Bijour tout mes tis lecteurs ! :-)

Je vous souhaite à tous une très bonne année pour commencer, qu'elle vous apporte santé, argent et surtout beaucoup de bonheur !

Voici donc le chapitre 7 de cette aventure… il a mit du temps à venir mais il est là, tout frais tout beau :D

Merci a Sang De Licorne, pour la correction et ses gentils commentaires ^^

Disclaimer : Les lieux et personnages appartiennent à JK Rowling sauf quelques uns et l'intrigue qui sont à moi (j'ai au moins ça lol)

Bonne lecture…


draymione333 : pa daction ? Bin non… (se tasse sur sa chaise) et c qoi la baf de lotre con de serpentard, Euh… le cou de poin de sam hum… et la crepage de chignon des deux fille si ce nes de laction ?Vu sous cet angle… lol ^^ tjs aussi bien écrit jadore Chui contente !^^ et oui el (ginny) va se bruler els aile Vraiment ? ms finira par retourner vers drago en lui avouant tt, sam va retourner ver emilie ap avoir u une relation avec ginny Es tu réellement sûre que Ginny et Sam vont entamer une relation ? Ginny n'est-elle pas assez amoureuse de Drago ? selon toi ?, charlie va continuer a se raprocher dhermione et
elliot de adeline ^^
Pour Charlie et Hermione c'est indéniable, parce que c'est le pairing de la fic xD mais Elliot ? avec Adeline ? pas si sûr… voila commen je voi la suite a joubliai narcisia : elle finira avec henri ^^ Muhahahahaha ! Bin voyons… xD di di di jai bon ? jai bon ? di oui t eplai ^^ lol Certaines choses wi ! mais pas tout ! gro bisous et bonne continuation Merki ! Bisoux

Hermy-Drago-Love2 : Salut :) Hey ! :) Très très très très bon chapitre Jess =D ! Merki ^^ Non, Lucius n'a pas le droit de mourir :( ! C'est injuste ! Wi je sais… :( Il a fait des
trucs horrible, je l'accord, mais il avait décidé au fond de changer un peu.. Mais je suis sûre qu'il mourra même si personnes ne le veut =/ :P !
malheureusement, wi Hermione à des grosses fesses :P ! xD très charmante comme amie Ginny n'est-ce pas ?xD J'ai aimé le passage entre Elliot & Adeline, héhé ! lol Par contre, je n'aime pas Emilie .. Je sais pas ce qui c'est passé pour elle dans sa vie mais je ne l'aime pas . je crains qu'il n'y ai pas que toi ! Pourtant quand on regarde, elle agit un peu comme Drago quand on y réfléchit. En moins pire, mais bon… au fond elle est très gentille tu verras :-) Oui, très bonne dispute :) lol wi ! C'était un super chapitre ^^ ! Vivement la suite:) Bisous Merki je fais au plus vite promis ! ^^ Bisoux

luffynette : Magnifique vivement la suite Je te remercie ! la voici ^^

lesenfantsdugondor : tu n'es pas une anonyme, mais je te répond ici parce que je n'ai plus ta review dans ma boîte mail et je ne sais plus si je t'avais répondu ou pas :-S c'est pareil pour luffynette ^^ LUCIUS! NON! POURQUOI LE MONDE EST-IL SI CRUEL! J'en ai les larmes aux yeux! Oh grande sensible que je suis... Snif! Lol je sais :-( Mdr! J'adore la réaction d'Eliott avec la façon de manger d'Adeline xD Il va devenir fou le pauvre! xD lol il n'est pas fait de bois comme tout nos hommes qu'on aimes tant ! :-P Ginny et Emilie, quand 2 têtes de mules se rencontrent, ça fait des étincelles! Je ne te le fais pas dire ! et ce n'est pas finit xD J'ai hate d'avoir la suite! Même si... Oh... LUCIUS! Rogue peut rien faire? T'es sur? Prépare la boîte de Kleenex (a)

Lisa : stp sa fai longtem ke jatten la suite g tp envi de sav si il va se pac kelke chose entre charlie et hermy ah ça c'est indéniable ! mais pas ti suite il faudra patienter… ^^ stp grouille pr le prochain chapitre je fais de mon mieux ! lol merci dav é surtou continu com sa c super a+ Merki a toi ! bisoux


Ch.7. Quand désolation et souffrance se mêlent.

Poudlard, 1990

Une semaine avait passé depuis l'altercation entre Ginny et Emilie. Une semaine de tension. Une semaine de joutes verbales continuelles. Une semaine que le groupe pâtissait des sautes d'humeur des deux jeunes filles au caractère bien trempé.

Hermione et Charlie avaient beau essayer de raisonner Ginny, il n'y avait rien à faire elle restait butée et les remballaient en leur disant que s'ils n'étaient pas avec elle, qu'ils aient au moins l'amabilité de rester neutres et de ne pas donner leur avis !

De son coté il en allait de même pour Emilie qui refusait tout contact, ou tout conseil apporté par Flo' et Adeline.

Sam qui était en quelque sorte la cause de leur mésentente quant à lui ne disait rien. Ni en faveur de l'une, ni en faveur de l'autre…

Elles ne loupaient jamais une occasion de se disputer. Il suffisait d'un bête mot de travers et la discussion dérapait entre les deux, c'était devenu impossible pour tout le monde… Emilie de nature froide et dédaigneuse était une fille avec un mauvais caractère de nature. C'était pour elle une façon d'être, même si elle n'avait pas toujours été comme cela.

Pour Ginny, s'était une autre histoire. Elle de nature si joyeuse et guillerette, elle qui était toujours de bonne humeur et prête à tout pour remonter le moral de ses troupes, était devenue aujourd'hui beaucoup moins souriante, constamment de mauvaise humeur surtout lorsqu'Emilie était dans les parages et hostile, voire parfois même méchante. Cela ne lui ressemblait pas, ce qu'Hermione et Elliot s'étaient bien gardés de lui faire remarquer jusqu'à présent.

La semaine s'était donc déroulée entre les cours, les repas, les moments libres et les incessantes disputes. Mais nos trois futuristes avaient également commencé à élaborer un plan pour aller chercher le diadème de Serdaigle au château, Hermione s'était renseignée à la bibliothèque pour se documenter sur cet endroit, car c'était Harry qui l'avait découvert et c'était aussi lui qui les avait fait Ron et elle, transplanner là bas. Elle ne connaissait pas le nom de ce château et elle ne se souvenait que des galeries qu'ils avaient empruntées beaucoup trop vite à cause des bestioles qui faisaient le guet là bas. Cette fois, ils devaient se préparer, se renseigner sur les différentes entrées et passages secrets. La dernière fois, ils ne connaissaient rien de l'endroit ! Ils étaient pressés, le temps leur était compté et ils devaient en finir au plus vite. Ils n'avaient donc pas élaboré de stratégie pour y entrer et s'étaient retrouvés devant d'énormes bêtes qui protégeaient le château. Et comme cette fois ils partaient à plusieurs, il leur fallait être très prudents…

Ce matin là, notre petite bande descendit comme chaque matin prendre son petit déjeuner à la table des Gryffondor. Emilie était déjà installée, en train de déjeuner. Ils s'assirent, Ginny l'ignorant superbement et surtout s'asseyant très loin d'elle. Hermione et Charlie se regardèrent et levèrent les yeux au ciel discrètement en voyant le même manège s'effectuer tous les matins, tous les midis et tous les soirs !

« Salut Lili' » sourit Flo' à sa cousine qui lui sourit maigrement en retour.

« Salut toi » Adeline ne se priva pas pour embrasser son amie sur la joue et prendre place à ses cotés. Il était hors de question de l'exclure de la bande pour Ginny ! Et vice-versa d'ailleurs, elles devraient bien finir par s'expliquer toutes les deux. C'est du moins ce qu'espérait Adeline qui vivait comme si rien ne s'était passé entre elles.

« Par quel cours on commence ? » demanda Sam avec entrain.

« Histoire de la magie » annonça Hermione.

« Nous on avait sortilège » répondit Emilie qui était en Sixième, tout comme Ginny. Le silence se fit à table et Charlie compta sur les doigts de sa main les secondes que mettrait sa petite sœur à démarrer ! L'une comme l'autre ne ratait jamais un coup bas et tout le monde grimaça. La rouquine tourna lentement son visage impassible vers elle.

« Pourquoi tu dis avait ? » demanda-t-elle.

Emilie prit un air serein et hypocrite en prenant son toast qu'elle beurra…

« Parce que les trois premières heures de cours on été annulées » répondit-elle nonchalamment.

« Quoi ?! Et évidemment tu ne pouvais pas me le dire ? » Pesta Ginny qui aurait bien pu se reposer au moins deux heures de plus et faire la grasse matinée.

« Oups » gloussa la jeune fille « j'ai oublié désolée » dit-elle tout en continuant de beurrer son toast. Les autres suivaient l'échange en redoutant la prochaine dispute qui se profilait à l'horizon.

« Bien sûr… » Ironisa Ginny « peux-tu me dire dans ce cas, pourquoi tu n'es pas dans ton lit en train de récupérer tes heures de sommeil passées à hurler ? » Siffla perfidement Ginny. Les visages de Charlie, Flo', Adeline et Sam blêmirent. Elle ne pouvait pas aller si loin. Elle n'était pas au courant, eux ils le savaient pourquoi elle criait. Celui d'Emilie se durcit un moment sous l'air faussement innocent de Ginny, puis ses traits se détendirent et un sourire machiavélique se dessina sur ses lèvres.

« Parce que déjà de un, je ne suis pas une grosse fainéante qui à besoin de ses douze heures de sommeil – sans viser personne bien entendu – et de deux je jubilais d'avance de voir ta tête en l'imaginant, mais le voir devant mes yeux… ça, ça vaut bien une ou deux heures de sommeil grattées poil de carotte ! » s'esclaffa-t-elle avant de mordre dans son toast beurré.

Hormis le bruit des couverts et des conversations matinales, c'était comme si une bulle de silence venait de s'abattre sur le fond de la table des Gryffondor. Personne ne pipait mot, trop abasourdi de tant de méchanceté aussi bien d'une part, que de l'autre. Ginny regardait Emilie les yeux lançant des éclairs, la respiration saccadée. Elle était comme une cocotte minute prête à exploser. Emilie la narguait volontairement et cherchait à la faire craquer.

Ce fut Sam qui calma le jeu en plaçant une main sur le bras de la jeune fille. Celle-ci dégoûtée, repoussa son assiette, se leva et sortit de la grande salle. Sam soupira fortement et jeta un regard de reproche à Emilie.

« Non Sam ! Ginny l'a cherché aussi, Lili' n'est pas la seule à blâmer cette fois, il faut que tu laisses l'église au milieu du village ! » S'exclama alors Charlie qui n'appréciait le comportement ni de l'une, ni de l'autre.

Emilie regarda Sam d'un air de défi et de fierté non dissimulée. Celui-ci préféra lui aussi sortir, avant de dire des choses qu'il regretterait. Ce fut au tour de Charlie de soupirer. Hermione le regarda compatissante.

« Tu as raison Charlie, il est temps que cela cesse » dit-elle. Il la regarda, les yeux remplis de lassitude et tourna son regard vers le visage souriant d'Emilie.

« Je serais toi j'arrêterais de sourire bêtement Lili' ! Tu es tout aussi fautive que ma sœur à ce que je sache ! »

« C'est elle qui a commencé je te signale Charlie »

« C'est faux et tu le sais »

« C'est vrai ! De quel droit m'insulte-t-elle et me vole-t-elle tous mes amis ? » Tonna-t-elle en se levant prête à exploser.

« Crois ce que tu veux, mais tes amis ne t'ont pas été volés, c'est toi qui les éloignes » finit Charlie en partant lui aussi, suivi d'Hermione.

« Vous pensez comme lui j'imagine ? » s'exclama-t-elle en se retournant vers les deux qui restaient, Adeline et Flo'. Trop abasourdis par ce qui venait de se passer en quelque minute à peine, ils ne répondirent pas immédiatement et elle le prit pour elle.

« Je vois… » Dit-elle en tournant les talons. Adeline sortit de sa torpeur.

« Non… Lili' ! » S'exclama-t-elle en s'engageant à sa suite suivie de Flo'.

A bien y regarder, tous les bols, toasts et autres mets préparé n'avaient pas bougé, autrement dit aucun n'avait déjeuné ! Tout ça pour une bêtise, juste trois heures de cours annulées…

De loin, Elliot avait suivit les échanges ne comprenant pas très bien ce qui se passait. Il haussa les épaules. On lui demandait de vivre et d'être heureux et là ils se disputaient tous entre eux, c'était le monde à l'envers !

OoO

Peu avant le repas de midi, Hermione et Charlie avançaient en direction de la grande salle, quand ils furent rejoints en chemin par Elliot.

« Salut toi » sourit Hermione.

« Charlie… » Elliot hocha la tête et Charlie lui sourit poliment en retour.

« Ça a été la matinée ? » questionna Hermione.

« Je devrais te retourner la question » répondit-il « j'ai vu votre altercation et je vous ai vu partir les uns après les autres, que s'est-t-il passé ? » Hermione et Charlie se regardèrent et grimacèrent.

« C'est encore à cause de Ginny et Emilie » répondit-elle.

« Elles se sont encore disputées ? »

« Oui, elles n'en ratent pas une pour se tirer dans les pattes et cette fois je m'en suis mêlé, je crois que je n'aurais pas dû » fit Charlie.

« Je crois au contraire que quelqu'un doit leur faire comprendre qu'elles ne sont pas seules et que nous formons un groupe » réfuta Elliot surprenant Hermione qui en sourit discrètement. Un changement opérait chez son ami, même s'il restait lui-même, il s'ouvrait un peu plus.

« Tu as sans doute raison… »

« Elles finiront bien par se calmer » rassura Hermione.

« Ce qui leur faut, c'est une bonne discussion. Je ne reconnais pas Ginny, elle n'est pas comme ça d'habitude » fit Elliot en fronçant les sourcils.

« Oh c'est mal connaître Ginny alors. Elle est très rancunière ! Drago lui manque en plus » grimaça Hermione.

« Tu parles ! »

« Elliot ! » s'insurgea Hermione.

« Mais quoi ? Ne me dis pas que tu ne vois pas son petit jeu avec Sam ! » Rétorqua celui-ci sur la défensive.

« Ginny sait ce qu'elle fait, ne t'inquiète dont pas pour ça ! Elle aime Drago, d'un amour profond et sincère et je ne te permettrais pas d'en douter Elliot » trancha Hermione un peu plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu. Elliot en fut d'ailleurs vexé.

« Mais je n'en doute pas. Simplement, je trouve qu'elle s'en rapproche beaucoup trop, tu sais Hermione, l'âme et le cœur humain ne sont pas infaillibles et rien n'empêche d'avoir des sentiments pour deux personnes à la fois, Ginny ferait bien de faire attention avant de se brûler les ailes » dit-il en se gardant bien d'ajouter comme moi. Il les dépassa et se dirigea vers les portes de la grande salle à présent visibles. Hermione sembla se dégonfler comme un ballon.

« Il est toujours comme ça ? » interrogea-t-il. Hermione secoua la tête.

« C'est Elliot et j'ai appris à vivre avec » dit-elle en s'engouffrant elle aussi dans la grande salle.

« Salut ! » ils avaient tous eu des cours différents et venaient de se retrouver. Ginny était attablée comme ce matin et semblait d'humeur massacrante. Ne parlant à personne, le visage fermé, quand elle vit Charlie s'installer, elle le dévisagea de manière hautaine et tourna la tête. Celui-ci ouvrit la bouche, mais se ravisa. Hermione plissa les yeux de mécontentement envers son amie et secoua la tête. Comme à l'habitude, elle fit le service et versa à boire pour tout le monde. Les conversations allaient bon train et tout le monde discutait de choses et d'autres, sauf Ginny.

« Au fait, avec Elliot et Ginny nous avons des choses à vous dire à propos de l'expédition. Rendez vous ce soir dans la salle commune, quand tout le monde sera couché. Il faudra prévenir Emilie » dit Hermione en se servant à manger.

« Pourquoi faire ? » mordit Ginny.

« Parce que si ses amis viennent avec nous, j'imagine qu'elle viendra aussi » rétorqua Hermione sur un ton la mettant en garde sur ce qu'elle allait dire.

« Tu rigoles Hermione ?! » s'étrangla Ginny « tu ne comptes pas l'emmener avec nous ? »

« Et pourquoi pas ? » intervint alors Elliot qui était venu juste derrière Hermione.

« Parce que je ne veux pas de cette fille dans l'expédition ! Elle ne croit pas au Dazzle-Wolf, elle ne croit pas au fait que le diadè… »

« Ginny ! Il suffit, tais toi maintenant ! » Tonna Hermione. Ginny se rendit compte qu'elle s'apprêtait à dévoiler devant toute la table des Gryffondor au complet, l'objet de leur venue dans ce monde et elle reprit mais plus bas.

« Elle ne croit rien de ce que l'on a dit Hermione, elle nous mettrait tous en danger » argumenta Ginny.

« C'est complètement faux Ginny. Ton animosité pour elle ne doit pas entraver ton esprit stratégique. Tu es aveuglée par la colère » réfuta Elliot. Ginny retourna à son assiette et préféra ne rien ajouter. De toute façon quoi qu'elle dise, elle aurait tort.

« À ce propos, quelqu'un l'a vue ? » demanda soudain Flo'.

« Non, pas depuis ce matin » répondit Adeline « j'ai essayé de lui parler, mais elle ne veut rien entendre. Elle était trop en colère » Charlie vit sa petite sœur lever les yeux au ciel, sans pour autant ajouter quelque chose.

« Elle doit être isolée quelque part » dit Charlie.

« Je la connais, elle va se calmer et je lui parlerais, j'ai toujours su faire entendre raison à cette tête de mule » rigola Adeline tout en mangeant.

« Ça m'inquiète quand même, elle n'est pas revenue de toute la matinée en cours » dit Flo' inquiet.

« Oh par pitié ! Elle n'a plus cinq ans » pesta Ginny. Hermione la fusilla du regard et Adeline regarda à la table des Serpentard.

« Baptiste n'est pas là » annonça-t-elle d'un air grave.

« Je vais voir après elle » trancha Sam qui n'avait encore rien dit.

« Mais qu'est ce que vous voulez qui lui arrive ? » rétorqua Ginny avec mauvaise foi.

« Tu ne sais pas de quoi ce gars est capable Ginny » fit Sam. Celle-ci ricana.

« Tu veux rire ou quoi ? Viens passer une semaine dans mon monde mon grand, tu comprendras »

« Maintenant ça suffit Ginny ! » ordonna Hermione furieuse tandis que Sam s'éloignait de la grande salle à grands pas suivit de Flo'. La rouquine se leva en colère elle aussi, mais ne se laissa pas démonter.

« Laisse-moi tranquille Hermione, inutile de jouer les moralisatrices » pesta-t-elle en s'éloignant elle aussi. Hermione se rassit a côté de Charlie, l'air dépité. Celui-ci la regardait avec insistance et

Elliot aussi. Elle était contrariée et ne parla plus de l'après midi, la réunion promettait d'être explosive…


Poudlard, 1998

Harry était dans un couloir à une fenêtre. En silence regardant au loin, le parc de Poudlard qui s'étendait avec son lac. Poudlard qui lui paraissait bien morne et bien terne aujourd'hui. Une tasse à la main qui fumait, il ressassait.

Deux semaines qu'ils étaient partis. Deux semaines de flou total. Où étaient-ils ? Allaient-ils bien ? Reviendraient-ils un jour ? Étaient-ils encore en vie ?? Il soupira. Aujourd'hui, le survivant avait peur. Peur de l'avenir encore plus que d'habitude. Quel était l'intérêt de vaincre Voldemort si Hermione, Elliot et Ginny n'étaient plus là ? L'avenir du monde le préoccupait, mais la vie de ses amis bien plus encore. Il essayait pourtant de relativiser, de se dire que tout se passait bien et qu'ils allaient revenir bientôt.

Celle qui souffrait le plus dans cette histoire c'était Evelyn. Non seulement de l'absence de son frère mais aussi de l'ignorance de son père. Depuis le présumé jour du retour des trois futuristes, il ne lui adressait plus la parole. Que s'il le fallait et encore, lorsqu'il s'adressait à elle c'était d'un ton froid, distant. Elle devait se sentir désespérément seule en ce moment.

Evelyn avec qui il avait apprit à parler. La première personne hormis Ron et Hermione à qui il s'était confié. Elle s'était confiée à lui en retour et il était presque sûr qu'il était le premier à qui elle s'ouvrait tellement. Elle avait pleuré sur son épaule et il l'avait consolée. Même si leurs rapports étaient souvent tendus et enclins à la chamaillerie et la raillerie, Harry gardait à l'esprit qu'elle n'était et n'avait jamais été son ennemie. En ces temps de guerre, ils devaient tous garder en tête l'espoir et surtout la solidarité. Elle était son amie, même s'ils ne se connaissaient pas aussi bien qu'avec Hermione et Ron, elle l'était et finalement, ce n'était pas une mauvaise fille. Il la maudissait moins et la regardait même d'un tout autre œil de temps à autre… il ne la voyait plus en tant que cette jeune fille belle à damner un saint, mais arrogante et perfide, non. Désormais, elle était cette jeune fille toujours belle à damner un saint, qui cachait comme son meilleur ami, ses sentiments à la perfection et qui au fond avait une très belle âme.

En repensant à Drago, Harry baissa les yeux et but une gorgée de son thé brûlant. Son ami traversait une sale épreuve en ce moment. Lucius alité depuis une semaine avait vu son état se dégrader de jour en jour. Personne ne le reconnaissait plus. Le deuxième jour qui avait suivi son réveil, un conseil avait été tenu dans l'infirmerie. Il était grand temps, car ils n'auraient pas pu en tirer meilleur que le lendemain car sa maladie avait progressé à une vitesse fulgurante de jour en jour et aujourd'hui il n'était plus que l'ombre de lui-même. Harry avait mal au cœur. Drago aussi souffrait énormément. Son meilleur ami, sa petite amie et Hermione qui était devenue une grande sœur pour le blond, lui manquaient cruellement. Surtout Ginny. Même s'il ne le disait pas, Drago ne se plaignait jamais de toute façon ; Harry le voyait. Il traversait cette épreuve tout seul. Il voyait son père mourir et restait fort pour soutenir sa mère qui flanchait plus facilement que son fils.

Harry sourit en pensant au visage constellé de tâche de rousseur et aux cheveux roux flamboyant de son amie. Avec son sourire espiègle, ses petites fossettes, ses yeux noisettes qui pétillaient, sa joie de vivre, son rire…

Ginny… sa première fan. Celle à qui il avait fait chavirer le cœur depuis son plus jeune âge. Plus d'une fois il s'était maudit de ne pas avoir répondu à ses attentes. Plus d'une fois il avait ragé contre lui-même de lui imposer le fait de ne pas l'aimer. Il la savait malheureuse à l'époque, à cause de lui et ça il ne l'avait jamais supporté. Mais qu'y pouvait-il ? Jamais il ne lui avait laissé croire qu'elle devait espérer plus que de l'amitié fraternelle de sa part. Et pourtant, qu'est ce qu'Hermione avait pu lui reprocher les larmes de Ginny !

Et puis il y avait eu Drago. Il était arrivé comme l'expression dirait comme un cheveu dans la soupe, au début de l'année. Et en grand conquérant qu'il était, il avait su conquérir le cœur de la jolie rousse. Il avait pu lui redonner le sourire et elle lui apprit à aimer l'amour comme elle l'aimait lui. Drago avait réussi là où lui avait échoué et s'il avait eu peur au départ, s'il avait été jaloux qu'il la fasse sourire alors que lui ne savait que la faire pleurer, il n'en était plus rien aujourd'hui. Elle était heureuse et c'est ça qui lui importait le plus. De plus, Drago et lui avaient noué des liens et étaient devenus sans contestes très amis.

Harry fut tiré de ses pensées par des bruits de pas. Il tourna légèrement la tête et vit avancer vers lui, une silhouette de petite taille. Il reconnu tout de suite Evelyn. Il se retira de la fenêtre et l'observa s'approcher lentement de lui. Elle avait le visage grave et quand elle fut enfin arrivée à sa hauteur, il remarqua qu'elle avait les yeux rouges.

« Lucius est mort » annonça-t-elle d'une voix blanche. Le visage d'Harry devint aussi grave que celui de son amie.

« Drago ? » demanda Harry.

« Blaise le cherche » Harry soupira. Même s'ils s'y attendaient tous, ce n'était jamais agréable d'apprendre ce genre de nouvelle. Harry ne portait certainement pas Lucius dans son cœur, mais il était le père de son ami et il s'était repenti, c'était tout ce qui comptait. Personne ne mérite de mourir pour purifier ses péchés, sauf peut être Voldemort. Parce que le lord noir était incapable de se repentir et d'aimer. Lucius si. En silence, il se mit en marche pour l'infirmerie avec Evy à ses côtés.

OoO

A l'infirmerie, c'était la consternation. Le silence qui y régnait déjà en temps normal était toujours très lourd, mais là, il était morose et rempli de chagrin. Lucius était toujours étendu sur le lit, son corps et sa tête recouvert d'un drap blanc sur lequel Narcissa pleurait. Son torse étendu sur son mari, son corps entier était secoué de soubresauts et de sanglots non contenus. Ron qui était présent lui aussi, ne savait que faire à part la regarder pleurer. Il ne pouvait même pas partager sa douleur, car comme Harry il n'aimait pas beaucoup Lucius. Il avait du cœur bien sûr et comprenait le chagrin de Narcissa. Il compatissait et il ne dirait rien. Mais il ne partageait pas sa peine, ça non.

Henri était présent lui aussi et il ne comprenait que trop bien ce que ressentait Narcissa en cet instant. Il connaissait l'ultimatum de la maladie. Il connaissait l'attente dans l'angoisse que la respiration cesse, que le cœur s'arrête de battre à tout jamais. Et il savait par-dessus tout que même si on s'y attend, il est très difficile de se faire à l'idée que l'être aimé n'est plus. Aussi, il ne disait rien, pas pour l'instant. Le moment des pleurs, du deuil et de la douleur était à l'honneur. Le réconfort venait après, il devait la laisser pleurer. Les portes de l'infirmerie s'ouvrirent dans un grand fracas et quand Henri et Ron tournèrent leur tête vers les portes, ce fut pour voir Drago suivit de Blaise qui semblait essoufflé.

Le jeune Malefoy s'approcha du lit, osant à peine croire la nouvelle. Le visage marqué par la douleur, il arriva enfin à hauteur du lit. Ce fut ce moment que choisirent Evy et Harry pour entrer. Ils eurent la décence de rester à l'écart, mais purent voir la scène.

Drago se posta aux côtés de sa mère qui pleurait toujours étendue sur le lit à moitié et regarda le drap blanc d'un œil blessé. Il le fixait d'un regard vide, douloureux. Il effleura la jambe de Lucius sur le drap et serra les poings. Ses yeux rougirent, sa lèvre trembla et une larme tomba. Personne ne savait où se mettre. Tout le monde avait été averti et ils se trouvaient tous à l'entrée de l'infirmerie, le visage compatissant et peiné. Le plus dur était les pleurs de Narcissa. Elle qui était si forte, si droite, si à cheval sur les principes de sang pur en ce qui concernait le maintien et l'apparence en publique, elle était méconnaissable.

Qui pourrait l'en blâmer ? Qui pourrait lui jeter la pierre parce qu'elle pleurait son mari ?

« Ne me laisse pas… » Ne cessait-elle de chuchoter en pleurant.

« Lucius… je t'en prie, ne me laisse pas maintenant » Drago sentit son cœur faire des loopings dans sa poitrine. Il approcha doucement la main de la chevelure de sa mère et la caressa doucement contenant difficilement ses propres émotions qui le submergeaient tel un raz de marée s'abattant et anéantissant tout sur son passage. Il resta un moment à caresser les cheveux blonds de sa mère, l'écoutant déverser sa peine, entendant ses plaintes déchirantes. Evelyn glissa sa main dans celle d'Harry. Il la sentit trembler et la serra pour lui montrer qu'il était là.

Drago leva les yeux vers le plafond, remplis de larmes. Comme s'il priait. Comme s'il faisait une demande muette à Merlin en personne. Il se pinça la lèvre inférieur de ses dents et inspira un bon coup pour reprendre un peu de contenance et baissa la tête.

« Maman… » Murmura-t-il d'une voix rendue rauque de ne pas parler et de se retenir. Celle-ci sanglotait toujours.

« Maman, viens… » Dit-il en se penchant sur elle. Mais Narcissa était incapable de marcher, avec la meilleur volonté du monde, elle en était incapable. Drago passa ses mains sous les jambes et le dos de sa mère et la souleva sans aucun problème. Narcissa nicha sa tête dans le cou de son fils et Drago sentit les gouttes chaudes tomber sur sa peau blanche, il eut envie de hurler.

Au lieu de ça, il resserra sa prise sur sa mère.

« Drago… » Supplia-t-elle.

« Chut… ça va aller maman, tu verras on va s'en sortir… » Murmura-t-il. Et il avança, portant celle qui lui avait donné la vie et qui perdait une partie de la sienne aujourd'hui. Il avança dans le couloir principal de l'infirmerie et ne cessait de murmurer des paroles réconfortantes à sa mère alors que lui-même laissait libre cours à ses larmes. Tout le monde présent à l'entrée, le regarda passer la gorge serrée et l'estomac noué par tant de force de caractère et tant de tristesse. Ils s'écartèrent pour le laisser passer et il s'engouffra dans le couloir menant aux appartements de ses parents, le cœur lourd.


Poudlard, 1990.

Sam qui s'était séparé de Flo' pour rechercher Emilie, la trouva à la lisière de la forêt interdite, assise sur une bûche. Il soupira de soulagement en voyant qu'elle allait bien et la rejoignit.

« Tu pourrais éviter de faire ça ? » demanda-t-il sans aucune animosité dans la voix. La jeune fille sursauta et se leva.

« Qu'est ce que tu fiches ici ? » demanda-t-elle furibonde. Sam soupira.

« Tout le monde s'inquiétait de ne pas te voir revenir à la table à midi. Baptiste n'y était pas non plus, on croyait qu'il avait recommencé » expliqua-t-il.

« Tout le monde s'inquiète pour moi ? » rétorqua-t-elle « permets moi d'en douter »

« Et pourquoi ? »

« Parce que je sais que c'est faux ! »

« Tu te trompes et tu le sais, cesse dont de faire l'enfant Emilie, personne ne te déteste » rétorqua Sam. Pourquoi diantre fallait-il toujours qu'ils se disputent au bout de la troisième phrase prononcée ? La jeune fille planta ses yeux colériques dans les siens, il soupira.

« S'il te plaît, je n'ai pas envie de me disputer avec toi » dit-il. Elle détourna le regard et le porta sur l'entrée de la forêt. « Écoute » reprit-il « je sais que ce n'est pas facile pour toi en ce moment, mais ne nous rejette pas »

« Je ne vous rejette pas Sam. C'est vous qui m'écartez depuis que cette fille est arrivée »

« Ginny n'est qu'une goûte qui fait déborder le vase et tu le sais Emilie »

« Elle a osé me parler de lui ! » s'insurgea-t-elle au bord des larmes.

« Arrête… elle n'est pas au courant, elle ne peut pas savoir » dit-il.

« Mais bien sûr, défend là »

« Je ne fais que dire la vérité ! » le ton montait entre les deux et des larmes de rages déferlaient sur le visage d'Emilie.

« Tu es amoureux d'elle avoue ! » cracha-t-elle. Sam resta tellement pantois qu'il ne sut quoi répondre. Emilie sembla se rendre elle-même compte de ses paroles et elle blêmit.

« Attend… tu es en train de me faire une crise de jalousie, c'est bien ça ? » demanda-t-il abasourdi.

« Non ! »

« Dois-je te rappeler qui de nous deux a rompu ? » dit-il en s'approchant d'elle, la dominant de son imposante carrure. D'instinct, elle recula. Il avait quelque chose au fond des yeux qui lui faisait étrangement peur.

« Laisse tomber, oublie ce que j'ai dit » dit-elle en trouvant le courage de le contourner.

Mais il fut plus rapide qu'elle et il la retint par le poignet, la rapprochant de lui, son visage à quelques centimètres du sien. Elle était troublée, gênée et se sentait incapable de faire le moindre mouvement. Il ne faisait que la fixer dans les yeux, mais d'une telle intensité qu'elle se perdait dans son regard bleu.

Il se souvenait du jour où elle avait rompu. Les mots qu'elle lui avait jeté au visage sans explications aucunes. Ces même mots qui l'avaient hanté jusqu'à aujourd'hui. Ces mêmes mots dont il doutait à présent. Mes sentiments pour toi ne sont pas assez fort Sam, je suis désolée je croyais t'aimer.

Alors avec son regard pénétrant, presque menaçant et son visage à une proximité trop déraisonnable du sien pour pouvoir penser clairement sans perdre ses moyens, il lui dit :

« Dis le » elle l'interrogea de façon muette.

« Dis-moi que tu ne m'aimes pas » ses yeux déjà rempli de larmes se détournèrent.

« Ne fuie pas Emilie et dis moi. Regarde-moi dans les yeux ! Et redit moi ce que tu m'as dit ce jour là » dit-il en maintenant son menton de sa main libre. Elle pleurait et voulut lui dire. Lui crier qu'elle le détestait au plus haut point. Mais elle en était incapable.

« S'il te plaît, Sam… laisse moi partir » murmura-t-elle. C'est comme ça qu'il l'aimait. Fragile et sensible. Son vrai visage ressortait enfin après des mois d'absences. Il ne la lâcha pas et bien au contraire, il lâcha son poignet, prit son visage en coupe et l'embrassa avec toute la passion dont il pouvait faire preuve. Elle ne le repoussa pas. Elle prolongea le baiser. Encore et encore.

Jusqu'à ce que le souffle leur manque. Ils se séparèrent et elle ouvrit les yeux, toujours mouillés de larmes.

« Je… je suis désolée Sam, mais je ne peux pas » dit-elle avant de le planter là et de remonter en courant. De rage, le jeune homme balança son poing dans un arbre en criant.

OoO

Elliot et Hermione cherchait Ginny dans tout le château. Depuis la fin du dîner, elle n'était plus réapparue et ils avaient besoin d'elle pour la réunion du soir même.

« Mais où est-elle ? » pesta Hermione.

« Je commence à m'inquiéter » lui avoua Elliot.

« Tu crois que Baptiste s'en prendrait aussi à elle ? » demanda-t-elle incertaine. Elliot hocha la tête et elle se mordit la lèvre d'inquiétude aussi. Quand soudain, son visage s'illumina.

« La salle sur demande ! » s'exclama-t-elle en l'entraînant par la main. Evidemment ! comment n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Personne ici ne connaissait encore la salle sur demande c'est principalement pour cette raison qu'ils donnaient leur petite réunion improvisée dans la salle commune. Ils arrivèrent devant le mur face au portrait de Barnabas le Follet et Hermione passa trois fois devant en pensant très fort à Ginny. La porte apparut et ils entrèrent.

Il y avait une cheminée devant laquelle se dressait un canapé dans lequel Ginny était assise et regardait le feu crépiter. Hermione s'approcha doucement et s'assit.

« Ginny… » Celle-ci tourna son visage vers elle, elle semblait calmée. Elliot s'assit de l'autre côté du canapé.

« Excuse moi Hermione, je ne voulais pas m'en prendre à toi » elle avait les yeux un peu mouillés et Hermione attendit sagement qu'elle continue.

« C'est juste que… cette fille me fait sortir de mes gonds et me fait montrer une facette de moi que je n'aime pas… »

« Je suis bien d'accord ! Ça ne te ressemble pas »

« Je sais… » Elliot sursauta. Sa voix avait tellement tremblé ! Ce n'était pas coutume de voir Ginny Weasley verser des larmes, peu de gens pouvaient s'en vanter. Elle essuya ses yeux d'un revers de manche et inspira un coup.

« Hey… qu'est ce qui se passe ? » demanda Elliot gentiment en s'approchant d'elle.

« Rien… ne vous en faite pas, une petite baisse de régime, rien de plus ça va passer. C'est juste que… Drago me manque » avoua-t-elle en baissant la tête. Hermione sourit.

« C'est normal ! S'il te plaît Ginny, quand ça ne va pas, j'aimerais que tu nous en parles. D'accord ? » Ginny hocha la tête en souriant à travers ses petites larmes qui roulaient sur ses joues.

« Mais ça va, je t'assure »

« Bien… essaye de ménager cette pauvre fille un peu. Sa vie n'a pas l'air d'avoir été toujours rose… » Fit Hermione. Ginny grimaça.

« Je suis vraiment obligée ? » demanda-t-elle faisant rire Elliot.

« Ginny ! » sermonna Hermione.

« Bon, dans ce cas je vais essayer de l'ignorer » dit-elle.

« Venez, ils nous attendent pour la réunion » pressa Elliot.

OoO

Quand ils rentrèrent, en effet toute la troupe les attendait patiemment dans la salle commune. Elle était déserte et chacun des membres s'occupaient comme ils le pouvaient. Mais ils cessèrent toute activité pour se tourner vers les trois futuristes qui attendaient leur attention. Tout le monde était là, même Emilie. Ginny nota qu'elle avait les yeux fortement rougis et intérieurement soupira.

Après tout, Hermione avait peut être raison ? Il faudrait bien qu'elles parlent et mettent les choses à plat toutes les deux un jour ou l'autre…

« Bien. Vous vous souvenez sûrement de notre petite discussion de la semaine dernière au sujet de l'expédition sans doute… je me suis renseignée sur ce château et j'ai trouvé des infos » amorça Hermione.

« Ça veut dire qu'on vient avec vous ? » demanda Sam.

« Ça veut dire que vous venez avec nous ! » confirma Ginny. Les autres sourirent.

« Bien… comme je vous l'avais dit la dernière fois, nous sommes venu récupérer quelque chose de très important et capital pour la survie de notre monde, de votre futur, que nous n'avons pas eu le temps de prendre et de détruire de notre temps. Cet objet est en fait un diadème, très connu d'ailleurs » expliqua Hermione.

« Ça a à voir avec la magie ? » demanda Charlie.

« Oui »

« Ce ne serait pas le diadème de Serdaigle ? » demanda-t-il. Ginny, Hermione et Elliot se concertèrent du regard et ce fut Hermione qui répondit.

« Si »

« Pourquoi vous est-il si important ? » s'enquit alors Flo'.

« Je ne peux pas répondre à cette question. Ce serait beaucoup trop long et ça changerait trop le futur. Tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'il est important et que nous devons à tout prix le récupérer. Pour ça, je me suis donc renseignée d'après les souvenirs que j'ai de la dernière fois, sur le château. C'est en fait le château de Frydstejn en Tchéquie »

« En Tchéquie ? » s'exclama Elliot « pourquoi a-t-il été le mettre là bas ? » questionna-t-il ébahi en parlant bien sûr de Voldemort.

« Pour que personne n'y pense tout simplement. Le diadème à été le seul… enfin, le seul tu sais quoi à ne pas avoir été caché par esprit de stratégie. Il voulait un endroit où personne ne penserait aller » répondit Ginny qui étonna même Hermione d'une telle déduction. Elles se sourirent et Hermione poursuivit son explication.

« Le château est situé sur une arête rocheuse au-dessus de la forêt, la grosse tour ronde du Frydstejn et quelques pans de muraille dominent les alentours. Il est inutile d'essayer d'escalader le rocher sur lequel s'accroche la tour nous avons essayé, mais ça n'a rien donné… évidemment il y a une barrière anti-transplannage, il nous faudra longer le mur d'enceinte, il y a un passage secret.

Le château est construit sur un amas de rochers et compte de nombreuses salles troglodytes qui s'ouvrent sur la vallée, les constructions alternent avec la roche. En 1432 les Hussites en firent le siège, en vain, son abandon remonterait au milieu du XVIe.

Frydstejn aurait servi de refuge pour des déserteurs et des persécutés. Je n'ai pratiquement aucun renseignement sur l'intérieur du château. Je me souviens des galeries que l'on a emprunté, mais il y en avait tellement que je suis incapable d'expliquer en détail lesquelles c'étaient… alors il faudra bien faire attention là bas, parce que les Dazzle-Wolf sont tout, sauf tendres… un seul bruit, une seule goutte de sang et vous pouvez bien prier tout les dieux de vous épargner ! Ce n'est pas une partie de plaisir. Si je vous demande de venir, c'est pour que nous puissions compter sur vous » termina Hermione.

« Tu peux compter sur nous Hermione, moi en tout cas je ne suis pas là pour rire » fit Charlie très sérieusement. Ce fut Ginny qui reprit pour la suite.

« Bien, ce qui va se passer là bas est très simple. On sera divisé en trois groupes et on se répartira le château. L'objectif est de retrouver le diadème et ce n'est pas un concours, il nous faudra être extrêmement prudents. Plus nous serons séparés et plus nous aurons de chance de le retrouver.

Je vais procéder à un tirage au sort. Il y aura deux groupes de trois et un groupe de deux. Le groupe de deux, sera composé d'Hermione et d'une autre personne. Elle peut parfaitement bien se débrouiller comme ça, elle connait les lieux, nous non. Donc voila il y a ici, trois petits papiers portant le numéro un, trois autre le deux et un seul autre le trois, celui qui l'aura sera avec Hermione. À vous… » Dit-elle. Elle passa avec le panier contenant les chiffres.

Dans un silence de roi, chacun déplia son papier et regarda le chiffre inscrit dessus. Au bout de quelques minutes, Charlie brisa le silence.

« J'ai le numéro trois ! » dit-il en brandissant le petit morceau de papier tout en se tournant vers Hermione avec un immense sourire fendu jusqu'aux oreilles. Hermione le regarda et ce qu'elle vit dans ses yeux la fit rougir. Adeline et Ginny se regardèrent l'air complice.

« J'ai le un » annonça Flo'.

« Moi aussi » renchérit Emilie. Ginny se figea en regardant son bout de papier. Hermione comprit et lui lança un avertissement muet. La rouquine inspira.

« Et bien, on dirait bien qu'on forme la première équipe » sourit-elle. Emilie ne releva pas, même si on voyait franchement bien que ça ne l'enchantait pas. Elle préférait toutefois mieux Ginny que Sam. Adeline se leva alors prenant le bras d'Elliot et celui de Sam.

« Et bien voilà, nous sommes l'équipe deux les garçons, quelle chance ! » sourit-elle.

« Il y a quand même une chose qui me chiffonne… comment font les autres groupes pour savoir si un l'un de nous à retrouvé le diadème ? » demanda Emilie.

« Nous avons pensé à ça aussi. Hermione a mis au point lors de sa cinquième année, un système de pièces. Elles nous servaient d'alerte pour des… » Ginny regarda Hermione, ne sachant pas comment se dépêtrer sans en dire de trop.

« Oui, c'est une chose taboue ? Explique-nous juste le fonctionnement et non la raison pour laquelle elles ont été conçues » proposa Sam. Ginny lui sourit.

« Et bien, nous les ré-enchanterons et si vous trouvez le diadème, il suffira de nous le faire savoir. Les pièces de chacun de nous chaufferont et le chiffre de groupe apparaîtra dessus. À partir de ça, nous saurons qu'il nous faut sortir… »

« Et si l'un de nous à un problème ? » demanda Flo'.

« Nous sommes tout les trois dans un groupe chacun et nous pratiquons le sortilège de patronus. On saura quoi faire en cas de problème » dit Elliot.

« Quand avez-vous prévu de partir ? » demanda Adeline.

« Dans quatre jours… après le couvre feu »

« C'est impossible ! Le concierge et les professeurs rôdent dans les couloirs, on se ferait prendre » réfuta Charlie. Les trois se regardèrent.

« Je n'avait pas pensé à ça… » Grimaça Hermione.

« Oui, dommage que nous n'ayons pas…

Mais oui !!! » S'exclama Ginny son visage illuminé.

« Quoi ? » demanda Hermione.

« Il nous faut la carte du maraudeur !! » fit la rouquine. Le visage d'Hermione s'illumina à son tour.

« Mais bien sûr… à cette époque elle est… oh ! Mais comment on va faire pour l'avoir ? » Ginny plissa les yeux.

« Oh ne t'inquiète pas, j'ai ma petite idée la dessus… attendez moi là » dit-elle en tournant les talons.

« Ginny, non ! » s'exclama-t-elle.

« Mais… elle monte dans notre dortoir ! » s'exclama Sam. Effectivement, Ginny montait quatre à quatre les escaliers menant aux dortoirs des premières années. Elle arriva à pas de loups et colla son oreille à la porte du dortoir. Elle entendit parler et rire à l'intérieur et un sourire se dessina sur ses lèvres. Sans un bruit aucun, elle abattit sa main sur la poignée et ouvrit la porte à la volée.

À l'intérieur, penchées sur un parchemin ouvert, deux têtes rousses presque l'une contre l'autre se relevèrent d'un coup en se cognant. Le parchemin se faufila sous l'oreiller et les deux enfants se frottèrent la tête.

« Qu'est ce que tu fais là toi ? » mordit l'un d'eux. Ginny eu une moue malicieuse.

« J'aimerais vous parler les garçons » les jumeaux se regardèrent, étonnés. D'un commun accord, ils la suivirent hors du dortoir pour ne pas réveiller les autres. Ginny les attendaient, appuyée contre le mur, les bras croisés.

« Voilà, parle » dit Fred.

« J'ai un service à vous demander »

« Notre petite sœur à un service à nous demander, t'entends ça Fred ? »

« Tout à fait George » répondit son jumeau. Ginny leva les yeux au ciel, légèrement amusée.

« Qu'est ce que tu veux ? » demandèrent-ils ensemble.

« Vous avez quelque chose dont j'ai besoin. La carte du maraudeur… » Dit-elle.

« La carte du maraudeur… » Fit mine de réfléchir Fred « ça te dit quelque chose George ? »

« Non du tout » répondit-il innocemment.

« Arrêtez de faire les imbéciles, je sais que vous l'avez là et vous étiez en train de vous marrer à regarder Rusard se faire embêter par Peeve » les deux petits garçons restèrent interdits un moment.

« Et qu'est ce que tu veux en faire d'abord de notre carte ? »

« Ça, c'est une chose qui ne vous regarde pas ! Et puis ce n'est pas votre carte, j'en ai besoin c'est tout ! »

« Et on gagne quoi nous dans l'histoire si on te la prête ? » demanda George approuvé de la tête par son frère. Ginny se pencha alors en avant, juste à leur hauteur.

« Le droit de la récupérer et mon silence ! »

« C'est non ! »

« Dans ce cas, je m'en vais dire à Rusard qui a volé la carte, il sera ravi je pense… et puis franchement les garçons, si je veux, je la prends avant même que vous n'ayez eu le temps de le voir ! Je voulais simplement faire preuve d'honnêteté c'est tout, mais puisque vous le prenez comme ça… pensez à vos futures heures à récurer les chaudrons de Rogue » sourit-elle.

« Espèce de petite peste » marmonna Fred. Il entra dans le dortoir et en ressortit la carte à la main. De mauvaise grâce il la lui tendit.

« Merci les garçons ! Je vous la rendrai et personne ne saura rien à propos de cette carte, je vous le promets »

« Ouais… c'est ça » râla George.

« Je suppose que tu sais comment ça marche » ce n'était pas vraiment une question.

« Oh allez quoi, faites pas cette tête là ! Vous savez quoi ? À la prochaine sortie à Pré-au-Lard, je vous promets de vous ramener un super gros paquet de la boutique de farces et attrapes, ça vous va ? »

« Vendu ! » s'exclamèrent les jumeaux retrouvant le sourire. Ils se tapèrent tout les trois dans la main et Ginny redescendit retrouver les autres.

OoO

« Comment tu as fait ? » s'exclama Hermione tout sourire. Ginny lui fit un clin d'œil.

« J'ai passé un marché avec eux. Venez » dit-elle à l'adresse des autres. Tout le monde se réunit autour d'elle.

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises… » Dit-elle la baguette pointée sur le parchemin vierge. Et ainsi, sous les yeux ébahis de tout le monde, la présentation des maraudeurs apparut sous leurs yeux. Ginny ouvrit ensuite les autres morceaux du parchemin.

« Mais… c'est Poudlard ! » s'exclama Adeline toute excitée. Elliot sourit en coin.

« Qui à créé cette carte ? » demanda Sam dans le même état. Ginny lui jeta un regard malicieux et il sourit.

« Ah oui c'est vrai… pas de question ! »

« Voilà donc comment nous sortirons de Poudlard. Il y a sept passages secrets, on en choisira un et on sortira tous ensemble. Les passages mènent à Pré-au-Lard »

« Et on rentrera tous ensemble » termina Hermione. En se gardant bien de dévoiler ses craintes quant aux dangers de cette expédition.

« Méfait accompli »

« Bien, je crois qu'il est temps pour tout le monde d'aller dormir. Elliot, ça ira ? » Demanda Hermione.

« Laisse moi réfléchir… oui, ça devrait aller ! » elle lui sourit et lui tapa l'épaule. Emilie lâcha un vague bonsoir et monta se coucher. Adeline raccompagna Elliot devant le portrait.

« Bonne nuit beau brun… »

« Tu ne peux pas m'appeler juste Elliot ? »

« Non, juste Elliot. C'est pas que je ne peux pas, je ne veux pas c'est différent. À demain, sois prudent » dit-elle en lui claquant un bisou sur la joue, avant de refermer le portrait. Elliot sourit et secoua la tête. Cette fille était étonnante et lui plaisait de jour en jour. Non il n'était pas amoureux, mais elle l'attirait. Physiquement parlant. Les sentiments n'avaient pas leur place ici, du moins c'est ce qu'il se persuadait de croire… À l'intérieur, il ne restait encore une fois plus qu'Hermione et Charlie.

« Bon et bien… je vais aller me coucher » annonça-t-elle.

« Quand je te regarde, j'ai l'impression que tu as peur Hermione. De quoi as-tu peur ? » Elle se mordit la lèvre inférieur.

« Ces créatures sont extrêmement dangereuse Charlie. Je ne peux garantir la sécurité de personne dans ce château. Mais je ne peux pas vous empêcher de venir » Charlie sourit attendri.

« Tu n'as pas à t'inquiéter on sait être prudent » elle fit une moue contrite.

« Tu ne diras pas ça quand tu te trouveras devant une de ces bêtes »

« Me prendrais-tu pour un peureux ? » s'amusa-t-il.

« Non ! » s'empressa-t-elle de répondre. Puis elle rougit de son empressement.

« Ne t'en fais pas, tout se passera bien. On récupérera ce diadème et on vous aidera du mieux que l'on peut, jusqu'à ce que… jusqu'à ce que vous rentriez chez vous » Hermione cru déceler de la tristesse dans le ton de sa voix, mais elle ne dit rien.

« Bonne nuit Charlie »

« Bonne nuit » dit-il. Il lui fit un bisou sur sa joue en feu et monta se coucher.

Hermione en fit de même et c'est avec un petit sourire et une étrange sensation au creux de l'estomac qu'elle s'endormit.


Poudlard, 1998.

Ce jour là, il pleuvait. C'était comme si le temps et le destin s'étaient alliés. Alliés pour rendre encore plus terne et plus morose ce jour funeste. Le temps reflétait les états d'âme de bon nombre de personnes présentes. Même s'ils n'étaient pas nombreux.

Trois jours avaient passé depuis la mort de Lucius. Trois jours de silence de Narcissa et de son fils. Trois jours qu'ils pleuraient tout deux en silence, sans bruit. Et aujourd'hui, ils devaient tirer un trait sur toute une vie. Vie qui n'a jamais été toute rose ou toute noire, mais une vie reste une vie. Au fond de lui, Lucius avait de l'amour pour sa femme. De l'amour pour son fils. Il s'était racheté, excusé en quelque sorte. Et aux yeux de la mère comme du fils, c'était un énorme cadeau qu'il leur avait fait.

Narcissa était en train de poser son voile noir devant son visage, quand quelqu'un frappa à la porte d'entrée.

« Entrez » dit-elle d'une voix terne.

« Narcissa ? » elle se retourna. Henri, tout de noir vêtu se dressait devant elle.

« J'ai croisé votre fils dans le couloir et je lui ai proposé de venir vous chercher, il revenait de l'infirmerie et n'était pas encore prêt » dit-il pour justifier sa présence. Elle hocha la tête et ne dit rien.

« Vous n'êtes pas obligé d'y assister vous savez Henri. Je sais que Lucius n'était pas porté dans tout les cœurs » dit-elle en se retournant, agrippant la table de ses deux mains pour s'empêcher de craquer à nouveau. Elle avait l'impression de ne faire que ça depuis trois jours : pleurer.

« Ne dites pas de bêtise, allons venez » murmura-t-il en prenant son bras. Elle le suivit docilement jusque dehors. Un grand voile blanc, magiquement tenu était élevé dans le parc. Abritant une petite rangée de chaises blanches. Comme à l'enterrement de Dumbledore, le cercueil trônait au devant des chaises. Il n'y avait pas de prêtre, pas de mage. Juste un groupe de personnes lui rendant hommage. Les temps de guerre ne lui permettaient pas de trouver un prêtre capable de faire l'oraison funèbre de son mari, mais elle tenait à ce qu'il ait une cérémonie, si petite soit-elle. Il n'y avait personne, comme elle s'y attendait. Henri la conduisit jusque la première rangée de chaise et elle s'y installa. Henri s'assis à ses côtés, jusqu'à ce Drago arrive et ne prenne sa place.

De minute en minute, tout le monde arriva pour s'installer sur les chaises. Les Weasley, au grand étonnement de Narcissa. Tous vêtus de noir. Harry, Blaise, Luna… Evelyn aussi, qui arriva et s'installa juste à coté de son père. Celui-ci la sentit tendue et se douta que cette cérémonie lui rappelait de bien mauvais souvenirs… aussi, il attrapa sa main et la lui serra. Étonnée, elle leva les yeux sur son père, brillants comme les étoiles dans le ciel mais ne dit rien.

Une grosse partie de l'ordre du phénix qui se cachait ici même à Poudlard était présent. Et tour à tour, les personnes connaissant le mieux Lucius – bien que personne ne le connaissait réellement – se succédèrent pour lui rendre hommage. Harry également, Drago qui ne fit qu'un bref discours. Arthur à la grande surprise de l'assemblée prit la parole. Narcissa n'en revenait pas de tant de solidarité.

Lucius avait fait tellement de mal à tout ces gens. Elle lui avait pardonné, parce qu'elle était sa femme. Mais eux ? Rien ne les obligeait à être là. Et rien que pour ce geste, elle était touchée profondément et en remerciait finalement son mari d'avoir enfin comprit où étaient ses vrais intérêts à changer de camps. Malheureusement, lui n'aurait pas le temps de découvrir l'amitié et le sens de la solidarité, mais elle oui. Drago y goutait déjà depuis pas mal de temps et elle languissait de découvrir toutes ces personnes qu'elle ne connaissait pour ainsi dire pas.

Quand ce fut son tour de dire quelque chose, elle monta sur l'estrade, soutenue par son fils. Elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises, incapable de parler.

« Je t'aime » fut tout ce qu'elle prononça, trop bouleversée pour en dire plus.

Après la cérémonie, le cercueil de Lucius fut mis en terre et chacun y jeta une poignée. Narcissa passa dans les bras de tout le monde, Molly Weasley y compris et ces étreintes lui donnèrent chaud au cœur. Jamais elle n'aurait imaginé ça.

« Merci » dit-elle à Harry quand il lui présenta ses condoléances.

« Nous sommes une famille et dans une famille on est solidaire Mme Malefoy, vous faites partie des nôtres maintenant et votre mari l'était lui aussi quoi qu'il ait pu faire par le passé, c'est le passé » lui dit-il.

Ils remontèrent vers le château, en chemin Evelyn glissa sa main dans celle de l'élu, comme trois jours auparavant. S'il était surpris, il n'en dit et n'en montra rien. Mais cette marque d'affection le fit sourire discrètement.

Un goûter était prévu pour clore cet enterrement et tout le monde se dirigeait vers la grande salle où les attendaient, sandwichs, café et thé. Ce fut une heure plus tard que les portes de la grande salle s'ouvrirent, interrompant les discussions discrètes qui emplissaient la salle. L'infirmière, visiblement essoufflée venait de débarquer. Tout le monde se retourna sur elle. Elle chercha Ron, le trouva et accrocha son regard.

« Miss Parkinson… » Ron sentit son estomac se retourner et son teint vira au blanc, il craignait le pire.

« Monsieur Weasley… elle s'est réveillée ! »

A suivre…


Voili voilou !! ^^

Alors ? Oui je sais, c'est moche pour Lucius… si ça peut vous consoler, ça n'a pas été facile de l'écrire ! Chapitre tout en émotions cela dit… Ginny et Emilie la trêve ? lol on verra hein ! On en apprend un peu plus sur Emilie et Sam, vous avez compris qu'il s'est bel et bien passé quelque chose entre ses deux là, reste à savoir pourquoi ne se passe-t-il plus rien ? hum… Evy et Harry avec un net rapprochement… Elliot qui se sent intrigué par la belle Adeline… Drago et la pauvre Narcissa passent une douloureuse épreuve… :-( je sais que je n'ai pas énormément parlé de Charlie et Hermione, mais vous noterez tout de même qu'ils passent beaucoup de temps ensemble… je privilégie l'intrigue c'est vrai ! J'essayerai de me rattraper mais le prochain chapitre parlera de l'expédition :-P et le clou, Pansy est enfin réveillée ! Je vous dis déjà que le prochain chapitre verra revenir le traître aussi… mais je n'ai pas encore décidé si il révèlera son identité ou non, je verrais ^^

Si vous avez des questions, n'hésitez pas je suis toute ouïe =D

Review chiouplait !

Merci à tous, gros bisoux

Jess