Disclaimer : vous commencez à connaître maintenant non? One Piece ne m'appartient pas etc.

Je m'excuse de ce retard pour ce 5ème chapitre, mais je viens à peine de rentrer de mon voyage scolaire et je n'ai pas pu publier avant. Aujourd'hui, ce sera plutôt côté combat et capacité. A vous d'apprécier. On se retrouve en fin de chapitre ;)


Arc 1 : Les Origines

Chapitre V : On va tester vos capacités ! Norane affronte Lucia.

Barbe Blanche se remit correctement assis sur son énorme siège, reprenant une gorgée d'alcool. Alikey se tenait devant lui, le regard fixé sur un point mort, et les gestes maladroits de ses mains témoignant son embarras. A ses côtés, Lucia jouait avec son bonnet d'un air tout aussi absent, et Maeko avait l'air de se faire royalement chier. Le géant utilisa sa voix la plus autoritaire pour s'adresser à ses trois nouvelles recrues, faisant sursauter Alikey, sortir Lucia de sa rêverie, et panique légèrement Maeko :

- Vous pensiez réellement rejoindre l'équipage, ainsi, sans rien faire d'autre ?

- Moi ouais, répondit Lucia, un sourire aux lèvres.

- Je ne connais rien de vos capacités, c'est pourquoi on va voir ce que vous avez dans le ventre, tous les trois. Quand on sera arrivés sur la prochaine île, dans un peu plus d'une heure, je vous choisirais un adversaire, et selon vos résultats après le combat, on vous placera dans des divisions différentes.

- Ca me va, moi.

- Je suppose, de toute manière qu'on ne peut pas y échapper, fit remarquer Maeko en haussant des épaules.

- Effectivement.

- Alikey ?, interrogea Lucia.

- Donnez-moi le plus fort, je le réduirais en poussière, dit rageusement la blonde, avec une lueur de force dans ses yeux clairs.

- Ok, ça c'était flippant, ne le fais plus jamais.

- J'ai un côté assez sadique.

- Et moi, un côté bisounours. Allez, sérieusement, ça peut être cool.

- Ensuite, il vous faudra la marque. Et enfin, vous devrez tous les trois m'appeler Père.

- J'peux continuer à t'appeler l'Ancêtre.

- Lucia…

- Ok, ok, c'est bon, j'arrête. Bon, qui veut se battre contre moi ?

La moitié des hommes présents reculèrent, si bien qu'il ne restait plus que Manue et Norane. La verte recula d'un pas :

- Je n'ai pas envie de me battre juste pour le plaisir de me battre.

- Vous n'êtes pas croyable. Ce n'est qu'une gosse.

- Hors de question que je fasse du mal à Lucia-chan, dit l'homme poisson présent sur le bateau.

- D'accord avec Namur, répliqua Haruta

Les regards se tournèrent vers Satch et Marco. Le premier recula encore plus et l'autre dit :

- Je veux bien prendre l'un des deux autres, mais pas Lucia.

- Pareil que l'ananas.

Lucia eut une mine boudeuse, alors que le capitaine annonçait la couleur des combats :

- Bien, ce sera donc Norane contre Lucia, Vista, j'ai entendu dire que ce jeune homme avec quelques affinités avec les lames, tu lui feras tâter de la tienne.

- Bien Père.

- Et Marco, je me demande ce que donnera un combat entre deux Zoan mythiques.

- A vos ordres Oyaji.

- L'issue des combats n'est bien sûr pas la mort, mais de tester vos capacités et surtout vos limites. Donnez tout ce que vous avez, pas de pitié vous avez en face de vous trois de mes meilleurs hommes.

- Et femme.

- Et femme.

- On risque de bien rigoler.

- Rien ne peut être pire que les entraînements de Mihawk-sensei.

- Tu connais Œil de Faucon ?

Les deux épéistes partir dans une conversation animée sur le plus grand sabreur au monde. Lucia replaça son bonnet sur sa tête, l'enfonçant un peu plus en lançant un regard de défi à sa future adversaire. Alikey haussa des épaules d'un air nonchalant. Elle toisa le phénix dans un sourire :

- Marco le Phénix. Si ce qu'on dit est vrai, tu renais de tes flammes.

- C'est ce qui se raconte, effectivement.

- Figure toi que les flammes dont tu es fait, font partie de ma religion. De la mythologie ancienne.

- Et tu sembles bien la connaître.

- J'ai grandi dans un pays où les croyances n'ont pas de limite. J'aurais du devenir prêtresse.

- Le conditionnel.

- Tout ne s'est pas passé comme prévu. M'enfin bref, je ne te ferais pas de cadeau, second d'Edward Newgate ou pas.

- Si tu penses avoir la moindre chance de me battre.

Alikey eut un sourire carnassier. Deuxième combat de la journée et on l'appelait elle. Maeko avait très bien concourus face à Vista, mais l'expérience et l'habilité de l'Epée Fleurie avait gagné sur la jeunesse et la force brutale du jeune Storm et de son épée maudite, Actu. Cependant, Maeko avait été assez impressionnant aux yeux de l'équipage, par son habilité, et sa force brute phénoménale. Il était légèrement blessé à la jambe droite, et avait une entaille en plein milieu du torse. Sonia l'accueillit sagement à l'infirmerie, mais une fois ses pansements mis, il retourna dehors, pour voir Alikey se préparait face à Marco. Le phénix avait toujours ce même air indifférent et blasé. Mais un léger sourire se distinguait sur ses lèvres. Une force assez incroyable se dégageait de son corps, et une aura de confiance régnait autour de lui. Il fixait la blonde avec détermination, mais aussi confiance. Après tout, elle avait beau être une femme aux apparences frêles et fragiles, elle faisait partie de l'Armée Révolutionnaire, et ceux depuis un petit temps. Il ne devait pas se fier aux apparences, c'était ce qu'il avait appris le mieux dans la vie. Cependant, pour montrer un certain avantage tout comme une fierté assez masculine, il regarda son vis-à-vis avec un air supérieur, montrant bien qu'il comptait gagner ce match sans se donner à fond.

Alikey se contenta de se mettre à bonne distance de son adversaire, tout en gardant un semblant de calme et de confiance. Elle en avait vu des pires dans sa vie, et savait pertinemment, de toute manière, qu'elle ne risquait en aucun cas sa vie. Le phénix, de toute manière, ne se donnerait pas à fond dans un combat contre une adolescente. Donc, elle n'avait rien à craindre. En même temps, elle avait envie d'impressionner son vis-à-vis ainsi que les pirates spectateurs. C'était une façon comme une autre de se faire remarquer, et elle adorait ça. En bref, le combat allait commencer.

Lorsqu'Izou donna le coup d'envoie en tirant dans les airs, la balles arrivaient à peine au dessus du mât que les ailes blanches et pures d'Alikey était dépliée dans son dos. Un sourire carnassier sur ses lèvres contrastant avec le fruit du démon qu'elle avait mangé, et un battement d'aile plus tard, la blonde avait disparu du champ de vision du blond. Légèrement surpris, Marco fixa le ciel, à la recherche possible de l'ange en vue, mais les arbres de l'orée de forêt où ils se trouvaient lui obstruer la vue :

- Mauvaise pioche.

Le commandant se retourna immédiatement à l'entente de la phrase, juste à côté de son oreille. Mais rien. La blonde avait à nouveau disparu. Toujours rien dans les airs :

- Tu ne regardes pas au bon endroit.

Et le phénix comprit à quel jeu la jeune femme jouait. Il baissa alors légèrement la tête, son Haki éveillant tous ses sens, et attendit, patiemment. Il y eut un flottement, pendant quelques secondes, durant lequel on n'entendit uniquement le frisement des feuilles dans les arbres. Eh puis, Marco donna un puissant coup de coude dans le vide, qui se révéla être Alikey. La blonde, étant réapparu la seconde d'avant, se prit le coup dans les côtes, et fit un jolie vol plané jusqu'à l'arbre le plus proche :

- Tu ne devrais pas ainsi dévoiler tes plans à l'adversaire. Tu deviens trop prévisible. Et gonfler ton égo ne te servira à rien dans un combat.

Alikey essuya le sang qui coulait le long de sa tempe droite. La racine blonde de ses cheveux prit une teinte vermeille, alors qu'elle poussait un grognement. Loin d'être impressionnée, elle se dit simplement que le phénix méritait bien sa réputation d'oiseau rare et puissant. Elle avait déjà utilisé une puissante attaque, alors qu'il l'avait envoyé baladé en bougeant à peine son coude. « Le Haki. Il doit contrôler le sensoriel et celui d'armement. Je vais devoir me méfier de ça. Et aussi de sa capacité à régénérer. Essayons de le prendre par surprise. »

- Bien… tu es aussi coriace qu'on le raconte.

- Les rumeurs sont souvent fondées sur des bases solides, dans ce genre de cas.

La blonde se contenta de sourire.

Une deuxième et une troisième tentative d'attaque furtive échouée pour Alikey, et la jeune femme se retrouvait à nouveau envoyer plus loin, beaucoup plus loin. Son crâne commençait à lui taper fortement, et des écorchures notoires apparaissaient de part et là de son fragile épiderme :

- C'est vraiment tout ce que tu peux donner ?

- Je… je suis loin d'être à mon maximum…

- Et pourtant tu es essoufflée.

- Parce que tu crois peut-être que c'est déjà fini ?

Elle se releva une énième fois pour faire à nouveau face au Phénix. Il leva un sourcil interrogateur quand elle plaça ses bras en croix sur sa poitrine, et que ses ailes se refermèrent sur elle-même. Elle ferma les yeux et une lumière blanche agressive s'échappa de son corps, aveuglant légèrement le second de Barbe Blanche. Il vit alors les ailes pures s'évaporaient doucement, tout doucement, avec une lenteur presque alarmante. Et elle apparut, dans l'amas de lumière blanche. Sur son corps, les blessures et les coupures avaient disparu, pour laisser place à sa peau blanchâtre des femmes du Nord. Un sourire naquit de nouveau sur son visage, et elle ouvrit les yeux, en posant une main à terre :

- Enjeru… Droit Divin numéro 4… la colère d'Héphaïstos.

Le blond dut reculer de plusieurs pas, vu que le sol, sous les mains de la blonde s'ouvrit dans une faille parfaite, trop parfaite, laissant apparaître un objet, comme tout droit sorti des enfers :

- Serait-ce les Enfers ?, demanda un homme de la 8ème, admirant le combat comme beaucoup.

- Non, affirma la voix calme de Manue. Héphaïstos est, dans l'ancienne mythologie, le Dieu de la Forge et des Volcans. Elle n'invoque pas le dieu des Enfers, Hadès, mais le Mari d'Aphrodite, fils déshérité d'Héra, et connu pour sa laideur, mais son puissant marteau.

- Qu'est-ce que ça signifie ?, demanda Elise, intriguée.

- A mes yeux, ça signifie surtout qu'elle vient d'une ancienne île connue pour sa croyance pour les anciennes religions.

- Et dans le combat ?, fit simplement Max.

- Si mes réflexions sont justes, il se pourrait que Marco ait à tâter du pouvoir du Dieu Forgeron.

Et en effet, confirmant les doutes de la scientifique du Moby Dick, lorsque la faille se referma (aussi facilement qu'elle s'était ouverte), Alikey tenait un lourd marteau à une main, sur son épaule. Marco, intrigué, eut un sourire :

- Ton fruit du Démon m'étonne et me surprend beaucoup. Je ne pensais pas qu'ils pouvaient ainsi ouvrir des portes aux mondes des Dieux.

- Oui et non. C'est plus compliqué. Le fruit en lui-même ne permet pas ce genre de prouesse.

- La croyance qui va avec ? Les Archipels d'Héra je suppose ?

- Tu as vu juste.

- Et de quel dieu étais-tu prêtresse ?

- Héra en personne.

- Ce qui explique que tu puisses ainsi invoquer le pouvoir de son fils.

- Mon fruit me permet de contrôler quatre pouvoirs que j'aime appeler Droit Divin. Selon mes affinités en tant que prêtresse, ces aptitudes changent.

- De plus en plus intéressant.

- Celle que je viens d'utiliser pour soigner mes blessures, me vient d'Héra, et de son pouvoir protecteur de Déesse du foyer et des mariages.

- Je suppose qu'il y a un mais, une limite.

- Tu supposes très bien. Les Droits Divins pompent directement sur ma vie. Plus ma santé est forte, plus je tiendrais longtemps avec le Droit Divin. Mais je peux rarement en utiliser plusieurs dans un même combat, si on exclue celui d'Héra, qui ne me prend pas beaucoup d'énergie vital.

- Ce sera donc ton dernier coup ?

- Pour cette fois-ci, oui. Seulement, je ne me suis pas beaucoup épuisé par les petites attaques, je pourrais donc tenir un temps assez important face à toi avec cette arme.

- Eh bien, qu'attends-tu pour me le prouver ?

La blonde ne se fit pas plus prier, et agrippa sa massue à deux mains, elle l'abattit sur le sol, le faisant légèrement trembler. Marco perdit l'équilibre une milliseconde, ce qui servit amplement à la blonde pour prendre un léger avantage. Elle laissa son arme planté dans le sol, et disparut d'un geste vif. L'entraînement qu'elle avait suivi avec les révolutionnaires allait bien lui servir. Couvrant son poing d'un léger Haki de l'armement qu'elle avait encore du mal à contrôlé, elle se planta directement devant le phénix, qui se remettait en équilibre sur ses deux pieds. Elle frappa directement vers son ventre, mais les réflexes du Phénix se firent plus rapides, et il stoppa le poing avec sa main gauche. Il renvoya alors valser la blonde de cette même main, mais elle ne se laissa pas avoir aussi facilement. En plein vol, elle effectua une légère pirouette, alors que ses ailes réapparaissaient dans son dos. Elle toucha le sol dans un atterrissage approximatif, l'éloignant de son adversaire, vu qu'elle glissait dans la terre, créant deux rainures sur le sol, bien distinctes l'une de l'autre. Elle eut à peine le temps d'être arrêtée et stable pour repartir. Attrapant sa massue au passage de sa course, elle s'envola tout droit vers le ciel, dans un battement d'aile léger mais efficace. Là, Marco eut un sourire. Peut-être qu'il allait utiliser son fruit finalement. Son Haki en alerte, il eut à peine le temps de se décaler vers la droite que quelque chose venait siffler dans ses oreilles. Alikey retombait en piquer sur le sol. Ne remettant rapidement de l'attaque surprise, il comprit la technique de son vis-à-vis. Tout faire par le prendre par surprise. Comme ça, il n'aurait pas le temps d'activer son fruit, lui assurant une victoire glorieuse. Un deuxième sifflement effleura son oreille. Alikey, chancelante de sa chute, le visage remplie de bout, se tenait difficilement debout sans son marteau :

- Encore manqué.

- Ca, c'est ce que tu crois.

Elle tendit, dans un dernier élan de force, son bras vers le marteau, enfoncé dans la terre, plus loin derrière « Mais que fait-elle ? ». Le phénix eut bien vite sa réponse quand la jeune femme cria : « ATTRACTION ! » de toutes ses forces, et qu'il sentit un poing dans son dos. Puis, ses pieds quittèrent le sol, et il fut emporté par la massue qui repartait dans le sens de la jeune femme. Il eut à peine le temps de réveiller son fruit, alors que l'objet volant à vitesse folle allait le fracasser contre le rocher à côté de la blonde. Et quand la massue s'écrasa à l'endroit sus dit, Alikey tomba à genoux, mais se protégea du nuage de fumée et de poussière que le choc avait créé. Il ne restait rien du rocher :

- Je dois dire que je suis sacrément impressionné, annonça le Phénix, en revenant sous sa demi-forme vers la jeune femme. Il lui tendit la main d'un air solennel, mais aussi joyeux. Ton fruit est vraiment à la hauteur des autres Zoan. Et tes techniques de révolutionnaires s'adaptent parfaitement. Seulement, tu as trop confiance en ces droits divins, ce qui représente en un certain côté une faiblesse. Ta stratégie était certainement la meilleure à prendre face à moi, dommage simplement que j'ai deviné le tout. Par contre, le retour du marteau m'a vraiment surpris.

Il tourna les yeux vers la massue du dieu Forgeron, qui disparaissait progressivement. Alikey accepta la main tendue que le phénix lui proposait et se releva avec assez de difficulté. Ils sortirent du nuage de fumée que le choc avait créé. Des exclamations joyeuses les accueillirent. Lucia eut elle-même un sourire carnassier. La fin du combat d'Alikey contre Marco marquait le début du sien contre Norane. Et l'adolescente aux cheveux rouges n'avait qu'une seule hâte, se battre contre l'Amazone. La concernée d'ailleurs, lâcha ce qu'elle était en train de faire et s'avança sur le pont, au sens inverse que celui que Marco prenait tenant une Alikey morte de fatigue, vers l'infirmerie.

Lucia était déjà sur le terrain abîmé par Alikey et son marteau, quand l'Amazone refila son blouson à un homme de sa flotte, et prenant la superbe faux qui était son arme maîtresse à un autre :

- Norane… vas-y doucement…, fit simplement Satch, presque suppliant.

- Si tu n'as pas les tripes à ça, ne regarde pas, petit Satch. Mais ce sont des tests d'entrée. Et elle doit se surpasser. Alors je ne la ménagerais pas.

Maeko se tenait à côté de son amie. Il lui massait le dos en lui disant des paroles encourageantes. Quand l'adolescente vit l'Amazone arrivait, elle laissa son bonnet en forme de tête de loup si précieux au brun, et s'attacha les cheveux dans une couette haute et stricte. Maeko quitta le terrain, portant toujours le bonnet, se le mettant même sur la tête. Lucia fit craquer les os de sa main bruyamment, avec un sourire carnassier, celui qui la définissait tant au début d'un combat. Elles se fixèrent un instant :

- Norane, je te rappelle que les règles sont simples. Pas de mort.

- Ne t'inquiète pas Père.

- Mais connaissant ton égo et ta fierté surdimensionnée…

- Je promets de la rendre vivante. Amochée, mais vivante.

- Des paroles en l'air.

La brune se plaça en position d'attaque, sa fière faux placée devant elle, alors qu'Izou allait répéter le même geste. Maeko serra fort le bonnet dans sa main alors que la balle allait droit vers le ciel, juste après le coup de feu. Et c'était déjà parti.

L'Amazone fut la première à attaquer, de front, l'adolescente, qui, elle, esquissa quelques gestes pour éviter de se faire embrocher par l'instrument de la mort. Elles dansèrent un petit moment comme cela, Norane donnant des coups puissants et Lucia les évitant du mieux qu'elle pouvait : « Je dois l'épuiser au maximum et contre-attaquer. Cependant, j'aurais une meilleure vision dans les arbres. Et je me sentirais plus en sécurité. »

D'un geste simple, l'adolescente mit fin à leur danse endiablée en se haussant sur la première branche haute du premier arbre qui passait. L'Amazone, surprise sur le coup, attaqua une nouvelle fois, mais le vide. Elle se remit en équilibre, et regarda autour d'elle. Pensant que la jeune aux cheveux rouges avait utilisé un subterfuge de son fruit, elle fixa le sol à la recherche de pétale de rose. De ce qu'elle avait compris, elle passait principalement par ça. Mais Lucia, à l'abri du feuillage, fixait un endroit de passage. Elle monta son poing à hauteur de son visage, et des pétales apparurent entre ses doigts. Tranchant l'air, ils arrivèrent par dizaine sur Norane, qui entendit le vent soufflé jusqu'à ses oreilles. Elle eut le temps d'en éviter la moitié, mais l'autre vint se pointer dans son bras droit, lui laissant des marques sanglantes bien voyantes : « Comment des pétales peuvent-elle m'atteindre à ce point ? ». Lucia décida de passer à un niveau supérieur, et descendit de sa cachette en tendant ses bras vers l'Amazone. Ils prirent une couleur verte et s'allongèrent, des échardes se créant de part et d'autre de ses deux bras devenus des lianes. Norane n'eut pas le temps de réagir qu'elle fut emprisonnée dedans, sans moyen de fuite :

- Fais bien attention à toi. A chaque mouvement que tu effectues, mes épines se plantent un peu plus dans ta peau. Et si elles atteignent une veine trop profondément, tu risque de t'en mordre les doigts.

- Je ne m'avouerais pas vaincu aussi facilement.

La brune libéra son bras droit tenant la faux, et tendit cette dernière vers l'avant du bras de Lucia : « Je vais la surprendre, elle me lâchera comme ça. » Ne se souciant guère de l'arme pointée sur elle, Lucia se contenta de resserrer l'étreinte au bout de ses doigts. Jusqu'à ce qu'elle sentit une vive douleur dans son bras. La faux avait atteint son objectif. Ses yeux s'ouvrirent d'horreur alors que ses bras redevenaient normaux : « Impossible… » :

- Les utilisateurs du fruit du démon ont beaucoup trop confiance en leur fruit, et se croient invisible. C'est loin d'être le cas. C'est pour ça que j'ai fait forgé la lame de ma faux avec du Granit Marin. De quoi bien déstabiliser les plus confiants, comme toi.

- Mais… mais…

- Je parie que tu n'as pas l'habitude de saigner.

Lucia regarda la plaie à son bras, la peur pouvant se lire dans ses yeux. Bien, elle se ressaisit, alors que l'Amazone passait à l'attaque. Elle dut se résoudre à changer de technique, d'approche. Puis, elle eut une idée :

- Tu l'auras voulu, dit-elle, s'arrêtant à bonne distance, et fermant ses bras tout contre son ventre. Rosa rosae no… Scattering* !

L'Amazone la vit disparaître dans un nuage de fumée. Elle plaça sa main devant sa bouche et toussa bruyamment pour enlever la fumée de ses poumons. Puis, elle sentit une présence à droite. Un coup. A gauche, un deuxième coup. Devant, troisième coup. Derrière, quatrième coup :

- Arrête de te cacher !

L'épaisse fumée disparaissait au fil des secondes qui passaient. Mais l'Amazone, malgré ses sens en alerte, ne vit pas venir le coup qu'elle se prit dans le ventre. Elle recula de quelques pas, mais se ressaisit. Elle inspecta rapidement les alentours. Rien. Elle leva un sourcil interrogateur, et regarda au ciel, peut-être que… :

- Tu te trompes d'endroit !

L'adolescente réapparut pile devant elle, et sous la surprise, eut le temps de lui donner un coup de pied dans le ventre. Cette fois-ci, Norane perdit l'équilibre. Elle recula puis tomba sur son postérieur. Habile, Lucia eut le temps de lui retirer sa faux dans sa chute. Elle cassa le manche en deux dans un craquement quand l'arme toucha avec violence son genou. Norane fulmina en criant de rage :

- Je n'ai pas abîmé la lame en Granit. Tu n'auras qu'à refaire le manche après ce combat. Même s'il semble que je sois en position de gagner.

Elle lança l'arme en deux morceaux maintenant à l'autre bout du terrain, et l'Amazone remarqua enfin la technique. Les petits pétales de rose qu'elle n'avait pas remarqué plus tôt sur le sol revinrent vers Lucia. Qui reprit… en croissance ? Norane n'avait pas remarqué que l'adolescente avait perdu en taille lors de l'attaque furtive :

- Tu commences à comprendre le fonctionnement de mon fruit, n'est-ce pas ?

L'Amazone ne répondit rien. Lucia ne lui laissait pas une minute de repos. Ses bras tendus comme des pistolets vers l'Amazone, elle cria le nom de son attaque : « Vite, il faut que je fuis. », avait qu'une pluie d'épine ne s'abattent sur la brune. Elle se jeta le plus rapidement possible derrière un rocher, mais sa jambe gauche fut touchée :

- Je renoncerais maintenant si j'étais toi.

- Hors de question ! Ce n'est pas fini, bien au contraire.

La brune se lança corps et âme dans le combat, ce qui étonna Lucia très fortement. Alors que l'Amazone courait dans sa direction, elle se demandait simplement si elle n'était pas folle :

- Ca ne sert à rien. J'ai beau ne pas pouvoir créer des pétales ou des racines à l'infini, mon corps reste quand même fait de pétales et de racines, tu n'arriveras jamais à m'atteindre.

Norane effectua un petit saut, suivit d'un minime salto, ou elle atterrit sur ses mains. Puis, elle fit tourner le haut de son corps, se rapprochant de Lucia. Cette dernière devenant de plus en plus douteuse. Elle finit par tourner de plus en plus vite, à une distance trop proche de Lucia. Et son pied remplis d'écharde toucha le ventre de Lucia : « Non, ce n'est pas… ». L'adolescente n'eut pas le temps de finir sa pensée qu'elle volait vers le rocher ou l'arbre le plus proche, une douleur atroce à l'estomac. Elle atterrit alors sur une énorme pierre, y créant un beau cratère. Une fois le choc fait, elle retomba mollement sur le sol, d'abord à genou, puis à quatre pattes. Encore sous le choc, elle releva les yeux sur la brune, qui avait un petit sourire triomphant, mais la jambe gauche toujours tremblante et faible :

- Le fluide Kuja…

- Tu as trouvé assez vite. Mais pas à temps, malheureusement. S'en est fini pour toi. Abandonne.

- Jamais !

L'adolescente voulut se relever, mais retomba encore plus, sur ses coudes. Elle cracha le sang contenu dans sa bouche, et vacilla encore. Le choc avait été dur, trop dur. Mais elle n'abandonnerait pas. Oh ça non. Elle allait utiliser son dernier plan. Le pépé l'avait dit lui-même, il faut se donner à fond. « Je dois donner le tout pour le tout. ».

Maeko trembla en voyant les prunelles bleus de son amie briller de dé brun vit avec horreur, son ami tomber au sol, et rétrécirent à vue d'œil. Il ferma l'œil droit, ne pouvant regarder la scène, mais l'œil gauche refusait de se fermer, trop absorber par le combat. C'est alors qu'il l'entendit, aussi clairement que les autres. Le bruit d'un battement de cœur. La machine était en marche.

Le rythme était lent, trop lent pour être normal. « Boum… … … … boum. »

Eh puis, il accéléra : « Boum… … … boum. »

De plus en plus : « Boum… … boum. »

Pour atteindre une vitesse normale : « Boum… boum. »

Voir même trop rapide : « Boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum. »

Le corps de Lucia trembla, et elle se releva, doucement. D'abord sur ses coudes, puis sur ses bras :

- Comment peux-tu…

- La pièce maîtresse de mon fruit… ah… il peut avoir de nombreux désavantages, comme par exemple, le fait que je ne puisse pas créer de pétales ou de racines à l'infini, ou, que, quand j'épuise mes réserves mon corps rétrécit. Mais je peux me jouer du terrain sur lequel je combats. Et ça, vois-tu, ma chère Norane, c'est un endroit propice pour l'éclosion d'une fleur, tu ne trouve pas ?

Et là, Norane remarqua les racines qui sortaient des pieds de Lucia, pour s'infiltraient dans la Terre. Elles battaient au même rythme que le cœur de la jeune aux cheveux rouges :

- Et qui a-t-il de plus vigoureux qu'un jeune bourgeon qui vient à peine d'éclore ?

- Impossible.

« Voilà qui explique la vitesse anormale de son cœur. ». Lucia vacilla légèrement une fois sur ses deux jambes. Un autre sourire carnassier naquit sur son visage, et elle laissa traîner ses bras alors qu'elle commençait à courir :

- Je vais en finir avec toi, là, maintenant !

Norane voulut bouger pour esquiver l'attaque qui allait arriver, mais quelque chose l'en empêchait. Relier de ses pieds à ceux de Lucia, les racines qui pompaient de l'énergie provenant de la terre s'étaient créés un chemin vers ses pieds. L'Amazone, depuis bien longtemps, eut la peur panique de perdre un combat, ce combat, contre une gamine de 15 ans.

Lucia fonçait sur son adversaire à vitesse grandiose, et, dans un cri rageur, « planta » ses deux bras dans le corps de l'Amazone. Sous le choc, Norane ne sentit rien. Puis, la rouge releva le regard vers son vis-à-vis. De ses bras, sortaient des petits pétales qui entouraient bientôt le corps de l'Amazone :

- On va en finir maintenant. Rosa rosae no… Implosion !

Le choc vint enfin quand les pétales, en cœur, s'écrasèrent sur la peau de la brune, lui broyant l'estomac au passage, avec la force de dix personnes. Le coup fatal de Lucia, qui ne perdait jamais avec celui-là. Norane vola alors pour s'écraser dans un arbre, totalement sous le choc, alors que Lucia retombait à genoux, le souffle encore coupé par l'attaque. Puis, elle tomba à même le sol à son tour, en fermant doucement les yeux, dans un sourire. Sonia voulut partir tout de suite soigner les blessés, mais Maeko l'en empêcha. Elle interrogea du regard son interlocuteur, qui se contenta de tendre l'oreille. Le bruit du cœur ralentissait, peu à peu, pour reprendre un rythme plus régulier. Là, le brun décida d'intervenir.

Sautant par-dessus la barrière, il courut le plus vite possible vers Lucia. De sa poche, il sortit une bouteille remplie d'un liquide verdâtre peu net, qu'il renversa sur le corps entier de Lucia, maintenant rétrécit. Il reprit une taille normale au contact de la potion, et il se mit à la hauteur de son amie, qui reprenait ses esprits :

- Tu sais très bien que tu ne dois pas utiliser cette attaque, Lucia… ton cœur est bien trop fragile.

- Non tu… ah… tu mens. Mon cœur est… aïe… aussi fort et… ah…

- Cia… tu dois aller te reposer. Qu'on t'ausculte. Il ne bat pas à vitesse rassurante, Lucia, je m'inquiète.

- Est-ce que j'ai gagné ?

Le frère de Smoker tourna son regard vers Norane, presque inconsciente dans l'arbre troué, se faisant rapidement ausculter par Sonia et Lady :

- Je crois bien qu'il y a égalité. Vous êtes autant amochée l'une que l'autre.

- Ce fut un beau combat ?

- Le plus beau que tu n'ais jamais fait. Mais n'utilise plus jamais cette capacité, je t'en supplie.

Elle hocha la tête pour rassurer son ami. Son cœur ralentissait encore un peu, et une grimace lui échappa. Maeko la lâcha et posa son oreille contre sa poitrine pour entendre les battements irréguliers et secoués du cœur de son amie. Un hoquet de peur le déchira en deux, quand le bruit se fit de plus en plus rare. Lucia avait fermé les yeux, mais sa respiration restait normale. Il savait alors que l'engin qui la maintenait en vie essayait de se remettre du mieux qu'il pouvait du choc de l'attaque qu'elle avait utilisé. Il se releva et la prit dans ses bras pour la ramener sur le navire, et l'emmener directement à l'infirmerie pour que le Doc l'ausculte :

- Sa tension est alarmante !

- Non, là, c'est un rythme assez bon, comparé à d'habitude.

- Problèmes cardiaques ?

- Hypotension. Ça lui vient de son père ou sa mère, je ne sais pas.

- Je vois. J'en parlerais à Okashira pour qu'ils lui interdisent d'utiliser cette maudite attaque. Elle a frôlé la mort, vous en êtes conscient ?

- Je commence à avoir l'habitude, vous savez, avec elle…

Maeko quitta l'infirmerie après qu'on lui ait changé ses pansements. Il alla sur le pont principal où Alikey jouait avec le vêtement fétiche de Lucia, son bonnet. Barbe Blanche eut un sourire. Les combats avaient été très prometteurs, et ils avaient bien révélé une chose, la ressemblance de caractère entre Lucia et sa mère.

Plusieurs jours après, le capitaine annonçait enfin dans quelles flottes seraient placés les trois adolescents :

- Lucia, au termes de ton combat contre Norane et de tes facultés, quoi que maigre pour l'instant, mais à développer, le premier ordre que tu devras suivre sous la direction de Marco sera de ne plus jamais utiliser cette attaque qui te fait frôler l'arrêt cardiaque.

La concernée fit la moue, puis, prit conscience qu'on l'envoyait dans la première division, avec Max, Edwin, Tom et surtout, Marco. Un petit cri de joie lui échappa, et le géant fit fie de l'ado pour continuer :

- Alikey, ton Zoan mythique m'a franchement intrigué, et je pense te placer dans la seconde division. Si tu fais correctement tes preuves, et avec un peu plus d'apprentissage, tu pourrais te hisser au rang de commandante.

La blonde eut un sourire de satisfaction. Elle hocha la tête, reconnaissante, et le capitaine passa au dernier du trio :

- Maeko, ta technique à la lame, ta jeunesse et ta force, te donne tout droit l'accès à la 4ème division sous les ordres de Satch, un de mes meilleurs bretteurs.

Le brun sourit de toutes ses dents à Barbe Blanche, puis à Satch, ce dernier lui rendant un sourire et un pouce levé :

- Bien… dernière étape avant d'intégré définitivement nos rangs. La marque.


Bonjour les amis! J'espère que ce chapitre vous a plu. Je dois avouer que j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire. Les combats ne sont pas ma tasse de thé, mais j'aime quand même beaucoup essayer de mettre en forme ce genre de choses. J'aime me lancer des défis.

J'espère que vous arrivez à comprendre les capacités de Lucia et Alikey. Leurs fruits sont un peu spéciaux et peuvent paraître compliqués mais vous verrez au fil de l'histoire qu'en fait non.

L'intégration de la mythologie grecquo-romaine peut vous paraître bizarre mais c'est un sujet qui me plaît vraiment et en relisant l'arc MarineFord je me suis rendue compte que Dieu était évoqué (très brièvement mais je suis très douée pour remarquer ce genre de connerie donc bon) alors je me suis dit, pourquoi pas les autres. Bref, ça ne devrait pas vous embrouillez de trop non plus ça aussi parce que ce n'est qu'un détail très mineur)

L'habituel merci à Littlejuju avec sa review qui me fait toujours autant plaisir :3

Et aussi à PortgasDLisanna ça me rend toujours heureuse de savoir que les gens apprécient et suivent mon travail.

Si vous avez une suggestion, une interrogation, quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'en poster une aussi.

Prochain chapitre ce week-end pour me faire pardonner de mon absence de dix jours : Je te ferais mordre la poussière ! Confrontation enflammée ! La signification du S barré.

A samedi ou dimanche les loulous. Bisous - La Femme Invisible.