Disclaimer : L'histoire originale ne m'appartient pas, je ne fais que l'emprunter. La chanson ne m'appartient pas non plus.

En route pour le dernier chapitre de ce premier arc. L'OST est vraiment important, alors je vous prierais de faire la lecture de ce chapitre avec à partir du moment où il est indiqué. Tout l'intérêt de ce chapitre de clôture est là. Enjoy !


Arc 1 : Les Origines.

Chapitre X : Discussion à la belle étoile. "Lie Down With Me, Hold Me In Your Arms"

Marco enleva sa chemise violette et la posa doucement sur les épaules fragiles de sa protégée. Lucia n'avait pas bougé de place depuis le matin. Elle était restée là, les pieds dans le vide, au bord de la falaise alors que tout le monde était parti aux sources pour se revigorer. C'était la fin de l'après-midi, et le vent commençait à se lever. Lucia, quand elle sentit le contact du tissu sur son épaule, releva son regard bleu vide sur Marco :

- Désolée d'avoir été imprudente et…

- Ne t'inquiète pas va, Ace nous a expliqué. Alikey nous a assuré qu'elle avait mis le lieutenant du chef de la Révolution au courant. Ils ne laisseront pas passer ça.

- Non mais, de toute manière, ils trouveront quand même un moyen. C'est un Dragon Céleste, ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour le sauver, quitte à donner son âme au diable. Supposons qu'il ait une âme bien sûr.

Marco sourit. Le caractère blagueur de Lucia reprenait le dessus, ça veut dire que tout irait mieux. Il voulut commencer à parler, mais à peine eut-il ouvert la bouche qu'il fut interrompu par Lucia :

- Je ne veux pas en parler Marco. J'ai fait mon deuil il y a bien longtemps, et cette histoire est du passé. C'est juste que… Manue venait juste de me parler de cette histoire de fleur qui peut ramener à la vie, et entendre que ce salopard allait être sauvé m'a… m'a…

- Fait perdre le contrôle ?

- Oui, voilà, je cherchais le mot.

- Je comprends. On ne peut pas contrôler tout le temps toutes nos émotions, surtout celles-ci, qui sont les plus fortes.

- Comment tu fais, toi, Marco ?

- Comment je fais quoi ?

- Pour être impassible et garder ton sang-froid en toute situation ?

- Disons que… j'ai eu le temps de m'entraîner. Mais tu sais, parfois, cacher ses émotions n'est pas bon. Il faut que la colère, la tristesse et le désespoir sortent, d'une façon ou d'une autre, ou tu finiras par imploser de l'intérieur. Aucun être humain ne peut entièrement contrôler ses sentiments. Seuls les monstres le peuvent, et c'est ce qui fait d'eux des monstres.

- Je vois.

Elle referma sa main sur la chemise de Marco et boutonna deux boutons au milieu. Puis, elle se tourna vers le phénix et lui sourit, avant de se relever :

- On devrait rentrer non ?

- Oui, ils nous attendent. Paraît-il qu'il y a une surprise qui nous attend aussi, sur le bateau. Manue aurait fait une découverte.

- Elle a trouvé la Semeï no Hana ?

- Non, mais je pense que ça y ressemble fortement.

Lucia se releva avec l'aide de Marco, ce dernier souriant jusqu'aux oreilles :

- Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ?

- Je me dis juste que le temps passe vite, finalement. Et que ça… ne me dérange pas. Tu as bien évolué depuis la petite gamine de 2 ans qui faisait des crasses à Satch et buvait les paroles de Teach.

- Tu sais, j'ai peut-être pris en maturité, mais quand tu veux je refais des crasses à Satch. Et quand à Teach, ses voyages m'émerveillent toujours autant, mais comme je commence à vivre les miens, je le montre moins.

- Tu vas bientôt avec 19 ans, et c'est normal d'avoir encore plein de rêve en tête. Tu as toute la vie devant toi, c'est tout ce que je te souhaite.

Le comandant et sa seconde repartirent alors joyeusement vers le bateau, pour rejoindre le reste de l'équipage et fêter la découverte de Manue.

Maeko se grattait allégrement l'arrière du crâne, tout en marchant vers le Moby Dick. Alikey, l'air en colère, à côté de lui, rageait silencieusement sur le comportement de son ami juste à côté. Satch était mort de rire et Ace avait une expression assez renfermée, les mains dans les poches et son chapeau bien enfoncé sur la tête. Si bien qu'on ne savait pas comment il arrivait à marcher droit sans tomber :

- Puisque je te dis que ce n'est qu'un hasard !

- Un hasard, hein ? Tu t'es retrouvé dans le vestiaire des filles par hasard ?

- Oui, je me suis trompé de porte parce que j'avais les cheveux dans les yeux, tu sais ils sont trop longs quand ils sont mouillés et…

- Tu crois que je vais gober ça peut-être ?

La blonde se jeta sur Maeko, le clouant au sol à coup de pied dans la figure. Les deux autres commandants présents s'arrêtèrent pour attendre la fin de la dispute. Dispute qui fut arrêtée par le second en personne de Barbe Blanche, torse nu, à côté d'une Lucia portant sa chemise, morte de rire :

- Est-ce que je peux savoir ce qu'il se passe ici ?, demanda Marco, visiblement agacé.

- Lucia ! Marco ! Quel bonheur de vous revoir !, s'écria Maeko, en se relevant, des bosses et un sourire sur le visage.

- Ne change pas de sujet toi ! Tu vas payer pour ce que tu as fait, reprit Alikey, le secouant violemment par le col de sa veste.

- Si je te dis la vérité, tu ne me cogneras pas ?

- Ça dépendra de ta vérité.

- C'est Satch qui m'a lancé le défi.

Alikey lâcha le col de Maeko, et tourna lentement la tête vers le cuistot, qui lui, déglutit, se positionnant pour prendre la fuite. Mais la blonde ne le laissa pas filer, et le rattrapa de justesse par son foulard orange :

- Tu vas voir ce que tu vas voir ! Je vais t'apprendre moi, à donner ce genre d'idée à un gosse !

- Je ne suis pas un gosse !, protesta Maeko

- Vous êtes aussi idiot l'un que l'autre ! A croire que la quatrième flotte est remplie d'imbécile heureux ! Et toi !, cria-t-elle en se retournant vers Maeko, tu seras un gosse jusqu'à ce que tu arrêtes de relever les défis idiots que ce pervers te lance !

- Ils sont très bien mes défis, sourit Satch, en sifflant.

- Tais-toi, tu t'enfonces, dirent-ils en cœur, d'un air désolé et désespéré.

Quelques dizaines de minutes après, Alikey traînait derrière elle le commandant de la quatrième flotte et son second, pas mal amochés, qui avaient subi sa colère sans nom :

- Et vous avez encore de la chance que j'aie revu mes anciens amis, donc, que je sois de bonne humeur, sinon je vous aurais encore plus amoché que ça !

- Qu'est-ce que ça doit être quand elle est de mauvaise humeur alors, fit remarquer Maeko.

- Ou pire quand elle a ses…, commença Satch, sans jamais pourvoir terminer la fin de sa phrase.

- VOUS CROYEZ QUE JE NE VOUS ENTENDS PAS PEUT-ÊTRE ?!

- On est désolés Alikey toute puissante, ne nous frappe plus ! Aie pitié de nous !

La scène, hilarante, fit sortir quelques gloussements à Lucia, un sourire caché à Ace, et un soupire à Marco. Qu'est-ce qu'ils pouvaient être agaçant dans ces moments là. La jeune femme aux cheveux rouges pensa simplement que ses amis n'avaient pas changé, et que c'était tant mieux. Elle cacha ses gloussements derrière sa main, pensive. C'était comme si les évènements du matin ne s'étaient pas déroulés. Comme si elle n'avait pas passé la journée à se lamenter. Tout revenait dans l'ordre. L'équipage allait bien. Ses amis allaient bien. Et c'était le principal sur lequel elle devait se concentrer. Elle devait arrêter de ressasser le passé. Sabo était parti pour ne jamais revenir. Et elle ne devait pas se morfondre pour lui. Elle le savait. Il ne serait pas content si elle le faisait. Alors il valait mieux qu'elle arrête de le faire. Aussi bien entouré, elle ne pouvait qu'être heureuse, quoi qu'il arrive.

Non loin de là, sur le toit d'une maison, deux silhouettes se tenaient à l'abri des regards, cachés sous de longues capes.

- Alikey-san n'a donc pas changé, fit remarquer la première silhouette, une voix féminine.

- Je doute qu'elle ne change un jour, répondit la deuxième silhouette, un homme.

- Je la trouve plus joviale qu'avant.

- Elle doit se sentir plus libre que dans l'armée. Ce qui est compréhensible.

- Et toi, Kedakai-sama* ? Tu n'as aucun regret ?

Le fameux Kedakai-sama, laissa entrapercevoir un sourire alors que son regard bleu se posait sur Ace, au dernier rang, et Lucia non loin de lui. Les deux avaient des expressions assez joyeuses sur le visage, même si Ace semblait plus réservé que la fille d'Heyko Swann :

- Non. Aucun regret.

- Vraiment ?

- Je l'ai fait pour eux. Un jour, je les retrouverais, tous les trois, et ils comprendront.

Son regard s'arrêta encore une fois sur les deux jeunes adultes. Son sourire s'élargit en voyant Lucia donner un coup de coude dans les côtes d'Ace pour le ramener à la réalité. Commença entre les deux une petite bataille à coup d'insulte colorée comme « Gazinière sur patte » ou encore « Fraise des bois inutile » rien de bien méchant :

- Nous devrions y aller. Dragon-sensei attend encore notre dernier rapport. Nous devons l'informer sur les affaires de Saint Jalmak.

- Oui, oui, pars devant Koala, je te rattraperais.

- Comme tu veux.

La silhouette se releva et disparut dans l'air, laissant l'autre seul. Il se releva à son tour et regarda une nouvelle fois Ace et Lucia, qui étaient séparés par Marco, toujours aussi blasé. Il eut un dernier sourire et pensa, avant de s'évaporer à son tour : « Vous avez enfin trouvé un endroit où vous êtes accepté comme vous êtes, Ace, Lucia. On se reverra. Mais pas maintenant. Il est encore trop tôt. D'ici là, vivez heureux…

Et surtout…

Restez en vie, tous les deux. »

Lucia se détourna de sa querelle avec Ace et fixa le toit d'une maison près d'eux. Elle leva un sourcil, puis un autre, intriguée. Son instinct lui avait pourtant signalé quelque chose dans les parages. Mais rien. Un vent violent balaya la ville, emportant les cheveux rouges de Lucia dans le vent. Ace dut même retenir son chapeau sur sa tête, sous peine de le perdre :

- Un problème Lucia ?, demanda Marco.

- Non… non… c'est juste que… j'aie senti comme une présence. Mais rien de grave. Mon instinct qui me joue des tours. Je ne suis pas aussi forte que Manue-sama, répondit-elle en détournant le regard du toit, se cherchant des excuses.

Marco ne chercha pas d'avantage, se contentant de recouvrir la jeune femme d'un regard protecteur et paternel. Lucia se remit à marcher la première, en détournant le regard du toit, et regarda son bonnet, posé dans ses mains. Il s'était dévissé de sur sa tête, pour tomber sur le sol avec la bourrasque. Elle tapa doucement dessus pour enlever la poussière, et le fixa d'un air absent : « J'aurais juré sentir ta présence… Sabo… »


Ed Sheeran - Kiss Me


Ace était sagement assis sur le bastingage, côté Nord du navire. Une grande fête était organisée sur le pont principal. Zama D. Manue, la vice-commandante de la 3ème flotte avait réussi à préparer, grâce à la fleur laissé par son père, un remède qui maintiendrait Barbe Blanche debout encore une bonne dizaine d'année. Ce qui était l'euphorie totale sur le bateau. De plus, on fêtait aussi les 30 ans de la plus vieille femme à bord de l'équipage, Norane.

Le jeune Portgas laissa son chapeau et son collier de perle rouge tombé le long de son bras alors qu'il croquait dans sa glace d'un air absent. Une présence féminine s'assit à côté de lui, le coupant dans sa courte rêverie :

Settle down with me
Cover me up
Cuddle me in
Lie down with me
Hold me in your arms

Lucia se tourna vers Ace, qui ne lui donna même pas un regard :

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Tu as l'air froid et renfermé depuis toute à l'heure. Quelque chose ne va pas ?

- Rien ne te concernant.

- Arrête de faire ta tête de mule, Ace, je te connais comme si je t'avais fait. Alors je répète ma question. Quelque chose ne va pas ?

Elle le regarda dans les yeux, et ne lâcha pas son regard gris habituellement plein de vie. Il finit par lui, détourner le regard d'un air boudeur, pour le profond désespoir de Lucia :

- Ecoute, fais comme tu veux, mais me bouder ne t'apportera absolument rien. Parler, une bouche, une langue, ça sert à beaucoup chose, mais la principale c'est parler.

- Ce que tu as dit, ce matin… c'est vrai ? C'est… c'est cet enfoiré qui a tué Sabo ?

Lucia eut comme un soupire de soulagement. Si ce n'est que ça :

- Oui, c'est Saint Jalmak qui était en visite ce jour-là, c'est lui qui a tiré sur le bateau de Sabo.

- Tu sais… on s'était dit que…

- On arrêterait de se crier dessus pour Luffy et en la mémoire de Sabo ? Je m'en souviens. Tu as arrêté de me regarder comme un moins que rien, ce jour-là, et tu m'as même porté un intérêt que je n'arrive toujours pas à comprendre.

- Comment ça ?

- Tes yeux ont changé leur regard sur moi. Ce qui était assez étrange d'ailleurs. Et ça me perturbe toujours… depuis… la soirée de mes 15 ans.

- Toi aussi, ton regard a changé. Depuis la mort de Sabo. Depuis que tu es revenue, après tes deux ans d'exil.

- Je suppose que c'était inévitable, pour toi comme pour moi.


De l'autre côté du pont, Maeko fixait l'océan d'un regard évasif, un verre à la main. Son visage n'exprimait aucune émotion, chose rare chez lui. Et alors qu'il porta doucement la chope de bière à sa bouche, une voix féminine l'interpella :

- Tu sais, Maeko, tu as beau être un idiot fini, te noyer dans l'alcool ne sert à rien. Lis des livres, cultive toi, et là, tu arrêteras de te faire avoir par Satch et ses défis.

- Tu es plutôt assez mal placé pour parler, miss j'aime-l'alcool-plus-que-tout-au-monde. Et détends-toi un peu, Alikey. On ne faisait que rire, Satch et moi. Tu devrais essayer de temps en temps, de faire ou dire des trucs un peu fous.

I was made to keep your body warm
But I'm cold as the wind blows
So hold me in your arms

Elle l'obligea à se retourner en lui tirant sur le bras. La chope de bière tomba sur le sol alors que les deux jeunes se fixaient, droit dans les yeux. Malgré leur légère différence de taille, on sentait bien qu'Alikey était mille fois plus à l'aise que Maeko. Le brun se contenta d'ailleurs de soutenir son regard. Puis, au bout d'un moment, ce blanc ne le contenta plus alors il ouvrit la bouche pour pouvoir parler mais aucun son n'eut le temps de sortir :

- Dans ce genre de moment, tu devrais juste te taire et écouter.

Il déglutit bruyamment et ne rajouta rien. Alikey passa un bras puis un autre autour du cou de Maeko, qui se détendait au fil des secondes. Elle ouvrit à plusieurs reprises la bouche pour dire des choses, mais n'arrivait jamais à terme. Ce qui laissa échapper un petit sourire à Maeko :

- Alors maintenant, c'est toi qui me dicte ma conduite ?

- Je n'ai pas dit, je te donne juste de bons conseils.

- Ecoute, Maeko-kun, on n'a pas été élevé dans les mêmes valeurs, toi et moi.

- Ça, c'est clair.

- Ça fait de nous des êtres différents, dans nos manières, nos comportements. Mais tu sais quoi ?

- Non, mais je suppose que je vais bientôt le savoir.

- J'adore la différence, murmura-t-elle en plaçant bien sa bouche au niveau de l'oreille de Maeko, laissant un paquet de frisson parcourir le corps tout entier de ce dernier.


Ace daigna enfin donner un regard à Lucia. Elle avait la tête posée contre le bois du bastingage et avait fermé les yeux. Le léger vent lui ébouriffait ses cheveux rouges. Un sourire se dessina sur ses lèvres :

- Tu crois que je ne te vois pas m'observer ?

- T'as toujours eu un don pour sentir les gens.

- Non, j'ai juste l'habitude du regard lourd que tu poses sur moi, Ace.

Il ne répondit rien à ça. Que répondre dans ces cas-là ?

- Je m'excuse si j'ai pu paraître…

- Brute ? Rustre ? Impoli ? Insultant ?

- Ouais, c'est ça…

- Oh, tu sais, au début, ça me vexait, puis, je me suis faite à l'idée. Je te trouvais quand même vachement bête, Ace. Rejeter la seule personne qui comprenait ce que tu ressentais vis-à-vis de ton père.

- Les filles tu sais, ça n'a jamais été mon truc de les comprendre.

- C'est vrai.

Ils échangèrent un bref rire avant de se regarder à nouveau. Aucun des deux ne tourna leur regard. Ace admirait l'océan reflétait dans les pupilles foncés de Lucia, la seule fierté qu'elle avait de son physique, et elle ne pouvait pas lâcher l'intensité et la flamme qui brillait au fond de celle, grise d'Ace. Cette fois-ci, ce fut Lucia, qui, gênée par l'intensité de leur regard, détourna ses yeux bleus de ceux gris d'Ace et s'empourpra légèrement :

Yeah I've been feeling everything
From hate to love
From love to lust
From lust to truth
I guess that's how I know you

So hold you close
To help you give it up

Elle finit par se relever, et fixa Ace, toujours assis. Elle eut un sourire et lui tendit sa main, comme cette fameuse nuit, celle de ses 15 ans :

- Tu sais, Ace, je pense qu'on est passé par beaucoup de chose, toi et moi. Et finalement, après t'avoir haï, incompris, puis compris, et enfin apprécier, je pense que notre relation en est à un stade que j'apprécie particulièrement.

- Ah ouais ? Lequel ?

- Bah, c'est un peu le bordel dans ma tête, mais je peux dire que… bah… je t'aime vachement bien.

La remarque stoppa Ace dans son élan, qui s'arrêta. Ils se fixèrent un instant, avant qu'un sourire n'illumine le visage de Lucia. Elle lui tendit alors sa main, qu'il attrapa par réflexe et l'emporta vers le pont principal où s'échappait de la musique, abondamment :

- Allez, Ace, ce serait bête de manquer la fête en l'honneur de Ma-chan !

Et le jeune Portgas se laissa entraîner par la fille d'Heyko Swann « Elle m'aime… vachement bien ? Mais qu'est-ce que ça veut dire. »


Alikey se redressa sur ses talons pour être à la même hauteur que Maeko. Et bientôt, leurs deux visages, proches, beaucoup trop proches, se scrutèrent l'un l'autre, ne perdant aucun détail de celui en face. Et alors, la blonde se décida à briser le silence :

- J'ai vécu deux trois trucs dans la vie, qui m'ont appris à ne jamais faire confiance aux gens. Pourtant, avec toi, Maeko, je me suis tout de suite sentie à l'aise. Ça ne m'était jamais arrivé avant et… je crois que ça me fait peur.

- On a toujours peur des choses inconnues, tu sais.

- Tu dois avoir raison, dit-elle en se blottissant sur son torse en fermant les yeux. Tu es une bonne personne Maeko-kun. J'espère que jamais tu ne changeras de comportement. Reste comme tu es, tu es parfait.

Il déglutit avec difficulté et posa ses main sur le milieu du dos de la blonde, et pensa très fortement : « Oh, si tu savais, Alikey. Quelle personne odieuse je suis en réalité. »

Et c'est quelques mètres plus loin qu'une personne pensa exactement la même chose qu'Alikey quelques secondes plus tôt. Ace, regardant Lucia rire aux éclats avec Max, Edwin et Teach autour d'une chope de bière, se posait une bonne centaine de question sur un sentiment. La même chose quand il avait commencé à recevoir et donner ce sentiment à Sabo et Luffy : « L'amour est vraiment une chose terrifiante. »

Commandant comme seconde la deuxième division passa alors une nuit mouvementé et agitée. L'un profitant des plaisirs charnels de la personne aimée et alcoolisée aux cheveux rouges et aux yeux bleus, l'autre se questionnant sur le sens de cette soirée. Ils étaient tous les deux partagés entre culpabilité d'être allé trop/pas assez loin, et n'arrivaient pas à mettre de l'ordre dans leur tête. Eux qui avaient été habitué à la haine et au désespoir se demandaient comment recevoir et donner de l'amour de deux personnes au cœur énorme. Mais ce sont des choses qui ne s'apprennent pas comme ça, en cinq minutes, mais avec le temps et l'expérience.

Et ça, ils allaient l'apprendre. A leur frais et dépends. Parce que l'avenir n'était pas que rose et joyeux pour les pirates de Barbe Blanche et particulièrement pour les 4 jeunes ayant rejoint l'équipage ces dernières années. « La jeunesse du Moby Dick » comme on l'appelait, aller en vivre des mésaventures ces prochains mois.


*Kedekai veut dire "noble" en japonais, traduit littéralement. Je ne suis pas une pro, et si vous connaissez une meilleure traduction pour ce mot, n'hésitez pas à le faire savoir. Gentiment si possible.

Chapitre plutôt court comparé à ce que je fais d'habitude, mais je ne voyais pas quoi ajouter de plus.

Et voilà qui conclut ce premier arc. J'espère qu'il vous a plu et que vous avez pris autant de plaisir à le lire que moi à l'écrire.

Je posterais le hors-série mercredi prochain, dont je ne donne aucun indice parce qu'il est un peu spécial. Et pour le début de ce deuxième arc, je ferais peut-être une petite pause d'une semaine ou deux, mais je vous tiens au courant.

Le second arc s'appellera Passés entremêlés. Si vous avez éventuellement des hypothèses de lecture, n'hésitez pas :)

En ce qui concerne ce chapitre, comment avez-vous trouvé la deuxième partie (celle avec la chanson)? Ed Sheeran est un artiste que j'affectionne tout particulièrement et cette chanson doit être ma préférée. Vous trouvez l'air raccord avec la scène? Était-ce une bonne idée ou totalement inutile? Pour les plus bons en Anglais, j'ai choisi de garder ces paroles là, parce qu'elles décrivent, à mon goût assez bien les sentiments confus mais présent entre eux.

Et n'oubliez pas que si vous avez une suggestion, une question, quelque chose qui vous gêne, vous dérange, ou simplement l'envie de me lancer des fleurs, n'hésitez pas à poster une review, je ne mords pas, et en plus c'est gratuit.

Quand à moi, je vous souhaite une bonne fin de week-end, et à mercredi pour le hors-série :)

La Femme Invisible.