Disclaimer : L'univers de One Piece ne m'appartient pas. J'emprunte l'univers à E. Oda. Par contre, deux trois OCs se baladent dans le chapitre, ils sont à moi.

Chapitre VII let's go les amis! On approche de la fin du premier arc, vu qu'il ne reste que trois chapitres et un hors-série :) Enjoy!

Les souvenirs se distinguent du récit actuel par le fait qu'ils soient en Italique. Je garderais ce système jusqu'à la fin de ma fiction. Si cette démarche vous dérange, n'hésitez pas à me le faire savoir.


Arc 1 : Les Origines

Chapitre VII : Shanks entre en scène ! Souvenirs profondément enfuis.

Ce jour-là, tout était calme sur le Moby Dick. Chose assez rare s'il en est. Cela faisait un an plus ou moins qu'Ace avait rejoint l'équipage. Il s'était hissé haut dans l'estime des pirates et avait rapidement trouvé sa place. Commandant de la seconde flotte depuis quelques mois déjà, il avait choisi Alikey comme seconde, se sentant proche de la blonde. Cette dernière avait un côté maternel, protecteur avec le brun, qu'elle avait directement pris sous son aile. Seulement, elle gardait une petite rancœur contre lui, qui avait eu le poste de commandant en quelques mois alors qu'elle cherchait à l'atteindre depuis deux ans, déjà.

Le jeune commandant avait aussi noué des liens très forts avec les deux commandants de la 1 et de la 4, au plus grand damne de Lucia, pour les bêtises et âneries que lui faisaient subir Satch et Ace. Ces deux là s'entendaient d'ailleurs comme larron en foire. Et Marco surveillait toujours tout d'un œil ennuyé et blasé, mais bienfaisant. De plus, l'appétit d'Ace n'ayant aucune limite, il représentait un défi énorme pour le cuisinier du navire.

Maeko et Alikey aussi s'étaient considérablement rapprochés, sous l'œil jaloux, quoi qu'amusé de Lucia. Elle n'avait jamais vu son ami ainsi, et c'était souvent pour provoquer son hilarité, quand les deux, sans le vouloir, se mettaient dans ses situations embarrassantes qui les faisaient rougir de toute la face. Et pour le plus grand bonheur comique de Lucia, ce genre de chose arrivait souvent, trop souvent. Même si Alikey jouait plus de la situation que Maeko, elle savait que les deux se tournaient autour depuis longtemps, et les voir ainsi se tourner autour la rendait heureuse et de bonne humeur. C'était tout ce que son ami méritait, et en plus, la blonde s'ouvrait un peu plus aux autres aux côtés de la jovialité du brun. Bref, ils se complétaient.

Elle ? Toujours aussi proche de ses deux « papas », elle passait néanmoins la plupart de son temps en entraînement avec Marco ou Norane. L'Amazone, d'abord hostile à son égard, avait accueillis Lucia dans son cœur, comme une fille, d'une façon maternelle que Lucia n'avait connu qu'au près de Mérédith, ou encore Makino. Et les deux femmes s'entendaient à merveille, se comprenant en quelques signes. Bien sûr, elle aimait toujours autant rire avec Haruta et Namur, ou encore parler de tout et de rien avec Izou, mais ce n'était plus comme avant. Elle avait grandi, pris en maturité, et les futilités qui jadis, l'égayaient, la rendaient maintenant indifférentes et il en fallait vraiment beaucoup plus pour l'impressionner. A croire qu'elle avait découvert le monde dans sa totalité, ce qui était loin d'être le cas.

Entre Ace et Lucia, s'étaient aussi installés une relation ambiguë, entre amitié et haine, compliments et confrontations. Ils adoraient se taquiner entre eux, comme Alikey et Maeko, à la différence qu'eux faisaient toujours bien attention à ne jamais se mettre dans ses situations aussi gênantes. De une, car c'était beaucoup trop embarrassant pour l'un et l'autre, de deux parce qu'à chaque fois qu'il approchait de trop près Lucia, le jeune Portgas avait la menace Satch/Izou qui planait au dessus de sa tête, et de trois, parce qu'ils n'avaient pas envie que leurs amis se fassent de fausses idées sur eux. Il n'y avait rien de plus qu'une légère amitié fondée sur la moquerie de l'un et de l'autre et la taquinerie. Et il ne fallait pas que les autres aillent s'imaginer des bêtises sur leur relation. Chose que l'équipage savait plutôt bien faire finalement, tout seul, sans l'aide de personne. Ce qui créait certaines tensions entre l'adolescente colérique et sa flotte. Mais rien de bien méchant.

Alikey marchait simplement sur le pont couvert ce matin-là, sortant du dortoir des filles, réservé aux femmes de l'équipage et infirmière. Il était déjà bien tard dans la matinée et la blonde s'en voulait d'avoir dormi autant de temps. Elle allait devoir rattraper tout le temps perdu cette après-midi et ça la mettait de mauvaise humeur dès le réveil. Elle s'avança donc avec une aura assez noire pour rejoindre le pont supérieur, et ainsi voir où en était sa flotte, vu qu'Ace ne s'en préoccupait que rarement. C'était à se demander si ce n'était pas elle, la commandante. Des fois, si. En chemin, elle croisa Manue, plongée dans son activité préférée, c'est-à-dire, lire, appuyée contre le mur, regardant les gens passés. Elle releva son regard vert au passage de la détentrice du fruit de l'ange, et la fixa :

- Aujourd'hui est un jour spécial, Ali-chan, ne l'oublie pas.

Alikey s'arrêta un bref instant pour regarder, intriguée son aînée. Manue avait toujours eu le don de prononcé des paroles sages et pleines de sens, du à son instinct et son sens de prémonition incroyable. Même si elle n'arrivait pas à prévoir des évènements bien précis, elle saura si ce geste, ou un autre, déclenchera des conséquences néfastes ou positives. De plus, elle arrivait facilement à sentir les sentiments chez des personnes, à cause de son sens de l'observation. Si bien que des fois, il arrivait qu'on pense qu'elle sonde votre âme, derrière ses bouquins, ses sourires en coins et ses prunelles vertes. Il n'y avait pas à dire, Manue était une femme énigmatique en elle-même :

- Ah, je sais, l'anniversaire de Cia ! Merci de m'y avoir refait pensé, Ma-chan, je l'avais presque oublié avec cette histoire de corvée.

Alikey servit un sourire à son amie avant de continuer son chemin vers l'extérieur. Mais, vers la fin, quelque chose la fit s'arrêter. Appuyé sur le mur côté fenêtre du long couloir que formé le pont couvert, Maeko, somnolant, fermé les yeux d'un air refermé et sérieux. La blonde se retourna en le sentant bougé légèrement, et eut un sourire sadique qui se dessina sur ses lèvres. Elle décida qu'il serait peut-être bien de réveiller son ami. Et comme elle faisait rarement dans la dentelle elle décida d'employer la manière forte. A savoir, lui sauter dessus en lui criant dans les oreilles :

- DEBOUT LA DEDANS ! C'EST LE MATIN ET UNE GRANDE JOURNEE S'ANNONCE ! ALLEZ MAEKO-KUN C'EST L'HEURE DE SE REVEILLER !

Le brun sursauta, et eut à peine le temps de bouger légèrement qu'il se prit une Alikey en pleine figure. Un petit grognement lui échappa alors que la blonde s'accrochait à son cou, pour être sûre qu'il ne se rendormirait pas :

- Tu peux me lâcher, tu sais, Ali.

- Et si j'ai pas envie ?

Le ton féminin et prédateur que la jeune femme avait utilisé effraya son vis-à-vis. De plus, elle voulut casser la distance encore entre eux, et se rapprocha encore plus alors que Maeko se reculait pour éviter de se faire manger par la tigresse qu'il avait en face de lui. Il finit par se dégager de son étreinte et de reculer vers la porte de sortie, seule issue possible. Alikey fit une petite moue boudeuse alors qu'il cherchait des excuses pour déguerpir au plus vite :

- Ah, on est déjà le matin ? Bah écoute, j'vais y aller hein ? Oh… ! On m'appelle ! Ça doit être Satch, ou Lucia. Bon, j'dois y aller ! A plus !

Et il se retourna pour ne jamais revenir. Alikey eut un sourire en coin. L'innocence et le côté pudique de son ami étaient vraiment très hilarants aux yeux de la blonde, sans aucune pudeur. Cependant, elle se ressaisit quand elle entendit la vigie crier : « Le Red Force est en vue ! Shanks Le Roux arrive ! ». La blonde mit tous ses sens en alerte et sortit du pont couvert à toute vitesse, prête déjà à riposter. Mais apparemment, en voyant le grand drapeau blanc que le bateau arborait, le combat ne serait pas pour aujourd'hui.

Lucia, qui, jusque là, prenait un petit déjeuner tranquille, encore dans les vapes, avec les derniers hommes à se lever, sursauta au son de la sirène venant de la vigie. Puis elle entendit très clairement le nom de l'homme qui les « attaquait », et pâlit soudainement. Elle se redressa sur le banc de bois, oubliant alors la nourriture qu'elle était en train de manger, et se leva, toujours aussi blanche que le linge, et d'un pas chancelant, quitta le réfectoire. Elle découvrit ensuite, avec horreur, qu'en effet, le Red Force était proche, trop proche. Elle devait trouver une solution et rapidement si elle voulait s'en sortir correctement. Elle posa alors son regard paniqué sur le chemin qui menait vers les calles, et donc, vers les barques. Elle sourit un instant de manière presque intelligente et se précipita sur ce chemin, l'air déterminé à ne pas croiser le capitaine Shanks. Elle se souvenait encore du jour où il l'avait ramené sur son bateau pour l'emmener en East Blue…


Teach regardait d'un œil endormi la fillette qui jouait à côté de lui. Elle releva son regard bleu vers lui, et demanda, d'une petite voix qui annonçait le caprice :

- Pourquoi je ne peux pas partir avec Marco et Satch en mission, hein Teach ?

- Zwehahahaha, c'est évident, gamine, t'es bien trop fragile et petite pour partir en mission avec ces deux là, va.

- Arrête de te moquer de moi, Teach ! Je suis plus forte que toi, j'en suis sûre !

- Alors, ça, j'en doute gamine.

L'enfant, qui s'était levé d'un air triomphant pour appuyer ses arguments, se rassit en faisant une mine boudeuse. Elle croisa les bras sur sa poitrine et tourna la tête, ce qui augmenta l'hilarité de Teach :

- Arrête de te moquer de moi Teach ! C'est pas drôle ! Tu verras, un jour je te mettrais la pâtée.

Le pirate n'eut pas le temps de répliquer, que Barbe Blanche appeler l'enfant. Tout deux se levèrent pour voir ce que le capitaine pouvait bien vouloir à Lucia. Et quand ils arrivèrent sur le pont principal, ils virent que Barbe Blanche et ses hommes n'étaient pas seuls. Au milieu de tous, se tenait aussi Shanks Le Roux, à l'époque avec encore ses deux bras et son chapeau de paille, plongé dans une conversation sérieuse avec le géant des mers, qui semblait contrarier au plus haut point les hommes de l'équipage. La petite fille, quand elle le reconnut, lâcha Teach pour aller vers Le Roux :

- SHAAAANKS !

Elle était surprise de le voir ici. L'ancien mousse sur le bateau de Roger était très proche d'Heyko Swann, à l'époque où elle était encore vivante, et donc, avait été là pour Lucia les deux années qu'elle avait vécues avec sa mère et son frère. Le revoir la plonger dans un sentiment profond qu'elle n'arriverait pas à décrire. Un sentiment qui la définirait bien, des années plus tard.

Le capitaine des Red Forces s'étaient retournés vers la voix de l'enfant, qui lui sauta dans les bras :

- Hey toi ! Dis donc, comment t'as grandi ! Ça te fait quel âge maintenant ?

- J'ai 7 ans. Pourquoi t'es là, Shanks ?

- Eh bien…

Shanks, toujours l'enfant dans ses bras, tourna son regard vers Barbe Blanche, qui hocha légèrement la tête :

- Je suis là pour te ramener sur terre.

Les yeux de Lucia s'agrandirent d'un coup, alors qu'elle prenait conscience de ce qu'il racontait. Elle voulut alors se défaire de l'étreinte du Roux pour aller se cacher derrière Izou, ou Namur, mais impossible de la faire :

- Non, je ne veux pas !

- Tu n'as pas vraiment le choix, Lucia. Tu n'es qu'une enfant, un bateau pirate n'est pas un bon endroit pour élever une gosse comme toi. Alors je te ramène sur terre, avec Luffy, tu te souviens de Luffy ?

- Oui… mais je ne veux pas partir ! Eh puis, Marco et Satch vont bientôt rentrer de mission ! Qu'est-ce qu'ils vont dire si je ne suis pas là ?!

- Tu pourras les retrouver quand tu seras plus grande et plus forte, mais à partir d'aujourd'hui, tu repars avec moi, point c'est tout.

L'enfant avait alors commencer à faire une crise, pleurant, se débattant dans les bras de Shanks, en disant que bien sûr, elle avait le droit de rester, qu'elle ne voulait pas partir, qu'elle devait rester avec Satch et Marco, que l'équipage était sa famille, comme l'avait dit sa mère, et qu'elle ne voulait pas partir, encore une fois. Mais Shanks était sourd aux plaintes de la fillette, et salua Barbe Blanche d'un geste poli, ce dernier ne pouvant qu'approuver le geste de Shanks. Après tout, il l'avait toujours dit, ce bateau n'était pas faire pour la petite fille. Seulement, il avait promis à Heyko de prendre soin d'elle, et Edward Newgate n'avait qu'une promesse :

- Je te préviens, Shanks, s'il lui arrive quoi que ce soit, tu ne pourras t'en prendre qu'à toi.

- Ne t'inquiète pas, là où elle sera, elle sera en sécurité.

Et ils avaient quitté le navire, pour ne plus revenir.


La barque où Lucia se trouvait s'éloignait un peu des deux navires, maintenant côte à côté. Elle n'avait plus qu'à attendre que ça passe. Que Shanks reparte, tranquillement et comme ça, elle pourrait revenir et n'aurait pas à revoir cet homme qui l'insupportait tant. C'était d'une pierre deux coups. Et la satisfaction qui allait avec la réussite de son plan lui emplit le cœur de joie et de vanité. Elle eut un rire et un sourire sadique, avant de se laisser tomber en arrière sur la barque. Le temps allait passer lentement, très lentement.

Seul le capitaine du Red Force avait quitté son navire. Il s'avançait devant la rangée de personne, libérant son Haki des Rois et traînant une énorme bouteille de Saké avec lui. Il s'avança jusqu'au siège où « trônait » Barbe Blanche, et s'arrêta à quelques mètres de lui, son expression caché sous ses cheveux rouges. Seul un sourire se dessina quand il releva la tête vers son vieil ennemi :

- Ça faisait un bail, Barbe Blanche.

- Que me veux-tu, K'so Gaki ?

- A toi ? Rien de bien spécial. Je viens apporter du saké en échange d'une entrevue avec l'un de tes hommes. Enfin, plutôt femme, à compter d'aujourd'hui.

- Et je peux savoir qui ?

- Je viens rendre visite à ma filleule.

L'Assemblée retint son souffle, alors qu'un rire se dégageait du silence plat. Alikey lança un regard à Maeko, hilare, se tordant de rire devant les deux Empereur. Le Roux se retourna vers lui :

- Laisse tomber, Le Roux. A l'heure qu'il est, elle doit être loin, très loin.

- Hé ! Mais je te reconnais toi ! T'était le gamin tout le temps collé à Lucia !, s'exclama Shanks

- Lucia est ta filleule alors ?, remarqua Barbe Blanche. Je ne savais pas qu'un réel lien vous unissait, mis à part Heyko.

- Bah justement, c'est Heyko qui m'a nommé parrain de cette mioche.

- Et que lui veux-tu ?

- Il faut bien que je lui souhaite son 18ème anniversaire ! Elle entre dans l'âge adulte aujourd'hui ! Ce n'est pas rien. Et aussi…

Le regard de Shanks s'assombrit, quand il porta son seul bras vers la poche de son pantalon, où se dessinait un objet ressemblant à un Log :

- Je dois vérifier quelque chose.

Le géant comprit alors où Le Roux voulait en venir :

- Si Maeko dit vrai, ça signifie que Lucia ne veut pas te voir, et, dans ce cas, je ne peux l'empêcher d'aller contre sa volonté.

- Ce qui est assez embêtant.

« Le Roux est un homme extravagamment étrange. Je ne pensais pas qu'un tel personnage pouvait exister », pensa Alikey, observant le capitaine du Red Force faire la grimace à la penser que sa propre filleule ne veuille pas le voir. Mais soudain :

- Okashira ! On a repêché un poisson assez intéressant !, cria Yassop, en arrivant sur le navire, accompagné du second de Shanks, Ben et de Lucky, ce dernier portant une chose rouge sur son épaule.

- NAAAAAN ! JE VEUX PAS LE VOIR ! NAAAAAAAAAN ! POSEZ MOI TOUT DE SUITE A TERRE !

- Lucia !, s'écria Shanks, un sourire de Papa Gâteau sur le visage alors que Lucia atterrissait sur les fesses, devant lui.

« Je me demande lequel est le plus gamin des deux », soupira Alikey, comme la quasi-totalité du navire. Lucia se retourna vers les hommes de Shanks les fusillant du regard, particulièrement Ben, en qui elle avait pourtant confiance :

- Traître, murmura-t-elle, plus pour elle qu'autre chose.

- Allons, Lucia, viens faire un bisou à ton parrain adoré !

- Crève Shanks !

L'Empereur se prit un double coup de pied dans la tête de la part de sa filleule, pour finir au sol, en position de dépression, tapant de sol de sa main :

- Ma propre filleule ne m'aime pas.

- Arrête de t'apitoyer sur ton sort, t'es loin d'être une victime. Je peux savoir ce que tu me veux ?

- Bah, c'est ton anniversaire, j'ai un cadeau pour toi, comme tout bon…

- File le cadeau et casse-toi après.

- Sympa…

- J'espère que tu m'as enfin trouvé un phénix.

Shanks regarda la fille d'Heyko Swann, qui avait l'air le plus sérieux du monde, et pointa ensuite Marco du doigt :

- Bah tu l'as ton phénix maintenant, pas la peine de me ramener ça sur le tapis à chaque fois.

Lucia regarda Marco, qui avait une veine tapante bien visible sur le front, l'air légèrement contrarié :

- Ouais, mais lui, c'est pas un phénix tout le temps, il est trop grand et il dort tout le temps. Je veux un vrai phénix moi.

- T'es vraiment chiante quand tu t'y mets… j'préfère Luffy, il est plus sympa lui au moins.

Shanks partit dans une mine boudeuse, la même mimique que Lucia, alors que cette dernière brandissait son poing en l'air, soufflant un coup dessus, prête à frapper à nouveau le crétin qui lui servait de parrain :

- Je te jure que…

- Non, non, c'est bon, pas besoin de ma frapper, j'ai pigé. Mais bon, avoue quand même que ton frère est bien plus sympa avec moi que tu ne l'es.

- Bah faut dire que, contrairement à Luffy, j'ai un cerveau moi.

- Ça, je ne parierais pas dessus.

- T'as dit quoi ?

- Je mettais en question ta possible présence de cervelle. Après tout, vous avez le même sang dans les veines tous les deux.

- Pauvre de nous.

- Bref, tu te souviens de Reddosan ?

- Je suis censée ?

- C'est l'île de West Blue qui a le malheur de t'avoir vu naître.

- Sympa -_-

- C'est aussi l'île natal de ton père, ta mère, et la mienne.

- M'en fout. J'aurais largement préféré le Phénix.

- Et aussi l'île où ta mère est enterrée.

- Tu sais très bien qu'elle est mon opinion sur elle, Shanks, et je ne changerais pas d'avis.

L'empereur soupira, visiblement blasé par le comportement de sa jeune filleule envers son ancienne amie, maintenant décédée. Il eut un sourire moqueur et finit par dire, au péril de ta vie :

- Tu es au moins aussi têtue et bornée qu'elle. Et tu le sais, au plus profond de toi. Que tu lui ressembles plus que tu ne le veux.

- Tais-toi, Shanks, si tu veux repartir d'ici vivant.

C'était comme si l'ambiance s'était glacée d'un seul coup. Et comme si tous les pirates aux alentours avaient disparu. Le Roux replongea alors dans ses souvenirs, aussi douloureux qu'agréable.


Reddosan se situait en plein milieu de West Blue, la mer tout à l'Ouest de Grand Line. Perdue au milieu de cette mer calme, les habitants de l'île n'avaient rien à craindre du monde extérieur. Ils vivaient tous en paix, les uns avec les autres, sans rien savoir ni connaître sur le reste de cette planète. Enfermé, à huit clos, beaucoup étouffé sans jamais dire la moindre chose. On naissait, on grandissait, on vivait, on se mariait, on vieillissait et on mourait sur Reddosan. C'était aussi simple que ça.

Un petit garçon aux cheveux rouges (comme il était courant sur l'île), traverser la ville principale en courant, un paquet dans sa main. Shanks, alors âgé de 9 ans, se dirigeait vers le village extérieur pour aller voir sa seule amie : Heyko, de 15 ans son aînée. L'enfant, souvent traiter comme la dernière des merdes par sa mère, le rendant responsable du départ de l'homme qu'elle aimait, trouvait une échappatoire en la jeune femme, d'à peine 24 ans. Il la considérait comme sa grande sœur, sa seule famille.

Et aujourd'hui, c'était son anniversaire à elle. Elle allait avoir 25 ans. Ce qui signifiait aussi autre chose pour le petit garçon. Elle allait prendre la mer. Comme ses deux autres meilleurs amis. Ils allaient définitivement partir de l'île, à trois, prenant chacun un chemin différent. La piraterie pour les deux filles et la Marine pour le garçon. Ils partaient, et ils ne reviendraient jamais sur leur parole, s'étant promis bien des années avant de ne jamais remettre un seul pied sur cette maudite île.

Shanks arriva enfin à bonne destination. La maison en bordure des champs où habitaient la famille Swann, se dessinait au loin. Il ne prit par la peine ne toquer à la porte, madame Swann l'aurait renvoyé chez lui, de toute manière. Il alla d'abord chercher dans le jardin avant de passer par la fenêtre pour la trouver. Elle était simplement assise là, sous les cerisiers, en train de lire un livre à la couverture noire. Quand elle vit l'enfant arriver, elle releva son regard du livre pour le poser sur le roux. Il lui servit un grand sourire, alors qu'elle demandait en fermant l'ouvrage :

- Que t'arrive-t-il Shanks ?

- A moi ? Rien de spécial.

- Alors pourquoi viens-tu me voir ? Mon père traîne certainement dans les environs c'est…

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Shanks lui tendit un petit objet rond entouré de papier cadeau :

- C'est pour ton anniversaire !

- Shanks je… il ne fallait pas voyons.

- Comme je sais que tu vas partir en mer avec Gisei et Hoshikuzu, je voulais que tu gardes quelque chose de moi.

- Shanks…

Attendrie par les paroles de l'enfant, la jeune femme aux yeux rouges accepta le cadeau offert et le déballa d'une main habile et légère. Elle découvrit alors un petit objet rond, en bois, avec pour motif, des cerisiers en fleur. Elle ouvrit doucement la petite boîte pour se rendre compte que c'était une berceuse. Elle tourna tout doucement la petite manivelle, enclencha le doux son de la berceuse. Un sourire recouvrit les lèvres du petit Shanks alors qu'Heyko refermait le précieux objet. Elle se leva de sa chaise, et se mit à la hauteur de l'enfant. Elle le prit par les épaules dans un geste maternel et le serra dans ses bras :

- Merci Shanks… merci pour tout. Sois sûre que je ne t'oublierais jamais. Berceuse ou pas berceuse.

- Heyko-chan…

- Je vais partir, Shanks, et tu devras te débrouiller tout seul à partir de maintenant. Tu ne laisseras personne te faire du mal, c'est compris ?

- Un jour… un jour je prendrais aussi la mer ! Et je vous rejoindrais !

Elle posa doucement sa main dans les cheveux couleur rouge de Shanks, et sourit tout en lui disant :

- J'en suis sûre, Shanks, je n'en doute pas un seul instant.

Elle posa ensuite doucement ses lèvres sur le front de l'enfant, entre les mèches de ses cheveux. Puis, deux silhouettes se dessinèrent au loin, près de la falaise menant au bateau que le trio Heyko/Gisei/Hoshikuzu avait mis près de 5 ans à construire. Ils hélèrent la jeune femme aux cheveux blancs, qui fut contrainte de quitter Shanks, serrant fort dans sa main la berceuse. « Je ne t'oublierais jamais. Berceuse ou pas berceuse. »


Les paroles d'Heyko se répétaient dans la tête de Shanks alors qu'un sourire nostalgique se dessinait de lui-même sur les lèvres du Roux. Lucia le regarda, un tant soit peu énervée par le comportement égaré de son parrain et amplifia sa mine boudeuse. Revenant à la réalité, Shanks sortit le log pose de sa poche, et le tendit vers la jeune femme :

- Ça ne m'intéresse pas.

- Je te l'ai dit, tu pourras en apprendre plus sur ton père, et ta famille.

- Mais toi, tu sais qui est mon père ?

- BIEN SÛR POUR QUI ME PRENDS-TU ?

- Alors pourquoi tu ne me le dis pas tout simplement, au lieu de m'envoyer au milieu de ton West Blue paumé ?

Le sourire nostalgique de l'Empereur se transforma en sourire carnassier, et Shanks adopta un air de suffisance extrême :

- Ça, c'est parce que c'est toi qui me l'a demandé.

Lucia serra des dents. Elle sentit perdre et Shanks gagner. Oui, elle se souvenait du jour où elle lui avait dit qu'elle partirait elle-même à la recherche de ses origines et de son père, seule personne de sa famille capable d'être normale, comparée au monstre qu'était sa mère, et en plus, elle était morte :

- Et découvrir ce genre de chose est beaucoup plus intéressant par soi-même que par la bouche d'une personne extérieure à l'histoire.

- C'est bon, t'as gagné, file-le-moi ce foutu Log Pose et dégage !

Shanks lança le précieux objet dans la main de sa filleule, qui le regarda avec dédain :

- Maintenant casse-toi !

- Tant d'amour et d'attention pour moi Lucia, ça me toucherait presque.

- Barre-toi j'ai dit !

- C'est bon, c'est bon, j'ai compris, pas besoin de crier !

Sans donner un regard de plus à son parrain, Lucia se retourna, attendant qu'il s'en aille. Résigné, mais heureux de constater que sa filleule n'avait pas changé d'un pouce niveau personnalité, il décida de repartir, saluant Newgate, et sans oublier, proposant à Marco de rejoindre son équipage, ce que ce dernier refusa plus ou moins poliment.

Lucia n'avait pas bougé d'un poil, regardant le Log Pose dans ses mains, avait inscrit dessus « Maison ». Elle resserra alors l'étreinte de ses doigts sur l'objet, et étouffa un gémissement. Au loin, Le Red Force s'éloignait déjà. Elle se mit alors à courir vers la tête du bateau en forme de baleine, et cria vers son parrain :

- JE SUIS DÉSOLÉE SHANKS !

- MAIS DE QUOI TU PARLES ?

- J'AI… J'AI… J'AI FAILLIT A LA TACHE QUE TU M'AVAIS DONNE !

- MAIS DE QUOI TU PARLES BON SANG ?

- J'AI PERDU LA BERCEUSE !

Elle se sentait beaucoup mieux, maintenant qu'elle lui avait dit. Shanks ouvrit en grand la bouche.

« Je te confie cette berceuse, Lucia. C'est la dernière chose qui me reste de ta mère. Tu en prendras soin ? »

« Je ne t'oublierais jamais. Berceuse ou pas berceuse. »

« Tu sais, Shanks. Ce genre d'objet, qui porte une signification aussi grande ne sont jamais perdus. Ils reviennent toujours dans nos vies. Juste au moment où on en a le plus besoin. » Avait un jour dit Heyko Swann, la capitaine des Cygnes Blancs, le premier équipage composé uniquement de femme aussi puissant ou presque que celui du Seigneur des Pirates. Des paroles qui resteraient à graver dans la mémoire de Shanks. Tout comme tout ce qui touchait à Heyko.

- CA ? C'EST PAS SI GRAVE LUCIA NE T'INQUIETE PAS ! C'EST LE GENRE D'OBJET QUE TU NE PEUX PAS PERDRE ! C'EST EUX QUI DECIDE QUAND ET COMMENT REVENIR !

Le sourire monta aux lèvres de Lucia qui se contenta de faire de grands signes à Shanks, auquel il répondit avec enthousiasme. Elle se sentait libérer d'un gros poids en lui avouant ça. Tout irait pour le mieux alors. La berceuse reviendrait.

***Marine Ford***

Gecko poussa violemment la porte qui le séparait du bureau de Sengoku du reste de l'énorme bâtiment que représentait le QG de la Marine. Il fulminait de rage et ça, ce n'était pas peu dire :

- Tu n'auras pas le dernier mot Gecko, crois-moi ! Laisse tomber avec ces deux gamins et concentrent toi plus sur les autres !

« Quel idiot à penser ce genre de chose ! Je ne laisserais pas la fille d'Heyko Swann s'en tirait aussi facilement. Et je ramènerais M. ». Toujours aussi furieux, Gecko se dirigea vers l'endroit réservé aux Vice-amiraux et amiraux. Très peu était présent, seul un, le seul que Gecko détestait. Ce n'était vraiment pas son jour de chance apparemment. Il grommela quelques insultes à l'encontre de son ancien coéquipier, lorsque tous deux n'étaient encore que des apprentis de Garp. Les deux favoris de leur génération. Ayant connu Roger de près comme de loin, ils avaient survécu à l'ancienne ère. Les nouveaux des anciens, comme on les appelait :

- Eh bien dis donc, mon pauvre Gisei, le temps ne t'a pas épargné. Ça va faire quoi ? Dix ans qu'on ne s'est pas vu toi et moi ?

Interpellé, l'homme dans la cinquantaine avec des cheveux rouges mi-longs accrochés dans une queue de cheval basse. Son long manteau où était fièrement écrit « Justice » atterrissait mollement sur le sol. Il mangeait une pomme, la broyant presque dans ses grandes mains. Et pour finir, il releva ses yeux bleus foncés vides d'émotion vers son interlocuteur :

- Gecko… voilà bien longtemps qu'on ne t'a pas vu à Marine Ford.

- Et je ne remettrais plus les pieds ici avant bien longtemps. Surtout si c'est pour te voir toi.

- Ça me fait toujours plaisir de te voir, Gecko. Et que viens-tu donc faire ici ? A Marine Ford ? On t'y croise rarement ces dernières années. Trop occupé avec ces... nouvelles armes...

- Je pourchasse un criminel.

- Toi, te rabaisser à une telle activité ? Serait-ce seulement possible ?, répliqua Gisei avec un ton franchement sarcastique.

- Je cherche la fille d'Heyko Swann.

Le marine se figea immédiatement. Gecko eut un sourire carnassier devant la réaction de son comparse :

- Toi qui connaissais si bien La Démone, ne saurais-tu avec qui cette poufiasse a eu une gosse ?

Gecko n'eut pas le temps d'en dire plus. Il se retrouva plaquer contre le mur, une main fermement serrée sous sa gorge. Gisei, une ardeur de folie brillant dans ses yeux, prononça très distinctement :

- Ne dis plus jamais de chose comme ça en ma présence, c'est compris Gecko ?

Puis, sans demander son reste, le Vice-amiral aux cheveux rouges reprit sa pomme, croqua un coup dedans, la jeta jusqu'à la poubelle à l'autre bout de la pièce, puis quitta la salle, laissant juste le bruit du froissement de son vêtement de Marine pour Gecko. Ce dernier remarqua un objet qui était tombé de sa poche. La petite boîte en bois accueillant une berceuse, objet fétiche de Lucia. Maintenant il savait, comme la récupérer :

- Et ça te fait plaisir de me voir dans une situation pareille, je suppose. N'est-ce pas E ?

Après avoir prononcé ses paroles, comme pour lui-même, Gecko entendit un rire féminin qui lui glaçait toujours le sang :

- Comment avez-vous deviné ma position, Sensei ?

- Ne me prends pas pour un idiot, E, ces techniques là, ce sont moi qui te les a apprises.

- C'est vrai que je vous dois tout.

Le ton sarcastique de la jeune femme dans l'ombre ne fit même pas esquisser un mouvement à Gecko, qui fixait toujours la berceuse dans ses mains :

- La force du Vice-amiral Tsy ne se révèle pas n'être que légendaire.

- Cet abruti… comment se fait-il qu'il ne se soit pas rouillé après tant d'année ?

- Peut-être parce que lui, il a gardé la forme, Sensei.

- Ne me cherche pas là-dessus, Elsa.

- C'est rare quand vous m'appelez par mon vrai prénom, Sensei. Enfin bref, qu'a dit Sengoku ?

- Il est contre.

- Bien, on va devoir agir discrètement.

- Tu ne vas rien faire du tout, Elsa.

- Et pourquoi cela Sensei ?

- Parce que l'on n'aura pas besoin d'aller les chercher.

Il referma sa main sur la berceuse, la broyant presque au passage. Puis, ses traits et ses muscles se détendirent, et il remit la petite berceuse dans sa poche, à sa place. Il plongea son regard noir dans les yeux étrangement rose de son interlocutrice, qui elle, laissait dévoiler ses cheveux bleus clairs et les clochettes qu'elle plaçait toujours dedans. Ils eurent le même sourire sadique, quand il dit :

- Ce sont eux qui viendront à nous.

Encore une fois. A croire qu'il avait encore et toujours la même idée en tête...


Bon, bah voilà, encore un nouveau chapitre de fini. J'espère qu'il vous a plu, personnellement, je l'aime bien. Il se concentre surtout sur Shanks, Heyko et Lucia, mais promis, le prochain chapitre, on revoit du monde.

Merci à Littlejuju pour sa review. J'espère que ce chapitre a été à la hauteur de tes attentes :)

N'oubliez pas que si vous avez une suggestion, une question, quelque chose qui vous gêne, vous dérange, ou simplement l'envie de me lancer des fleurs, n'hésitez pas à poster une review, je ne mords pas, et en plus c'est gratuit.

Remerciement et petites infos : Ma fiction a été maintenant lue plus de 800 fois, ça peut paraître mince, mais pour moi c'est énorme et je ne pensais pas avoir autant de lectures dès le début. En bref, merci pour tout, et j'espère que vous serez toujours tous aussi nombreux à me lire.

Je suis consciente de ne pas écrire un chef d'oeuvre, et j'ai parfois (souvent) besoin de conseil, et les reviews servent à ça, donc lâchez-vous. J'accepte tout, tant que c'est justifié (la méchanceté gratuite, très peu pour moi). C'est un travail monstre de recréer comme ça un univers autour d'un autre, et les OCs sont au moins aussi difficiles à gérer que les persos originaux de One Piece (je déteste les OCC) donc bon, des fois, ça peut partir en cacahuète et si c'est le cas, FAITES-LE MOI SAVOIR SVP.

Je n'ai pas de bêta et je suis la seule à me relire. Surtout que certains chapitres, les premiers notamment remontent à très très très longtemps. Il se plus que peut que vous remarquiez quelques changements dans mon style d'écriture, surtout au cours de l'arc 2.

Arc 2 qui va d'ailleurs bientôt commencé ! Vu que le 1 fait en tout 12 chapitre, 10 dans les grandes lignes, un en deux parties et un hors-série (je ferais d'ailleurs ce système d'hors-série à la fin de chaque arc, pour vous faire un peu patienter avant le suivant)

L'arc 2 est entièrement rédigé, il me reste à le corriger encore et je pourrais le poster. Il fait aussi en tout 12 chapitre, 10 dans les grandes lignes, un en deux parties, et un hors-série. Je m'attaque actuellement au gros de l'intrigue de cette fiction, l'arc 3, qui fera 16 chapitres, 15 de récits normaux et un hors-série. Je ne pense pas pouvoir garder mon avance très longtemps, mais d'ici là, je garderais mon rythme de publication (Mercredi/Dimanche) et quand j'aurais fini de publier toute mon avance, ça deviendra beaucoup plus irrégulier, mais j'essaierais de garder un rythme. Et je vous préviendrais aussi, absolument.

Bref, le prochain chapitre, dimanche s'appellera L'ambition des Zama D. ! Manue à la recherche de la Semeï no Hana.

A dimanche les amis!