'étage cette fois et ils s'installèrent pour prendre leur petit déjeuner.

Bella était affamé, elle n'avait rien mangé hier soir.

« Jane, c'est ta publiciste ? » Fit-elle entre deux bouchers de pancakes.

« Hum, oui… »

« Tu crois que c'est à cause d'hier soir ? »

« Probablement » Répondit-il, à nouveau mal à l'aise. « Écoute Bella, je crois que du coup, rester discret risque d'être compliqué maintenant… »

« Ils ont des photos de notre dispute ? »

« Oui, Alice me les a montré hier soir, c'était déjà sur le net. Certains journalistes ont fait le rapprochement avec l'album, puisque j'ai crié ton nom plusieurs fois avant de te rejoindre… Je suis désolée… »

« C'est ok Edward. Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre, mais c'est ok… »

« Tu es sûre ? »

« Je ne crois pas avoir le choix si je veux rester avec toi, et c'est ce que je veux. Vraiment. » Répondit-elle, décidée.

« Je t'aime Bella, j'appellerais Jane un peu plus tard en on verra comment gérer tout ça. Mais ne t'inquiète pas trop ok ? »

« Je t'aime aussi Edward. Et euh, et tes parents ? »

« Oh oui, nous allons déjeuner chez eux avant de repartir. Si ça te va. »

«Euh… Oui… Ok. Ils ont été bien avec moi hier, j'espère juste qu'ils ne m'en veulent pas trop pour la façon dont je t'ais traité… »

« Arrête, je suis que ma mère va trouver que tu as été trop gentille quand elle connaitra tous les détails… » Dit-il avec un sourire en coin.

« Edward ? » Il y avait une question qu'elle ne lui avait pas encore posée et qui commençait à la tarauder…

« Oui ? »

Elle se lança, elle avait envie de savoir, même si la réponse ne changerais pas grand-chose : « Est-ce que tu m'as cherché ? Je veux dire, après le concert de Los Angeles… Si Alice ne m'avais pas trouvé… »

Il resta silencieux un moment comme plongé dans ses souvenirs: « J'ai été tellement surpris que tu sois parti, sur le moment j'étais sur le cul…J'étais persuadé que tu serais là, à m'attendre… Du coup, après m'être fait une raison, je me suis dit que j'allais passer à autre chose. Et puis ça n'a pas été le cas. Je t'ai revu en rêve la nuit et dès que je fermais les yeux la journée, et je me suis mis à être inspiré comme jamais, j'ai composé, jour et nuit, comme un fou… Je t'ai cherché, enfin, j'ai demandé à l'équipe de sécurité du concert de trouver ton nom, mais ils n'ont pas pu m'aider… Ensuite, j'étais trop accaparé par la musique, et ton souvenir et je n'ai pas insisté… Je remercie Alice tous les jours pour sa persévérance » Finit-il avec un petit sourire timide.

Satisfaite d'avoir enfin sa réponse elle se rapprocha de lui et posa la tête sur son épaule. Ils continuèrent ensuite à discuter et elle lui raconta plus en détails sa journée de la veille en excluant le passage "Mike Newton", qui était trop humiliant...

« Merde Bella, je suis vraiment désolée de ne pas avoir été là… Alice m'a passé son chargeur hier, et j'ai vu le nombre de fois où tu as essayé de me joindre… Je suis vraiment désolée… »

Elle le fit taire avec un baiser, puis deux, puis trois. La température monta rapidement entre eux, ils avaient besoin de se retrouver, leur corps brûlants de désir. Leurs mains touchaient, palpaient, massaient, leurs bouches léchaient, suçaient, mordaient… Ils n'étaient plus que gémissement et grognement, quand la sonnerie stridente du téléphone se fit entendre.

« Quoi ! » Fit brutalement Edward en décrochant… « Oh, Jane… Hum… Oui… Oui elle est là… Quoi ?... Non, hors de question… Hum… Ok ok, je te la passe… Bella, c'est Jane, elle veut te parler… » Dit-il résigné en lui tendant son téléphone. « Je suis désolé » ajouta-t-il en murmurant…

Et c'est comme ça que Bella fit la connaissance de la fameuse Jane Volturi…


A suivre...

Et voilà! J'espère que les explications d'Edward vous on convaincu comme elle convaincu Bella!

Merci de me donner votre avis... je suis un peu inquiète!

On devrait retrouver Emmet dans le prochain chapitre!

à bientôt.

Mystylight