Bonsoir à tous !
Ce n'est pas un secret, je mets énormément de temps pour poster et je m'en excuse mais sans trop rentrer dans les détails car je ne suis pas là pour ça, la vie n'est pas simple comme dirait ma belle sœur ! lol
Quoi qu'il en soit, mes problèmes personnels n'empiètent pas sur mon écriture au point de me faire abandonner c'est mon seul exutoire donc… désolée encore pour l'attente, mais ça risque de durer encore un peu, tant que je continue c'est ce qui compte non ? :)
So
Enjoy ! :)
Disclaimer : ouah ! y'avait longtemps lol tout les personnage et lieux de cette histoire ne m'appartiennent pas et sont à JK Rowling bien entendu… tous ? bien sûr que non ! Les jumeaux MacPherson, Emilie, Adeline et les autres personnages de mon invention sont évidemment à moi )
Bonne lecture !
PS:
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Cat" :Rah C'est Blaise ! vui ! :-( Pourquoi lui ! ah ça… snif...c'est un de mes perso préférés !:s j'adore Blaise, et je n'aime pas le faire passer pour un méchant mais bon… peut être a-t-il ses raisons ? =P Fin bref. Rahh j'adore le susp"nce mais je le déteste à la fois =) oh vui comme tout lecteur qui se respecte ! xD merci a toi !
draymione333 : oua, pour de la révélation, c'est de la révélation de derniere minute lol. Lol à force tu devrais me connaître xD ainsi donc c'est blaise le traitre. interressant. mais serai t il par hasard un agent triple ? ou quatriple ? lol je verrai bien non ce n'est pas tout à fais ça lol disons qu'il a de bonnes raisons… sans en être de bonnes, oui je sais c'est compliqué lol en tout cas, j'ai adoré ce chapitre. bien écrit, de l'action, des
révélations. miam j'aime. Dans ce cas j'espère que le suivant te plaîra tout autant ! bonne continuation bisous merci beaucoup bisoux !
Alexia J'adore les histoire charlie/hermione et celle-ci s'annonce super! Merci beaucoup ! je suis ravie que ça te plaise :) vivement la suite que voici ! :D
Ch.9. Dans l'angoisse et la peur.
Poudlard, 1990.
Le groupe d'étudiants débarqua à toute vitesse dans l'infirmerie sans ménagement. Alertée pas le bruit et les cris, Mme Pomfresh sortit en trombe de sa chambre attenante à l'infirmerie, baguette pointée droit devant elle.
« Par tout les saints sorciers, mais que faites vous là ? » s'exclama l'infirmière d'abord en colère d'avoir été réveillée de la sorte. Mais quand elle vit le corps de Flo' flottant dans les airs et sa cousine Emilie, compressant toujours la plaie béante de son abdomen qui laissait une traînée de sang sur son passage son regard se chargea d'angoisse. Elle accourut auprès d'eux, Emilie la suppliait de son regard rempli de larmes.
« Allongez-le ! » ordonna-t-elle.
Sam qui maintenait toujours le corps de Flo' en lévitation confia Ginny, toujours inconsciente à son frère. Charlie la déposa sur le lit le plus proche, pendant que Sam posait Flo' sur un autre lit.
« Allez chercher Dumbledore, j'ai besoin d'aide » cria-t-elle en examinant les dégâts qu'avait fait la créature sur le ventre de Flo' qui respirait à peine. Mais personne ne bougea, trop absorbé par l'état de leur ami. L'infirmière releva la tête.
« Si vous ne faites rien, il va mourir ! Écoutez ce que je vous dis, et allez chercher le directeur ! » Charlie sembla reprendre ses esprits.
« Veille sur elle je n'en ai pas pour longtemps » dit-il à Elliot qui se mit au chevet de son amie. Hermione suivit Charlie dans les couloirs, ils couraient tout les deux à en perdre haleine et arrivèrent devant la gargouille.
« Oh mince ! » s'énerva Hermione qui se rendit compte qu'elle ne connaissait pas le mot de passe.
« Peut-on savoir en quel honneur vous êtes encore debout à cette heure et ce que vous faites devant l'escalier du directeur ? » fit une voix doucereuse. Les deux amis se retournèrent et tombèrent nez à nez avec Snape.
« Professeur, Mme Pomfresh nous envoie, c'est urgent deux élèves sont grièvement blessés » dit Charlie d'une voix grave. Le professeur austère comprit que le temps n'était pas aux questions et prononça le mot de passe afin de les faire monter. Par chance, Dumbledore descendait à ce moment là.
« Professeur ! Flo' et Ginny, ils sont blessés et c'est très grave pour Flo', Mme Pomfresh vous appelle » déballa Hermione qui avait du mal à garder son sang froid. Le vieil homme hocha la tête et suivit les jeunes ainsi que le professeur Snape. Ils arrivèrent à l'infirmerie où Mme Pomfresh inspectait la plaie qui ne cessait de saigner.
« Albus… j'ai besoin d'aide je n'y arriverais pas seule et il mourra si nous tentons un transfert à Ste Mangouste » dit-elle d'une voix grave. Emilie, à coté de son cousin lui tenait la main sans le lâcher des yeux.
« Je fais le nécessaire Poppy, faites de votre mieux… » dit le directeur qui se dirigeait vers la cheminée.
« Poussez-vous » fit sèchement le professeur de potions à l'intention d'Elliot. Il se pencha sur Ginny, toujours inconsciente et l'examina rapidement. Un silence pesant et morbide s'installait sur l'infirmerie, malgré toutes les personnes présentes.
« Cette jeune fille a un niveau de magie très faible, trop faible pour être parmi nous. Il semblerait qu'elle ait des côtes cassées et une fracture du poignet, ses jours ne sont pas en danger mais elle a frôlé la mort, que s'est-il passé ? » interrogea Snape de sa voix grave et froide.
« Elle s'est battue seule contre un Dazzle-Wolf » murmura Elliot. La lèvre de Snape trembla.
« Bande d'inconscients ! » tonna-t-il. Personne n'osa le défier, ou le contredire.
« Que vous est-il donc passé par la tête pour risquer une expédition aussi dangereuse ? » aucun ne répondit.
« L'heure n'est pas encore aux réprimandes Severus, nous verrons cela plus tard… un médicomage arrive pour vous prêter main forte Poppy, comment va-t-il ? » interrogea Dumbledore. L'infirmière concentrée sur sa tâche se pinça la lèvre.
« Mal » fut tout ce qu'elle répondit. La cheminée crépita et un homme d'une trentaine d'année en sortit. Il portait une blouse blanche et avait une trousse avec lui. Il se précipita sur le blessé pour l'examiner.
« Par Merlin, que lui est-il arrivé ? » questionna-t-il.
« Il a été blessé par un Dazzle-Wolf » répondit Sam la voix tremblante.
« Docteur… il va s'en sortir ? » demanda Emilie d'une voix remplie de sanglots.
« Je n'en sais rien » avoua l'homme qui se mit au travail. Flo' était encore conscient, il souffrait le martyr et sa respiration s'accélérait.
« J'ai… j'… j'ai… mal » hoqueta-t-il les yeux remplis de terreur. Emilie qui lui tenait toujours la main s'approcha de lui. De son autre main, elle lui caressa les cheveux, les yeux remplis de larmes qu'elle ne pouvait s'empêcher de laisser couler.
« Ça va aller… je suis là, le docteur va te soigner… n'ai pas peur »
« J'ai froid… »
« Tiens bon Flo' je t'en prie… » pleura-t-elle. Hermione sanglotait à présent. Elle se sentait affreusement coupable.
« J'ai besoin d'être seul mademoiselle, vous devez sortir » intima le médicomage.
« Je veux rester avec lui »
« Ce n'est pas possible » Emilie releva la tête, le visage ravagé de larmes et de peur vers l'homme à la blouse blanche.
« Lili'… »
« Chut… ça va aller… » mais elle sentait ses doigts lui échapper.
« J'ai …. J'ai peur Lili' » suffoqua Flo', tandis que le médicomage s'affairait à nettoyer la plaie avec des gestes paniqués, mais précis. Il devait faire au plus vite, car il avait perdu beaucoup trop de sang.
« Flo'… » gémit-elle alors que ses yeux se refermaient doucement. Elle le regarda, les yeux exorbités s'attendant à ce qu'il les rouvre. Elle releva à nouveau la tête.
« Que se passe-t-il ? Docteur ? » le médicomage se pencha sur la poitrine du jeune homme pour écouter son cœur et prit son pouls en même temps.
« Son cœur ne bat plus ! » s'exclama-t-il en se relevant à la hâte.
« Quoi ? Non ! » elle se pencha sur lui et hurla.
« Flo' ? Non…. Flo' ! … j't'en prie… » se mit-elle à pleurer à chaudes larmes. Ses amis assistaient au spectacle, impuissants. Elliot avait prit Hermione dans ses bras et Adeline s'était réfugiée dans ceux de Charlie.
« Ne me laisse pas… pas toi… » pleurait-elle. Le médicomage regarda Sam, comme une demande muette. Il pratiquait déjà le massage cardiaque, mais ne pourrait pas travailler correctement si Emilie restait là.
« Lili'… viens » dit-il, mais elle ne voulait pas le lâcher.
« Je vous en prie… ne le laissez pas mourir » pleura-t-elle. Le médicomage ne répondit pas, tentant de le réanimer. Et Sam tira Emilie de force qui se débattit pour retourner auprès de son cousin.
« Noooon…. Je vous en prie… » criait-elle alors qu'il l'emmenait au dehors de force, comme dans un film au ralentit, la caméra s'arrête sur chacun des personnages. Emilie dans les bras de Sam qui essaye de l'emmener, alors qu'il pleure autant qu'elle. Hermione qui sanglote dans les bras d'Elliot. Adeline qui enlace Charlie de toutes ses forces, celui-ci qui regarde le spectacle les yeux brillants. Ginny toujours inconsciente sur son lit, Severus et Dumbledore qui regardent le médicomage essayer de sauver leur élève et quand l'image s'arrête, s'est pour voir un jeune homme en train de mourir, étendu sur le lit avec les marques d'une créature terrifiante sur le ventre et un zoom sur son visage nous montre à quel point la vie est injuste et cruelle…
Poudlard, 1998.
Elle entendait des voix. Comme des murmures au loin. Mais plus les secondes passaient, plus les murmures se rapprochaient. Elle tendit l'oreille, essayant de déceler ce qu'ils disaient. Elle distingua deux voix qu'elle connaissait. À mesure que les voix se clarifiaient, un mal de tête sournois et douloureux s'insinua et elle gémit.
« Elle se réveille » entendit-elle, s'était son père.
« Evelyne ? » elle remua légèrement et tenta péniblement d'ouvrir les yeux. D'abords flou, un visage se présentait à elle, juste au dessus du sien.
« Monsieur, elle ouvre les yeux… » fit le visage en regardant ailleurs.
« Evelyne ? Tu m'entends ? » entendit-elle raisonner dans sa tête comme un écho. Elle grimaça et gémit plus fort de douleur. Sa vision était trouble et elle avait beau cligner des yeux, rien n'y faisait, la douleur était lancinante comme si quelqu'un frappait à coup de marteau sur son crâne. Elle se sentait mal, nauséeuse, sa tête lui tournait et la faisait affreusement souffrir. Elle se sentait partir dans tout les sens et ce qui devait arriver, arriva : elle vomit.
« Je vais chercher Mme Pomfresh » s'exclama Henri en disparaissant. Harry se précipita sur la jeune fille pour l'aider. Il l'aida à se pencher sur le côté de son lit, et lui tint les cheveux pour éviter qu'elle ne s'en mette partout. C'est là qu'il l'entendit sangloter et s'excuser.
« Pardon… pardon… » ne cessait-elle de dire entre deux régurgitations.
« Chuuut… ce n'est pas grave, ne t'en fais pas je suis là… » murmura Harry en lui épongeant le visage. Henri revint avec l'infirmière qui avait une fiole en main.
« Ma pauvre petite… tenez, buvez » dit-elle en relevant son visage et en lui administrant la potion elle-même. Henri nettoya le carrelage d'un récure-vite et Harry aida Pomfresh à réinstaller la jeune fille sur ses oreillers. Evelyne ouvrit finalement les yeux, et l'image lui revint petit à petit plus nette et plus claire, mais elle se sentait vaseuse, fatiguée. Elle avait la bouche complètement sèche et elle réclama à boire.
« Juste un peu » l'avertit Pomfresh. Ce fut Harry qui se chargea de la faire boire.
« Que… que c'est-il passé ? » demanda-t-elle d'une voix rauque. Elle s'aperçut qu'un bandage lui encerclait la tête et y porta sa main.
« Tu ne te souviens de rien ? » demanda son père. Elle fronça les sourcils.
« Je… j'ai ramené Narcissa… et j'étais en train de rejoindre les autres au chevet de Pansy quand… » elle fronça encore plus les sourcils, plongeant dans ses souvenirs. Le mal de tête s'atténuait peu à peu et ses idées se rassemblaient, cela était sûrement dû à la potion de Mme Pomfresh. Les images lui revinrent comme un flash back.
« J'ai vu… j'ai vu quelqu'un sortir des appartements de Drago et Hermione… mais je n'ai pas eu le temps de dire, ou de faire quoi que ce soit. Il m'a assommée avec la lance de l'armure » expliqua-t-elle.
« Est ce que tu as vu de qui il s'agissait ? » demanda doucement son père. Evy le regarda, perdue. Elle tentait de mettre le doigt sur un petit détail, même infime qui aurait pu les mettre sur la voie du traître… mais rien. Rien ne lui venait à l'esprit, elle n'avait eu le temps de rien que le néant l'avait engloutie. Ses yeux se remplirent à nouveau de larmes.
« Non… je… je n'ai rien vu » hoqueta-t-elle.
« Ne pleure pas ma chérie, tout va bien nous avons organisé des tours de garde pour votre protection à toi et Pansy, il ne vous arrivera rien, il faut te reposer » dit-il en posant une main sur la joue de sa fille. Harry était attendri, jamais encore Henri Macpherson n'avait montré ses sentiments à ce point. Il posa un baiser sur son front et tourna les talons, laissant seul sa fille avec Harry. Celui-ci se sentait tout à coup assez mal à l'aise, ne sachant pas trop comment agir.
« Le prochain tour est pour Drago, il devrait arriver » dit-il finalement brisant le silence.
« Qui… qui m'a ramenée ? » demanda-t-elle encore confuse. Harry remonta nerveusement ses lunettes sur son nez.
« C'est moi qui t'ai portée jusqu'ici » avoua-t-il. Elle le regarda, les yeux remplis de reconnaissance. Sans lui, elle serait peut être morte à l'heure qu'il est. Les portes de l'infirmerie grincèrent et Drago apparut devant eux.
« Salut ma belle, comment tu te sens ? » demanda-t-il en lui faisant un bisou. Elle sourit un peu.
« Comme quelqu'un qui s'est faite assommé » répondit-elle.
« C'est fini maintenant, tu ne crains plus rien il faut te reposer » dit alors Harry.
« J'y vais, le prochain est pour moi, à tout à l'heure » dit-il prêt à sortir, mais Evy le retint par la main.
« Harry ? » surpris, celui-ci se retourna.
« Merci… » lui dit-elle avec toute la sincérité et la reconnaissance du monde.
Poudlard, 1990.
« C'est un cauchemar… » murmura Hermione alors qu'ils attendaient tous devant les portes de l'infirmerie. Pas un son ne sortait de la grande pièce, le silence était tellement insupportable.
« J'avais pourtant bien dit de ne prendre personne avec nous, ce combat n'est pas le leur » répliqua Elliot. Hermione leva ses yeux mouillés vers lui.
« Gardes tes reproches pour toi, c'est déjà assez dur comme ça, inutile d'en rajouter » renchérit Adeline la gorge nouée.
« Il a raison… tout ça est ma faute » fit Hermione.
« Bien sûr que non » intervint Charlie à son tour.
« Bien sûr que si ! Elliot a entièrement raison, vous n'auriez pas dû venir »
« Ce combat deviendra le nôtre tôt ou tard Hermione ! » s'exclama Adeline.
« En attendant, vous n'étiez pas préparé à ce que nous avons vécu cette nuit »
« Vous ne l'étiez pas plus que nous Elliot ! Cesse donc d'essayer de moraliser tout le monde ! Tu crois qu'elle ne s'en veut pas assez ? Tu crois vraiment que tes remontrances vont effacer ce qui arrive à Flo' et à Ginny ? Non ! Donc il est totalement inconvenant et inutile de culpabiliser Hermione plus qu'elle ne l'est déjà » s'énerva Adeline le visage furieux.
« Je n'essaye pas de la culpabiliser loin de là… seulement, regarde le résultat ! Personne ne m'écoute jamais, vous aviez tous l'air de prendre cette expédition pour une excursion ! » s'exclama le jeune homme.
« Nous savions très bien le risque que nous prenions ! Ça ne sert à rien de chercher un coupable, nous le sommes tous » s'entêta la jeune fille. Un nouveau silence suivit cette dernière réplique. Un silence lourd de conséquences et d'angoisse. Les quatre adolescents relevèrent la tête au son de pas se rapprochant de l'infirmerie, c'était Sam.
« Comment va Emilie ? » demanda Charlie. Le jeune blond soupira.
« Elle est complètement secouée, je lui ai administré une potion de sommeil sans rêve que j'avais en stock dans ma valise, à son insu… elle dort maintenant » répondit-il.
« Cette histoire devient un vrai drame, mais qu'avons-nous fait ? » s'exclama Hermione les larmes coulant sur ses joues rouges. Sam la regarda peiné.
« Ce n'est pas ta faute Hermione, nous sommes responsables de nous même, c'est nous qui avons insisté pour vous suivre »
« Mais j'aurais dû écouter Elliot et refuser ! »
« Nous serions venu quand même »
« Ce n'est pas juste » ragea-t-elle « ça ne devait pas se passer comme ça, et s'il meurt ? »
« Les seules coupables sont ces créatures » répondit Adeline. Hermione mit ses mains sur son visage et secoua la tête.
« Tout ça est ma faute… j'aimerais tellement effacer cette soirée » pleura-t-elle. Charlie l'enlaça et lui murmura des mots réconfortants à l'oreille, sous l'œil douloureux d'Elliot qui ne pipait plus un mot.
« Est ce que l'un de vous a trouvé ce pourquoi nous étions partis ? » demanda soudain Adeline.
« Emilie m'a dit que Ginny l'a dans son sac » répondit Sam. Hermione et Elliot le regardèrent d'un même mouvement.
« Elle a le diadème ? » s'exclama ce dernier, Sam hocha la tête.
« Au moins, tout ça n'a pas été vain… » dit Elliot plus pour lui-même.
« Bien évidemment ! Il n'y a que ça qui t'intéresse toi ! Peu importe que Flo' y laisse la vie, du moment que votre futur est sauvé ! Et son futur à lui tu y penses ? » hurla Adeline. Surpris, le jeune serpentard tourna de grands yeux orageux vers elle.
« Comment peux-tu dire de telles choses ? » s'exclama-t-il.
« Depuis que tu es arrivé ici tu ne penses qu'à ça ! Tu ne te préoccupes pas des sentiments des autres, tu ne vois que l'intérêt de ton monde, peu importe ce que ça coûte… tu me dégoûtes » dit-elle avant de tourner les talons et de s'enfuir à travers les couloirs. Elliot resta planté là un moment, abasourdi car dans le fond, elle avait peut être raison et ça le répugnait. Il prenait conscience de son comportement goujat et inopportun et se lança à sa poursuite, sous les yeux peinés des trois autres, une longue nuit amorçait sa course pour l'école de Poudlard, une nuit où bien des destins étaient remis en cause…
OoO
« Adeline ! » cria Elliot en courant derrière la jeune fille « Attends ! » il la rattrapa en quelques enjambées et lui empoigna le bras pour qu'elle s'arrête.
« Lâche-moi ! » pesta-t-elle en essayant de se dégager.
« Calme toi, je veux juste discuter » lui intima-t-il. Elle cessa de se débattre et il la lâcha. Elle avait les yeux remplis de larmes et il se mordit la lèvre inférieure.
« Écoute… je suis désolé » elle haussa les sourcils.
« Et c'est tout ? »
« Quoi ? Qu'est ce que tu veux que je te dise d'autre ? Que veux-tu entendre bon sang ? » s'emporta-t-il à son tour sans en déceler la raison exacte.
« Je ne cherche rien d'autre que du réconfort Elliot. Au lieu de ça, tu passes ton temps à donner des leçons de morale et à nous reprocher de vous avoir aidé »
« Mais je ne vous le reproche pas » soupira-t-il.
« Alors pourquoi est-ce que tu agis comme ça ? »
« Mais je suis comme ça ! J'ai toujours fait tout tout seul dans ma vie, sans personne pour m'épauler, c'est moi tout simplement »
« Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas » dit-elle un peu calmée. Il ricana.
« Tu peux rire si ça te chante, quoi qu'il en soit, je sais que vous vouliez bien faire, mais regarde le résultat ! »
« Et voilà, tu recommences ! Tu vois, c'est ça qui m'exaspère chez toi ! » s'exclama-t-elle avec de grands gestes. Elliot s'affaissa.
« Comment faut-il que je me comporte d'après toi, n'ai-je pas raison peut être ? » demanda-t-il. Elle le regarda quelques secondes et s'approcha de lui.
« Comporte-toi comme un être humain Elliot, ni plus, ni moins. Tu as le droit d'avoir des sentiments tels que la peur, l'amour, la joie, l'euphorie… au lieu de te cacher derrière une carapace qui ne te colle vraiment pas » dit-elle.
« Tu ne me connais pas »
« Oh si, bien plus que tu ne le crois » répliqua-t-elle.
« Qu'est ce que tu attends de moi ? » demanda-t-il sentant bien que la conversation prenait une toute autre tournure qu'il n'aimait pas vraiment.
« Je te l'ai dit, comme avec tous mes amis, du réconfort. Sais-tu seulement ce que ça fait de prendre une fille dans tes bras autre qu'Hermione ? De sentir que cette même fille peut te donner ce que tu recherches toi aussi ? »
« Et qu'est ce que je recherche d'après toi ? » demanda-t-il en éludant sa première question. Elle s'approcha encore de lui, jusqu'à atteindre son oreille avec sa bouche, posant ses mains sur ses épaules.
« Tu veux te sentir aimé, tu veux de la tendresse… et tu te tortures car Hermione ne t'en donnera jamais ! Du moins, pas comme toi tu le souhaites. Tu t'interdis tout, de peur de la vexer. Tant qu'elle est heureuse le reste ne compte pas n'est ce pas ? Et bien je t'apprendrais que tu te voiles la face… toi aussi, tu as le droit de craquer, toi aussi tu as le droit d'être rassuré, ta vie ne s'arrête pas parce qu'elle ne partage pas tes sentiments » chuchota-t-elle à son oreille.
« Quand bien même tu aurais raison… ce que tu essayes de prouver ne changera rien aux faits. J'aime Hermione, ce n'est pas un secret pour toi, ni pour elle d'ailleurs et je l'aimerai jusqu'à la fin de mes jours » répondit-il sans pour autant repousser la jeune fille.
« Je sais, mais cet amour ne doit pas te fermer aux sentiments des autres. Tu mets des barrières autour de toi, pourquoi ? Pourquoi décides-tu de souffrir ? »
« Parce que j'ai l'impression de la trahir si je me laisse aller »
« Crois tu que c'est ce qu'elle veut pour toi ? Elliot ouvre les yeux » dit-elle ne bougeant pas d'un millimètre.
« Je ne pourrai pas te donner ce que tu attends de moi » continua-t-il admettant enfin que la jeune fille était amoureuse de lui. Il l'entendit déglutir.
« Alors fais semblant » termina-t-elle en l'enlaçant brusquement. Surpris, le jeune homme resta d'abord sans réaction, pris dans un combat entre sa conscience et son besoin de tendresse. Adeline s'accrochait à lui comme si sa vie en dépendait, attendant patiemment qu'il réponde à son appel. Elle fermait les yeux de toutes ses forces, espérant qu'il ne la repousserait pas et ses espoirs furent comblés quand elle sentit deux bras fermes l'enlacer à son tour. Elle soupira de soulagement et les larmes retombèrent d'elles mêmes. Il la serrait si fort contre lui, qu'elle en étouffait presque, mais elle s'en fichait. Même si elle savait que tout ça n'était qu'illusoire, elle continuait d'espérer qu'il était sincère, elle s'en persuadait.
De son coté, Elliot respira le parfum de ses cheveux, sa main touchait la peau dénudée de son dos par une blouse assez courte et ce besoin de chaleur humaine s'intensifia lorsque de son pouce, elle traçait des cercles sur sa nuque à lui et il resserra sa prise de plus en plus fort, comme s'il s'accrochait à une bouée de sauvetage. Il ferma les yeux, respirant encore et encore son odeur. Une odeur tellement familière pour lui… il devait s'avouer que cette étreinte lui faisait le plus grand bien et pourtant, derrière ses paupières closes, ce n'était pas le visage d'Adeline qu'il voyait, mais bien celui d'Hermione…
OoO
Un peu plus tard dans la nuit, Sam, Charlie et Hermione assis à terre attendaient les nouvelles sans bouger, ni parler. Adeline et Elliot étaient partis depuis une bonne heure maintenant et les trois adolescents étaient resté silencieux tout ce temps durant. Assis l'un contre l'autre, Hermione avait posé sa tête sur l'épaule de Charlie, qui avait lui-même posé sa tête sur la sienne. De son coté, Sam gardait ses yeux rivés sur les portes. C'est dans cet état de léthargie que Dumbledore et Severus les trouvèrent en sortant.
« Professeur… » s'exclama Hermione en sortant subitement de sa torpeur ainsi que les deux garçons.
« Votre amie s'en sortira Hermione… » rassura Albus d'un ton calme.
« Et pour Flo' ? » intervint Sam. Adeline et Elliot revenaient vers eux et entendirent la conversation.
« Les prochains jours seront déterminants pour lui, ses jours sont encore en danger, le médicomage a fait tout ce qu'il pouvait pour le moment, il ne peut en faire plus » Hermione saisit la main de Charlie et les épaules de Sam s'affaissèrent.
« Vous devriez rentrer dans vos maisons les enfants, vous ne pourrez rien faire de plus ici » leur conseilla le directeur.
« Je voudrais juste voir Ginny avant d'aller me coucher » demanda Hermione.
« Bien… mais cinq minutes » Hermione hocha la tête et entraîna Charlie à sa suite. Les autres repartirent dans l'autre sens.
« Que faites-vous là ? » s'exclama l'infirmière qui se trouvait aux cotés de Flo' en les voyant entrer.
« Juste nous assurer que Ginny va bien, nous ne restons pas » répondit Hermione. Le médicomage sortit du bureau de l'infirmière et la rejoignit. Visiblement, il restait pour surveiller l'état de santé du blessé. Hermione posa ses yeux sur le visage blafard de Flo' qui respirait à peine et elle tressaillit. Le médicomage tira le rideau sur eux et la jeune fille reprit ses esprits.
« Ça va ? » s'inquiéta Charlie. Elle ne répondit pas, s'approchant du lit de Ginny. Son sac à dos était posé juste à coté du lit, elle l'ouvrit et vit avec soulagement le diadème posé au dessus de ses affaires. Elle le referma et le mit sur son épaule.
« Si maman savait… » s'exclama Charlie en regardant sa petite sœur endormie. Hermione eu un sourire triste et remit une mèche de cheveux roux en place sur le visage de son amie. Elle lui baisa le front et se redressa.
« Repose toi bien ma belle » murmura-t-elle. Ils quittèrent l'infirmerie sans un bruit et sans se lâcher la main. Tout au long du trajet les menant à la tour Gryffondor, elle ne dit pas un mot, comme si elle se retenait de pleurer.
« Hermione… » elle ne lui répondit pas. Il soupira et s'arrêta. Elle le regarda, les yeux rougis et le cœur du garçon rata un battement quand elle éclata en sanglots. Il s'empressa de l'enlacer.
« Ça va aller… tu n'y es pour rien » murmura-t-il en la berçant et lui caressant les cheveux.
« Je m'en veux tellement » gémit-t-elle. Il resserra sa prise.
« Ils vont s'en sortir, tu n'as rien à craindre »
« Comment peux-tu en être aussi sûr ? » s'égosilla-t-elle.
« J'ai confiance »
« Je veux rentrer chez moi et que tout s'arrête, j'en ai assez » pleura-t-elle.
« Je sais… » murmura-t-il en la berçant toujours « et tu vas y arriver. Vous allez y arriver »
« Tu crois ? » demanda-t-elle en relevant la tête pour le regarder dans les yeux.
« J'en suis sûr »
« Tu es tellement gentil Charlie… » dit-elle captivée par ses yeux bleus. Il sourit.
« Il paraît » et le temps s'arrêta. Comme transportés dans un autre monde, leurs regards ne se quittèrent plus, s'accrochant de plus en plus à l'autre. Leurs têtes s'attirèrent comme un aimant, lentement. Leur cœur battant à l'unisson, c'est dans une explosion de sensation électrisante que leurs lèvres se scellèrent…
Poudlard, 1998.
L'infirmerie était calme, silencieuse. Seul le bruit de deux respirations paisibles trahissait une présence dans ces lieux. Pansy étendue sur son lit et recouverte de son drap blanc, dormait tranquillement. Evelyne, étendue elle aussi, son bandage enserrant toujours sa tête, dormait également. Assis sur une chaise, entre les deux lits, une silhouette gardait ses yeux braqués sur le lit de Pansy. Il avait attendu que l'infirmière entre dans sa chambre pour verrouiller sa porte et insonoriser la pièce. Lentement, il se leva sans bruit et se posta a coté du lit de Pansy, tournant le dos à Evy.
Il regarda la silhouette mince de la jeune fille dont la poitrine se soulevait régulièrement. Il détailla le visage qui avait reprit des couleurs après des mois de tortures. Il s'attarda sur la taille mince et sans défaut de cette si frêle jeune fille. Sa meilleure amie. Pour combien de temps ? Le cœur battant à tout rompre, il soupira intérieurement et souleva sa main à hauteur de son visage, dégageant une mèche de cheveux rebelle. Il s'apprêtait à tout perdre et il le savait. Dire qu'il s'en fichait serait mentir, le pincement de son cœur était bien là lui. Doucement, il laissa balader son index sur sa joue, comme une plume. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle ouvre les yeux brusquement. Il stoppa son geste, comme figé.
Pansy se redressa à la hâte, le regard apeuré.
« Chut, ce n'est que moi » chuchota une voix. Elle sembla se calmer un peu, mais resta sur ses gardes.
« Désolée… j'ai du mal avec les gens, pour moi tu es un parfait inconnu » murmura-t-elle à son tour. Le jeune homme sourit.
« Oui je sais. Je te regardais juste dormir, c'est difficile pour moi de te voir là, sans pouvoir te toucher, te prendre dans mes bras, tu es ma meilleure amie Pansy » la jeune fille se mordit la lèvre.
« Je sais… et j'aimerais tellement me rappeler. Dire que j'aime un garçon et que je ne m'en rappelle même pas » dit-elle penaude.
« Ça viendra » la rassura-t-il. Elle lui demanda d'allumer la lampe de chevet, ce qu'il fit. Son visage couleur caramel lui apparut et son sourire éclatant lui inspira la confiance.
« Tu sais, cette situation est très frustrante pour moi »
« J'imagine oui. Mais tu sais que nous sommes tous là pour toi, pour t'aider » dit-il en s'asseyant sur le bord de son lit. Dans le lit voisin, Evy remua dans son sommeil.
« Oui bien sûr… mais je commence à me demander si mes souvenirs referont surface un jour, ou si je suis condamnée à reconstruire une nouvelle vie, avec mes anciens amis que je serais forcée de redécouvrir » avoua-t-elle. Il posa une main douce sur sa joue.
« Le temps arrange toujours tout Pansy » dit-il doucement en la regardant. Elle plongea ses yeux dans les chocolats du métis et fronça les sourcils. Une sensation étrange de déjà vu l'assaillit soudainement et tout se mélangea dans sa tête. Des images prirent forme devant ses yeux. D'abord floues, puis bien distinctes et l'écho de ce qu'elle voyait dans ses souvenirs se fit.
Flash back
Elle se trouvait dans une cellule portant le numéro 154.
« Mais lâche-moi ! » elle se débattait de toute ses forces alors qu'on l'obligeait à entrer. Le mangemort referma la porte et elle s'accrocha aux barreaux de sa geôle.
«Comment as-tu pu ? » s'exclama-t-elle plein d'incompréhension.
« J'ai mes raisons » répondit le garçon.
« Je croyais que tu étais notre ami Blaise ! »
« La vie est ainsi faite, chacun son destin » répondit Blaise.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle la voix chevrotante.
« Et qu'est ce que tu veux que je te dise hein ? » s'énerva-t-il.
« Comment peux-tu lécher les bottes de ce psychopathe ? N'a-t-il déjà pas fait assez de mal ? Sais tu ce qu'ils vont me faire ? N'as donc tu pas l'once d'un remord ? » demanda-t-elle s'accrochant aux barreaux de sa cellule comme si sa vie en dépendait. Elle le vit hésiter, elle le vit se torturer, elle pu le lire sur son visage.
« Tu ne sais pas pourquoi je fais ça » éluda-t-il.
« Alors explique-moi ! Pourquoi agis-tu seul ? Nous pourrions t'aider… Blaise, je t'en prie ne me laisse pas croupir ici, je suis ton amie » dit-elle en se mettant à pleurer.
« Je suis désolé… je ne peux pas » dit-il en rabattant son masque de mangemort.
« Tu payeras pour ça tu le sais ? N'est ce pas que tu le sais ? Un jour nos amis découvriront ce que tu as fais et quel lâche tu as été… je ne te le pardonnerai jamais Blaise t'entends ? Plutôt mourir ! » hurla-t-elle. Et alors qu'il se retournait une dernière fois, elle vit ses prunelles chocolat, remplie de douleur et de chagrin.
« Tu arriveras à passer au dessus de cette trahison crois moi, le temps arrange toujours tout Pansy, n'oublie jamais ça »
Fin du flash back.
« Pansy ? » demanda-t-il la voix inquiète. Elle reprit ses esprits et le regarda apeurée, fronçant les sourcils.
« C'était toi » murmura-t-elle. Il rit nerveusement.
« Quoi ? Mais de quoi tu parles ? »
« Le traître… celui qui nous a vendu, qui m'a enfermée… c'était toi » répéta-t-elle.
« Mais qu'est ce que tu racontes voyons… tu es fatiguée, tu ferais mieux de te reposer » dit-il en avançant sa main qu'elle repoussa.
« Ne me touche pas ! » dit-elle en se levant. Il se leva à son tour, baguette à la main.
« S'il te plaît Pansy… tu vas réveiller tout le monde » dit-il nerveusement en jetant un œil partout.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle confuse. Des images l'assaillaient. Images qu'elle ne parvenait pas à remettre dans le bon ordre pour le moment. Des souvenirs de Ron, de Drago, d'Hermione… tout se mélangeait et elle commençait à ne plus savoir où elle se trouvait. La seule chose dont elle était certaine c'était qu'il ne fallait pas faire confiance à Blaise.
« Tu es encore fragile Pansy, tu ne sais pas ce que tu dis » tenta le métis.
« N'essaye pas de me faire passer pour une folle Blaise ! Je me souviens… de notre conversation lorsque tu m'as enfermée… qu'est ce que tu veux me faire ? » tonna-t-elle. Le jeune homme contourna le lit et avançait lentement vers elle, qui n'avait plus de baguette, rien pour se défendre.
« Mon intention n'était pas de te faire du mal Pansy… je t'aimais, je t'aime réellement comme ma propre sœur, mais je n'ai pas le choix tu comprends ? » demanda-t-il doucement comme s'il s'adressait à une petite fille. Le cœur de la jeune fille se mit à cogner frénétiquement contre ses côtes. Qu'allait-il lui faire ?
« Qu'est ce que… qu'est ce que tu vas faire ? » balbutia-t-elle.
« Ça aurait dû être sans douleur… ce n'est pas ma faute Pansy, tu n'étais pas sensée te réveiller » dit-il en secouant la tête, tout en avançant encore et encore. Elle reculait, mais fut bientôt coincée par le mur.
« Blaise… arrête »
« C'est trop tard, je dois le faire. Tu ne sais pas ce qu'il se passe là bas, ce qu'ils sont en train de faire subir à ma famille. Je n'ai pas le choix et si je dois choisir entre eux et toi, alors ça sera eux » termina-t-il en la saisissant par la gorge. Il avait décidé de ne pas utiliser sa baguette contre elle, puisqu'elle n'en avait pas. Il se détestait déjà assez pour ce qu'il était en train de faire. La jeune fille se mit à suffoquer, plaquant ses deux petites mains sur celles de celui qui fut un jour son meilleur ami et ses larmes coulèrent.
« j'…j't… en-prie » dit-elle déjà toute rouge.
« Je suis tellement désolé » dit-il. Et le pire c'est qu'elle vit dans ses yeux la sincérité qu'ils dégageaient. L'air ne passait plus, son cerveau privé d'oxygène se mit en stand by, le noir était en train de l'engloutir, elle allait mourir… Soudainement, elle retomba à terre, libérée de l'étau et elle toussa se massant la gorge. Elle n'eut pourtant pas le temps de se reprendre, qu'une main pressante s'abattait sur son bras.
« Pansy, vite »
« Evy ? »
« Pressons ! » dit la jeune fille. Pansy la suivit, enjambant le corps du serpentard étendu sur une marre de sang. Visiblement, elle l'avait frappé avec une lampe de chevet en cuivre sur l'arrière du crâne. Il n'était pas mort bien loin de là. Sonné, mais pas mort. Aussi elles coururent aussi vite qu'elles le purent jusqu'à la porte, mais Blaise se jeta sur Evy et ils tombèrent en avant tout le deux, lui sur elle face contre terre.
« Espèce de garce ! » siffla-t-il.
« Lâche-moi, AU SECOURS ! » cria-t-elle. Pansy s'arrêta.
« Ferme-la ! » dit-il en la retournant. Elle se débattit, mais il était plus fort quelle. De plus la blessure de sa tête ne l'aidant pas, elle avait du mal à regarder clairement son adversaire. Elle savait que les baguettes des malades étaient rangées dans l'armoire du fond et elle tenta le tout pour le tout.
« Accio baguette » murmura-t-elle. Elle la récupéra en deux secondes alors que Pansy se dirigeait vers eux, et expulsa Blaise à l'autre bout de l'infirmerie. Aussitôt, elle se releva et reprit sa course.
« Cours ! » cria-t-elle à Pansy qui reprit alors son chemin inverse. Elle courut autant qu'elle le put, mais sa vue se brouilla tellement fort qu'elle dut s'arrêter et reprendre son souffle. Elle titubait, sa tête la faisait tellement souffrir qu'elle accepta l'aide de Pansy qui l'épaula pour traverser le château. Arrivées devant la tour Gryffondor, Pansy se mit à taper tellement fort dans le tableau que la grosse dame hurla à l'outrage. Finalement il s'ouvrit.
« Pansy ? »
« Ron ! » s'exclama-t-elle en entrant avec Evelyne. Harry descendait les escaliers à moitié endormi et ce n'est que quand il vit Evelyne s'effondrer dans le canapé qu'il se réveilla complètement.
« Evy ! Que s'est-il passé ? » demanda-t-il.
« C'est Blaise ! Il a essayé de me tuer et il a frappé Evelyne… c'est un cauchemar Ron… je me souviens de mon emprisonnement, c'était lui depuis le début ! » s'exclama Pansy qui était en larmes. Ron vit rouge quand il remarqua les marques de strangulations sur sa gorge.
« Laissez-moi passer je me fiche de votre fichu mot de passe ! » entendirent-ils derrière le portrait de la grosse dame qui vivait une dure cette nuit. Drago entra.
« Qui vous a fait ça ? » demanda-t-il en voyant l'état des filles.
« C'est Blaise le traître Drago » lui apprit Harry. Le visage du jeune blond se décomposa. On pouvait très bien imaginer la déception qu'il ressentait.
« Allons-y… Pansy, reste bien ici avec Evelyne, ne sors sous aucun prétexte tu m'entends ? » dit Ron elle hocha la tête et les trois garçons sortirent de la tour, bien décidé à trouver Blaise et lui régler son compte.
Lorsqu'ils arrivèrent à l'infirmerie, ils entrèrent dans la pièce dont l'armoire avait été fracassée par la chute du serpentard. Avec précaution, ils s'avancèrent vers la dite armoire et ne trouvèrent personne. La fenêtre était ouverte et une feuille siégeait sur le lit défait de Pansy. Drago la prit et la lut. Un seul mot y était inscrit.
Pardon.
Poudlard, 1990.
« Elle bouge, je crois qu'elle se réveille » dit Hermione.
« Je crois aussi » répondit Elliot.
« Je vais chercher Mme Pomfresh » effectivement, Ginny s'agitait et ouvrit les yeux. Elle fut éblouie par la lumière environnante et referma ses paupières un moment. Quand elle les rouvrit, elle cligna des yeux plusieurs fois histoire de s'habituer et tenta de se redresser.
« Hé la…. Doucement » fit une voix qu'elle aurait reconnue entre mille. Deux mains la repoussèrent légèrement sur ses oreillers.
« Tu t'inquiète pour moi maintenant MacPherson ? » railla-t-elle en le regardant, il sourit.
« Rêve pas Weasley. Seulement j'ai intérêt à te ramener en un seul morceau si je ne veux pas me faire arracher les yeux par ton petit ami » dit-il. Elle rit et s'adossa à ses coussins volontiers.
« Sans rire, tu nous a fichu une sacré frousse Gin' » dit-il. Elle grimaça.
« Je sais, mais c'était ça ou nous mourrions tous »
« Je sais » répéta-t-il « essaye de rester entière le reste du séjour » plaisanta-t-il, elle rigola.
« D'accord »
« Et bien vous voilà parmi nous jeune fille ! » s'exclama l'infirmière qui revenait avec Hermione.
« Comment te sens-tu ? » demanda-t-elle.
« Comme si je n'avais pas dormi depuis des jours »
« C'est plutôt le contraire ! » s'esclaffa Elliot.
« Pourquoi, ça fait longtemps que je suis là ? » demanda Ginny surprise.
« Trois jours miss » répondit l'infirmière qui finissait de l'ausculter.
« Bien, tout est bon. Encore cette nuit et vous pourrez sortir dès demain matin mais attention, pas de folie vous avez besoin de repos ! » dit-elle, puis elle les laissa seuls.
« Où est le diadème ? » s'empressa-t-elle de demander à voix basse.
« Il est toujours dans ton sac, dans mon armoire du dortoir » répondit Hermione sur le même ton. La rouquine fit la moue.
« Il faut le cacher ailleurs »
« Oui mais où ? »
« Je ne sais pas »
« Moi je pense qu'il faudrait le mettre à un endroit où ils seront sûrs de le trouver dans notre époque et de leur faire passer le message » murmura Elliot.
« Ce n'est pas bête mais comment ? » demanda Hermione.
« J'en sais rien » avoua le jeune homme. Les portes de l'infirmerie grincèrent et laissèrent passer Sam qui rejoignit le lit face à celui de Ginny, derrière le rideau fermé. Quelques minutes plus tard, il ressortit avec une Emilie plus blanche que jamais, abattue et qui apparemment ne dormait plus depuis quelques jours. Sam la raccompagna jusqu'à la porte et rejoignit nos trois amis.
« Bonjour la belle au bois dormant, vous voici donc enfin réveillée » sourit-il. Et pourtant, son sourire sonnait tellement faux.
« Bonjour Sam… comment va Flo' ? » s'enquit Ginny.
« Il est mal en point… on ne sait toujours pas s'il s'en sortira ou non, mais nous gardons espoir » répondit-il las. Lui non plus n'avait pas l'air de dormir.
« Et Emilie ? » demanda Hermione vraiment inquiète.
« Comme tu as pu le constater, elle se laisse complètement aller. J'ai dû venir moi-même la chercher pour qu'elle aille dormir en promettant de rester au chevet de Flo' et de venir l'avertir au moindre changement. Elle passe toute ses journées et ses nuits auprès de lui au détriment de ses propres besoin. Si elle continue, c'est elle qui va se retrouver sur un lit » soupira-t-il. Ginny fronça les sourcils.
« Au risque de passer pour une sans cœur, pourquoi ce met-elle dans un état pareil ? Je veux dire, c'est son cousin ça oui je sais. Mais leurs liens sont tellement forts on dirait… » Sam soupira.
« Je crois que le moment des explications est venu, je sens qu'elle va me tuer quand elle ira mieux mais tant pis, je vais vous aider à y voir plus clair sur elle » dit-il alors qu'il s'asseyait sur le lit de Ginny.
« Emilie n'a pas toujours été aussi ronchonne. Moi je me souviens de cette fille pétillante, souriante, espiègle… elle était entièrement comme toi » dit-il en s'adressant à la rouquine qui en fut surprise.
« Cette fille, je l'ai connue lors de ma deuxième année, elle était en première et son grand frère lui était en troisième année. Elle a toujours eu cet air hautain et froid vu de l'extérieur, mais à l'époque elle ne s'en servait que pour les étrangers car quand nous sommes devenus amis, c'est une toute autre jeune fille que j'ai découvert. J'ai très vite succombé à son charme et je suis également très vite tombé amoureux. Nous avons vécu une histoire tellement fusionnelle par la suite elle et moi, qu'il m'est difficile encore aujourd'hui de me dire que tout est terminé. Je m'entendais très bien avec son frère, David. Il était à Serpentard, et sa petite sœur était tout pour lui. Il faut savoir qu'Emilie est la dernière de sa famille et a été élevée avec cinq frères, un peu comme toi Ginny.
Quoi qu'il en soit les autres avaient fini leurs études, il ne restait plus que David et il ne voyait que par elle. Il m'avait d'ailleurs mis en garde quand nous nous sommes mis ensemble, fin de quatrième année » il sourit en y repensant.
« Tout a commencé à déraper en début de cinquième. Leur père est décédé d'une méningite foudroyante, il est des maladies que même la magie ne peut pas guérir. Bref, j'ai été là pour elle bien évidemment et elle s'est appuyée sur mon épaule. Après ça, elle n'a plus été la même. Son sourire se faisait rare, elle se renfermait. Quand enfin elle a commencé à aller mieux, un autre drame est venu bouleverser sa vie vers la fin de l'année, peu avant les examens. David était donc en septième et elle en cinquième. C'était un match de Quidditch, le dernier de la saison. Serdaigle contre Serpentard. Il a reçu un cognard dans l'épaule et a fait une chute de plusieurs vingtaines de mètres, il n'a pas survécu » le ton de la voix de Sam était tellement douloureux que les deux filles en avaient les larmes aux yeux. Ils n'avaient pas vu Charlie entrer entre temps et écouter l'histoire d'Emilie avec un gros pincement au cœur.
« Et là, elle a complètement changé. Notre histoire a encore duré deux semaines à peu près, mais je la sentais s'éloigner. Je la perdais jour après jour, sans savoir réagir. J'ai tout essayé pourtant. Je l'aimais de tout mon cœur, je lui montrais que j'étais là et encore aujourd'hui elle me dit qu'elle le sait. Mais la douleur l'a emporté sur son cœur et elle m'a quitté.
« Aujourd'hui, Flo' est tout ce qui lui reste ici. Ses autres frère ne se préoccupent pas d'elle comme David le faisait, ils l'aiment sans aucuns doutes oui, mais ils ne sont pas là avec elle Flo' si. Il ne remplacera jamais David, mais le peu de complicité qu'elle a pu retrouver avec lui, lui a redonné goût à la vie. Même si elle m'a toujours évité depuis. Voilà ce qui l'unit à Flo'. Il a été là pour lui donner ce que moi je n'arrivais pas à lui donner après la mort de David. Il a réussi là où j'ai apparemment échoué. Elle a peur et je la comprends. S'il lui arrive jamais malheur, je n'ose imaginer les conséquences désastreuses que cela aurait sur elle et sa famille, sans compter nous, ses amis » termina-t-il.
« Je… » Ginny étais tellement choquée qu'elle en resta sans voix.
« Tu ne pouvais pas savoir. Et puis vous vous ressemblez tellement toutes les deux » dit-il en la regardant.
« C'est tellement triste… pourquoi s'isole-t-elle de tout le monde ? Ses amis l'aideraient bien au contraire de ce qu'elle croit ! » s'exclama Hermione.
« Ça nous, on le sait. Mais elle met des barrières et tant qu'elle s'obstinera à les laisser fermées, alors je ne pourrais rien faire de plus » dit-il tristement. Hermione regarda Charlie qui avait les yeux remplis de chagrin et une envie soudaine de le prendre dans ses bras l'assaillit. Pourtant, elle garda contenance et ne bougea pas. Ses joues s'empourprèrent même lorsque le regard du jeune homme se fit insistant et détourna la tête. Ginny qui n'avait pas loupé une miette de leur manège se promit mentalement d'avoir une conversation sérieuse avec son amie.
« Bon, je vous laisse, il faut que je fasse un devoir en histoire de la magie. À tout à l'heure » s'exclama Elliot qui effleura la main d'Hermione en passant. Sam rejoignit le lit de Flo' laissant les deux frères et sœurs seuls avec Hermione.
« Je comprends maintenant son comportement » dit Ginny en grimaçant.
« Oui. Si j'avais vécu ce qu'elle a vécu, je ne sais pas comment je réagirais » compléta Hermione.
« Emilie est une chic fille. Elle doit juste retrouver confiance en la vie » argumenta Charlie.
« Oui… mais apparemment, la vie a décidé de ne pas lui faire de cadeaux » renchérit Ginny.
Soudain, un bruit de fracas énorme retentit dans le couloir. Tous sursautèrent et se ruèrent au dehors où une foule d'élève s'amassait déjà pour voir ce qu'il se passait. Une armure était la source de ce bruit et un corps remuait au milieu des pièces métalliques. Hermione s'approcha, en fronçant les sourcils. Elle se pencha vers la personne et écarquilla de grands yeux étonnés.
« Blaise ? »
À suivre…
Voila voila ! J'espère que cette suite était à la hauteur de vos attentes… on en sait plus sur un peu tout le monde, j'ai fait du mieux que j'ai pu lol trop la flegme de vous proposer des questions donc si quelque chose vous chiffonne, faites le moi savoir :)
J'espère que vous continuerez à me lire, malgré le temps que je mets pour poster un chapitre…
Je vous embrasse et vous dit à très bientôt
Jess
