Voici la suite!
Désolée pour le suspense!
Une petite surprise dans ce chapitre, j'espère que ça vous plaira!
Bonne lecture, et merci à toutes celles qui me soutiennent par leurs reviews! Je vais vous répondre très vite!
Chapitre 13 : Let me save you :
Mais quelle conne, bien sûr que ça n'était pas Edward ! Jamais il ne lui aurait envoyé un tel message! Ne me fais pas attendre… En y réfléchissant, elle n'avait même pas vérifié l'expéditeur…
Et la voilà aux mains d'un taré maintenant…
L'homme derrière elle, silencieux maintenant, la pressa contre lui un peu plus et la tira vers un recoin plus sombre du parking. Laissant sur place son sac. Avant qu'elle ait le temps de décider qu'une stupide photo dans les journaux valait bien mieux qu'une agression ou qu'un viol et qu'elle se mette à hurler comme elle aurait déjà dû le faire, une main calleuse s'abattit fermement sur sa bouche et son nez, l'empêchant de proférer le moindre son.
« Non, non, non, on se tait la miss… » Chuchota son agresseur. La voix sembla vaguement familière mais elle n'arrivait pas à la situer. Elle ne l'avait pas reconnu non plus sur la photo qu'il lui avait montré, l'angle était tel qu'on ne voyait pas son visage en entier, elle avait juste vu que ça n'était effectivement pas Edward… Edward, il devait l'attendre, il allait s'inquiéter… Pourvu qu'il ne me tue pas… Edward…
Elle était tétanisée par la peur, elle voulait hurler, mordre, crier, se sauver... Elle voulait Edward. Mais elle ne pouvait rien faire. Elle était coincée, à la merci d'un homme beaucoup plus fort qu'elle… Le dos toujours plaqué contre le torse de son assaillant, elle ne pouvait plus respirer et commençait à manquer sérieusement d'air… Des étoiles brillantes voilaient maintenant sa vue et la tête commença à lui tourner.
Ne t'évanouie pas Bella, ce n'est pas le moment… Défend toi, allez, pense à ce que ton père t'a appris… Edward…
Mais elle n'avait pas assez de force pour se dégager de l'emprise de l'homme qui avait encore resserré son étreinte en réponse à ses maigres efforts pour se débarrasser de lui.
Elle allait mourir. Elle se sentait déjà partir… Elle sentait son sang taper lourdement dans son crâne. Ses paupières se faisaient lourdes. Ses jambes ne la portaient plus et si elle ne tombait c'est parce qu'il la maintenait toujours aussi fort contre lui. Elle sentait ses muscles rigides dans son dos, son souffle chaud, répugnant, contre son cou. Elle avait envie de vomir. Mais ses forces la quittaient, elle allait perdre connaissance maintenant… Elle ne reverrait jamais Edward, pourvu qu'il en finisse vite avec elle…
« Ne l'étouffe pas, je ne veux pas la tuer tout de suite…» Fit une nouvelle voix qui semblait venir de loin, derrière elle. Une voix de femme, nasillarde et haut-perché que Bella ne connaissait pas non plus.
Elle n'était plus capable de penser, de réfléchir maintenant, elle ne voyait plus rien, se sentait flotter, elle était en train de mourir…
La main qui était contre son visage bougea un peu et libera son nez ce qui lui permis de prendre enfin une respiration et de d'éclaircir ses idées… Elle était toujours coincée par l'homme derrière elle, et maintenant, ils étaient deux…
« Salope… » Murmura la femme dans son oreille. Son parfum, lourd et capiteux, franchement désagréable, lui donna envie de vomir, et elle du réprimer une nouvelle vague de nausée quand elle la sentit s'approcher encore plus près d'elle.
« Salope, tu m'as piqué mon homme, et maintenant, tu vas me le payer, espèce de trainée… »
Quoi ? Edward ? Mon Edward ?
« Cache lui les yeux, je ne veux pas qu'elle me voit et bâillonne là avec ça.» Reprit la voix plus fortement avant de chuchoter à nouveau à son attention. « C'est avec moi qu'il était cette nuit-là… C'est avec moi qu'il baisait, et pas avec toi, trainée… C'est avec moi qu'il devrait être maintenant… ». Elle sentit qu'on lui attachait un tissu sur la bouche et une main se plaça devant ses yeux.
La femme se déplaça tout en parlant et se mit face à elle lui sembla-t-il, l'autre, qui avait toujours une main devant ses yeux, maintenait maintenant ses deux bras dans son dos. Elle était sans défense. Elle tenta de se libérer en s'agitant encore mais l'homme resserra son emprise déclenchant une douleur aigue dans ses épaules. Elle sentit l'air siffler dans ses oreilles avant de recevoir le premier coup, en plein dans la face.
Sa dernière pensée avant de s'évanouir fût pour Edward…
xoxoxoxox
18h30.
Elle ne devrait plus tarder maintenant.
Edward l'imaginait la tête penchée devant son écran, le regard sérieux et concentré, un léger froncement entre ses deux yeux. Il adorait la regarder travailler. Il préférait quand elle le faisait ici, près de lui et qu'il pouvait la contempler pendant des heures, alors qu'il jouait.
Installer un bureau ici, dans sa ligne de vision, face à son piano avait été une de ses meilleures idées ! Sa présence était une source sans fin d'inspiration, et il n'avait jamais autant composé que maintenant, alors qu'il n'y avait même pas d'album en cours.
Il était heureux. Depuis presque trois mois maintenant, il ne quittait pas cet état de béatitude permanent. Elle était avec lui. Elle était amoureuse de lui et lui n'avait jamais pensé qu'il était capable d'aimer quelqu'un aussi complètement.
Quand il l'avait repéré au Greak Theater en Septembre dernier et fait monter sur scène, jamais il n'aurait pu imaginer ressentir ça. Il avait été attiré par elle, il l'avait immédiatement désiré, ardemment même, et elle l'avait repoussé. Il n'y avait pas vraiment prêté attention alors, pensant qu'il s'agissait juste de sexe. Mais quand elle avait commencé à envahir ses rêves, quand les mélodies s'étaient mises à sortir de sa tête sans effort alors qu'il n'arrivait à rien depuis des mois, quand chaque mot qu'il écrivait était à propos d'elle, il avait cru qu'il était devenu fou.
Comment pouvait-il être obsédé par cette fille qu'il n'avait touché que pendant quelques minutes seulement. Il avait passé des heures à se rejouer leur baiser dans sa tête. Comme pendant chaque représentation, il était boosté par un flot d'adrénaline. Mais la chaleur qu'il avait ressenti quand ses lèvres avaient touché les siennes. L'afflux de sang vers le sud qui l'avait rendu stupide pendant un moment, lui faisant oublier où il était. La déception de ne pas la voir en coulisse à la fin du show. L'impression d'être un salop quand il avait dépensé son trop plein d'énergie sexuelle avec la première fille venue… Tout ça n'était pas dû à son imagination. Le sexe, les filles d'un soir. Jamais cela ne l'avais gêné avant. Elles étaient plus que consentantes, et il était toujours clair avec elle sur le type de relation qu'il souhaitait : juste du fun, pas d'engagement, quelques heures et c'est tout.
Mais là, après le concert, tout avait changé, il s'était mis à composer, composer et composer. Noyé dans ses souvenirs d'elle, dans ses fantasmes d'elle… Il l'avait cherché mais pris par la musique, il s'était dit qu'il la trouverait une fois l'album sorti. Mais de toute façon, il faudrait qu'il la trouve, rien que pour apaiser son esprit et passer à autre chose. Bella…
Alors quand il l'avait revu, dans la loge d'Alice, il avait cru rêver. Depuis des mois il était obsédé par le souvenir de cette déesse aux yeux bruns et elle était apparue là, devant lui, encore plus belle que dans ses souvenirs, rougissante et timide. Adorable. L'attirance, magnétique, était toujours là, plus puissante que jamais et elle était réciproque ! Il ne pourrait jamais assez remercier Alice !
Il était tombé amoureux d'elle dès cette première nuit, dans son appartement… Ou peut-être même dès le premier instant où il l'avait vu. En tout cas, maintenant, elle était à lui, et il était à elle, complètement. Un jour, il lui demanderait sa main, lui ferait des enfants. Oui, un jour, il aurait tout ça avec elle si elle le voulait. Seulement avec elle.
Il se rappela sa matinée avec Charlie. Bon dieu que son beau-père l'impressionnait. Il avait les mêmes yeux qu'elle, les même traits. Et des aprioris, des tonnes d'aprioris. Il le voyait comme un chanteur arrogant et égoïste (ce qu'il avait surement été), jouant avec le cœur de sa petite fille pour vendre de la musique. Edward devait le convaincre, lui faire comprendre qui il était et ce qu'il ressentait pour sa fille.
A 5h00 du matin, mal réveillé, ankylosé après une nuit sur un canapé peu confortable et surtout, surtout sans sa Bella près de lui depuis des semaines, il avait accompagné silencieusement Charlie à la pêche. Avant que celui-ci n'ai eu le temps de recommencer à le cuisiner, il avait tenté le tout pour le tout, et tout déballé. Sa passion pour la musique, pour les mots. Sa difficulté croissante à faire face au star-système, à la pression imposée par sa maison de disque. Sa perte d'inspiration, ses conneries, avec les filles, avec l'alcool, avec la drogue. Il lui avait raconté sa rencontre avec Bella, comment il s'était senti attiré par elle, comment elle avait disparu et comment son souvenir l'avait hanté pendant des mois. Comment il avait retrouvé foi en ses mots, en ses notes grâce à elle. Comment il avait retrouvé l'essence même de sa passion grâce à elle. Il lui avait raconté comment il l'avait retrouvé, comment il avait cru rêver et comment il avait enfin pu confronter son fantasme à la réalité. Il lui avait raconté qu'il connaissait Bella, sa fragilité, sa timidité, son passé. Il lui avait raconté qu'il ne se voyait plus vivre sans-elle, qu'il ne pourrait jamais la faire souffrir intentionnellement. Il lui avait raconté que depuis qu'il l'avait retrouvé, il tentait, chaque jour, d'être à la hauteur, pour elle. Il avait ouvert son cœur et son âme à cet homme, cet être qui avait fait Bella, qui l'avait éduqué, choyé et réconforté toute sa vie. Et Charlie l'avait écouté, en silence, sans rien dire. Jamais il n'avait été aussi nerveux. A la fin, ils étaient restés silencieux, côte à côte, jusqu'à ce que la ligne d'Edward fasse une touche. Ils avaient sorti la prise ensemble et Charlie lui avait tapé dans le dos en lui disant ces mots, qui resteraient maintenant gravés dans sa mémoire « Tu peux m'appeler Charlie, mon garçon ».
Et comme ça, il avait été accepté…
19h00.
N'y tenant plus, il essaya de l'appeler mais tomba sur la messagerie. Il avait envie de la voir. Besoin de la sentir. Après une semaine ensemble presque 24h sur 24, cette journée loin d'elle avait été une torture. Pourtant, il n'avait pas chômé. Entre répétition avec les gars, peaufinage de la mise en scène, réunion avec la maison de disque et une nouvelle séance photo, il n'avait pas eu beaucoup de temps pour s'ennuyer. Quatre albums en cinq ans… Quatre tournées… Le rythme était soutenu, très soutenu, et il ne savait pas si c'est ce qu'il voulait encore. Il avait failli y perdre son âme une fois, et c'est seulement grâce à Bella qu'il l'avait retrouvé. Quand tout cela serait fini, une discussion sérieuse avec Jazz et Em allait devoir avoir lieu. Leur contrat avec Twilight recording arrivait à sa fin et il ne savait vraiment pas si il voulait, pourrait continuer comme ça… Ils en avaient vaguement parlé ensemble, mais il faudrait vraiment qu'ils le fassent sérieusement, peut-être même avant de partir en tournée.
19h03
N'y pouvant plus, il décida qu'il lui ferait une surprise. Tant pis si elle avait encore du boulot, il la regarderait travailler, il l'attendrait, mais il fallait qu'il la voit. Il n'avait pas sa voiture, du coup, il prendrait un taxi.
Le taxi arriva vite, et il s'engouffra à l'intérieur lui donnant l'adresse de la bibliothèque universitaire.
Il n'y avait pas un chat devant chez lui. Fini les paparazzis devant sa porte. Il y avait sans doute encore quelques photographes par-ci par-là, mais ils se contentaient de les suivre quand ils sortaient ensemble, ce qui n'était pas très souvent. Elle avait fait face à la notoriété comme une championne. Après leur dispute à Seattle, après qu'il ait cru l'avoir perdu et qu'ils aient mis leur sentiments à nus. Elle avait fait face aux photographes, aux rumeurs, aux changements d'attitude de ses camarades. Elle avait douté d'elle, de sa beauté, de se crédibilité. Mais jamais de lui, et il avait tout fait pour la rassurer, pour lui prouver que c'était lui le chanceux dans l'histoire. Lui qui devrait remercier le ciel de l'avoir elle…
19h20
Le taxi arriva enfin en vue de la bibliothèque. 15 min… Sans comprendre pourquoi, il était anxieux de la retrouver. Il avait envie de la voir, de la prendre dans ses bras et de l'embrasser… Rien que de penser à ses baisers, il se sentit sa queue tressauter dans son pantalon. Il avait fallu qu'il la rencontre pour se mettre à apprécier les baisers. Embrasser Bella était une des expériences les plus sensuelle qui soit.
Il paya le taxi et se rua à l'extérieur. Il aperçut sa voiture. Bella était toujours là. Le bâtiment était encore faiblement éclairé. Il devait y avoir d'autres étudiants studieux à l'approche des examens, mais le parking était quand même désert, faiblement éclairé par quelques lampadaires. Il essaya à nouveau de l'appeler, ne voulant pas l'effrayer en débarquant à l'improviste. Mais ce qu'il entendit lui fit brusquement tourner la tête.
La sonnerie d'un téléphone. Et pas celle de n'importe quel téléphone. Celui de Bella. Il s'approcha. Son sac était là, par terre, tout prêt de sa voiture, ouvert, l'écran lumineux du téléphone visible alors qu'il sonnait toujours.
Merde… Merde… Où était-elle ?
« Bella » Murmura-t-il une fois avant de se mettre à crier, l'adrénaline commençant à affluer dans son système. « BELLA… BELLA… OU-ES-TU ? »
Il regarda frénétiquement autour de lui. Un mouvement, à la périphérie de sa vision lui fit tourner la tête. Il aperçut deux silhouettes s'enfuir dans l'obscurité. Elles avaient semblé sortir de nulle part et Edward se précipita dans cette direction. C'était un recoin sombre, coincé entre un mur de brique et des fourrés épais.
Une forme était étendue sur le sol. Une forme inerte… Il s'approcha, le cœur battant à tout rompre, l'angoisse tenaillant ses entrailles… C'était elle…
Merde…
Elle était là, inconsciente sur le sol, le visage masqué par ses longs cheveux bruns éparpillés autour d'elle.
Putain…
Il sentit la panique l'envahir…
Non, Non… Pas elle, pas elle, elle ne peut pas…
Il entendit un faible gémissement.
Non, elle n'était pas… Dieu soit loué…
Alors qu'il était resté figé dans sa terreur, ce son lui fit l'effet d'un électrochoc…
Il s'avança rapidement vers elle, dégagea son front et aperçu son visage tuméfié.
« Putain… Bella… Ma Bella, Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? »
Il s'empara de son téléphone et composa le 911.
« Les urgences j'écoute »
« Je viens de trouver… ma petite-amie inconsciente… Elle a été frappé et elle est inconsciente » Il parla vite, le souffle court.
« Où-êtes-vous ? Nous allons vous envoyer des secours. » Comment la personne au bout du fil pouvait être aussi clame, aussi détachée. Sa Bella était là, sur le sol, inconsciente, battue, agressée…
Putain, Mon dieu, pourvu qu'elle n'ait pas été…
Il leur donna l'adresse, son nom, son numéro de téléphone, tout ce qu'ils voulaient.
« Surtout, n'essayez pas de la bouger, les secours seront là d'ici 5 minutes. »
Il s'assit lourdement à coté de Bella qu'il voyait respirer maintenant, faiblement, difficilement. Il voyait son corps bouger doucement avec chaque inspiration, il entendait le son râpeux de l'air qui s'insinuait entre ses lèvres gonflées.
« Oh Bella, mon amour. Qui ? Putain… Qui t'a fait ça ? Je vais les retrouver, putain je vais les tuer… »
Il garda une main sur ses cheveux, caressant doucement ses boucles emmêlées et tâchées de sang. Il n'osait pas la transporter, la bouger, pourtant il mourrait d'envie de la prendre dans ses bras, de la serrer fort… Il n'avait pas été là pour la protéger… Mon dieu il ne pourrait jamais se le pardonner…
Il entendit les sirènes s'approcher et se releva, sortant de l'ombre pour attirer l'attention des secours.
« Edward… »
Se son, un simple murmure lui fit reprendre espoir. Il se replaça à genou devant elle.
« Je suis là bébé… Je suis là… Ils sont loin maintenant… C'est fini…C'est fini… » Murmura-t-il au creux de son oreille.
Des larmes envahirent ses yeux tandis que les ambulanciers arrivèrent à leur hauteur. Lui demandant gentiment de s'écarter.
Un des policiers en uniforme qui les accompagnait commença à lui poser plein de questions…
xoxoxoxoxox
Elle avait l'impression d'émerger d'un profond sommeil.
Son corps entier était endolori et elle ne sentait pas son visage.
Elle se demanda où elle était. Elle ne se souvenait plus avoir quitté la bibliothèque. Elle essaya d'ouvrir les yeux, mais dès que ses paupières s'entrouvrirent, une lumière aveuglante l'agressa.
Elle les referma rapidement et essaya d'éclaircir un peu ses idées.
Elle était allongée sur un matelas inconfortable, dans des draps rêches qui n'avaient pas d'odeur…
Elle était dans un endroit qui sentait le désinfectant et les produits ménagers bon marcher.
Elle sentait qu'elle avait quelque-chose dans ses marines qui l'empêchait de respirer normalement.
Elle était à l'hôpital…
Et comme ça, son agression lui revint en mémoire. La sensation d'étouffer, la peur, la douleur, et puis le vide…
Sa respiration s'accéléra… Elle sentit une pression sur sa main droite. Une caresse rassurante, douce…
« Edward » Croassa-t-elle…
« Chut… Chut Bella… Edward n'est pas là, mais il va revenir… Chut Bella… Tu es en sécurité… Tu es à l'hôpital… »
Elle tenta d'ouvrir les yeux plusieurs fois avant de réussir finalement à faire le point sur son entourage. Rose était à sa droite, Angela à sa gauche. Elles paraissaient à la fois inquiètes, tristes et soulagées…
« Où est Edward ? » Fût la seule chose à laquelle elle voulait une réponse pour le moment.
Un éclair d'inquiétude traversa les yeux de Rose, rapidement remplacé par de la colère…
Elle n'y comprenait rien…
« Edward va revenir, il… Il » Elle semblait hésiter… Choisir ses mots avec précaution.
Bella fut prise d'un accès de panique, son cœur s'accéléra et des larmes se mirent à couler sur ses joues ? Où était Edward, avait-elle réussi à l'atteindre lui aussi ?
« Il faut lui dire Rose, regarde comme elle a l'air inquiète »
« Bella, Edward va bien. C'est lui qui t'a trouvé et a appelé les secours, mais la police semble croire qu'il est responsable de ton… »
« QUOI !» Hurla-t-elle… Se redressant brusquement dans son lit, entrainant une douleur fulgurante qui résonna dans tout son corps et la cloua sur place.
«Merde Bella, calme toi… Alice et Jasper vont arranger tout ça… »
La porte de la chambre s'ouvrit laissant apparaitre une jeune femme en blouse blanche. Elle avait la trentaine, un regard doux et s'approcha de Bella lentement.
« Mademoiselle, je vois que vous êtes réveillée. Je suis Jenny, votre infirmière. » Elle se tourna vers Rose, puis Angela. « Je vais vous demander de sortir quelques minutes, le temps que je l'examine. »
Ses amies quittèrent la pièce en lui promettant de rester juste de l'autre côté et de lui raconter tout ce qu'elles savaient. C'est-à-dire pas grand-chose.
L'infirmière pris sa tension, et ses constantes, retira les lunettes à oxygène dont elle n'avait visiblement plus besoin et l'interrogea sur sa douleur.
Elle lui fit une injection d'antalgique et lui conseilla de se reposer. Le médecin passerait la voir dans quelques heures mais elle ne souffrait que de blessures superficielles à priori. Ils devraient sans doute la garder encore un petit peu, mais le médecin serait plus précis qu'elle.
Etourdis par les médicaments, Bella entendit à peine ses amies revenir et plongea dans un sommeil artificiel nécessaire.
A son réveil, elle se sentait plus fraiche. Moins étourdi. Ses yeux s'ouvrirent plus facilement et elle put voir nettement le plafond blanc et stérile de sa chambre d'hôpital. Prudente cette fois-ci, elle tourna lentement la tête vers la droite et se rendit compte que Rose n'était plus là. Elle ne vit qu'une fenêtre sans rideau qui laissait apparaitre un carré de ciel bleu. Elle avait dormi toute la nuit. Lentement encore, elle tourna sa tête de l'autre côté…
Et là, elle eut un choc. Il était là… Juste devant la porte, restant à distance. Il avait l'air épuisé, avait un regard triste et de profonds cernes. Ses yeux étaient bouffis et gonflés comme s'il avait pleuré mais il ne fit aucun geste pour s'approcher d'elle quand il la vit réveillée.
Il resta là, immobile, l'air profondément abattu. Une nouvelle larme glissa le long de sa joue.
« Edward… » Murmura-t-elle en tendant la main vers lui. Elle avait besoin qu'il la touche. Qu'il la rassure. Ses membres étaient ankylosés et le simple fait de lever son bras réveilla une douleur dans son épaule.
« Oh Bella… » Lâcha-t-il dans un faible cri… Culpabilité, désespoir, dégout, tristesse… Tout cela semblait irradier de lui en même temps.
« Edward ? Tu vas bien ? Ils t'ont relâché ? »
« Oh ma Bella… » Il s'approcha enfin d'elle, s'accroupissant prêt de son lit, posant sa tête sur sa main, sans la regarder. Elle devait le dégouter…
« Bella… Je… Je suis tellement désolée… Je… Merde… Tout est de ma faute… J'ai eu tellement peur…» Il se mit à sangloter, sans jamais stopper sa litanie… « Tellement désolée… Je comprendrais que tu ne puisses pas me pardonner, Bella… Ma faute… Pardonne-moi…»
« Edward… Edward… Calme-toi… S'il te plait… » Murmura-t-elle tout en essayant de le réconforter avec sa main en caressant sa joue.
« Merde… Bella, c'est moi qui devrais te soutenir maintenant… » Il sembla se reprendre et se releva, sécha ses larmes d'une main et s'assit dans la chaise qu'avait auparavant été occupée par Ange. Il lui prit la main et baissa les yeux vers leurs doigts joint.
« Bella… Les gens qui t'ont fait ça… Merde, je ne sais pas comment te le dire… »
« Tu as couché avec elle… »
Il redressa sa tête d'un coup et plongea un regard coupable dans ses yeux.
« Je… Je suis tellement désolée… »
« Ecoute Edward. Je ne connais pas cette fille. Je n'ai même pas vu à quoi elle ressemblait. Mais je peux t'affirmer une chose. Elle est folle. Je ne sais pas ce qu'elle cherchait à prouver ou à faire en m'attaquant, mais, mais… Je t'aime…Et… »
« Oh, Bella. Je t'aime. Tellement. Cette fille…Merde… Je ne suis pas fier… »
« Je sais Edward.»
Il lui avait déjà raconté comment, le soir du concert, il avait couché avec la première venu pensant pouvoir éteindre le feu que leur rencontre avait allumé, sans succès. Comment il s'était senti sale et moche après ça, et comment il s'était promis de ne plus jamais utiliser les femmes.
« Je sais… » Répéta-t-elle.
Ils restèrent un moment silencieux. Ne se lâchant pas du regard. Leurs doigts toujours solidement entrelacés.
« Je m'en veux tellement… » Finit-il pas murmurer.
« Ce n'est pas ta faute. » Répondit-elle dans un souffle.
« Comment te sens-tu ? »
« Comme si on m'avait roulé dessus… Mais les médicaments aident… Je dois avoir l'air affreux… »
« Tu es toujours aussi belle. »
Elle leva les yeux au ciel, ce qui réveilla une douleur aigue dans ses orbites qui la fit grimacer…
« Chut… » Murmura-il en lui caressant les cheveux.
« Tu n'es pas objectif Edward. »
« Jamais en ce qui te concerne bébé. » Fit-il un léger sourire au coin des lèvres.
« Raconte-moi… Raconte-moi ce qu'il s'est passé. »
Il la regarda longuement, sérieusement, semblant évaluer son état.
« Tu me manquais et ne répondais pas à ton téléphone. J'ai donc décidé de venir te surprendre à la bibliothèque. Quand je suis arrivé, j'ai essayé de t'appeler une dernière fois et j'ai entendu ton portable sonner dehors, prêt de ma voiture. Je t'ai appelé, j'ai crié, et j'ai vu deux personnes s'enfuir dans un coin du parking. C'est là que tu étais. » Il fit une pause, reprenant sa respiration pour tenter de masquer le tremblement de sa voix. « J'ai tout de suite appelé les secours. Quand ils sont arrivé, ils t'ont pris en charge et la police, qui les accompagnait, a commencé à me poser plein de questions. Je ne voulais qu'une chose, rester avec toi, et je n'ai pas été très coopératif. Quand l'officier à refusé de me laisser t'accompagner j'ai paniqué et je me suis un peu énervé… J'ai quand même réussi à appeler Alice et à lui expliquer rapidement la situation mais ils m'ont conduit au poste, j'avais du sang sur les mains, et ils ont cru que… »
«Et comment as-tu réussi à faire pour sortir ? » le coupa-t-elle.
« Alice… Alice a appelé Rose et ton père. Ton père lui a conseillé de se mettre en contact avec la police universitaire et ils ont visualisé les caméras de vidéos surveillances. »
« Mon père ! » Cria Bella, paniqué. Il devait être mort d'inquiétude.
« Oui, Charlie arrive par le premier avion. Il est inquiet. »
« Ok » Dit-elle, résignée.
« Bref, sur les caméras, on voit l'homme t'agresser dans le parking et te tirer vers le recoin. Malgré la pénombre, on voit bien qu'il ne s'agit pas de moi. On voit la femme le rejoindre quelques minutes plus tard. On me voit ensuite arriver en taxi. Ils ont pu retracer leurs déplacements et ils ont pu être identifiés. »
« Et ? »
« Tyler Crowley et Lauren Mallory, deux étudiants.»
« Tyler, ça me dit vaguement quelque chose…. »
« A priori, il serait dans certains cours avec Rosalie.»
« Merde… » Bella était estomaqué. Elle voyait qui était Tyler maintenant. Un garçon discret, plutôt carré à qui elle avait dû dire à peine trois mots en quatre ans. Il trainait souvent avec le pot de glue Newton…
« Ils sont tous les deux étudiants sur le campus. Du coup, ils pouvaient aller et venir comme ils voulaient »
« Ils ont été arrêté ? »
« Oui. Ils ont tenté de fuir chacun de leur côté, mais à priori, ils sont loin d'être futés. Tyler a été arrêté dans son dortoir, alors qu'il tentait de se débarrasser de ses vêtements et Lauren a été interceptée à l'aéroport. »
« Ils t'ont laissé sortir ? »
Il eut un faible sourire.
« Oui… Ils ne se sont même pas excusés… Pour eux, pouvoir coincer une célébrité les aurait fait jouir dans leur froc… »
Elle grimaça.
« Désolé. »
Quelqu'un frappa à la porte et un homme, la quarantaine, qui devait âtre le médecin en charge de son dossier, s'avança accompagné d'une nouvelle infirmière, qui rougit fortement en croisant le regard d'Edward.
Ce dernier sortit, lui promettant de revenir rapidement et elle se laissa examiner.
« Comme on vous l'a sans doute dit. Vous vous en sortez avec des blessures superficielles. Des hématomes sur le visage. Quelques points de sutures sur votre arcade droite et des contusions aux épaules et aux côtes. Je vous ai préparé une ordonnance pour des antalgiques à prendre pendant les prochains jours et un certificat de coup et blessure pour appuyer votre plainte. Il faudra revenir dans 10 jours pour faire retirer vos points. Des policiers attendent dans le couloir pour recueillir votre témoignage. Après cela, vous pourrez manger un morceau et, si tout se passe bien, je vous déchargerais. »
« Ok » Murmura-t-elle.
A peine le médecin et l'infirmière sortis que la porte se rouvrit, laissant la place à tous ses amis. Rose, Ange, Alice, Jasper, Emmett et bien sûr Edward, qui tenait à la main un plateau à l'odeur alléchante.
Ils la laissèrent boire un café délicieux, qui ne venait surement pas de l'hôpital, et picorer un bagel tout en lui racontant les détails de leur nuit. Tyler et Lauren était en garde à vue et serait déféré rapidement devant un juge. La police n'attendait que sa plainte officielle. Alice lui tendit ensuite un sac qui contenant des vêtements de rechange. Edward l'accompagna dans la petite salle de bain attenant à la chambre et l'aida à se changer. Quand elle aperçut son visage dans le miroir pour la première fois, elle prit peur. Elle avait deux yeux au beur noir, la pommette droite tuméfiée, rouge, une plaie suturée de trois centimètre au-dessus du sourcil droit et ses lèvres étaient déformées par l'œdème. Ses épaules étaient douloureuses et un hématome barrait sa poitrine.
« Magnifique » murmura-t-elle, sarcastique.
Elle se débarrassa des traces de sang séché du mieux qu'elle put mais mourrait d'envie de prendre une bonne douche chaude.
Elle croisa le regard coupable d'Edward qui était toujours prêt d'elle.
« Ce n'est pas ta faute. » Dit-elle encore une fois. Et elle le redirait, autant de fois qu'il faudrait pour qu'il commence à la croire.
Il baissa les yeux en haussant les épaules.
« Peut-être pas entièrement » Dit-il, peu convaincu. «Mais sache que je ferais tout pour me faire pardonner. » Chuchota-t-il. Il n'osait pas la toucher, de peur de lui faire mal et effleura simplement son dos du plat de sa main. Bella s'empara de sa main, elle avait besoin de contact car malgré tout ce qu'il en pensait, elle se sentait en sécurité avec lui.
Quand ils sortirent de la salle de bain. Une personne de plus les avait rejoints.
Alice était en train de mettre Charlie au courant de tous les détails de l'enquête.
« Papa ! » Cria-t-elle.
« Ma chérie » Fit Charlie en la prenant prudemment dans ses bras. « Les policiers en charge du dossier sont ici. Le plus simple serait de se débarrasser de cette formalité et puis tu pourras sortir. »
« Tu restes avec moi papa ? Edward ? »
« Pas de soucis ma chérie » Répondit Charlie. Edward acquiesça lui aussi.
Les autres sortirent et firent place à deux policiers en uniforme. Bella sentit Edward se crisper à côté d'elle et elle regarda les deux hommes avec mépris, si son père et Alice n'avait pas été là, ils auraient sans doute gardé Edward pendant des heures avant d'enfin enquêter comme il se doit.
Ils s'avancèrent sans un regard pour Edward et commencèrent à se présenter.
Bella étaient tendue, elle n'avait pas vraiment envie de revivre son agression qui lui était revenue en mémoire par à coup depuis son second réveil. Elle fit de son mieux pour répondre à leurs questions, essayant de n'omettre aucun détail. On lui montra des photos et si elle réussit à identifier l'homme, elle ne reconnut pas la femme, une grande blonde aux cheveux peroxydés et au sourire artificiel.
Parler de son agression avait été à la fois cathartique et épuisant et quand les officiers les laissèrent enfin, après qu'elle ait signé sa déposition et porté plainte, elle se tourna vers Edward :
« Ramène-moi à la maison… S'il te plait. »
Edward avait le visage meurtrier, ses traits étaient figés par la haine et il ne se détendit un peu que lorsqu'il croisa le regard suppliant de Bella.
« A la maison oui… » Répondit-il avec un faible sourire en serrant sa main un peu plus fort dans la sienne.
A suivre...
Et non, ce n'était pas Jacob comme certaines d'entre vous le pensiez!
J'espère que le point de vue d'Edward vous à plut! Je pense que se sera le seul! Enfin, à voir, peut-être que je changerais (encore) d'avis!
A bientôt.
Mystylight.
