Diclaimer : Rien ne m'appartient. Sauf Alikey, Lucia et Maeko. Norane aussi, et peut-être Sonia. Et enfin cet empaffé de Gecko. Mais bon...

Voici la deuxième partie. Enjoy.


Arc 1 : Les Origines.

Chapitre IV : partie 2 : Luffy, on se reverra quand tu seras pirate ! La lettre d'une sœur à son frère.

Alikey regardait les pirates de Barbe Blanche s'affairer sur le pont. Voilà déjà une semaine qu'ils s'y trouvaient tous les trois en personne libre. La blonde avait alors passé cette semaine à observer le nouveau monde qui l'entourait. La fraternité des pirates de Barbe Blanche était aussi intense que ce que les dires racontaient. On sentait les liens forts entre tous, et surtout envers leur capitaine. Ce que la révolutionnaire ne pouvait s'empêcher de trouver assez beau. Mais le plus intriguant pour elle restait et resterait toujours Lucia. Maeko en prime, mais plus la jeune adolescente. Durant tout le voyage dans la calle, elle s'était révélée être d'une humeur massacrante, mais confiante d'elle, et surtout compréhensive. Les longues conversations qu'elles avaient eues lors des nuits blanches alors que Maeko ronflait ostensiblement, bercé par la douce houle, avaient rapproché les deux jeunes femmes d'une façon très inattendue du point de vue d'Alikey. Elles partageaient toutes deux les mêmes idéaux et principes, bien qu'Alikey avait une vision beaucoup plus négative de ce monde que Lucia, qui avait tendance à vouloir positiver de chaque situation, même la plus dure. Cela relevait certainement d'un traumatisme qu'elle avait vécu durant son enfance. Tout comme le sien. Sauf que Lucia avait, semblait-il, était entouré pour surmonter le drame, alors qu'Alikey, pas le moins du monde. Et c'est ce qui différenciait certainement le plus les jeunes filles. Alikey avait l'air distant et de mauvaises humeurs constamment, alors que Lucia avait une joie de vivre envahissante constamment collé à la peau, ce qui la rendait presque agaçante aux yeux de la blonde. Presque.

Parce qu'Alikey ne pouvait se le cacher, en si peu de temps, jamais elle ne s'était attachée à quelqu'un aussi rapidement, et elle s'en voulait presque de l'avoir fait. Après tout, quand ils se sépareraient à nouveau, après avoir retrouvé la première partie de Grand Line, elle ne prendrait plus jamais de nouvelles d'eux et les oublierait bien facilement. Enfin, ça, c'était ce qu'elle pensait, bien loin de la réalité.

Une porte s'ouvrit, sur une jeune fille d'à peine 15 ans, se cachant les yeux du soleil par une main. Alikey eut un sourire devant l'état pitoyable de Lucia. Elle ne tenait vraiment pas l'alcool. Et la soirée d'hier le lui prouvait encore plus. Lucia était habillée simplement, comme à son habitude. Un haut large cachant le peu de forme qu'elle avait (un ventre certes plat, mais pas le moins du monde musclé, et une poitrine ridicule face à celle de la blonde), lui descendant souvent jusqu'aux poignets, et révélant sa clavicule droite, pour une raison qu'Alikey ignorait. Elle portait rarement des pantalons, mais plutôt des shorts courts d'une matière légère, révélant ses jambes un peu bronzé et surtout assez élancé et musclé. Et enfin, remontées jusqu'aux genoux, elle portait de longues chaussettes trop grande pour elle, retombant légèrement vers la fin. Si Lucia ne se disait pas endurante, elle était, en tout les cas, très souple. Et elle portait aussi un éternel bonnet, qu'il vente, pleuve ou neige, en forme de Loup, un animal qu'elle semblait admirer, avec des oreilles en forme de patte qui descendaient jusqu'au bras et où l'adolescente pouvait y glisser ses mains. Un look assez spécial comparé à celui classique d'Alikey, mais qui passait inaperçu sur un bateau pirate. Surtout comparé aux tenues toutes plus affriolantes les unes que les autre de Norane, ou encore le penchant au vers de Zama D. Manue, une scientifique fraîchement arrivée d'une île automnale, deux ans auparavant, et qui était déjà vice commandante de la troisième division. Les gens de sa division la disaient très intelligente et posée, jamais à chercher les embrouilles, et tout le temps avec un air assez absent et calme sur le visage. Pour dire, la femme aux cheveux verts n'avait jamais montré aucune animosité sur son visage. Le seul sentiment qui se ressentait de temps à autre était la joie rien de plus.

Et il y avait aussi la future infirmière en chef, Nino Sonia, une grande jeune femme, tout juste la vingtaine passé, avec de longs cheveux roses lui descendant dans le bas du dos et des yeux aussi vert que l'herbe. Très intelligente, mais souvent trop expressive, elle s'emporte très facilement, et est très irritable si vous vous en prenez à sa possible incapacité à la médecine par son statut de femme belle et « idiote ». Sonia avait l'air d'avoir un caractère bien trop trempé pour Alikey, et c'est pour ça qu'elle ne s'en approchait le moins possible. Et avec Sonia, il y avait aussi Elise, sa petite sœur de 3 ans sa cadette, très timide, si bien qu'Alikey n'avait jamais entendu le son de sa voix. Elle se contentait de se faufiler derrière sa grande sœur excentrique. Les cheveux bleus foncés et les yeux de la même couleur, elle était assez petite comparer aux autres femmes du bateau. Elle était aussi infirmière et de ce que la blonde avait appris, elle avait suivi sa grande sœur pour ne pas rester seule sur son île natale avec leur beau-père tyrannique. Elle n'avait que 16 ans à l'époque, mais n'avait pas manqué de courage en suivant sa sœur âgée de 19 ans à l'époque. Très maladroite aussi, il n'était pas rare d'entendre les objets qu'elle tenait se ramasser sur le sol, en même temps qu'elle.

- Toujours aucune nouvelle de Marco ?, demanda Lucia, coupant Alikey de sa rêverie.

- Le phénix ?

- Ouais.

- Non, rien de rien.

- Ah.

Elle parut déçue mais n'en dit pas plus. Elle fixa l'océan, avant de dire :

- On ferait peut-être mieux de partir non ?

- Je ne demande que ça.

- Tant pis pour Marco. Je le reverrais une autre fois. Dis-moi Alikey…

- Uhm ?

- Que comptes-tu faire quand on sera de retour au paradis ? Vu que tu ne fais plus partie de l'armée révolutionnaire.

La blonde fut pensive quelques instants. Ce qu'elle comptait faire, maintenant qu'elle était libre de voyager ? Elle n'avait qu'un seul objectif, pas facile à atteindre, et qui prendrait du temps, mais elle mettrait toute l'énergie nécessaire à la tâche :

- Retrouver une personne qui m'est très chère.

- Qui ? Sans vouloir être indiscrète.

- Ma sœur.

- Les liens fraternels sont les choses les plus belles de cette Terre non ? Je donnerais n'importe quoi pour Luffy, ma propre vie s'il le faut.

- Ma grande sœur est une personne exceptionnelle, et je suis prête à tout pour elle.

- Où est-elle ?

- Je l'ignore encore, mais dans un endroit où elle ne se plaît certainement pas. Et je veux l'y en sortir.

- Ce qui est tout à fait normal… on pourrait t'aider, tu sais, Maeko et moi.

- Je ne pense pas.

- Bon, pas maintenant parce que je dois rejoindre mon frangin, mais par la suite, si tu as besoin de quoi que ce soit, on est là, sourit Lucia, mettant un terme à la conversation, en s'éloignant sur le pont.

Alikey resta interdite un petit moment, regardant l'adolescente s'éloignait :

- Pourquoi tu ferais ça ? On se connaît à peine ! Et tu ne sais rien de moi !

- Pour la même raison qui explique ta présence ici, non ? Parce qu'on est amis !

Le sourire que Lucia lui servit après réchauffa le cœur de glace d'Alikey. Amis ? Ils étaient amis ? Certainement. La blonde sourit à son tour, alors que Lucia reprenait son chemin vers le réfectoire. L'ancienne révolutionnaire se dit qu'elle avait bien mal jugée Maeko et Lucia. Ils n'étaient que des adolescents banals, quoi qu'un peu fou dans le fond, mais généreux. Et elle sentit au plus profond d'elle qu'elle allait finalement mieux s'entendre avec eux.

Pour qu'ils deviennent peut-être, finalement, ses amis.

Sonia se promenait sur le pont avec Manue, quand elles entendirent un gros bruit. Les deux femmes se regardèrent et échangèrent un regard compris. Sonia commença à courir vers l'origine du bruit. Des sons d'une respiration saccadée et difficile. Une respiration très bruyante et assez insupportable pour la personne qui devait les émettre. Elle arriva finalement sur le pont inférieure suivie de près par la verte, intriguée. Elles y découvrirent Lucia, se tenant le cœur d'une main, et le bastingage de l'autre. Elle était à moitié tombée et seule sa main raccrochée au bois du bateau la tenait encore un minimum debout. Sa poitrine se soulevait difficilement, et les bruit sortant de sa bouche ressemblaient plus à des glapissements étouffés qu'autre chose. L'infirmière se précipita alors sur elle, en demandant à Manue de rester à l'écart. Elle fit lâcher prise à l'adolescente, qui tenait cependant toujours son cœur :

- Manue, va chercher Mérédith et Doc ! Vite !

- Non… Ma… Ma… Maeko.

La rose inspecta Lucia, maintenant allongée sur le sol, la respiration toujours aussi mouvementée. Irrégulière et grave, ça ne pouvait être qu'une seule chose. L'infirmière paniqua en voyant l'adolescente fermée les yeux, et lui donna un petite claque pour la garder éveillée :

- Ok… va chercher l'autre gosse qui était avec elle !

- Tout de suite.

Sonia releva le pouls irrégulier et bien trop rapide de Lucia, alors que Manue s'en allait vers le réfectoire, à la recherche du fameux Maeko. Elle essaya du mieux qu'elle pouvait de forcer Lucia à rester éveillée, mais c'était avec peine.

Manue débarqua dans le réfectoire, l'air concentré. Elle chercha Maeko des yeux, qui parlait sabre avec Vista. Elle se précipita vers lui, essoufflé :

- Gamin ?

- Uhm ? Oui, qu'est-ce qui se passe.

- Lucia a un problème, et elle a demandé à te voir.

- Quelle sorte de problème ?

- De ce que j'ai vu, elle a du mal à respirer, à parler, et même à rester debout.

« Merde », pensa Maeko, en se relevant d'un seul coup, oubliant sa conversation avec le sabreur de l'équipage, et même Actu. Il se précipita en dehors de la salle commune, suivie par Manue, et se dirigea vers le pont inférieur. Il poussa légèrement Sonia, prenant sa place et la main de Lucia. Elle posa ses yeux bleus paniqués sur lui. Il mit alors en route des gestes qu'il faisait encore et encore, par habitude. Il vérifia tout d'abord le pouls. Ça c'était un peu calmer. Puis, il la regarda bien dans les yeux, et lui dit, pour calmer la crise et la garder éveillée :

- Calme-toi Lucia, quoi que tu ais vu, on va arranger ça, et ça va passer. Respire par le nez, voilà comme ça. Inspire, expire, inspire, expire.

L'adolescente suivait les gestes que son ami lui dictait à la lettre, si bien que deux minutes après, son cœur reprenait un rythme normal, et que sa respiration se calmait doucement :

- Crise d'angoisse ?, demanda Sonia.

- Ouais.

- C'est héréditaire ou…

- D'après Shanks, son père a le même problème.

- Juste quand elle voit quelque chose qui la contrarie ?

- Surtout qui l'effraie, à court ou long terme. Qu'est-ce qui se passe, Lucia, qu'est-ce que tu as vue ?

Elle montra le journal du doigt plus loin, alors qu'un petit « Luffy », s'échappait encore ardemment de sa bouche. Il la lâcha aux bons soins de Sonia, l'infirmière réparant les derniers dégâts en l'emmenant manger un morceau. Il ouvrit le bout de papier à la page que Lucia avait laissé, et la parcourus rapidement des yeux. Ils s'ouvrirent en encore plus grand, quand il lut le dernier article sur la page, infime comparé aux restes, comme si on voulait qu'il soit oublié :

« La Marine à la recherche de dangereux criminels sur East Blue,

La mer qu'on appelle plus calme des océans pourrait n'être en façade, cachant de graves soucis bien plus importants qu'un calme plat sans guerre. Pour cause, l'illustre défunt Seigneur des Pirates venait lui-même de Loguetown, une île perdue des mers de l'Est. Et ces derniers temps, de gros doutes se font ressentir au niveau de la population.

En effet, voilà presque deux mois qu'un bâtiment de guerre Marine arpente chaque île à la recherche de quelque chose de bien précis. Et ce n'est certainement pas le réputé Saké d'une île, ou encore les cultures fructueuses d'une autre qui attire le Vice-amiral Gecko en ces lieux. L'affaire reste à suivre et nous n'avons pas plus d'information pour l'instant, mais il se pourrait bien que, sur nos mers les plus tranquilles, se cachent des personnes aussi dangereuses et inquiétantes que l'étaient Roger, ou encore Heyko Swann, la démone. »

Le reste de l'article parlait globalement le taux de chance pour que le futur Seigneur des Pirates puisse venir lui aussi d'East Blue. Mais Maeko ne lisait plus, laissant tomber le papier lui aussi, il se dirigea vers la cantine, prenant le même chemin que les trois femmes qui étaient partis.

Sonia fit assoir Lucia, encore blanche comme le linge. Elle demanda alors une chope d'eau, et un peu de nourriture. Les commandants s'agglutinèrent de plus en plus devant leur ancienne protégée, qui, il fallait être honnête, n'avait pas l'air dans son assiette. Norane releva les yeux du Journal, en haussant les épaules, et dit à voix haute, un peu pour elle-même plus que pour les autres :

- La Marine recherche activement quelque chose en East Blue, mais personne ne sait quoi.

Lucia pâlit encore plus, en déglutissant l'eau qu'elle était en train de boire :

- Un danger, paraît-il.

- En East Blue ?, s'étonna ironiquement Blamenco.

L'Amazone ne répondit rien, se contentant de regarder Lucia. Elle referma le journal et le posa sur la table :

- Dis-moi, Lucia… que te veut réellement Gecko ?

- Que je revienne.

- Pourquoi ?

- Parce que j'en sais trop. Et parce qu'il doit détester un de mes parents, aussi, vu comment il me le rend. Il dit connaître et haïr profondément mon père.

- Et ta mère ? Elle est connue elle aussi ? C'est pour ça que tu as peur pour ton frère. Qu'ils le retrouvent, qu'ils fassent le lien et qu'ils le…

- Tais-toi ! Tais-toi !

- Si tu tiens vraiment à le sauver, pars maintenant, sans plus attendre. On n'a aucune nouvelle de Marco, il ne rentrera certainement pas avant un mois, vers même deux.

L'adolescente fixa la brune, sans rien dire. Satch murmura dans sa barbe que ce n'était une bonne idée :

- Ou alors fais diversion… annonce à Gecko la couleur. Dis lui où tu te trouves.

- Ce serait du suicide.

- Et reste avec Père. A deux années près, qu'est-ce que ça change ? Sous sa protection, cachée sur le Moby Dick au fin fond du Nouveau Monde, que veux-tu qu'il te fasse ? Il ne pourra toujours essayé de te chercher, ça n'y changera rien. Et puis, tu fais une pierre deux coups, ainsi. Tu l'éloigne de ton frangin, qui sera en sécurité, et tu restes ici, comme ça tout le monde est content.

Lucia bégaya, impressionnée par les paroles de l'Amazone. Elle haussa à nouveau les épaules en reprenant sa lecture, alors que le silence le plus complet se faisait à la table. La fille d'Heyko Swann réfléchit un instant, le plan de Norane n'était pas une si bonne idée. « Mais je vais fuir encore une fois. ». N'est-ce pas pour le bien de Luffy ? Elle regarda les personnes aux alentours. Sa mère elle-même lui avait dit, ils étaient sa famille. Mais Luffy aussi. Un an, deux ans, qu'est-ce que ça changeait réellement ? Et Ace n'allait pas tarder à partir lui aussi. Mais il faudra qu'elle les mette en courant, qu'elle les prévienne. Qu'elle leur explique. Oui, elle allait faire ça.

Maeko débarqua essoufflé dans la salle commune, alors que Lucia, encore tremblante, se relevait, et essayait de marcher. Elle arriva jusqu'à son ami et s'accrocha à lui :

- Accompagne-moi voir l'Ancêtre.

- Ca sent le coup foireux.

- Peut-être pas tant que ça.

Ils quittèrent tous deux le réfectoire, sous les regards des présents :

- On dirait bien qu'on a récupéré Lucia, fit remarquer Haruta, souriant.

- En entière ?, demanda Satch, légèrement sarcastique.

- Ne sois pas si sceptique, Satch. Le temps change tout le monde. Elle ne pouvait pas rester une gosse toute sa vie. C'est normale qu'elle ait changé en grandissant, c'est même rassurant, dit simplement Vista, à côté de sa seconde.

Lucia écrivait simplement au bureau dans le dortoir des filles. Sa plume grattait contre la feuille de papier blanche qu'elle remplissant d'encre. Les mots s'écrivaient à la suite, les uns après les autres. Elle n'avait pas besoin d'inspiration, elle laissait juste parler son cœur. Quand enfin, il ne resta plus de place, elle conclut la missive et, d'un air satisfait, s'éloigna du bureau en s'appuyant sur le dossier de la chaise et relut ses écrits. Contente d'elle, elle passa ses mains derrière son crâne. Voilà trois jours qu'ils s'étaient arrêtés sur une île, et que Maeko et Lucia avait lancé un message assez implicite à Gecko, qui devait être actuellement en route, s'il voulait vraiment les récupéré. Ils avaient joué la carte de la provocation, et connaissant Gecko, ça avait marché. Un sourire de satisfaction ne put s'empêcher de naître sur les lèvres de Lucia. Elle se leva finalement, en mettant la précieuse lettre dans une enveloppe. Elle se balada un petit moment sur le pont si familier, avant de se diriger vers la haute vigie où se trouvait les mouettes qui portaient le courrier sans jamais être retrouvé. Des mouettes de compétition. Elle en nourrit une en lui indiquant l'île où se trouvait Luffy et comment le localisait le plus rapidement possible. L'animal s'envola alors dans les airs, vers l'Est. D'ici une semaine, la missive serait entre les mains de la personne concernée. Elle s'accouda au balcon pour regarder l'animal disparaître de plus en plus dans l'horizon. Puis, l'homme qui surveillait juste en dessous d'elle fit retentir une petite cloche, prévenant tout le monde de l'arrivée du bateau transportant la première division qui rentrait au bercail. Son sourire s'élargit, et elle fixa le sol où les hommes présents sur le pont s'affairaient à accueillir la tant attendue première flotte et son commandant.

*Plus loin, quelques temps plus tard, East Blue*

Luffy se promenait comme à son habitude dans les forêts épaisses du Mont Corvo, son habituel tuyau appuyé sur son épaule, et l'air absent. Il tenait dans la main une lettre à son nom. Ace était parti très tôt au village ce matin-là, voir Makino, et prendre des nouvelles du bateau de Timm qui ne revenait plus. Mais le garçon savait maintenant que ça ne servait à rien. Il déboucha sur la falaise où il avait passé le plus clair de son temps, avec Ace, Lucia et même Sabo. Le même sentiment de nostalgie le prenait aux tripes, bien qu'il ne sache jamais mettre un mot dessus. Il se sentait simplement bien, là, face à la mer, la tête remplie de bon souvenir. Ace lui disait souvent qu'il était trop penseur alors que Lucia lui répétait que vivre dans le passé avait un certain côté positif. Il fallait dire que sa sœur redoutait plus que tout l'avenir et préférait souvent s'enfermer dans les souvenirs solides qu'elle avait avec les trois garçons et l'équipage de Barbe Blanche. Luffy aimait bien se trouvait au milieu des deux. Ace oubliait son passé, Lucia se le remémorait tout le temps. Ce qui est fait, est fait. J'aimerais réellement revenir en arrière, et revivre encore certains moments. Les idéaux et pensés d'Ace étaient à l'opposé d'un certain côté, ce qui creusait un peu plus l'écart entre les deux adolescents. Mais Luffy n'était pas un idiot fini quand même (enfin si, mais bon), et il avait bien remarqué une nette amélioration dans leur relation. Pas quelque chose d'exceptionnel, mais ils arrivaient enfin à se trouver dans la même pièce sans se balancer insultes ou remarques cinglantes. Enfin, des fois.

Lucia lui manquait, Luffy ne pouvait pas le nier. C'était une évidence. Mais il avait compris. Tout comme il avait compris le départ précipité de Sabo. Et puis, elle lui avait promis qu'ils se reverraient. Et Lucia n'avait qu'une seule parole, il le savait. Elle revenait tout le temps, que ce soit aujourd'hui, demain ou dans deux ans, ils se reverraient. D'ici là, il deviendrait encore plus puissant pour pouvoir la battre, sa grande sœur.

« Luffy,

Ce que j'ai à te dire n'est pas simple, facile. Et j'en suis désolée si ces quelques lignes te feront de la peine, mais, crois-moi, elles sont nécessaires.

J'ai eu des problèmes, au centre où le vieux m'envoie. Des problèmes assez graves. J'ai fait une bêtise, la bêtise de trop. J'ai mis des gens puissants en colère, et ils feront tout pour m'atteindre.

Hors, le meilleur moyen de m'attendre, c'est toi.

Et je ne laisserais rien ni personne te blesser, ou te faire du mal. Encore moins par ma faute.

C'est pour ça que je ne reviendrais pas. Si je fuis ? En quelque sorte, oui. Mais cette fuite ne me fait pas plaisir. Loin de là. J'aurais préféré rester encore deux ans à tes côtés, et ceux d'Ace. Seulement, comme je te l'ai dit, ta sécurité passe avant.

Rassure-toi, je suis entourée de personne qui m'aime profondément, et aucun d'eux ne laissera quelqu'un me faire du mal. Ne t'inquiète pas pour moi, concentre toi sur ton entraînement et ta force à toi.

Parce que je sais que, quand tu prendras la mer dans 4 ans, tu seras devenu tellement fort que le One Piece s'offrira à toi.

Et c'est à ce moment là qu'on se retrouvera. Et je t'attendrais avec impatience.

De là où je t'écris, je pense beaucoup à toi, et espère que tu te porteras bien sans moi.

De toute manière, tu sais qu'Ace prendra toujours bien soin de toi. C'est la seule chose de bien qu'il sait faire de toute manière.

Pense à remercier Makino pour moi, s'il-te-plaît.

Si je croise Shanks, je ferais bien attention à lui passer ton bon souvenir, ne t'inquiète pas.

D'ici là, fais bien attention à ta petite personne, Luffy. Et moi, je te dis à dans 4 ans.

J'ai hâte d'y être.

Lucia

Ps : Ne laisse rien, ni personne te barrer la route, Lu', compris ? Et ne perds jamais ton si beau sourire. »

Luffy eut un autre sourire en se laissant assoir dans l'herbe. Il avait maintenant encore plus envie de partir. Plus que 4 ans avant ses 17 ans. Plus que 4 ans avait de revoir sa sœur. Plus que 4 ans avant de partir à l'aventure. C'était sûr, le jeune Monkey D. n'avait qu'une envie, s'envoler loin de cette île :

- Aucune nouvelle de Timm. Si ça se trouve, son bateau a fait naufrage. Je ne donne pas cher de la peau de Lucia, si c'est le cas, dit sérieusement la voix d'Ace, venant d'arriver.

- Oh, je ne me fais pas de soucis pour elle.

- Et je peux bien savoir pourquoi cela ?

- Parce qu'elle m'a promis de rester vivante. Et qu'elle n'a qu'une parole.

- Tu es beaucoup trop naïf Lu'. S'en est presque navrant.

- J'suis sûre qu'au fond de temps, tu regretterais si elle mourrait, ria Luffy, en regardant son frère.

L'aîné ne rajouta rien de plus qu'un coup de poing bien placé sur le crâne de son frère. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Luffy, râlant en se prenant la bosse, donna la lettre au plus grand qui la lut. Son visage passa par beaucoup d'expression quand il la lut, mais la dominante fut la colère :

- C'est toujours la même histoire avec elle.

- Ne fais pas cette tête, Ace, elle a eu des problèmes, elle le fait pour nous.

- Umpf…

L'adolescent scruta l'horizon, le visage plat et sans expression : « Tu as fui… encore une fois Lucia. Tu ne tiens jamais tes promesses. Attends que je prenne la mer et que je te retrouve. Tu vas comprendre la définition du mot « douleur », crois-moi. ». Le jeune homme, bouillonnant de rage, se contenta de déchirer la lettre, et laissa les bouts de papier voler au vent, pour se perdre dans la mer. Oh ça oui, elle souffrirait sous sa main, il lui ferait payer l'abandon.


Bon, je dois vous avouer n'être pas particulièrement fière de cette deuxième partie. En fait, je la trouve fade et même cucu. Mais bon, ça me semblait être une transition obligatoire, un passage que je ne pouvais passer. Bref, Maeko, Alikey et Lucia sont maintenant sur le moby Dick et pour de bon. Malgré tout, j'espère que vous avez pris plaisir à lire ce chapitre, ma foi assez long, vu que sur deux parties.

Prochain chapitre : On va tester vos capacités ! Norane affronte Lucia.

Je ne sais pas quand je le posterais. Certainement Mardi, si je trouve le temps, avant de partir en Allemagne. Je participe à un échange franco/allemand avec mon lycée, et je pars 10 jours chez ma corres en Allemagne, je n'aurais donc pas le temps de poster durant cette période. Je m'en excuse.

Encore merci à Littlejuju pour sa review qui me fait toujours chaud au cœur et qui prouve qu'elle suit ma fiction :)

A bientôt - La Femme Invisible.