Bonjour!
Un tout nouveau chapitre rien que pour vous!
J'ai finalement décidé de développer un peu l'interview, ce que je ne pensais pas faire au départ! (vos reviews m'ont finalement décidé!)
merci à toutes pour vos messages! Aux fidèles et aux nouvelles lectrices!
L'histoire à atteint 100 followers! je suis extatique! Merci!
Bonne lecture!
PS: je n'ai pas trouvé d'idée pour le titre de ce chapitre, si vous avez des idées (en "Let Me..." où autre), je suis preneuse!
Chapitre 11: Let me watch you:
Cela faisait bientôt quinze jours qu'ils avaient donné l'interview pour Rolling Stones et il devait être publié aujourd'hui.
Ces deux semaines avaient été difficiles pour elle, elle avait beau dire qu'elle s'en fichait, lire des horreurs sur elle dans les médias étaient blessant et humiliant, tous ces mensonges à son propos lui faisait beaucoup de mal. Edward, Alice, et même Rosalie lui avaient conseillé de ne pas lire ces torchons et de ne surtout, surtout pas chercher d'informations sur le net, mais c'était devenu une obsession, un rituel qu'elle accomplissait au moins une fois par jour, seule, et elle finissait souvent en larme… La plupart des fans ne croyait pas en leur histoire, et si certains la plaignait pour sa naïveté, d'autres était franchement méchant et faisaient des paris pour déterminer combien de temps il lui faudrait pour la tromper publiquement, si ça n'était pas déjà fait Edward était furieux contre ses fans de ne pas le soutenir et l'ambiance avec Jane et les journalistes était plus que tendue.
Pour couronner le tout, Elle avait la désagréable impression d'être observée, surveillée, tout le temps ! Au début, c'était uniquement quand elle était aux bras d'Edward, mais maintenant c'était continuel, à la fac, en train de faire ses courses, seule ou avec ses amies, c'était sans doute normal, mais très inconfortable… Ses amies, parlons en tiens ! Jessica n'arrêtait pas de coller Bella pour lui soutirer des informations sur Edward et ne se gênait pas pour le draguer ouvertement devant elle. Heureusement qu'Edward, plus gêné qu'autre chose la rembarrait fermement à chaque fois. Sans Ange, Rose et Alice, elle aurait sans doute craqué depuis longtemps.
Et Edward bien sûr, il était merveilleux. Pleins d'attention, aimant, amant doux et passionné. Ils ne se quittaient plus les nuits, alternant entre son appartement et le sien. Ils passaient des heures à discuter, à faire l'amour, où tout simplement à être ensemble, elle lisant où écrivant, lui jouant de la musique où se reposant. Ils avaient installé un petit bureau dans la salle de musique d'Edward et s'était devenu l'endroit préféré de Bella pour écrire.
Mais Bella gardait espoir. Elle comptait sur la publication de l'article dans ce magazine réputé pour redorer un peu son blason. Elle n'avait pas envie d'être un boulet, elle avait envie d'être à la hauteur de son amoureux !
Il était samedi matin et elle venait de se réveiller, nue dans les bras d'Edward. C'était aujourd'hui… L'article allait enfin sortir, les journalistes finiraient par se lasser d'écrire des horreurs sur elle et tout irait bien, oui, tout irait bien…
Elle eut soudain un frisson en se rappelant le jour de l'interview… Elle était si nerveuse, ce jeudi là, à l'idée de devoir parler à un étranger de sa vie privée. Le buzz autour du groupe et de l'album était encore à son apogée et elle ne voulait pas compromettre leur campagne médiatique en disant une bêtise. Elle avait toujours l'impression de ne pas faire le poids face à Edward, de ne pas mériter son amour. Il était talentueux et charismatique, et tellement beau et sûr de lui, et elle, et bien elle était, elle, toujours la même, timide et banale…
Heureusement, il avait trouvé un moyen efficace pour la détendre ! Ils avaient rendez-vous à 15 heures avec la journaliste Gianna Moore et son photographe au Roxy Theatre, salle où le groupe entamerait sa tournée début mai avant de partir sur les routes. Ils étaient dans le loft d'Edward et Bella ne tenait pas en place. Elle avait étalé sur le grand lit d'Edward les différentes tenues qu'Alice avait préparées pour elle mais elle ne savait pas quoi choisir, un jean bootcup délavé savamment déchiré avec un top noir moulant ? Une robe courte à motif fleuris avec une large ceinture en cuir et une veste en jean ? Une jupette en jean avec un simple chemisier blanc ? Elle avait fini par sortir dans le salon de moins en moins sûr d'avoir envie de participer à cette interview… Edward, assis devant son ordinateur l'avait vu arriver en sous vêtement, pâle et anxieuse, et il avait été parfait. Il s'était approché d'elle et l'avait prise dans ses bras en lui chuchotant au creux de l'oreille : « Tu es magnifique mon amour… Hum, presque nue dans mon salon… Que puis-je faire pour toi ? » Et comme ça, simplement, le désir avait remplacé l'angoisse. Lui seul savait allumer ses sens comme ça en quelques secondes. « Je ne sais pas comment m'habiller » avait-elle murmuré, penaude, le souffle déjà court.
Il était tout près d'elle, elle sentait ses ondes chaudes l'atteindre par vague. « Ne t'inquiète pas bébé, comme ça tu es parfaite, je t'aime tellement.» avait-il poursuivit la voie basse, sensuelle, tandis qu'avec ses mains il avait commencé à lui caresser les épaules. Il était descendu rapidement vers son dos où il avait dégrafé son soutien-gorge qu'il avait laissé tomber à leurs pieds. « Si belle… ». Le corps de Bella était en feu sous les caresses précises de son homme. Ses mains, enfin suivie par sa bouche étaient partout, titillant ses pointes durcies, malaxant ses hanches, son ventre, son sexe… Ils étaient toujours debout, au milieu de salon, Edward était derrière elle, et elle sentait son membre durci par le désir tout contre ses fesses. Elle avait envie de lui… Tellement… « S'il te plait Edward… ». Ses doigts s'étaient aventurés dans ses plis humides et s'était mis à caresser son clitoris déjà gonflé… « S'il te plait… ». Il avait glissé deux doigts profondément en elle et avait commencé des va et vient rapides. « Edward… ». « Tellement prête, tellement mouillée » avait-il susurré, toujours au creux de son oreille, « Tu me fais confiance mon amour ? » Avait-il continué, ses doigts s'enfonçant toujours sans relâche dans son antre. « Oui… » Avait-elle répondu, la respiration de plus en plus laborieuse, un plaisir déjà intense la prenant aux tripes. « Alors met toi à genou, les bras sur le canapé ». Elle lui avait obéi et s'était mis à quatre pattes. Rapidement, elle avait senti le sexe d'Edward contre son entrée. Il s'était penché sur elle et elle avait senti son souffle chaud dans son dos qu'il avait parsemé de baisers tandis qu'il s'enfonçait en elle, d'un coup, fort, lui arrachant un cri. Ses coups de reins étaient profonds et lent et Bella reculait les fesses à chaque fois pour aller à la rencontre de son envahisseur. C'était bon, comme ça, il cognait dans des zones inédites, tellement profond, mais elle avait besoin de plus et avait réclamé et réclamé encore, plus fort, plus vite… Et il avait accéléré ses mouvements en la pénétrant sans relâche. A un moment, elle avait cru sentir une pression sur son anus et elle s'était tendue. « Fait-moi confiance mon amour » lui avait-il murmuré dans l'oreille. Et elle s'était laissé aller. Elle avait senti son doigt entrer là, en rythme avec les pénétrations de son sexe et les sensations avaient été incroyables, pas de honte, pas de douleur, seulement un plaisir inédit et intense ! Elle n'avait pas tardé à hurler dans sa jouissance, balayée par un orgasme plus puissant que jamais… On peut dire qu'elle avait été plus… relaxée après ça.
Ils étaient arrivés à 15 heures pile devant la salle, Bella était détendue et plus amoureuse que jamais. Elle avait confiance en lui, en elle, elle était prête à en mettre plein la vue. Elle avait adoré cette impression de se sentir la reine du monde, cette nouvelle confiance en elle. Auprès de lui, tout était possible ! Il était son roc, son point d'ancrage et elle le suivrait au bout du monde !
La journaliste les avait accueillis avec un grand sourire chaleureux et avait rapidement mis Bella à l'aise. C'était une très belle femme d'une quarantaine d'année au visage ouvert et agréable. Elle s'était adressé à eux deux avec gentillesse et les avait invités à s'assoir à une table dans un coin de la salle, qui était déserte à cette heure-ci. Le photographe, un grand homme brun dégingandé était resté en retrait. Ils avaient commandé à boire et Gianna avait commencé à poser des questions générales sur le groupe, l'album et la tournée. Ça, c'était le domaine d'Edward et Bella l'avait regardé avec admiration alors qu'il parlait de sa passion. Puis finalement, la journaliste était entrée dans le vif du sujet.
« Edward, dans certaines chanson de l'album, vous faites allusion plutôt explicitement à une jeune femme S'agit-il de la même jeune femme avec laquelle vous vous affichez aujourd'hui et qui nous a fait l'honneur d'accepter de répondre à nos questions ? »
« Oui, Bella est bien la jeune femme qui m'a inspiré pour cet album. Et même si certains titres sont plus explicites, chaque morceau est lié à ma rencontre avec elle. »
« Bella, encore merci d'avoir accepté de venir aujourd'hui. Alors, comment une simple étudiante en lettre est devenue la muse d'Edward Cullen, Rockstar planétaire ? », le ton poli et curieux, pas une trace de mauvaise fois où d'arrière pensée.
« Euh… Je ne sais pas vraiment. » Avait-elle répondu doucement en rougissant, gênée.
« Comment vous-êtes-vous rencontré ? »
Ils avaient longuement préparé l'interview et avait décidé que l'honnêteté serait la meilleure solution, mais il valait mieux qu'Edward raconte leur premier baiser.
« C'était au concert du Greak theater en Septembre dernier. Une jeune femme a capté mon attention dans le public et je l'ai invité à monter sur scène. »
« Vous voulez dire que le baiser passionné que vous avez échangé en direct devant des milliers de personnes est le point de départ de votre histoire d'amour ? Mais c'est un vrai conte de fée des temps moderne ! Votre relation dure donc depuis des mois ? Comment avez-vous pu vous cacher aussi longtemps ? », La journaliste avait semblé surprise et vraiment excité par le scoop qu'ils lui offraient.
« Non, nous ne sommes pas resté en contact après le concert. Après notre baiser, Bella ne m'a pas attendu et ce n'est que récemment, grâce à la persévérance du manager du groupe, que nous avons pu nous retrouver. Mais malgré tous mes efforts pour l'oublier à l'époque, le souvenir de Bella ne m'a pas quitté et l'inspiration est arrivée.»
« Bella, peut-on avoir votre point de vue sur cette première rencontre ? »
« Euh, oui… Effectivement, Edward m'a invité sur scène et embrassé comme jamais je n'avais été embrassé. Il m'a demandé de l'attendre en coulisse mais je ne l'ait pas fait. »
« Pourquoi ? »
Bella avait rougit de plus belle, quoi, même la reine de monde a le droit d'être timide, non ?
« Je ne voulais pas être un nom dans une liste de conquête. » Avait-elle dit rapidement.
La journaliste avait alors eu un grand sourire.
« Vous n'aviez pas l'habitude qu'on vous résiste Edward ? »
« Il faut croire que non.» Avait-il répondu en l'enlaçant amoureusement.
« Comment se sont passés vos retrouvailles ? Bella ? »
« J'ai été approché par le manager du groupe qui m'a invité à un concert promotionnel juste après le nouvel an. Je ne pensais pas revoir Edward de prêt, même si de mon côté, je n'arrivais pas non plus à oublier, mais finalement, par un concours de circonstance, nous nous sommes retrouvés et j'ai appris pour l'album. »
« Et qu'en avez-vous pensé, de l'album ? »
« J'adore l'album, mais j'ai mis beaucoup de temps à comprendre et à assimiler qu'Edward l'avait composé en pensant à moi. J'ai d'ailleurs encore du mal à le croire aujourd'hui. »
« Êtes-vous une fan des Midnight Sun ? »
« Oui, je suis le groupe depuis leur premier Album, Perception. J'ai toujours admiré leur travail, leur son, et… Edward. Mais je n'avais pas eu l'occasion d'assister à un de leur concert avant celui du Grek Theater.» Avait-elle continué toujours plus rougissante.
« Belle coïncidence ! La réputation d'Edward ne vous inquiète pas ? Il semblerait qu'il y ait déjà eu de l'eau dans le gaz entre vous ce week-End ».
Bella ne s'était pas laissé démonté, s'étant attendue à cette question sur leur dispute.
« Non, c'était un simple malentendu, nous avions tous les deux eu une journée difficile après une semaine intense et je ne suis pas encore familiarisée avec les obligations du groupe lors de ce genre de soirée. »
« D'accord, alors tout va bien entre vous ? »
« Tout va très bien merci. Nous sommes très amoureux et nous aimerions que le public et les journalistes respectent notre vie privée. » Avait conclu Edward en couvant Bella du regard.
Ils avaient encore continué à discuter, plus sur le ton de la conversation. Bella n'avait pas remarqué, mais le photographe les avait mitraillés pendant toute l'interview. Ils avaient ensuite posé pour quelques clichés supplémentaires puis s'était séparé.
Bella devait être vraiment dans la lune, car elle n'avait pas vu qu'Edward s'était réveillé.
« A quoi tu penses Mon amour ? Tes joues sont toutes roses »
Et bien sûr, elle rougit encore plus.
« A l'interview »
« Hum, je vois… J'ai beaucoup aimé cette journée-là moi aussi » répondit-il en l'embrassant dans le cou, ses mains s'aventurant vers sa poitrine.
Après avoir fait l'amour lentement et s'être douché et préparé, ils s'attablèrent pour un petit déjeuné copieux.
Vers 10 heures, la porte d'entrée sonna et Alice, surexcité, accompagné d'un Jasper échevelé et d'un Emmett à moitié endormi arrivèrent dans l'appartement.
« Ça y est, ça y est les gars » hurlait Alice en sautant de bas en haut.
« Quoi ? » Fit Edward, curieux et amusé.
« Vous y êtes ! Vous y êtes ! Regarde… Là… » Et elle lança un papier sur la table face à un Edward qui commençait à comprendre.
« C'est pas vrai, putain Bella, j'y crois pas, on est dans le top 10 ! Huitième du Billboard 200 ! En trois semaines ! Putain c'est incroyable ! »
Il sauta à son tour en attrapa Bella pour un baiser long et passionné, puis il se détacha d'elle est enlaça sa sœur.
Il se tourna face à ses deux complices, ses deux compagnons, ils avaient tous les trois un immense sourire et ils poussèrent une espèce de cri sauvage en sa tapant dans les mains.
Bella regardait la scène avec adoration… Son homme était un génie et son travail était reconnu par tous, par les critiques, par le public. Elle était tellement fière de lui.
Edward se retourna vers elle encore une fois.
« C'est grâce à toi, Bella. Oh putain, je t'aime tellement. »
Et il la prit dans ses bras, dans une étreinte à couper le souffle.
« Je t'aime aussi » lui murmura Bella dans l'oreille. « Je suis tellement fière de toi, de vous… » Oh mon dieu, elle avait envie de lui, encore. Le désir était venu d'un coup, puissant, animal, elle sentait son intimité s'humidifier, son ventre se crisper d'anticipation… Il fallait qu'elle l'ait, maintenant…
Elle commença à se frotter contre lui et ne fut pas surprise de sentir qu'il était déjà dur comme du bois… Elle entendit à peine le raclement de gorge qui venait de sa gauche et le rire gras d'Emmett et le son plus cristallin d'Alice.
« Bon, on va vous laisser, je ne suis pas contre l'exhibitionnisme, mais il y a des limites. On se retrouve ce soir pour fêter ça ! »
A peine la porte refermée derrière eux, qu'ils se déshabillaient frénétiquement, en quelques secondes, ils étaient nus, debout, dans la cuisine.
« Putain Bella, j'ai envie de toi »
« Prend moi, s'il te plait, prend moi, tout de suite. »
Il passa les mains sous ses fesses, la souleva, la posa sur le comptoir de la cuisine et écarta d'un coup ses cuisses avec ses jambes. Il se pencha en avant et aspira un sein dans sa bouche, fort, la faisant s'arquer vers lui. Il plongea deux doigts profondément en elle. Mais elle était prête et n'avait pas envie d'attendre.
« Edward, viens, putain, tout de suite, je te veux en moi, viens » gémit-elle…
Il ne se fit pas prier cette fois et la pénétra d'un seul coup, jusqu'à la garde. Ils crièrent tous les deux tant la sensation intime de se retrouver ainsi, l'un dans l'autre était bonne. Elle se sentait pleine de lui. Remplie par son sexe, elle se sentait entière. Il commença à bouger, d'emblée vite, d'emblée fort. Ils ne dureraient pas longtemps cette fois-ci, mais putain qu'est-ce que c'était bon. A chaque coup de rein, elle se sentait écartelée merveilleusement par le sexe d'Edward qui venait buter tout au fond de son ventre. Son clitoris était divinement stimulé à chaque fois par le bassin d'Edward et en quelques minutes elle se sentit partir… Elle hurla son prénom et jouissant, ses parois se contractant autour du membre d'Edward en l'entrainant à son tour dans un orgasme puissant où il cria à son tour son prénom, la tête enfouie dans son cou.
Ils restèrent quelques minutes à reprendre leur souffle, toujours imbriqué l'un dans l'autre.
« Putain Bella. Est-ce que c'est normal ? C'est encore meilleur à chaque fois. Jamais je ne pourrais me passer de te faire l'amour » Finit par chuchoter Edward, le souffle toujours court.
Bella, un grand sourire post orgasmique aux lèvres, fini par répondre :
« Je ne sais pas si on peut dire qu'on vient de faire l'amour… Moi j'appelle ça baiser… Et putain, oui c'est bon, et moi non plus je ne pourrais jamais plus m'en passer. »
Ils finirent par se détacher l'un de l'autre, et ils s'assirent à table, toujours nus. Le ton de la journée était donné, et ils n'auraient pas besoin de vêtements pour ça ! Il serait grand temps de s'habiller ce soir, pour retrouver les autres et fêter plus conventionnellement la réussite du groupe.
Le regard toujours plongé dans celui de son amant, Bella finit tout de même par apercevoir une photo étalée sur une couverture de papier glacé, posé sur la table, à côté de son bol. C'était elle, et Edward. Elle sursauta et s'empara du magazine. C'était la dernière édition de Rolling stones. L'article ! Alice avait dû l'amener en même temps que les résultats du top album américain. Ils étaient en couverture ! Bella n'aurait jamais imaginé ! Elle étudia la photo avec plus d'insistance. Ils étaient face à face et se regardaient intensément, l'ambiance était tamisée et intimiste mais on voyait la complicité, l'amour se dégager d'eux. Et pour une fois, Bella se vit telle que les autres la voyait, telle qu'Edward la voyait : belle, sexy et amoureuse. Edward la rendait belle.
Elle leva les yeux et croisa son regard vert, lumineux et rempli d'adoration. Pour elle. Il l'aimait vraiment… Elle en était sûr maintenant… Elle sourit, se leva et attrapa sa main. Elle le conduit vers le canapé, et toujours nu ils s'installèrent l'un contre l'autre pour lire l'article qui leur était consacré. Et on peut dire que Gianna avait fait du bon boulot. Elle avait décrit avec justesse la profonde connexion qui les liait et retracé avec humour et tendresse les étapes de leur rencontre. Une grande partie de l'article était consacré à l'album et au groupe et Bella lui en serait toujours reconnaissante. Il y avait d'autres photos à l'intérieur, d'elle, de lui, d'eux, du groupe. Cet article, Bella le conserverait précieusement. Pour la première fois, elle se sentit à l'aise avec son statut médiatique de petite amie de Rockstar.
Ils passèrent ensuite la journée à faire l'amour, à discuter et se câliner. Ils étaient heureux, dans leur bulle.
Le soir, ils n'eurent qu'à traverser le palier pour retrouver le reste du groupe, ainsi qu'une partie de l'équipe technique, Jane Volturi et quelques amis proche pour fêter comme il se doit au champagne le succès des Midnight sun.
Rosalie était là, elle et Emmett s'étaient beaucoup rapprochés ses derniers temps, même s'ils n'étaient toujours pas officiellement en couple. Bella sentait que les réserves de son amie commençaient à fondre sous les attentions constantes mais respectueuses du jeune homme. Bella savait qu'ils passaient des heures, le soir, à discuter au téléphone et Rosalie s'ouvrait de plus en plus, ils avaient à priori beaucoup en commun. Les parents d'Emmett n'avaient jamais accepté qu'il choisisse la musique plutôt qu'une carrière d'avocat, comme son père. Celui-ci était mort brutalement sans que les choses ne se soit arrangées entre eux, laissant sa mère veuve et aigrie, rejetant la faute de ses malheur sur son fils qu'elle refusait toujours de voir.
Les amis d'Edward étaient un peu fous, des artistes pour la plupart mais ils avaient tous accepté Bella sans réserve.
« Oh, Bella, je suis si contente de te rencontrer enfin» une voix nasillarde fit se retourner Bella qui se retrouva face à une minuscule jeune femme, Jane, Bella la reconnut immédiatement même si elle ne l'avait jamais rencontré. Par certains côtés, elle ressemblait à Alice, avec des allures de poupée avec des trais fins et une carrure de souris, mais la ressemblance s'arrêtait là. Jane était blonde platine et avait le regard gris et froid. Son sourire n'atteignait pas ses yeux et Bella trouva qu'elle ressemblait effectivement à une sorcière adolescente. Elle décida qu'il valait mieux éviter de se la mettre à dos, tant qu'elle servirait au mieux les intérêts d'Edward, du groupe et d'elle-même.
Edward, qui ne la lâchait pas, était en train de discuter avec un certain Riley de la tournée à venir. Ils avaient l'air excité. A priori, les plus grands festivals d'Europe les avaient invités et ils n'avaient que l'embarras du choix l'album était numéro un en Grande Bretagne et également très bien classé dans les charts Français et Italiens.
Bella eu un serrement au cœur… Elle savait que la tournée aurait lieu, elle savait qu'il partirait loin et longtemps. Comment allait-elle survivre des mois loin de lui. Il lui restait quelques temps pour se préparer, mais serait-elle prête à le laissé s'en aller…
La réalité la frappa comme un boomerang… Non, elle ne serait jamais prête… Elle ne pourrait pas… Merde, merde…
Elle sentit une vague de panique l'envahir et dû retenir une vague de nausée. Edward, qui avait dû sentir son malaise l'entraina rapidement dans un coin de la pièce.
« Qu'est ce qui se passe bébé ?»
Bella, honteuse de son moment de faiblesse baissa les yeux mais ne dit rien. Il attendit un moment mais elle était incapable de parler, ses yeux se remplirent de larmes, et sa gorge était nouée par l'angoisse.
« Bella, dit moi ce qui se passe ? S'il te plait… Tu me fais peur… Qu'est-ce que j'ai fait ? Bella » Finit par supplier Edward.
Alice s'était approchée d'eux mais Edward l'avait renvoyé d'un geste de la main. Il entraina Bella à l'écart, dans son appartement, loin des autres, loin de la foule joyeuse.
« Bella, dis-moi ! »
Elle sanglotait maintenant, incapable de s'arrêter…
« Je suis désolée, Je suis désolée…»
« Pourquoi es-tu désolée, mon amour dis-moi ? » Il était paniqué maintenant.
Elle renifla bruyamment.
« Je ne sais pas comment je vais faire sans toi. » Finit-elle par avouer d'une toute petite voix.
« Oh Bella » il la prit dans ses bras, fort… « Moi non plus Bella, je ne sais pas… Mais on trouvera, promis. J'aimerais tant que tu viennes avec nous, putain, Bella, si c'était possible, je préfèrerais rester.»
Elle se laissa aller contre lui, respirant profondément son odeur, fraiche et masculine, dans ses bras, elle se sentit tout de suite mieux.
« Je t'aime tellement Edward »
« Je t'aime aussi. On trouvera promis. On y arrivera. Ok ? »
Ils restèrent longuement enlacés, se berçant l'un et l'autre et elle finit par se calmer. La tournée débutait dans plus de 3 mois d'ici là ils trouveraient bien une solution.
Ils retrouvèrent les autres vers minuit et Edward invita tous ceux qui étaient encore là pour un bœuf improvisé dans la salle de musique. Emmett, Jasper et lui jouèrent pendant des heures, ils étaient tous les trois à fond dans leur musique. Ils étaient beaux à voir, concentrés et passionnés, tellement en phase. Bella pris beaucoup de photos ce soir-là. Alice, Rose et elle étaient seules maintenant à les écouter, il était presque 5 heures du matin, mais ils étaient toujours embarqués dans leur jeu, leurs yeux brillaient, leurs lèvres s'étiraient dans de grands sourires et ils avaient l'air heureux, complètement dans leur élément.
Plus tard, Edward lui avoua que pour tous les trois, jouer pour elles avait été un de leur meilleur moment.
A suivre...
