Dislcaimer : D'ordre général, rien ne m'appartient. Sauf les personnes inventées. Et la Semeï no Hana.

Coucou les amis, mes revoilà ! J'ai décidé de poster ce chapitre un jour plus tôt, parce que dimanche je suis en réunion de famille. Bref, bonne lecture à vous, on se retrouve en bas ;)


Arc 1 : Les Origines.

Chapitre VIII : L'ambition des Zama D. ! Manue à la recherche de la Semeï no Hana.

Quelque temps s'était encore écoulé depuis la venue de Shanks Le Roux sur le Moby Dick. Alikey avait fêté en grande pompe son 20ème anniversaire. Le temps s'écoulait normalement pour les pirates de Barbe Blanche. Les combats, les îles, les aventures défilaient au fil des mois dans le Nouveau Monde, les jours qui passaient ne se ressemblaient jamais.

C'est dans cette pensée qu'Ace se réveilla, ce matin-là. Dans la grande pièce où dormaient tous les commandants réunis, par un seul bruit ne perçait, mis à part les ronflements de chacun. Le jeune Portgas se frotta les yeux pour mieux se les réveiller, se demandant pourquoi il était réveillé si tôt. Il essaya de se relever, mais son corps l'en empêchait, certainement bien mieux dans son lit qu'autre chose. Il essaya de retrouver le sommeil, mais ce n'était jamais chose aisée dans ce genre de situation, avec des ronflements incessants dans chaque oreille. Résigné, le brun mit ses mains derrière son crâne et laissa son esprit vagabondé, essayant de se concentrer uniquement sur le bruit berçant de la houle.

Quelque chose attira son attention dans le lit en face du sien. Il se releva légèrement pour voir si c'était bien ce qu'il pensait. Un soupire lui échappa et il se laissa retomber sur son oreiller. Il ferma alors les yeux, avec la ferme intention de se rendormir. Une sensation de bien-être l'entoura, et il retrouva le sommeil.

Marco grogna légèrement. La personne allongée à côté de lui venait de quitter son nid, créant ainsi un espace vide et du froid. La voix féminine d'une personne lui dit simplement à voix basse de se rendormir. Le blond laissa un autre petit grognement lui échappait, avant de se remettre correctement dans ses draps, comblant l'espace vide par des coussins, et le froid par ses flammes bleutées. Il eut un autre grognement, mais moins agressif et plus affectif. La jeune femme lui embrassa doucement le front, avant de se diriger vers le lit d'à côté. Elle prit la peluche posée sur la table de chevet recouverte de livre, et la posa entre les bras de l'homme qui ronflait dans le lit à côté de celui de Marco. Satch ne pipa mot, se contentant de resserrer son étreinte sur l'ours en peluche. Ce qui fit sourire la jeune femme.

Le regard bleu de Lucia se posa ensuite sur Ace, dormant sur le lit en face. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres, et elle se dirigea à pas de loup vers lui. Prudemment, elle passa une main dans ses cheveux de jais pour remettre les mèches en place derrière son oreille, et posa ses lèvres tout près des tâches de rousseur sur les joues du jeune homme. Sans jamais que sa bouche n'entre en contact avec la peau du jeune Portgas, elle respira le parfum de la peau d'Ace, tout en passant une main dans ses cheveux, d'un geste maternel. Puis, elle se fraya un chemin vers la sortie de la pièce, et arriva sur le pont couvert. Le soleil se levait à peine, à l'horizon. Elle plaça son bonnet en forme de tête de loup sur sa tête, et referma avec précaution la porte. C'était rare que la vice-commandante dormir une nuit entière dans le dortoir des filles. En plein milieu de la nuit, prise de crise d'insomnie, ou simplement parce qu'elle n'arrivait pas à s'endormir, elle venait se glisser dans les bras de Marco ou Satch comme elle avait l'habitude de le faire quand elle était plus petite et qu'elle avait fait un cauchemar.

Elle se dirigea lentement vers une pièce bien spéciale où la vice-commandante aux cheveux verts lui avait donné rendez-vous. Lucia ne savait pas réellement pourquoi, mais Manue avait insisté. Alors, elle avait quitté le nid douillé et l'étreinte rassurante du Phénix pour le dehors, et le bateau presque vide.

Perdue dans le fin fond de son laboratoire, Manue regardait la tasse de café qu'elle avait entre les mains. Zama D. Manue. La fille unique du scientifique Zama D. Sultan, le célèbre biologiste et écologiste, inventeur de millions de potions en tout genre, et grand préservateur de la faune et la flore. Sultan, l'ancien rival de Vegapunk, mort il y a des années de ça, laissant sa fille unique, Manue, âgée de 12 ans, s'occuper d'elle-même et des ambitions qu'il avait semé en elle. La verte eut un soupire assez nostalgique, en repensant à son défunt père. Il lui disait toujours qu'elle tenait son caractère calme, observateur et déducteur de sa mère une sinistre inconnue que Manue n'avait jamais pu connaître. Lui, c'était une pile électrique, toujours excité à l'idée d'une nouvelle découverte, et souvent source d'énervement pour ses coéquipiers. Mais tête pensante et savante qui avait les neurones bien branchés quand il le fallait. Et c'est ce qui l'avait mené à sa mort.

Manue se recroquevilla un peu plus sur elle-même, serrant la tasse de café dans sa main, et observant le laboratoire qu'elle avait sur le bateau. Il lui semblait bien sombre, alors qu'elle avait l'habitude d'y passer beaucoup de temps, beaucoup trop de temps. Elle regarda de son regard vert endormi les différentes plantes qu'elle avait stockées depuis son arrivée sur le navire, 7 ans auparavant. Barbe Blanche lui avait promis de lui faire visiter toutes les îles possibles pour qu'elle trouve ce qu'elle cherchait en échange qu'elle lui donna sa médecine pour soigner sa maladie et son âge. Et Manue s'évertuait jour après jour de soigner celui qu'elle appelait désormais Père. Et le reste de son équipage par la même occasion. Elle regarda ses deux mains, les plaçant juste devant ses yeux et analysant leur couleur étrangement rouge. Une grimace lui échappa, et elle fouilla dans un placard au dessus d'elle pour trouver ce qu'elle cherchait. Elle sortit un petit pot remplis de pommade et en étala un peu sur ses doigts et jointures douloureuses. Une fois le produit au contact de sa peau, un soupire de soulagement lui échappa. Elle se souvenait très bien la douleur avoir ressenti, quand Vegapunk lui avait implanté ces foutues griffes en acier. Pour une expérience, il avait choisi la fille de son défunt ancien ennemi. Et les armes implanté directement dans ses os ne partiront jamais, la douleur qui allait avec aussi, elle pouvait seulement l'apaiser. Alors certes, elle était devenue plus habile de ses mains, et les griffes faites en acier incassable lui servaient bien en cas de combat, mais elle était sûre qu'elle n'était pas la seule à avoir subi ça de Vegapunk. Loin de là.

Lucia toqua à la porte du laboratoire. Manue releva la tête de son café, le posa sur le comptoir, au milieu de centaine d'autres choses, et alla vers la porte. Elle l'ouvrit à Lucia, qui attendait patiemment. Une fois la fille d'Heyko Swann rentrée à l'intérieur, elle alla vers le placard où étaient rangés les pots vides. La jeune femme aux cheveux rouges s'avança prudemment dans la pièce remplie de pénombre :

- Tu sais, Lucia, je n'en ai encore parlé à personne. Mis à part Père, bien sûr, fit Manue, en fouillant entre les pots.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- De la raison pour laquelle j'ai pris la mer.

Lucia resta interdite un instant, devant sa coéquipière aussi concentrée et semblant même ressentir des émotions, chose assez rare chez Manue. La verte arrêta soudainement ses recherches, et sortit un unique pot du placard. Elle fit signe à Lucia se s'assoir, et posa le bocal juste devant elle. Elle posa son regard bleu sur le bocal, voyant Manue au travers, cette dernière semblant réfléchir :

- Nous allons faire escale sur une île automnale. Nous arriverons aujourd'hui. C'est une île que nous connaissons bien, une île sur le territoire de Père.

- Kareha ?

- Oui. Cette île ressemble étrangement beaucoup à l'île dont je suis originaire. Himawari.

- J'en ai déjà entendu parler.

- L'île où le célèbre scientifique et biologiste Zama D. Sultan vivait.

- Oui, c'est ça.

- L'intelligence de mon père n'avait d'égal à sa capacité de rêver. C'était un grand enfant avec un cerveau beaucoup trop développé pour le reste de la planète. Un fou à jamais incompris.

« Tu sais, Manue, peu importe en quoi est-ce que tu crois, que ce soit réellement prouvé ou non, le but, c'est que tu y croies, toi, et personne d'autre. »

- Il était à la recherche de la Semeï no Hana.

- La fleur de vie ?

- Oui. Une unique fleur sur cette planète, qui pousserait tous les siècles et qui serait capable de sauver ou détruire une vie. Une fleur qu'on dit capable de rendre la vie.

Les yeux bleus de Lucia s'illuminèrent. Une fleur capable de rendre la vie. Ce n'était pas… :

- Impossible n'est-ce pas ? Cette fleur serait tellement exceptionnelle, qu'elle rendrait aussi immortelle la personne qui l'utilise correctement.

« Immortel ? », se répéta intérieurement Lucia :

- Ça dépend des légendes que l'on écoute. Seulement, il faut savoir l'utiliser à bon escient. Car une seule petite goutte de trop, et c'est la mort assuré.

- Tu es à la recherche de cette fleur.

- Oui. Je la cherche surtout pour prouver que mon père n'était pas le fou que tout me monde croyait qu'il était.

- C'est noble.

- Les effets qu'elle peut avoir sur une personne m'importe peu. Je la trouverais et je la conserverais dans ce bocal là. Et à la limite, je chercherais comment l'utiliser pour Père, mais rien de plus.

- Mais… ramener une personne à la vie…

- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. Tu demanderas à Alikey. Elle qui a de grandes croyances. La lecture que j'ai faite sur les anciennes mythologies m'a appris beaucoup de chose, Lucia. On ne ramène pas un mort à la vie. C'est contre-nature. Et ça fait des dégâts bien trop importants sur l'espace-temps que ça pourrait mener à la perte de l'humanité.

- Mais…

- Quand on est mort, on est mort Lucia. La mort fait partie du cycle de la vie. Tout comme la naissance. On n'y réchappe jamais. Et les fous qui pensent pouvoir l'éviter sont des idiots finis. La seule chose qu'on peut faire, c'est la retarder.

- Mais… tu as dit que la fleur rendait immortel.

- Je ne le pense pas. Ce n'est qu'une légende. Je pense simplement qu'elle a réellement le pouvoir de guérir les gens, peu importe leur maladie.

- Pourquoi n'en as-tu jamais parlé à personne ?

- J'en ai parlé à Maeko, un jour, et il m'a demandé de te faire une leçon sur la mort. Il me semble qu'il a dit que tu avais subi une perte étant enfant.

Le regard bleu foncé de Lucia s'assombrit et elle baissa la tête, tout en serrant ses mains sur ses jambes :

- Lucia, il faut que tu me promettes que quoi qu'il puisse t'arriver, tu ne chercheras jamais, jamais à faire revenir quelqu'un de royaume des morts, c'est compris ?

- Mais… parce qu'il y des possibilités…

- Beaucoup plus que tu n'oses l'imaginer. Mais, promets-moi !

- Je te le promets. Je me suis déjà résignée à la mort de Sabo il y a bien longtemps tu sais, alors c'est bon.

- Ce garçon ne risque pas d'être la seule personne que tu perdras, Lucia. La vie est souvent cruelle avec nous tous.

- Non, elle ne pourra plus rien m'enlever.

- Et pourquoi donc ?

- Parce que je me suis promis de devenir plus forte pour pouvoir tout protéger.

Un sourire se dessina sur les lèvres de la verte, et elle reposa le bocal à sa place, au fond du placard :

- Kareha abrite un ancien laboratoire à mon père. Là bas, j'y trouverais les dernières recherches qu'il a effectuées sur une fleur ressemblant à la Semeï no Hana. Si je veux vraiment la trouver, je dois commencer par là. Père fera une réunion tôt ce matin pour expliquer la situation aux commandants. Les flotte vont partir sur l'île pour des recherches et un problème de vente d'esclaves.

- Je vois.

- Tu peux toujours aller te préparer, je pense que les cuisiniers sont levés.

Lucia hocha la tête, et Manue lui rendit ce salut poli. Puis, la vieille ado quitta la pièce pour le reste du bateau, et traça son chemin vers le réfectoire.

Norane se pencha sur le lit d'Alikey. La blonde dormait encore, à peine remise de la soirée de la veille. Son fruit du démon avait beau éliminer la plupart de l'alcool contenu dans ses veines, elle en buvait trop, et trop vite ce qui fait que le fruit n'arrivait pas à suivre le mouvement, et n'en enlevait qu'une petit partie. Mais une fois la nuit passée, Alikey avait rarement des migraines de lendemain difficile. Son fruit prenait bien le temps de tout enlever de son organisme avant de la réveiller :

- Debout là-dedans, on est demandé en salle de réunion, dit Norane, en secouant le corps endormi d'Alikey

- Ejnkzcbmeaubncveaubmcveamev…, fut la seule réponse que put donner la blonde.

L'Amazone soupira et décida de sortir les grands moyens.

Dix minutes plus tard, Alikey, sur pied, plus ou moins bine coiffé et habillé, se diriger vers la salle de réunion derrière une Norane un tant soit peu énervée. Les deux femmes entrèrent dans la pièce, les dernières à venir. Les commandants et vice-commandants des 5 premières flottes étaient réunis autour d'une grande table, avec Newgate. Maeko et Satch parlaient grandement sur un sujet qui devait les passionner tous les deux, Lucia fixait Marco, qui lui, les yeux fermés et les bras croisés sur son torse, réfléchissait à l'information qu'il avait appris avant tout le monde, de son statut de second. Ace regardait un point dans le vide, son chapeau posé devant lui sur la table. Manue et Joz parlaient tout aussi activement que Satch et Maeko, avec Vista en prime :

- Désolée du retard mais ça doit être la première fois qu'Alikey doit faire face à une gueule de bois.

- Passons, prenez rapidement place.

L'Amazone se dirigea à sa place, en face de Manue, et s'assit en silence. Alikey, manquant de tomber une bonne paire de fois, finit par arriver à destination à côté de son propre commandant. Et la réunion pouvait commencer.

Lucia, tout comme Ace, n'écoutèrent pas grand-chose. Les réunions les avaient toujours ennuyés. Ils se contentaient de s'envoyer des piques à voix basses, et à parler sur les lèvres. Les deux jeunes du Moby Dick supportaient mal l'ambiance étouffante des réunions. Et ils préféraient largement passer à l'action. Alors que Barbe Blanche, d'une voix tout aussi ennuyée que ses deux « enfants » faisaient part de l'état du marché des esclaves de l'île et de l'ancien laboratoire de Zama D. Sultan, Lucia se fit plusieurs fois reprendre à l'ordre par un Marco assez agacé, qui lui prévoyait une bonne sentence d'exercice pour son impertinence. Quand Barbe Blanche parle, on l'écoute. L'adolescente pas tout à fait vraiment adulte se mit alors à râler, jusqu'à ce qu'on annonce les équipes.

- Norane, Vista, Manue et Joz, vous partirez pour le laboratoire ensemble et ramèneraient les travaux de Sultan. Marco, Lucia, Ace, Alikey, Satch et Maeko, il faudra compter sur la discrétion, vous vous occuperez d'arrêter l'équipage qui vend les esclaves jusqu'à Shabondy. Je vous laisse une semaine à tous, ce délai passé, la mission sera considérée comme un échec et nous repartirons.

- Pourquoi cela ?, demanda Lucia, intéressée.

- Parce qu'une base Marine ne se trouve pas loin de l'île. Une base commandée par un Vice-amiral.

- Et depuis quand un Vice-amiral nous terrifie-t-il ?, s'amusa Maeko, avant de se prendre une claque derrière le crâne.

- Il y a aussi un pays en conflit avec le gouvernement mondial non loin. A cause de l'armée révolutionnaire.

Tous les regards se tournèrent vers Alikey qui haussa les épaules d'un air désintéressé. Elle n'avait plus eu de contact avec ses anciens compagnons depuis qu'elle avait débarqué sur le Moby Dick, trois ans auparavant :

- Je ne veux pas me retrouver au milieu de ces conflits alors moins de temps nous resterons, mieux ce sera.

- Compris, répondirent tous les présents dans la salle.

*Côté premier groupe : Vista, Manue, Joz et Norane*

Cela faisait une demi-heure que le premier groupe était arrivé sur l'île automnale. Manue à sa tête, la verte marchait avec détermination, ses affaires sur le dos de Joz. Une cape recouvrait son corps fin, pour cacher la marque de Barbe Blanche sur sa jambe. La queue de cheval qu'elle avait faite dans ses cheveux se balançait au gré du vent fort sur cette île. Elle releva son regard vert pour voir les arbres remplis de feuilles aux couleurs rouges, oranges, jaunes. Les couleurs de l'automne. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres :

- J'ai l'impression de revenir à la maison.

- Kareha est vraiment une des îles les plus belles qu'il me soit admis de voir, fit remarquer Vista, qui fermait la marche.

- Un jour, je vous emmènerais à Himawari. Et là, vous verrez toute la splendeur et la beauté des îles automnales.

- Cette île n'est pas connue pour ses cascades et ses sources ?, demanda Norane, elle aussi enveloppée dans une longue cape.

- Si. Tu n'entends pas le bruit de l'eau, No-chan ?

- Oh ça va.

Le groupe se stoppa alors que la grande ville de l'île commençait à se dessiner au loin, au même titre que les énormes cascades dévalant une falaise rocheuse énorme pour une île :

- Pourquoi ton père avait-il choisi cette île Ma-chan ?

- Parce que l'énergie qui s'émane des cascades permet une poussée de fleur toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Les habitants de cette île vivent de ces fleurs exceptionnelles.

- Tu vois, j'aurais tendance à penser que les îles printanières pouvaient vivre de commerce de fleur.

- Ce ne sont que des clichés. On trouve bien sûr plein de fleur sur les îles printanières et estivales, mais des banales, qui n'avancent rien à la science. Ce sont sur les hivernales et les automnales que les plus rares et prodigieuses fleurissent.

- Là où s'y attend le moins.

- C'est pour ça que je cherche la Semeï no Hana là où elle ne devrait pas se trouver.

- Parce qu'il y a déjà quelqu'un qui en a trouvé une quelque part ?

- La légende raconte que Roger en a trouvé une. Sur l'île où se trouverait éventuellement le One Piece.

Le silence s'abattit sur la petite assemblée, après l'annonce de Manue. Elle se retourna pour les fixer :

- Mais ce ne sont que des rumeurs.

Puis, elle repartit sur le chemin menant au village. Norane, encore sous le choc, s'avança la dernière après avoir été hélé par Vista : « Mais d'où tient-elle toutes ses connaissances ? ». Elle regarda la sûre d'elle et impassible Manue s'avançait sur un chemin comme tout tracé. Comment pouvait-elle savoir, tout sur tout ? Ce n'était pas possible, pas humain. Qui avait bien pu la renseigner ainsi ? Elle qui connaissait tout sur tout, même les anciennes religions disparues qui se pratiquent encore sur un archipel d'île au fin fond de North Blue ?

Après fait un rapide tour en ville, le groupe se dirigea vers les falaises abruptes et les cascades. Manue, toujours à la tête de la marche, restait silencieuse, plongée dans une lecture qui semblait la captiver, sans pour autant qu'elle ne dévie le chemin. Joz, portait toujours la multitude d'affaire que sa seconde avait ramenée, soi-disant nécessaire aux recherches. Puis, soudainement la verte s'arrêta, manquant de faire tomber les trois autres personnes derrière elle :

- On est arrivé ?

- Presque, mais il va falloir s'équiper.

- Comment ça ?

- Le dernier laboratoire dans lequel mon père a fait des recherches a explosé.

- Ex… explosé ?!

- Son expérience a mal tourné, la goutte de trop, et le produit était trop instable pour y réchapper. Il a survécu, le seul des dix-sept scientifiques présents, mais a été gravement infecté par les ondes et les radiations.

- Mais… mais…

- Il a réussi à vivre dix ans comme cela, mais je ne donne pas très cher de notre peau, parce que je suis loin d'être aussi douée pour préparer la potion qui l'a maintenu en vie tout ce temps. On doit mettre les combinaisons pour se protéger des radiations.

Elle prit le plus gros sac sur le dos de son commandant et en sortit quatre combinaisons ajustés aux bonnes tailles.

Après s'être changé, ils marchèrent encore un bon kilomètre avant que la forêt ne se dégrade et devienne de plus en plus sinistre. Pour finalement arriver à un terrain plat où plus aucun arbre ne se trouvait, et où trônait, au centre, un bâtiment en ruine tout autour d'une herbe noircie :

- Depuis… depuis combien de temps ce buisson brûle-t-il ?, bégaya Norane en montrant le dit buisson.

- L'accident est survenu lorsque j'avais deux ans… donc ça va faire…

- Vingt cinq ans, termina Vista, le regard dans le vague.

- Dis Manue, sans vouloir paraître pessimiste… qu'espères-tu trouver ici ? Je veux dire… ce n'est que ruine et désolation.

- Mon père était très consciencieux quand à ses travaux et ses recherches. Il n'aurait jamais laissé un accident tout réduire en cendre. Quand à la fleur qui est la cause de ce désastre… je pense qu'elle a réussi à survivre à ce qu'elle a provoqué.

- Tu dis que c'est la fleur qui se rapproche le plus de la Semeï no Hana ?

- Oui.

Le groupe s'engouffra dans le bâtiment où leurs recherches débutèrent. Pendant ce temps là, les autres arrivaient eux aussi sur l'île, divisé en trois groupes pour se répartir le travail plus rapidement. Cette mission promettait d'être plus compliquée que ça.


Bon, voilà, j'espère que ça vous a plu. On voit un peu plus mes autres OCs, pour un peu mieux les découvrir, particulièrement Manue. Je dois avouer, d'ailleurs, avoir largement emprunté son pouvoir étrange à Wolverine. J'adore les X-Men, tout particulièrement celui-là. Mais bon, elle n'en a que les griffes quoi. Et Manue est un personnage que j'affectionne tout particulièrement, je n'arrive pas à savoir pourquoi.

Chapitre plutôt court comparé à ce que je suis capable de faire d'habitue (à peine 4000 mots là où je tourne autour des 5000~6000 habituellement), mais les deux prochains qui terminent l'arc sont plutôt assez bien garnis, donc je saurais largement me faire pardonner.

Sinon, j'aimerais remercier spécialement Littlejuju qui a toujours les mots justes et qui m'encourage toujours et encore à continuer d'écrire. Merci à toi, qui me donne la force et le courage de publier :)

Je dois dire que je suis un peu sur le déclin en ce moment, le chapitre III de l'arc 3 est une vraie épreuve à écrire pour moi, et je suis assez perturbée par le dernier épisode de Sherlock que j'ai regardé (pour les fans, l'épisode 3 de la saison 2 m'a complètement anéanti, et ceux, depuis la toute première minute) alors je suis un peu en panne d'imagination.

Cependant, comme je garde mon avance, je continuerais à poster régulièrement.

Et n'oubliez pas que si vous avez une suggestion, une question, quelque chose qui vous gêne, vous dérange, ou simplement l'envie de me lancer des fleurs, n'hésitez pas à poster une review, je ne mords pas, et en plus c'est gratuit.

Prochain chapitre : La mission continue ! Entrevue dans une tente et révélations.

A Mercredi les amis - La Femme Invisible.