Ola!! Voici le quatrième chapitre je ne vous oublie pas :-P le blabla est a la fin, comme toujours :-)

Disclaimer: Tout appartient a Dame Rowling, j'ai bien essayé de marchander mais elle est dure en affaires! xD


Ch.4. Le manoir de l'enfer.

Le manoir Parkinson était comme toutes les autres bâtisses de cette envergure : gigantesque ! Entouré d'une propriété entretenue au centimètre carré prêt, ce manoir dégageait une prestance sans pareille. Autour de la propriété même, il y avait une petite forêt. Pas bien dense certes, mais suffisante pour dissimuler le bâtiment à la vue des moldus en particulier. Il dégageait prestance… oui, mais depuis l'avènement du seigneur des ténèbres au pouvoir, le manoir Parkinson était devenu le QG du Lord au profit de celui des Malefoy qui avait été entièrement calciné par les bons soins de quelques mangemorts. Les Malefoy, considérés comme des traîtres étaient en fuite. Drago protégé a Poudlard et désormais Lucius qui venait d'y revenir…

C'est dans cette forêt que notre groupe venu sauver Pansy et par la même occasion, le plus d'esclave qu'ils pourraient emmener avec eux, transplanna. Chacun se cachant derrière un arbre, commença d'abords par observer les lieux, sans un seul bruit.

Au premier abord, tout semblait parfaitement calme. Il faisait nuit et le manoir semblait endormi. Deux gardes cependant, siégeaient devant les grilles de l'entrée. Deux autres devant les portes.

« Qu'est ce qu'on fait ? » chuchota Tonks.

« On doit agir vite et efficacement… » Ajouta Bill.

« Oui… le hic, c'est que nous ne savons pas à quelle heure aura lieu le transfert » fit remarquer Harry.

« Il est trois heures du matin » annonça Blaise.

« Il faut entrer » dit Remus.

« Je veux bien… mais il va nous être un peu dur d'entrer sans se faire remarquer si tu vois ce que je veux dire… » Fit Fred avec évidence en montrant les gardes.

« Dans ce cas une diversion » proposa George.

« Il y a une entrée par les cuisines » intervint alors Drago.

« Comment tu sais ça toi ? » s'exclama Tonks.

« Parce que Pansy est ma meilleur amie, et je suis venu quelques fois ici » expliqua-t-il.

« Comment on entre ? » demanda Ron. Il était sérieux, anxieux mais déterminé aussi.

« Il faut contourner le manoir derrière, il y a une petite porte pour le personnel, en entrant tu tombe directement dans les cuisines » expliqua brièvement Drago.

« Ça en revient à ce que je disais, comment on va faire avec ces quatre lascars ? » demanda Fred.

« Si on arrive à les neutraliser, pourquoi ne pas entrer par devant dans ce cas ? » demanda Bill.

« Parce qu'il y a sûrement un tas de mangemorts a l'intérieur… tandis qu'aux cuisines… » Fit Blaise.

« Bien, je crois qu'on est d'accords, on s'occupe d'eux… et ensuite on entre, reste à savoir comment on s'en occupe ? » demanda Harry.

« Pour ça… laissez moi faire, tenez vous juste prêt derrière les arbres » fit Tonks. Personne ne comprit lorsqu'elle déchira son pantalon pour en faire un mini short, ce ne fut que lorsqu'elle usa de son pouvoir de métamorphomage que les autres comprirent. Remus la regarda de haut en bas.

« Tu es complètement folle ! » rugit-il « revient ici tout de suite ! » s'exclama-t-il.

« Je t'en prie, je sais ce que je fais ! Fais-moi un peu confiance » murmura-t-elle et elle sortit de sa cachette.

« Dora non… » Chuchota-t-il en sortant, mais Bill le retint par la veste.

Devant la grille, les deux mangemorts en faction gardaient le silence. Ils entendirent un craquement de branches et sortirent leurs baguettes.

« Qui est là ? » s'exclama l'un d'eux. Grand, maigre, le nez crochu, les cheveux gris. Un autre craquement.

« Montrez-vous ! » s'exclama le deuxième, grand également, un peu moins maigre et un peu plus élancé, les cheveux noirs. Ils pointèrent tout les deux leurs baguettes lorsqu'une silhouette sortit des buissons. Les deux hommes en restèrent la bouche pendante.

Une femme, avec de long cheveux noir et de magnifiques yeux bleus, habillée d'un short lui collant aux fesses et d'un petit haut laissant entrevoir une abondante – exagérée même – poitrine, marchait dans leur direction et s'arrêta à la lisière de la forêt. Elle s'appuya sur un arbre de manière aguicheuse et leur fit un sourire charmeur.

« Alors les gars… besoin d'un peu de bon temps ? » demanda-t-elle d'une voix sensuelle en souriant exagérément. Celui aux cheveux noirs la regardait de manière peu commune et sourit lui aussi, dévoilant une rangée de dents aussi noires que ses cheveux.

« Un peu que je veux ! » s'exclama-t-il. Elle leur fit signe avec son doigt de la suivre et ils tombèrent dans le panneau, s'enfonçant tout les deux dans la multitude d'arbres. Il faisait noir, et ils n'eurent pas le temps d'allumer leurs baguettes, que Bill et Remus leurs tombèrent dessus. Ils furent ligotés, un sac sur la tête et dépouillés de leurs habits de mangemorts que Bill et Remus s'empressèrent d'enfiler. Remus détailla Tonks et rougit. Elle lui sourit.

« Quoi ? » demanda-t-elle.

« Tu a exagéré sur la poitrine » marmonna-t-il. Elle aurait éclaté de rire si elle l'avait pu, mais se retint. Elle l'embrassa furtivement et sortit des bois. Remus ne dit plus rien, même si au fond de lui il aurait mieux aimé qu'elle ne vienne pas. Tonks, toujours déguisée s'approcha de la grille. Quelques mètres plus loin, devant les portes les deux mangemorts semblaient en pleine conversation.

« Ouh ouh ! » appela-t-elle. Ils se stoppèrent, et brandirent leurs baguettes en arrivant devant elle.

« Excusez moi de vous embêter messieurs, mais… je viens d'avoir un léger accident de balai, je viens de m'écraser… j'aurais besoin d'aide, mon balai est là bas et je crois que je me suis foulé la cheville » grimaça-t-elle.

« Désolé ma jolie, ici on ne sauve pas les demoiselles en détresse, il faut aller voir ailleurs » dit le premier. Blond, les yeux bleus.

« Oh s'il vous plaît… je suis vraiment embêtée et puis si vous m'aider… » Le deuxième, blond également, aux yeux vert avança.

« Si on vous aides ? » demanda-t-il. Elle leur fit signe d'approcher, ils s'approchèrent de la grille.

« Si vous m'aider je pourrais vous offrir la nuit la plus folle et la plus chaude de toute votre vie » susurra-t-elle. Ils se sourirent – au moins ils étaient mignons eux – et ouvrirent les grilles. Elle les mena dans le bois, faisant mine de boiter, et le même manège opéra. Cette fois ce fut Drago et Ron qui enfilèrent les habits de mangemorts.

« Très bien… il nous faut quelqu'un dehors, en cas de problème vous savez que votre patronus fera l'affaire pour prévenir les autres… » Commença Harry.

« Bill, Remus, Drago et Ron, vous entrez puisque vous êtes habillés. Les jumeaux, devant la porte d'entrée… Tonks, tu surveille les bois et les 4 abrutis, on les amènera à Poudlard dans les cachots avec les autres… Blaise et moi couvriront vos arrières aux cuisines, on vous attendra la bas. Nous ne pourrons sauver que Pansy ce soir… » Les autres hochèrent la tête, ils auraient voulus en sauver plus, mais c'était presque impossible. Déjà là, ils prenaient de gros risques ! Ils se séparèrent et entrèrent dans la propriété à pas de loups…

Les jumeaux se postèrent à l'entrée comme prévus et firent signe aux autres que c'était ok. Le groupe restant contourna le manoir, rasant les murs car ils s'étaient aperçut que dans une des pièces, il y avait de la lumière.

« C'est le salon » chuchota Drago.

« Allons-y » ils continuèrent, regardant partout. La voie était libre. Harry sortit sa baguette et déverrouilla la porte. Lentement, sans grincement aucun, la porte s'ouvrit. Il faisait noir à l'intérieur. C'était une cuisine gigantesque ! À la lueur de leurs baguettes et laissant la porte ouverte, Remus, Bill, Drago, Ron et Harry entrèrent. Blaise resta dehors, Harry restant prêt de la porte.

« Soyez prudent » murmura-t-il.

Soudain, du bruit se fit entendre. 6 baguettes convergèrent vers un coin de la cuisine. Une jeune fille, vêtue de haillons, blonde, de taille moyenne tenait entre ses mains un plat en inox contenant du pain et du fromage. Elle fut surprise d'être découverte et se retourna. Face à elle se tenait quatre mangemorts ! La peur au ventre et la terreur dans les yeux, elle tremblait tellement qu'elle en lâcha le plat qui en tombant fit un boucan de tout les diables !! Toutes les têtes se tournèrent vers la porte, il fallait être sourd pour ne pas entendre ça. Sans réfléchir, Drago vira le pain et le fromage de la cuisine, mais laissa le plat par terre. Il agrippa la jeune fille par la taille, plaquant une main sur sa bouche pour ne pas qu'elle hurle, les autres étaient sortit, mais Drago n'en eu pas le temps, il du se faufiler sous une armoire assez haute pour les retenir tout les deux.

Des pas se firent entendre et bientôt, la lumière s'alluma. Drago, toujours sous l'armoire avec la jeune esclave, regarda les pieds des mangemorts avancer.

« Regarde ça ! »

« Sûrement un chat, ça grouille par ici » dit une deuxième voix.

« Je serais d'avis d'aller voir si les esclaves sont toujours dans leurs cellules » fit la première voix pas convaincue. Drago sentit la jeune fille trembler comme une feuille.

« Chut… » Fit Drago.

« Fais le si ça te chante, mais moi je prends ma pause je te dis que c'est un chat, pas de quoi s'alarmer ! » s'exclama le deuxième. La lumière s'éteignit et les pas s'en allèrent. Drago toujours sous l'armoire, respira enfin, ils l'avaient échappé belle ! Il gardait toujours la jeune fille emprisonnée.

« Très bien… » Chuchota-t-il. Je vais vous libérer la bouche, mais seulement si vous me promettez de ne pas crier, on est d'accords ? » Demanda-t-il. Elle agita la tête. « Bien » il retira doucement sa main.

« Qui… qui êtes vous ? Vous n'allez pas me faire de mal ? »

« Rassurez vous… je m'appelle Drago »

« Drago Malefoy ! » s'exclama-t-elle.

« Chut !!! » fit frénétiquement Drago tandis qu'ils sortaient de sous l'armoire et que les autres rentraient.

« Par tout les saints, vous ne devez pas rester ici toi et tes amis ! Ta famille a été bannie, s'ils vous retrouvent vous serez mis à mors ! » Paniqua-t-elle.

« Inutile de t'en faire pour nous euh… »

« Marion »

« Bien Marion… voilà ce qu'il va se passer. Nous sommes venus chercher notre amie, tu peux nous aider ? – elle hocha la tête à l'affirmative – bien… où sont les cellules ? »

« Quand vous sortez des cuisines… à gauche… encore à gauche. Ensuite, vous arriverez à un escalier. Vous l'emprunter puis c'est tout de suite a droite. Dans les cachots »

« Bien… est ce que Pansy Parkinson est parmi les prisonniers ? » demanda-t-il.

« Miss Parkinson… » Fit-t-elle tristement « elle a la dernière cellule. Celle des condamnés, avec mon petit ami »

« Des condamnés ? »

« Oui, miss Parkinson a été condamnée a la torture entraînant pour finir la mort, parce qu'elle s'est dressée contre son père, elle a voulu0t le tuer… Emeric, mon fiancé a mené une rébellion parmi les esclaves, il a été condamné a la torture entraînant la mort lui aussi, ils sont dans le même cachot. Ils ont tenus bon, cela fait maintenant 4 mois qu'ils endurent ça, pour Emeric seulement 2, mais miss Parkinson ne bouge plus depuis ce matin… » Le sang de Ron ne fit qu'un tour. Il releva vivement la tête.

« Très bien, merci beaucoup Marion. Je te demande maintenant de suivre mes amis, ils te garderont prêt d'eux et on te ramènera avec nous, tu n'as plus rien à craindre » dit-il. « Venez » ils avancèrent tout les quatre, à pas lents et surtout sans bruit ! Il n'y avait aucune trace de mangemort dans les couloirs… ils empruntèrent le chemin comme le leur avait indiqué Marion et arrivèrent bientôt dans le couloir des cachots. Là, ils durent se stopper, car un mangemort faisait des allées venues dans le couloir. La cellule où se trouvaient Pansy et Emeric, était celle du fond.

« Stupéfix ! » chuchota Ron. Le mangemort tomba à même le sol. Les autres le ligotèrent et Ron prit les clés. Il s'approcha de la porte, son cœur cognant contre sa poitrine. A l'intérieur, un bruit de chaînes se fit entendre.

« Qu'est ce que vous voulez ? Laissez la tranquille ! » Cria une voix d'homme. En entrant, nos amis découvrirent un spectacle terrifiant et désolant. Accrochée au mur, les bras levés au dessus de sa tête par de lourdes chaînes, les pieds écartés et attachés au sol par de lourdes chaînes également, Pansy avait la tête ballante. Elle était sale et ne portait qu'une petite chemise de nuit lui couvrant à peine le corps. Elle portait de nombreuses marques de coups et de coupures.

Devant elle, un jeune homme a la carrure robuste, assez grand, les cheveux auburn, les yeux bleus. Vêtus comme Pansy, c'est-à-dire très peu, à peine un tee shirt et un short, il était lié par de grosses chaîne aux pieds, mais capable de se déplacer. Il faisait rempart devant la jeune fille inconsciente, les bras ouvert. L'arcade ouverte, les bras et le visage en sang, il faisait front courageusement.

« Allez vous en ! Laissez là »

« Chuut ! » fit Drago affolé. Ils enlevèrent tous leur masque.

« Qui… qui êtes vous ? Qu'est ce que vous voulez ? »

« Emeric je t'en prie… arrête de crier, ou ils vont rappliquer… nous sommes là pour t'aider… nous avons vu Marion aux cuisines, on veut juste vous aider » fit Drago. Le jeune homme se calma instantanément.

« Marion ? Est ce qu'elle va bien ? » Demanda-t-il.

« Oui, elle va bien, elle est avec nos amis » Drago se baissa pour défaire les chaînes à l'aide des clés, tandis que Ron se précipitait sur Pansy.

« Pansy ?! Pansy mon ange c'est moi, tu m'entends ? » Lui dit-il en prenant sa tête dans ses main pour la redresser. Elle avait le visage martelé de coup, ses cheveux lui collaient au visage. Il le lui dégagea.

« Oh mon dieu… » Dit-il. Drago s'empressa de délier ses mains et ses pieds, tandis que Ron la soutenait. Elle était inconsciente et respirait à peine. Elle était complètement gelée aussi. Quand il eu enfin délié ses pieds, Ron enleva sa cape tant bien que mal et la recouvrit avec en la soulevant.

« Pansy… » Murmura Ron.

« R… Ro…n » marmonna-t-elle les yeux toujours clos.

« Je suis là… je vais te sortir de là » murmura-t-il. Ce fut pourtant le seul son qu'elle prononça. Ils ressortirent de la cellule à pas de loups. Quand ils atteignirent le rez-de-chaussée, ils se figèrent. Se collant contre le mur de l'escalier pour ne pas se faire voir, ils entendirent malgré eux la conversation animée qui avait lieue dans le petit salon. N'en comprenant pour commencer pas grand-chose, un bruit retentit. Un bruit de main qui s'abat sur une joue. Ils tendirent l'oreille.

« Ne sois pas insolente Narcissa ! Tu n'es pas en position de jouer aux autoritaire je crois » railla la voix de Voldemort en colère. Drago leva la tête. Sa mère… depuis prêt de 4 mois, depuis le début de la guerre en fait, il n'avait plus revu ses parents. Ni père, ni mère.

« Ta famille et toi, vous n'êtes que des traitres ! Comment avez-vous osez ? » Tonna le mage.

« On a enfin ouvert les yeux ! » rétorqua Cissy avec insolence. Une deuxième claque. Drago voulut intervenir, mais Remus le retint par le poignet.

« Non » murmura-t-il.

« Si tu crois que je vais laisser ma mère là » dit-il.

« Pas maintenant Drago, c'est trop risqué » chuchota Remus. Drago serra les poings. Finalement, ils regagnèrent la cuisine sans embûche, Blaise et Harry les attendaient toujours dehors et Blaise avait amené Marion auprès de Tonks. Si cela tournait mal, elle pourrait au moins l'emmener tout de suite. Ron sortit le premier, Pansy dans ses bras qui respirait à peine. Tout le monde sortit sauf Drago.

« Qu'est ce que tu fais ? » s'exclama Harry.

« Ma mère est ici… et je ne vais pas la laisser »

« Drago c'est de la folie » s'exclama Remus.

« C'est ma mère Remus ! Il est hors de question que je m'en aille sans elle ! Allez y, je vous rejoindrais plus tard » dit-il.

« Mais… »

« Laisse le Remus, Drago sait ce qu'il fait » intervint Harry. Il serra la main de son ami avec force. « Sois prudent » intima-t-il. Drago hocha la tête, et remit le masque de mangemort qu'il avait emprunté sur sa tête et referma la porte sur lui tandis que les autres regagnaient la grille pour transplanner à Poudlard.


Poudlard, 1990

Voilà deux jours que Ginny, Elliot et Hermione avaient atterrit dans cette époque. Et ils s'en accommodaient bien. Même si chacun savaient parfaitement bien que ça ne durerait pas. Après le repas de midi, les septièmes avaient une heure de libre avant de reprendre les cours de l'après midi, ainsi notre trio se rejoignit sur la rive du lac. En ce début de printemps, l'air frais de l'hiver était encore un peu présent, mais quelques rayons de soleil perçaient le ciel pour le plus grand bien de tout le monde. Ginny s'installa dans l'herbe, s'appuyant de ses mains en arrière et ferma les yeux un beau sourire accroché a ses lèvres.

« J'aime le soleil » commenta-t-elle. Hermione et Elliot l'imitèrent et s'assirent sur l'herbe.

« Ce n'est pas le bon moment pour faire bronzette si tu veux mon avis » railla Elliot. Ginny ouvrit un œil pour le regarder.

« Non je ne le veux pas » dit-elle « ton avis » ajouta-t-elle.

« Je me demande encore comment Drago fait » s'exclama-t-il. Hermione soupira discrètement. Ces deux là ne pouvaient jamais s'en empêcher !

« Comment il fait quoi ? » s'exclama Ginny les yeux toujours fermés.

« Pour te supporter ! »

« T'es vraiment trop con » pesta-t-elle en se redressant.

« Oh je vous en prie ! Vous ne pouvez pas vous arrêter 5 minutes ? » S'exclama Hermione « on est censé se serrer les coudes » rappela-t-elle.

« Mais c'est ce qu'on fait ! » sourit Ginny. D'un sourire hypocrite qu'il lui rendit bien d'ailleurs. Hermione secoua la tête, dépitée. Elle sourit malgré elle.

« Alors, vous êtes prêts pour ce soir ? » demanda-t-elle pour essayer de changer de sujet. Ginny lui fit un sourire éblouissant.

« Et comment ! » s'exclama-t-elle.

« Vous parlez de cette soirée chez les Serdaigle ? » demanda Elliot.

« Oui. Tu viendras ? » Demanda Hermione.

« Non, je ne crois pas » Hermione se redressa elle aussi.

« Elliot » soupira-t-elle.

« Ce n'est pas ma faute si les Serpentard ne sont pas invité à ces fêtes ! » s'indigna le jeune homme.

« Les excuses sont faites pour s'en servir » scanda Ginny.

« Toi la ferme » pesta-t-il.

« Je suis sûr qu'il feront une exception pour toi » continua Hermione sans prêter attention à ce que Ginny avait dit.

« Tu crois que parce que je m'appelle Elliot MacPherson il vont me laisser entrer ? »

« Bien sur que oui ! Je règlerais ça avec Charlie tout à l'heure » dit fermement Hermione.

« Vous vous entendez bien tout les deux » fit remarquer Ginny, Elliot se renfrogna et Hermione rougit un peu.

« On s'est toujours bien entendu Ginny » fit-elle remarquer.

« Moui… fais quand même attention Hermione, n'oublie pas où nous sommes » lui dit-elle un peu plus sérieusement. Hermione soupira en triturant l'herbe.

« J'ai déjà entendu ça quelque part… » Marmonna-t-elle en faisant allusion à Elliot.

« Tu peux bien parler toi avec ton Sam » s'exclama Elliot.

« Quoi Sam ? » s'énerva la rouquine « Sam n'est qu'un ami ! J'aime Drago, quoi qu'on puisse en penser et il m'aime aussi. Ce n'est pas parce qu'on est loin l'un de l'autre que je vais courir dans les bras du premier venu ! Pour qui tu me prends ? » S'exclama-t-elle. Elle avait l'air si sérieuse qu'il su que répondre. Bien sur qu'elle l'aimait il le savait. Même si ils se disputaient assez souvent tout les deux, Ginny était son amie aussi, il n'insista pas.

« Ça va t'énerve pas Weasley, tu le reverras ton petit blondinet » dit-il avec un petit sourire. Elle se détendit. « En parlant d'autre chose… il faudrait peut être penser à s'y mettre pour récupérer ce diadème » amorça-t-il. Hermione se redressa en soupirant.

« Je sais… » Dit-elle. « Mais c'est risqué » continua-t-elle.

« Vous avez bien été à vous trois, on devrait y arriver à nous trois » argumenta Elliot.

« Oui et regarde dans quel état on en est revenu ! » s'exclama-t-elle.

« Là je suis d'accords avec elle » intervint Ginny.

« Il faudra pourtant bien que l'on fasse quelque chose » continua-t-il.

« Tu n'as aucune idée des créatures qui gardent ce château » souffla-t-elle.

« Qui parle de créature et de château ? » s'enquit une voix gaie. Adeline, Charlie, Flo' et Sam les avaient rejoins et s'assirent avec eux.

« Salut beau brun » rit-elle en regardant Elliot.

« Tient ça change de jour en jour » railla celui-ci.

« Tu t'y feras très vite, Adeline est une experte pour trouver des surnoms » sourit Charlie qui prenait place. Ils formaient maintenant un cercle. Elliot ne releva pas.

« Alors vous parliez de quoi ? » demanda-t-elle en fourrant sa sucette dans sa bouche.

« De rien qui t'intéresse » répondit Elliot. Hermione lui jeta un regard courroucé.

« Je vois… classé secret défense » rit-elle.

« Non ce n'est pas ça, ça concerne… »

« Hermione tais toi ! » l'intima Elliot.

« Oh je t'en prie ! Ils savent qui nous sommes, autant qu'ils sachent pourquoi on est là non ? » Pesta à son tour Ginny.

« Vous n'avez aucune idée des répercussions que ça peut avoir sur notre futur si on leur parle » se buta-t-il.

« On ne va pas tout leur dire non plus, je sais ce que je fais s'il te plaît » s'énerva Hermione. Elliot ne répondit pas et croisa les bras l'air renfrogné. Hermione se tourna à nouveau vers tout le petit monde.

« En fait… pour ne pas en dire trop, nous avons… quelque chose à récupérer » dit-elle en prenant soin de ne pas trop en dire.

« Quelque chose ? » s'étonna Flo'.

« Oui, quelque chose d'assez important pour que nous remontions le temps. Et cette chose est cachée dans un château, enfin ruines serait plus exact, et nous devons nous y rendre. Le seul hic c'est que c'est très dangereux »

« Pourquoi ? Vous risquez de vous cassez la jambe ou un truc comme ça ? » Demanda Sam par curiosité. Hermione sourit.

« Si ce n'était que ça… » Marmonna-t-elle. « Non, des créatures gardent ce château. Mes deux meilleurs amis et moi en avons fait les frais la dernière fois, et croyez moi elles sont tout sauf tendre… » Grimaça-t-elle.

« A ce point là ? » grimaça Adeline. Hermione la regarda en coin et regarda ses amis. Ginny ne disait rien, lui laissant prendre les rênes, et Elliot montrait qu'il n'était pas d'accords, mais il ne lui dit rien non plus.

« Ce sont des Dazzle-Wolf » dit-elle. Il y eu des hoquets de surprise.

« Ces créatures n'existent pas Hermione » intervint une voix. Tout le monde se retourna sur Emilie qui venait d'arriver. Elle avait entendu presque toute la discussion et s'assit avec eux.

« Oh je t'assure que si » répliqua Hermione.

« Arrête s'il te plaît. Tu essayes de faire quoi au juste ? Ce ne sont que des légendes » persista-t-elle.

« Je les aies vus ! Ces bêtes féroces ont presque tué mon meilleur ami, le frère de Ginny ! »

« Hermione !! » s'exclama Elliot. Hermione se tut confuse et ferma les yeux afin de respirer un bon coup.

« Elles existent… et si tu veux une preuve, en voilà une ! » déclara-t-elle en relevant la manche de son pull pour lui montrer la cicatrice toute fraîche d'un de ces redoutable loups qui lui avait donné un coup de patte alors qu'elle tentait de sauver Ron.

« Tu es donc un loup garou ? » demanda Sam éberlué. Hermione rit malgré elle et secoua la tête.

« Non, il faut être mordu pour être transformé et crois moi ces bestioles sont pire que des loups garou » dit-elle.

« Excusez moi, au risque de passer pour un idiot… c'est quoi un Dazzle-Wolf ? » intervint enfin Charlie qui n'avait rien dit jusque là. Ce fut Emilie qui lui répondit.

« Un Dazzle-Wolf, est en quelque sorte un loup garou amélioré. A quelques différences prêt » souligna-t-elle.

« Telles que ? » demanda Charlie n'étant pas très sûr de vouloir savoir.

« Telle que pour commencer la vue. Ils ne voient pas. Aveugles dés la naissance, cette espèce se voit attribuée un odorat encore plus développée qu'un loup normal. Ils ne sentent qu'une seule chose : le sang. Si vous ne les attaquez pas et si vous ne faites aucun bruit, ils ne vous ennuieront pas. Si par contre une malheureuse goutte de sang viendrais a tomber de votre nez, votre doigt, ou n'importe quelle autre partie de votre corps, alors vous êtes fichu… » Continua Emilie.

« Et vous avez intérêt à courir vite » renchérit Hermione. « Les Dazzle-Wolf reste comme ils sont. Pleine lune, plein soleil, peu importe. Évidemment la pleine lune renforce leur énergie, mais ils ne sont pas humains. » Termina Hermione.

« Quoi qu'il en soit, ce ne sont que des légendes » se borna Emilie.

« Puisqu'elle te dit qu'elle en a affronté » s'énerva Sam. Emilie le regarda interdite et tourna son regard vers Hermione.

« Très bien… dans ce cas, pourquoi ne pas nous emmener avec vous lors de votre mission pour récupérer cette chose ? » proposa-t-elle. Hermione secoua la tête.

« Il n'en est pas question » dit-elle.

« Pourquoi ? De quoi as-tu peur ? » Continua-t-elle.

« De rien du tout, mais tu n'imagine pas dans quoi tu veux te lancer » fit Hermione. Emilie se leva.

« Parce qu'il n'y a pas de Dazzle-Wolf, ni quoi que ce soit d'autre » dit-elle.

« Tu insinues que nous sommes des menteurs ? » s'insurgea Ginny en se levant a son tour.

« Je n'ai pas dit ça, c'est toi qui l'as dit » fit Emilie avec dédain « mais je trouve tout de même bizarre votre histoire, ça n'a aucuns sens c'est tout »

« Parce que tu crois que tout ça va comme ça ? Tu crois que la vie est rose ? Il n'en est rien Emilie, alors arrête de nous prendre de haut, parce que tu ne connais rien de notre vie ! Si toi tu te plais dans ton petit conte de fée alors tant mieux, mais un jour il faudra te réveiller ma vieille, ce n'est pas ça la vie ! Il faut se battre pour arriver a quelque chose, tout ne nous arrive pas sur un claquement de doigts ni sur un plateau d'argent ! » S'énerva Ginny. Emilie, le visage impassible s'avança vers la rouquine.

« Qui parle de jugement ? Tu ne connais absolument rien de moi non plus et je t'interdis de dire que je vis dans un conte de fées d'entend ? Il y a longtemps que je suis réveillée et que je suis en plein cauchemar même, c'est à vous de vous réveiller, ce n'est pas en racontant des histoires rocambolesques que tu arriveras à quelque chose ! » Tonna-t-elle. Les deux jeunes filles étaient face à face, prêtes à se sauter dessus.

« S'il vous plaît les filles… » Fit Hermione en se plaçant aux cotés de Ginny. Ginny la lâcha du regard et Emilie tourna les talons. Ginny se rassit furibonde.

« Il ne faut pas lui en vouloir » la défendit Flo' « elle n'a pas toujours été comme ça » dit-il en la regardant s'éloigner.

« Oui et bien la prochaine fois, qu'elle s'abstienne de venir si c'est pour créer des histoires ! » pesta Sam. Flo' soupira mais n'ajouta rien. Sam la regarda aussi s'éloigner un moment puis reporta son attention sur le groupe.

« Au fond… peut-être devrions nous y aller, pour lui prouver qu'elle ne peut pas toujours avoir raison » proposa-t-il.

« Non » fit Hermione catégorique « je refuse de prendre des risques inutiles juste pour prouver que nous ne mentons pas ! Je préfère encore la savoir prétentieuse et en sécurité » ajouta-t-elle.

« Mais vous n'êtes que trois ! Prenez notre proposition comme une aide » argumenta le blond.

« Vous ne comprenez pas ! C'est bien d'en parler mais quand vous êtes devant ces bêtes, c'est autre chose crois moi »

« Sam a raison Hermione. Vous avez besoin d'aide » intervint Charlie. Hermione le regarda incrédule.

« Allé… on veut juste vous aider » renchérit Adeline. Hermione se mordit la lèvre.

« Quand comptez vous y aller ? » demanda Flo'.

« Nous n'en savons rien encore… » Répondit Hermione.

« Et bien quand vous irez, pensez a nous » fit gentiment Charlie. Hermione lui sourit sans trop savoir quoi ajouter.

« Ouais c'est ça. Allô ? Ça vous dit de venir vous faire tuer ? » Railla Elliot « vous ne comprenez donc pas qu'on ne parle pas d'un jeu, mais de la réalité ? » S'exclama-t-il a bout de nerfs.

« Et toi tu ne comprends pas qu'on veut simplement vous aider ? D'accords vous n'êtes là que depuis deux jours seulement, mais vous faites partie de notre groupe maintenant ! Est ce que le sens du mot amitié et le sens du mot solidarité te dit quelque chose ? » S'énerva à son tour Adeline en se levant. « Parce qu'il va bien falloir t'y faire mon vieux, vous ne pourrez pas régler tout, tout seul ! Excusez moi, mais j'ai cours » dit-elle en tournant les talons. Sam se retourna sur Elliot en souriant.

« Dis donc, t'es le premier à la mettre en pétard deux jours de suite ! » rigola-t-il. Elliot la regardait s'éloigner et soupira. Il ne répondit pas.

« On ferait mieux d'y aller. Prenez le temps de réfléchir à notre proposition » dit doucement Charlie en posant sa main sur l'épaule d'Hermione. Celle-ci hocha la tête et les autre quittèrent la rive, il ne restait plus que notre trio.

« Bravo » commenta Elliot.

« Bravo quoi ? » attaqua Ginny.

« On avait parlé de discrétion ! Et nous voilà maintenant entiché d'une bande d'adolescents voulant jouer les héros ! » S'exclama-t-il.

« Et d'après quoi, nous sommes quoi nous ? » Railla Ginny.

« Ce n'est pas pareil » réfuta Elliot.

« Ce n'est pas pareil parce que nous n'avons pas eu le choix Elliot ! Mais nous ne sommes que des ados ! Si on n'y avait pas été forcés, jamais on se serrait battu à notre âge ! On ne se retrouverait pas là tout les trois si on n'y avait pas été obligés par la force des choses ! S'il n'y aurait pas eu Voldemort et la guerre, nous serions comme eux à l'heure qu'il est. Tout ce qui nous différencie d'eux, c'est la guerre ni plus ni moins ! Nous on a la guerre alors que eux on l'insouciance et c'est ça que nous devrions vivre au lieu de constamment avoir peur ! Alors si nous, à 16 et 17 ans sommes capables d'aller affronter un tas de bêtes féroces, je ne vois vraiment pas pourquoi eux n'en seraient pas capables. Il faut que tu arrêtes de jouer les moralisateur, car toute l'aide qui peu nous être apportée, on doit la prendre. Moi je vote pour qu'ils nous accompagnent » dit-elle une lueur de défit dans les yeux en le regardant. Elle regarda Hermione. Elle paraissait hésitante.

« C'est dangereux… » Dit-elle.

« Ils l'ont choisi ! Ils veulent venir, on ne leur a rien demandé. On a essayé de les en dissuader mais ils ont choisi de venir quand même, ils savent ce qu'ils encourent » argumenta Ginny d'un ton sans réplique. Hermione se mordit la lèvre en regardant Elliot.

« Elle à raison… ils sont maîtres de leurs propres choix… » Elliot soupira résigné et se leva l'air vraiment contrarié. « Elliot… » Supplia Hermione.

« Votre choix est fait de toute façon que pourrais-je y changer ? Je me demande bien pourquoi je suis venu avec vous finalement » dit-il avant de s'en aller.

« Elliot !! » Hermione ne le suivit pas, ça ne servirais à rien. Ce garçon était vraiment difficile à cerner. Ses sautes d'humeur étaient très difficiles à gérer, mais Hermione en avait l'habitude a force.

« Laisse le, ça lui passera… » Fit Ginny.

« On doit aller en cours c'est l'heure » soupira Hermione en se levant prête à rentrer pour ses cours de l'après midi.

OoO

Le soir même, dans la salle commune des Serdaigle, la fête battait son plein. Ces fêtes concernaient principalement les 6 ème et 7ème années, sauf autorisation spéciale, certains 5ème comme John et Romain pouvaient y participer. La musique était entraînante, il y avait un peu d'alcool et tout était bien entendu insonorisé. Dans un coin, pas loin de la cheminée, notre groupe d'amis discutait. Hermione, habillée d'un jean et d'un petit haut montrant à peine son ventre, avait un verre à la main et semblait… embêtée.

« Ça ne va pas ? »

« Charlie ! Si, si tout vas bien » assura-t-elle.

« Elle se demande si son beau brun va venir » ricana Ginny habillée à peu prêt comme Hermione un poil plus sexy.

« Très drôle » pesta Hermione.

« Ton ami a l'air d'avoir un sal caractère » constata Charlie.

« A qui le dis tu ! » s'exclama Ginny qui se mettait à bouger au rythme de la musique. Sam le remarqua et aussitôt attrapa son poignet pour l'entraîner sur la piste.

« Allé ma belle, montre moi comment tu bouge ! » s'exclama-t-il. Ginny partit dans un éclat de rire et ils s'éloignèrent sur la piste. Charlie souriait.

« Elle est toujours comme ça ? » demanda-t-il amusé. Hermione sourit en regardant son amie se déhancher avec Sam, tout en lui faisant des signes.

« Il y avait longtemps qu'elle ne l'était plus » avoua-t-elle « et ça me fait plaisir »

« J'espère sincèrement que vous allez arriver à vos fin » dit-il sincèrement.

« Merci » dit-elle.

« Allez viens ! » il l'entraîna à son tour sur la piste où ils rejoignirent Ginny et Sam. Au cours de la soirée, Hermione se détendit et s'amusa tout comme Ginny. Elliot n'était pas venu. Au bout d'un moment, Hermione alla se chercher à boire. Elle regarda tout le monde sur la piste en pensant qu'il était injuste qu'elle et ses amis ne puissent vivre la même chose dans leur monde. Tout se résumait à bataille, peur et survie en quelque sorte. Elle soupira d'aise. Elle fut interrompue dans ses pensées par Adeline.

« Ah Hermione ! Alors ? Tu t'amuse bien ? »

« Beaucoup merci » sourit-elle.

« Je te présente mon amie, Dora » Hermione sourit en voyant s'avancer vers elle Tonks, adolescente. Elle avait les cheveux roses et son éternel sourire accroché à ses lèvres.

« Enchantée, Hermione » sourit-elle.

« Ton ami au sale caractère n'est pas venu ? » s'amusa Adeline.

« Non… je suppose qu'il avait autre chose en tête » répondit Hermione.

« Sans doute… tu viens Dora ? À plus tard Hermione »

« À plus tard » et les deux jeunes filles repartirent dans la foulée tandis qu'Hermione sirotait son verre. Elle resta seule un moment, avant que la musique ne s'adoucisse, laissant place à la séquence slow. Elle vit alors Sam faire la révérence devant une Ginny hilare, puis ils s'enlacèrent pour danser, tout en parlant. Elle avait l'air heureuse, même si elle savait très bien que Drago lui manquait. Néanmoins, la relation qui s'installait entre elle et Sam lui faisait un peu peur.

« On pense encore ? » fit une voix rieuse a son oreille. Elle sourit. « Tu danses ? »

« Avec plaisir » sourit-elle. Charlie l'emmena sur la piste au milieu des autres couples qui tournaient au rythme lent de la musique. Elle noua ses bras autour de son cou et lui sur sa taille et ils se mirent à tourner doucement.

« Elliot n'est pas venu finalement » constata Charlie.

« Non » soupira Hermione « il n'aime pas beaucoup ce genre de chose » avoua-t-elle.

« C'est dommage ça ne lui ferais pas de mal de se détendre un peu » dit-il.

« Je sais. Il n'est pas méchant tu sais, il veut simplement qu'on s'en sorte » se crut-elle obligée de dire.

« Je comprends… » Hermione se serra un peu plus.

« Mais je me dit que si on doit passer deux mois ici, autant rendre notre séjour agréable. Lui est un peu plus… casanier je vais dire. Mais c'est quelqu'un de très gentil au fond, il ne le montre pas, mais moi je le connais » dit-elle.

« Oui… » Instinctivement, Hermione posa sa tête sur son épaule et ils continuèrent de danser ainsi enlacés. Charlie se sentait embarrassé d'une telle proximité. La seule fille à être aussi proche de lui était Adeline. Mais il ne s'en plaignait pas non plus. Hermione ferma les yeux un moment. Elle huma le parfum qu'elle avait tant aimé en arrivant et sourit.

« Qu'est ce qu'il y a ? » demanda Charlie alors qu'elle relevait la tête sourire aux lèvres.

« Tu sens bon » répondit-elle. Il la regarda et arqua un sourcil.

« Je te remercie » dit-il un peu déconcerté « toi aussi ! » sourit-il. Elle eu un petit rire et la danse se termina.

« Merci pour cette danse Charlie, c'était très agréable »

« Je t'en prie… » Répondit-il.

De leur coté, Sam et Ginny ne se lâchaient plus. Un deuxième slow débuta et ils continuèrent de tourner lentement.

« Vous êtes très en beauté ce soir miss Weasley » complimenta-t-il. Ginny sourit.

« Je vous retourne le compliment » dit-elle en feignant une voix snobe. Ils rirent.

« Sérieusement, Drago a de la chance de t'avoir » elle sourit un peu l'air triste.

« Et j'ai de la chance de l'avoir » compléta-t-elle.

« J'ai du mal à croire que l'on parle du même » dit-il « il n'a que dix ans et c'est une vraie petite crapule » dit-il. Ginny rit en se souvenant. Elle avait rencontré Drago Malefoy pour la première fois, à la librairie du chemin de traverse. Elle avait défendu Harry et Sam avait raison, c'était une vraie crapule a l'époque.

« Il a changé » dit-elle « et puis d'ailleurs, d'où tu le connais ? » demanda-t-elle suspicieuse. Ginny voulait savoir, elle savait qu'il cachait quelque chose mais quoi ? Elle ne voulait pas le brusquer, de peur de le braquer. Il lui sourit en la regardant, remettant une mèche de cheveux roux en place, sa main descendit vers son menton qu'il prit entre son index et son pouce quelque seconde comme on fait aux enfants trop curieux.

« Tu as tes secrets… et moi j'ai les miens » rit-il. Elle le regarda quelques secondes dans les yeux et finit par sourire en coin. Elle le saurait. Tôt ou tard, elle saurait quel lien Samuel Malbla avait avec la famille Malefoy, foi de Weasley ! Ils quittèrent finalement la piste, rejoignant Hermione et Charlie qui discutaient d'animaux. Charlie se passionnait pour les animaux et Hermione ainsi que Ginny se gardèrent bien de lui dire ce qu'elles savaient a propos de lui.

Dans son coin, Emilie sirotait son verre l'air morose et en colère. Sam lui jeta un œil en coin et soupira. Il détourna pourtant ses yeux et sourit aux autres en continuant de discuter.

Ils terminèrent la soirée tous ensemble et rentrèrent aux petites heures à la tour Gryffondor. Les deux jeunes filles avaient le cœur étrangement plus léger et c'est le sourire aux lèvres et la tête pleine de bons souvenirs qu'elles se couchèrent au petit matin alors que le soleil commençait déjà à se lever.


Poudlard, 1998.

Dans l'infirmerie, tout était calme et silencieux. Mme Pomfresh attendait, assise sur un tabouret regardant distraitement dehors, une tisane à la main. Elle attendait le retour de la délégation de sauvetage. Pensive, elle souffla sur sa tisane brûlante et en but une gorgée qui lui brûla la gorge. Elle ne s'en formalisa pas, elle était habituée. Après toutes ces années, Poppy en avait vu de dures… mais cette guerre était la plus dure des épreuves qu'elle avait eu à vivre jusqu'à présent. Elle avait songé à s'arrêter. Et plus d'une fois. Mais un argument, un seul l'avait toujours fait renoncer a sa retraite. Ces enfants !

Qui mieux qu'elle connaissait ces lieux ? Cette école ? Qui mieux qu'elle pouvait les aider, les soigner ? Elle se refusait à les abandonner, encore moins en ces temps. Alors elle restait et resterait jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus y arriver et que quelqu'un d'autre prenne le relai. Elle fut tirée de ses pensées par les portes de l'infirmerie qui claquèrent. Elle se retourna et accourut auprès du groupe.

« Dieu du ciel ! » murmura-t-elle quand elle vit l'état de Pansy dans les bras de Ron. Celui-ci s'approcha du lit le plus proche et la déposa délicatement dessus. Pom-Pom s'empressa de l'ausculter. Ron resta à ses cotés.

Evelyn, Luna et Molly qui avaient entendu le bruit accoururent à l'infirmerie.

« Elle va s'en sortir ? » demanda Emeric qui lui ne lâchait plus Marion.

« Je ne sais pas, attendons ce que Mme Pomfresh va nous dire » répondit Harry qui refusait de penser que son amie ne s'en sortirais pas.

« Vous êtes déjà de retour ! » s'exclama Evelyn.

« Oui, ça été plus vite que prévu » répondit Remus qui enleva sa tenue de mangemort, tout comme Bill. Evelyn les scruta du regard.

« Où est Drago ? »

« Il vous faudra des vêtements propres et chauds, Blaise tu peux te charger d'Emeric ? » celui-ci hocha la tête.

« Où est-il ? » redemanda-t-elle.

« Dora, Marion à plus ou moins la même taille que toi » continua Harry qui refusait de regarder Evelyn dans les yeux et de lui dire que son meilleur ami était encore là bas.

« Potter ! » le retint-elle par le poignet, il la regarda « pourquoi Drago n'est pas avec vous ? Que c'est-il passé ? » Son ton était sans réplique. Il soupira.

« Sa mère est retenue prisonnière là bas, il n'a pas voulu rentrer avec nous » avoua-t-il « il nous a dit qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il nous rejoindrait plus tard » continua-t-il. Elle le fixa, ne lâchant pas son bras.

« Il est complètement cinglé » finit-elle par marmonner en le lâchant. « comment va-t-elle ? » demanda-t-elle en désignant Pansy.

« Mal… on en saura plus dans un moment je pense » dit-il. Ils attendirent tous devant le rideau fermé ou Pom-Pom continuait de soigner Pansy. Marion et Emeric avaient revêtu des vêtements plus chauds et attendaient eux aussi.

« Que va-t-il se passer pour les autres esclaves ? » demanda Marion.

« Nous irons les chercher plus tard, on ne pouvait pas faire mieux pour aujourd'hui » répondit Bill.

« Si je comprends bien, nous sommes dans la résistance maintenant ? » demanda Emeric.

« C'est ça, bienvenue dans la famille ! » sourit Fred. Les deux amoureux lui sourirent en retour. Pom-Pom sortit de derrière le rideau, Ron se leva tel un ressort en la regardant, elle soupira.

« J'ai fait tout ce que j'ai pu. Elle est dans le coma » annonça-t-elle. Toutes les épaules s'affaissèrent et Ron passa le rideau. Personne ne l'y accompagna, comprenant bien qu'il avait besoin de la retrouver, même si elle n'était pas consciente. Il s'assit à coté du lit, le teint livide, les yeux cernés. Il lui prit la main et la porta à sa bouche. Il l'embrassa et la reposa sur le lit. Doucement, il caressa ses cheveux que l'infirmière avait lavés et une larme roula sur son nez, pour s'écraser sur le drap.

« Tu vas t'en sortir… » Murmura-t-il « je sais que tu vas y arriver, tu es forte… je t'aime » chuchota-t-il.

« Quel gâchis » murmura Luna dans les bras de Blaise. Evelyn grimaça.

« Demain, Hermione, Ginny et Elliot seront là. Avec le diadème. On a presque gagné, ce pourri va payer pour tout le mal qu'il nous a fait ! » Pesta Evy.

« Oui… » Murmura Harry en regardant le soleil se lever. Pourtant, quelque chose n'allait pas tourner rond, il en était persuadé sans savoir pourquoi. Il ne savait pas à quel point son intuition allait le mener dans le vrai !

A suivre…


Et voila !! je saiiis pardon, mille pardons pour le temps que je mets a poster :-( je viens d'emménager et je n'ai pas encore internet a la maison alors ça complique beaucoup de chose. Je vais aussi reprendre les cours, il va vous falloir être très patients je le crains lol mais je continue ! lol j'espère que ce chapitre vous aura plu :-) je fais de mon mieux c'est promis.

Vous voila donc avisé de ce qu'il va se passer un peu par la suite, Pansy va-t-elle s'en sortir ? Drago réussira-t-il à sauver sa mère ? Nos voyageurs réussiront-ils à récupérer le diadème ? Réponse plus tard… en attendant, Review !

Allé ? *-* lol

Bisoux bisoux et merci a tous !

Jess