Disclaimer : One Piece ne m'appartient nullement. Malheureusement...

En route pour ce deuxième chapitre ! On se met un peu plus en mouvement mes amis ! Que de péripéties ! (je me demande si quelqu'un lit réellement ce que j'écris ici). Bonne lecture !


Arc 2 : Passés entremêlés.

Chapitre II : Le sombre cœur d'une enfant brisée.

Elise tournait en rond, encore et encore dans l'infirmerie sous les yeux exaspérés de sa sœur, qui était, d'habitude, la plus énergique des deux. La bleue avait un air sérieux et tracassé mais la rose semblait plus ennuyée et fatiguée qu'autre chose. Cela faisait trois jours qu'Ace et Lucia avaient disparu de la surface de la terre en même temps que l'île, qui était, selon Namur qui avait fait une ronde, maintenant profondément enfouie dans l'océan. Mais une chose était sûre selon les deux sœurs et même un Maeko de plus en plus muet : Ace et Lucia étaient bien vivants, mais entre les mains de cette folle d'Elsa. Elsa. Kokoro no Nai. Le sujet était sur toutes les tables, et les deux sœurs avaient bien du mal à défendre le pauvre Maeko qui s'en prenait plein la tête depuis l'enlèvement. Elles étaient les seules sur le navire à avoir vu le carnage que le temps et le Gouvernement Mondial avaient fait sur leur sœur. Et elles s'étonnaient énormément de découvrir que Maeko en avait fait partie, lui si souvent de bonne humeur et en extase.

Mais le jeune homme avait tous les tords sur le navire. Non seulement il n'avait prévenu personne qu'il faisait partie de cette organisation dangereuse, mais en plus il se refusait de parler sur eux. A croire qu'il voulait leur donner l'avantage. Elise avait maintes fois essayé de prendre sa défense, mais en vain. Sa timidité revenait toujours face à ces pirates en colère. Mais Maeko accusait toujours le coup sans broncher ni rien dire. Alors la bleue était en train de supplier l'aide de sa sœur :

- Tu veux que je leur dise quoi ?

- Explique-leur l'histoire d'Elsa. De comment ils l'ont traité et de ce qu'elle est devenue à cause d'eux. Ils comprendront.

- Et pourquoi tu ne peux pas le faire toi ?

- Parce que je… je n'y arrive pas. Ils me terrifient de trop.

- Tu devrais prendre ton courage à deux mains si tu veux vraiment aider Maeko.

- Mais tu sais très bien qu'il est coincé ! Il ne peut rien leur dire.

- Je le sais ! Mais que veux-tu ? Il aurait pu, au moins, prévenir, le dire plus tôt qu'il faisait partie de Kokoro no Nai !

- Et tu crois qu'ils l'auraient pris comment ? Qu'ils l'auraient accepté sans broncher. Je comprends sa décision. Etre Assasin est un fardeau qu'on porte toute une vie, qui nous pousse à la haine. J'ignore comme Maeko a gagné le cœur de Lucia, j'ignore même s'il est vraiment un l'un des leur, sans son comportement et tout le reste, mais il doit bien assez se sentir coupable pour qu'ils en rajoutent tous une couche.

Elise, essoufflée, supplia du regard sa sœur, après son petit speech. Sonia, étonnée de voir autant de détermination dans les yeux de sa jeune sœur, secouant doucement la tête :

- Tu t'es trop accrochée à Elsa. C'est une erreur.

- Elsa est notre sœur Sonia ! Et ça peut peut-être ne pas compter pour toi, mais moi oui !

- Les liens du sang ne valent rien dans ces cas-là. Elsa nous a toujours prises pour des moins que rien, des incapables ! Elle n'a d'amour que pour elle-même et personne d'autre !

La bleue recula devant le ton colérique et menaçant de sa sœur. Les larmes lui montèrent immédiatement aux yeux :

- Quand on a eu besoin d'elle à la mort de notre mère, elle n'a jamais été là.

Elise porta sa main au bandeau qu'elle avait sur le front, seul reste de leur génitrice à toutes les deux :

- Elle nous a toujours regardées avec mépris !

- Tu mens…

- Elle nous a toujours ignorées !

- Arrête…

- Elle en est venue à faire une expérience sur moi Elise ! Sur sa propre petite sœur !

Sonia essaya de calmer le flux de colère qui venait en elle. Elle respira bruyamment, et continua, une fois calmée :

- Crois-tu sincèrement qu'elle aurait fait tout ça si elle nous avait aimées ?

- C'est parce qu'elle n'a jamais connu l'amour Sonia. Et ça, tu le sais très bien.

Les yeux de la rose s'ouvrirent en grand, sous la stupeur du ton de sa petite sœur. Elise s'était retournée pour cacher ses larmes, mais elle coulait bien :

- Tu le sais mieux que moi, parce que tu l'as connu à une période où elle était encore humaine.

Les yeux verts de Sonia se fermèrent doucement, et elle laissa un soupire lui échapper. Elise savait qu'à partir de là, elle avait gagné :

- Je parlerais aux autres et prendrais la défense de Maeko. Mais ne compte pas sur moi pour le faire avec Elsa. Je n'aurais aucune pitié à la descendre.

- Je ne te demande pas plus que la défense de Maeko.

Sonia remballa ses affaires et quitta la pièce d'un air déterminé, n'accordant aucun regard à sa petite sœur. Mais Elise souriait. Elle voyait toujours le meilleur dans tout le monde. Elle avait vu de l'humain et de la confiance, dans Maeko, ainsi qu'une grande envie de donner de l'amour. C'était un bon garçon, une bonne personne, elle en était sûre : « Les Assassins ne sont pas des armes. Ils sont d'abord des humains. Et même si Elsa se rapproche plus de l'arme que de l'humain, cette partie ne peut pas disparaître. Pas entièrement. Maeko en est la preuve vivante. Et j'en suis convaincue. »


La tête de Lucia frappa violemment le sol, et elle se réveilla en sursaut, sur le coup. Son corps entier fit un bond, avait de rejoindre à nouveau le sol. La première chose qu'elle remarqua alors fut son mal de crâne absolument douloureux et ses poignets qui la faisaient souffrir. Toujours étalée face contre le sol froid, elle jeta un regard vers ceux-ci. Elle fut surprise d'y voir des menottes. Des menottes en Granit Marin vu la douleur qui la prenait. Elle se demanda alors où elle était, et comment elle était arrivée là. Eh puis, ça lui revint en mémoire :

- Alors, la belle au bois dormant est de retour parmi nous ? Ton ami est déjà réveillé depuis bien longtemps, demanda la voix sadique d'Elsa, au loin.

« Ace… ». La rouge donna un regard paniqué dans tous les endroits accessibles à son œil, pour remarquer la présence d'Ace, enchaîné dans le coin droit de la pièce, l'air salement amoché :

- Je dois avouer que vous m'avez posé un sacré défi sur l'île. Surtout toi, fils de Roger.

- Comment tu…

- Ne me prends pas pour une idiote, Portgas. La Marine le sait depuis que tu es parti en mer, il y a trois ans. Enfin bref. Je n'ai pas réussi à récupérer Maeko, mais il faut croire que le destin m'a donné bien mieux il me semble. Une monnaie d'échange.

Elle se tourna pour regarder Ace avec mépris et amusement, avant de lui servir un sourire hypocrite, ceux à quoi il répondit par un regard plus que noir :

- Et une jolie petite arme à disposition.

Elle se retourna alors pour fixer Lucia avec fascination et agacement :

- Ce qui m'énerve le plus dans cette histoire, c'est que ce soit toi, Lucia, qui cache ce potentiel. La petite Lucia, le petit modèle à suivre, l'adorable Lucia qui fugue dans le but de retrouver son frère, qui remonte le moral à Maeko.

Le ton plus qu'ironique dans sa voix montrait à quel point elle haïssait Lucia. Elle donna même un violent coup de pied dans une chaise qui partit balader plus loin. Lucia, elle, était intriguée. De quoi parlait-elle :

- La petite Lucia que tout le monde aime plus que tout au monde.

- Si tu étais plus sympathique avec les gens, je suis sûre que tout le monde t'aimerait aussi.

- Tu veux jouer à la plus maline avec moi, Lucia ?

Elle souleva Lucia du sol à une vitesse folle et la plaqua contre le mur le plus proche, créant un gémissement de pure douleur pour Lucia :

- Tu es mal placée pour jouer à la plus maline avec moi, Lucia. Surtout avec ce que je détiens.

La bleue lâcha Lucia, qui atterrit violemment sur le sol, à nouveau, sur le cul. Elle se dirigea alors lentement vers Ace, en prononçant malicieusement ces paroles :

- Je dois dire que je suis tombée sur le Jackpot. Avec ce nabot, je vais pouvoir échanger Maeko au près de l'équipage. Equipage qui doit d'ailleurs l'adorer, vu qu'il a caché qu'il était un Sans-Cœur, et qu'il ne pourra rien dire sur moi, étant tenu au « Secret ». Mais en plus, si ça ne marche pas, j'aurais toujours la façon plus sentimentale, en menaçant ta vie, Lucia. Tu pleureras à Maeko qu'il doit venir absolument te chercher, que je te fais vraiment, vraiment beaucoup bobo.

- Pourquoi utiliserais-tu Ace comme monnaie d'échange. Tu ne veux pas le tuer parce qu'il est le fils du Seigneur des Pirates ?

- Son ascendance ne me préoccupe guère. Ce n'est pas pour autant qu'il est foncièrement plus mauvais que les autres pirates peuplant ce bateau.

- Et comment comptes-tu t'y prendre pour me convaincre d'appeler Maeko en secours ?

- C'est simple.

Elsa regard quelques secondes Lucia dans les yeux, puis, elle se tourna vers Ace, et lui assena un violent coup de poing dans le ventre. Le jeune Portgas n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu'il se prit le coup, lui faisait cracher un peu de sang, et souffrir bien correctement pendant quelques minutes après. Un cri s'échappa de la bouche de Lucia devant l'horreur de la scène, et, non enchaînée, mais à bout de force, elle se jeta vers Elsa pour la blesser, mais cette dernière se déplaça avant que la jeune femme n'arrive à destination, ce qui fait qu'elle se cogna contre Ace qui se remettait à peine du contre coup. Ce dernier fut plutôt surpris, mais il ne bougea pas. Ils restèrent ainsi un instant, avant qu'elle ne s'excuse en marmonnant un vague « Désolée » à son oreille. Ace n'eut rien le temps de faire de plus qu'elle l'assomma avec ses menottes :

- Tu te rends compte que maintenant, tu vas affronter ça toute seule ?

- Fais ce que tu veux de moi, mais ne touche pas à Ace. Et ne fais pas venir Maeko. Je ne te donnerais aucunement l'occasion de les briser, tous les deux.

- Bien, alors la fête va réellement commencer.


Sonia entra avec nonchalance dans la pièce où elle avait entendu du grabuge. Elle vit alors une scène qu'elle n'aurait jamais cru pouvoir voir sur ce navire. Les hommes, qu'elle reconnut principalement de la deuxième, était en train de violemment s'entretenir avec Maeko. Et cela l'énerva au plus haut point. Elle se dirigea vers Teach, qui les regardait faire avec désespoir et même, une pointe de tristesse :

- Je peux savoir ce qu'il se passe ?

- Ils perdent patience à cause de l'enlèvement d'Ace-Taïsho. Alors ils s'en prennent au responsable.

- Et où est Alikey ? Elle n'intervient pas ? Elle ne doit pas s'occuper d'eux, étant la seconde, en l'absence du commandant.

- Je suis là, Sonia-chan.

L'infirmière en chef se retourna avec stupeur. Alikey était assise sur une chaise, à l'autre bout de la pièce et regardait la scène avec ennui mais détermination, comme si elle en était l'auteure :

- Ne me dis pas que…

- C'est eux qui en ont eu l'idée. Mais je dois dire que ça ne lui fera pas de mal. Ça lui remettra les idées en place.

La réplique, froide et sadique de la blonde, qui adorait tant Maeko surpris Sonia au maximum et laissa échapper un soupire pour Teach, qui se leva et dit qu'il ne pouvait pas voir ça une minute de plus :

- Mais c'est pas possible ça ! Arrêtez ! Arrêtez de faire ça, c'est inutile ! Le frapper ainsi ne vous donnera rien !

- Sonia-san ! Mêlez-vous des affaires qui vous regardent !

- Si vous voulez des renseignements sur Kokoro no Nai, adressez-vous à moi ! Maeko ne pourra rien vous dire, sous peine de mourir dans les minutes qui suivront ! Vous ne savez rien de cette… cette abomination qu'est Asashin, mais ce n'est pas comme ça que vous allez l'apprendre ! Et je vous préviens que si vous ne vous arrêtez pas je vais me faire un plaisir d'aller dire à Père que vous cognez un de ses fils ! Et même si Maeko est un ancien Sans-Cœur, il ne l'est plus maintenant et fais parti de votre équipage, donc est votre frère. Et est-ce vraiment ainsi que l'on traite un frère ?

- Non mais…

- IL N'Y A PAS DE MAIS QUI TIENNE ! LAISSEZ-LE TRANQUILLE ET PARTEZ GENTIMENT D'ICI AVANT QUE JE NE M'ENERVE !

Les pirates quittèrent alors la pièce les uns après les autres, d'un air dépité, laissant Sonia, Maeko et Alikey seule. La rose finit par se tourner aussi vers Alikey et lui dit, d'un air strict et impardonnable :

- Demande une réunion des commandants, j'ai à vous parler. A tous. Et ne fais pas de chichi, sinon tu vas aussi avoir à faire à ma colère. Tu me déçois beaucoup, Alikey.

- Tu devrais plutôt être déçue par la personne que tu défends. Enfin, si c'est une personne.

Le cœur de Maeko s'enfonça méchamment dans sa poitrine. Comme s'il venait de recevoir un violent coup dedans, comme si on le transperçait. Sonia en resta bouche bée :

- Tu veux me faire croire que c'est un être innocent, Sonia ? Mais on n'arrête pas d'être Assassin, oh ça non, on n'arrête pas de l'être, on l'est toute sa vie.

- Vois-tu, ma chère Alikey, on reste peut-être Assassin toute notre vie, mais une chose est sûre, on ne choisit pas d'être Sans-Cœur, et crois-moi, souffrir autant durant son enfance pour servir d'arme au Gouvernement n'est pas agréable et n'incite pas à la sympathie pour les gens.

- Et que sait-il de la souffrance ? Ressent-il au moins une seule émotion ?

- Oui.

Maeko se leva doucement de sa chaise, et souleva son t-shirt d'un geste lent. Il se retourna ensuite sous les yeux grands ouverts de Sonia et d'Alikey. Une marque représentant celle du Gouvernement Mondial s'y trouvait, gravé au fer rouge il y a longtemps vu l'état de la cicatrice :

- Tu vois, c'est encore un choix qu'on ne m'a pas laissé faire. Asashin, tout comme Kokoro No Nai actuellement est une organisation créant des armes, certes, mais pour la plupart, nous ne sommes pas que ça. Mais des esclaves aussi. Et ça, on a tendance à l'oublier. Les sentiments sont une notion abstraites, pour un Assassin. Mais c'est parce qu'on ne lui a pas laissé d'autres choix que de ne rien ressentir.

Alikey en fut complètement bouche bée, et tétanisée, tandis que le brun remettait son t-shirt en silence. Sonia hocha imperceptiblement de la tête, montrant sa compréhension :

- Bref, Alikey va faire ce que je t'ai dit de faire. J'ai à vous parler de choses importantes.


Elsa accrocha avec ennui les chaînes en Granit Marin qui servirait à mettre son plan en marche. Elle sortit aussi son matériel nécessaire dans ce genre d'occasion, et finit par traîner le corps de Lucia vers les chaînes. Elle accrocha, grâce aux menottes, chaque main sur un morceau de la chaîne, suspendant Lucia dans les airs, par les bras :

- Ce que je vais te faire est très simple Lucia. Ça ne va pas te faire spécialement mal, malheureusement. Je vais progressivement faire sortir toutes les petites gouttes du sang maudit qui coule dans tes veines.

- Mais… tu vas… me tuer.

- C'est là que ça va être génial, Lucia ! Parce que tu ne vas pas mourir !, s'enthousiasma Elsa dans de grands gestes.

- Comment ça… ? J'ai… j'ai déjà des problèmes de cœur et…

- Oh mais ton cœur va continuer de battre, crois-moi.

- Je ne suivais jamais les cours de science au centre, mais s'il y a bien une chose que j'ai retenu, c'est que le cœur a besoin de sang pour battre.

- Sauf que quand j'aurais réveillé la chose qui est en toi, tu n'en auras plus besoin.

Lucia était de plus en plus perplexe, regardant Elsa laver avec attention ses petits instruments de torture. Elle sortit un scalpel du lot, assez gros, et se dirigea vers sa prisonnière d'un air déterminé :

- Tu ne comprends pas hein ? Eh bien tu vas vite comprendre. Parce que je vais rapidement t'expliquer.


Sonia regardait tous les commandants et Barbe Blanche réunit dans la petite salle des « conseils ». Maeko se trouvait au centre de la pièce, toujours avec son air aussi absent. Il ne regardait rien, le vide, le néant. Alikey, Norane et Manue étaient aussi présentes :

- Que voulais-tu nous dire, Sonia ?

- Eh bien… j'aimerais m'exprimer au nom de Maeko en fait.

Le concerné releva légèrement la tête, et son regard vide fixa l'infirmière :

- Avant que vous me criiez à la figure, j'aimerais que vous m'écoutiez. J'ai vécu très proche des Sans-Cœurs, et j'aurais bien pu en devenir une moi-même. Alors je sais comment ils fonctionnent et ce qu'il se passe dans leur organisation. Maeko… Maeko aimerait vous aider, j'en suis certaine, mais il ne le peut pas.

- Et pourquoi ça ?

- Parce qu'il est tenu au secret par une espèce de sceau, appelé justement « Secret ». La première information qu'il donnera sur Asashin, et ses membres commenceront à tomber les uns après les autres, en commençant par sa langue.

L'assemblée accueillit le choc avec stupeur, les regards se tournant vers Maeko, déjà reparti dans sa rêverie :

- Pour mieux comprendre Elsa, ou même Maeko et les autres Sans-Coeurs, il faut comprendre leur histoire et leur passé. Et si vous le voulez bien, je vais raconter comment j'ai vu celui de ma sœur.

- Parle-donc.

- Elsa n'était pas une enfant différente. A la seule exception près qu'elle était fille de B, un ancien membre d'Asashin. Et que, du coup, par une chose qui m'échappe encore, a soi-disant « tué » sa mère à la naissance. Mais des mères mortes en couche, il y en a tous les jours non ? Sauf que le Gouvernement à réuni ces deux exceptions pour créer de nouvelles armes. Et Elsa en a été leur première victime.

Il lui ont d'abord fait croire que c'était de sa faute. Depuis qu'elle a sut comprendre ce qu'on lui disait, le seul sujet qu'ils abordaient devant elle, c'était la mort de sa mère. Encore et toujours, ils lui répétaient inlassablement qu'elle en était la cause et qu'elle ne méritait même pas le droit de vivre, vu comme elle était venue au monde.

Imaginez-vous, à deux ans seulement, alors que vous ne savez rien du monde extérieur, enfermé dans une pièce, seul, sans aucun autre soutien que sa propre personne qu'on déteste parce qu'on comprend vite que c'est de sa propre faute si on est comme ça. Imaginer la douleur de se sentir coupable d'un crime qu'on n'a pas commis. Influençable comme ils sont, les enfants comprennent et apprennent ce qu'on leur répète. Et à deux ans, ils perdent déjà l'innocence et deviennent même presque adulte.

Ensuite, avec la haine qu'ils créent en eux, ils commencent à les transformer en arme. Ils leur bourrent le crâne, leur disant que le sort était injuste envers eux. Pourquoi eux avaient tué leur mère et les autres enfants non ? Pourquoi eux devaient subir la solitude, et les autres enfants non ? Alors ils jalousent et détestent la terre entière. Et ainsi, ils peuvent commencer à les former.

Les plus doués sont envoyés chez des professionnels, alliés de la Marine. Elsa s'était révélée être une scientifique hors-pair pour son jeune âge. A dix ans, juste après la mort de notre père, elle quitta la maison, et rejoignit le laboratoire de Vegapunk. Elle y revint, cinq ans après, et m'implanta une saloperie pour tester sa puissance. Elle mit au point ensuite les systèmes d'augmentation de force des Sans-Cœurs, et créa ensuite la lettre de leur prénom qui brille dans leurs yeux, quand la colère leur prend. Elle draina aussi leur énergie et fit beaucoup de test sur des enfants pas encore Asashin, qui moururent pour la plupart de sa main, à cause de ses échecs. C'est là qu'elle perdit toute trace d'humain. Et même si Elise pense le contraire, j'ai perdu ma sœur le jour même où elle a décidé de ma faire une propre implantation, pour ces foutus tests.

Et encore, c'est l'un des plus beaux sorts pour les Sans-Cœurs. Car les forts sont ensuite gâtés comme des rois, pour empêcher qu'ils se rebellent après l'horreur de l'enfance qu'ils ont vécue.

Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir des capacités spéciales, qui sont anéantis par le chagrin de ces dures années à être torturé mentalement, sont traités comme des moins que rien, et finissent par imploser de l'intérieur. Les rares qui avaient survécu aux expériences d'Elsa, perdirent le contrôle de leurs émotions si denses que personne ne leur avait appris à contrôler et devenait des kamikaze dans des missions suicides. La plupart n'atteignit même pas l'âge de 12 ans. C'est pour ça que Kokoro No Nai est actuellement composé d'uniquement 24 membres. Un portant une lettre de l'alphabet. Elsa est "E", Maeko est "M". Quand ils reçoivent cette petite lettre, ils sont sûrs d'être à jamais des armes. Ils n'ont plus d'autres identité qu'un vague souvenir de leur prénom donné par leurs parents.

Sonia laissa bien le temps à tout le monde de digérer ce qu'elle venait de dire. Elle sentait les questions se bousculaient dans la tête de ses camarades commandants et en anticipa la plupart :

- De ce que je sais sur leur état actuel vient de la dernière discussion que j'ai surpris entre ma soeur et son chef, et aussi de la dernière fois que je l'ai vu. La plupart des assassins se sont rebellés une fois leur maturité atteinte, dû à un cruel manque de discipline dans leur rang. Elsa elle-même ne se considère pas comme étant du Gouvernement Mondial, mais ils s'attachent encore aveuglement à l'idée qu'elle les serve bien gentiment. Elle n'a pas un caractère facile et n'est pas influençable pour un sous.

- Et les autres ?, s'intéressa Haruta. Je veux dire... ils étaient 24 à la base non ? Tous n'ont pas pu disparaître dans la nature.

- Effectivement, acquiesça Sonia. Elsa est un électron libre qui se promène entre le quartier général et ses propres buts. Sinon, ils sont une petite dizaine à suivre docilement tout ce que 0 leur dit.

- Qui est 0 ?, interrogea Blenheim.

- 0 est le chef présumé de Kokoro No Nai. C'est un Vice-Amiral qui a su gagner le respect et la confiance des hauts placés du gouvernement mondial. A part lui, il n'y a que Sengoku qui puisse commander le CP2. Qui est aussi le nom plus... courant pour Asashin.

- C'est-à-dire que le CP2 le côté mis en lumière d'Asashin, explicita Marco.

- Tout à fait et...

- Pourquoi cherchent-ils à te reprendre toi Maeko ?, questionna Izou, coupant Sonia au passage.

Maeko releva le regard sur le travesti, qui le fixer lui avec un regard intense, mais pas plein de reproches comme beaucoup le faisait. Il y voyait plus une compassion que seules quelques personnes lui avaient servi dans sa vie. Une compassion sincère et non pas de la pitié. Et la première personne à l'avoir regardé avec ce regard, c'était Elsa :

- Parce que j'étais différent.

Ils étaient tous suspendus aux lèvres de Maeko, qui parlait pour la première fois. Et tandis qu'il cherchait ses mots pour leur expliquer la situation sans perdre ses membres, il replongea dans ses souvenirs. De la première fois qu'il avait vu l'adolescente aux cheveux bleus. Âgée de 11 ans de plus que lui, elle venait au centre alors qui lui allait y être sorti pour être caser sous la tutelle de Mihawk. Elle était avec Gecko, et à l'époque, elle possédait déjà des prédisposition au sadisme. Elle avait fini son apprentissage avec Vegapunk, qu'elle avait commencé plus tard parce qu'elle avait été une Sans-Coeur assez spécial... étant la fille de l'ancien chef d'Asashin, ils l'avaient laissé avec son père qui l'avait formé dans une peur encore plus effrayante que tous les autres enfants du centre. Et c'est à la mort de ce dernier que Gecko la prit sous son aile et l'envoya ensuite chez Vegapunk. Et alors qu'il avait quatre ans, Maeko regardait cette jeune adolescente qui avait survécu à la torture qu'on lui infligeait tous les jours :


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- J'étais aussi différent qu'elle.

Quand il s'était arrêté presque devant elle, fasciné par l'étrange aura que dégager l'adolescente, son tuteur le poussa violemment ce qui fit qu'il atterrit dans les jambes d'Elsa. Cette dernière se retourna brusquement, prête à disputer celui qui avait fait ça. Mais elle s'arrêta net en découvrant le regard bordeaux vide d'émotion de Maeko. Elle hésita un instant, et Gecko lui murmura à l'oreille :

- Ne l'abîme pas, ce garçon est très prometteur pour son âge.

- Qu'est-ce qui le différencie des autres ?, s'était-elle intéressée.

- Il ne pleure jamais.

Elle était restée bloquée quelques instants après la déclaration du vice-amiral, ce dernier retenant le tuteur avec l'enfant. Maeko ne comprenait pas encore le monde qui l'entourait du haut de ses quatre ans. Il était connu comme l'insensible de la génération, ce qui lui avait valu de sortir plus tôt de la prison qu'était le centre. Il ne pleurait jamais, ne se plaignait jamais, tout simplement parce qu'il ne savait pas comment le faire. Personne ne le lui avait appris. Gecko continua ses explications murmurés, fixant le garçon avec fierté, sachant qu'il cachait un grand potentiel :

- C'est le fils de la traîtresse A. Il est le deuxième enfant de sa fratrie.

- Impossible, s'était-elle étonnée. Il ne peut pas être ici et être le deuxième fils d'un ancien Assassin Gecko.

- Elle avait été élevé par son père, dans ce climat de peur constant qui avait fait d'elle un Sans-Coeur jusqu'à dix ans. Et moi, j'étais le deuxième de ma fratrie, mon grand frère n'ayant pas tué ma mère en naissant. Nous sortions des rangs par ces deux particularités, continua-t-il d'expliquer.

Il se souvenait d'Elsa qui s'agenouillait devant lui pour être à sa hauteur et le regarder d'abord avec intrigue, puis voyant ses deux billes vides d'expression, elle essaya de lui sortir un sourire qu'il réservait à la plus jeune de ses soeurs. Il ne lui répondit pas, parce qu'il ne savait pas comment le faire :

- Et quel est ton nom ?, avait-elle demandé.

- Il s'appelle Maeko, répondit le tuteur à la place du jeune garçon.

Elle avait alors lancé un regard noir à ce tortureur d'enfant qui lui rappelait le tyran qu'avait été son père qui était pour elle un déchet de la pire espèce.

- Il peut bien répondre lui-même, non ?, s'était-elle énervée en se relevant pour dominer du regard le tuteur.

Gecko avait posé une main apaisante sur l'épaule de sa protégée, la sentant dérivé. Elle avait un profond mépris pour tous les adultes, et maintenant qu'elle commençait à en devenir une elle était de moins en moins manipulable. Mais Gecko avait encore confiance en Kokoro No Nai à l'époque. Il avait voulu la pousser vers la sortie, mais elle s'arrêta et s'adressa à Maeko une dernière fois, son regard rose bonbon empli d'une compassion qu'il ne pourrait jamais oublier :

- Maeko. C'est un jolie prénom. Ta mère attendait certainement une fille pour t'avoir appelé comme ça, mais peu importe. C'est un prénom que je n'oublierais jamais, sois en sûre.

- Je l'ai vu changer, progressivement, et je me suis promis que jamais je n'irais à de telles extrémités. Maintenant, mon prénom n'a plus d'importances à ses yeux, et si elle me recherche, c'est uniquement pour se donner bonne figure, termina-t-il, revenant à la réalité.

- Comment ça ?, demanda Satch, suspicieux.

- Pour se dire qu'elle en aura au moins sauver un dans le tas.

Sa voix retomba comme un verdict final dans la salle. Sonia baissa les yeux alors que dans la mémoire de Maeko, le visage souriant et plein de compassion d'Elsa lors de leur première rencontre fut échangé avec celui plein de haine et la folie qu'il avait pu lire dans ses yeux lors de leur dernière rencontre :

- En veut-elle à Lucia ?, s'inquiéta finalement Izou.

- Pas plus qu'au reste du monde. Mais elle se servira surtout d'elle en tant qu'appât. Je n'en ai pas encore eu de nouvelles mais ça ne saurait tarder. Et quand ça arrivera, je vous demanderais de rester en arrière.

- Hors de question !, s'énerva tout de suite Satch, pensant à la survie de sa protégée.

- Nous te laisserons pas y aller seul, affirma Barbe-Blanche, d'une voix qui imposait aucune opposition de la part du brun.

- C'est pour leur sécurité... à tous les deux..., dit-il d'une toute petite voix. Je vous demande d'avoir confiance en moi une dernière fois...


Fin OST


Elsa haussa un sourcil, douteuse. Alors qu'elle tranchait lentement la chair de Lucia vers son poignet droit, cette dernière ne broncha aucunement. Elle se contenta de crier de douleur en se mordant la lèvre à sang. Ce qui fit sourire la bleue :

- Tu as quand même une fierté assez minime.

- Surtout face à la mort.

- Mais puisque je te dis que tu ne vas pas mourir. Pourquoi est-ce que tu ne crois pas ?

- Parce que tu es en train de me trancher les veines dans le but de me vider de mon sang peut-être ?

- Tu es si naïve, Lucia. Incapable d'analyser le monde qui t'entoure voir même ta propre personne.

- Si tu pouvais arrêter d'être aussi implicite et mieux expliciter ta pensée, ce serait fort sympathique.

- N'as-tu jamais ressenti de grandes colères ? Des moments où tu aurais pu détruire le monde si tu le voulais vraiment ?

Lucia stoppa toute réflexion. Oui, elle avait déjà senti. Il y a près de dix ans. Au moment de la mort de Sabo, après le choc. Quand elle avait vu défilé l'assassin, triomphant et cette foule de gens qui l'acclamaient, comme si de rien n'était. Comme si il n'avait jamais tué un enfant, sous leurs yeux. Elle avait senti la haine monter en elle, et une force incroyable, pendant qu'une petite voix dans son esprit l'incitait à sauter sur le réputé Dragon Céleste et le rouer de coup avant de le tuer. Cependant, elle s'était faite retenir par une habitante de l'île qui avait compatis et l'avait laissé pleurer sur son épaule. Et la crise était passée. Mais si l'habitante n'avait pas été là, ce jour-là, Lucia le savait, elle n'aurait plus jamais été la même.

- Ton manque de réponse m'indique donc un oui. Vois-tu, Lucia, on raconte des tas d'histoire sur l'origine de la colère et de la haine. Parce qu'à la base, les dieux n'avaient inventé que l'amour et le bonheur. Cependant, même s'ils avaient enlevé toute trace de défaut chez leurs parfaits petits êtres humains, ils avaient foncièrement oublié de faire le tri dans leur propre rang. Et c'est comme ça qu'Hadès, ô grand dieu des futurs Enfers, décida de détrôner son frère Zeus, le roi des Dieux, fils des créateurs de toute chose blablabla. Sauf que le coco n'avait pas prévu qu'il se ferait battre. Mais pas tué. Zeus dans sa grande clémence lui ordonna, à lui et ses partisans, d'aller s'enfermer dans les Enfers. Comme représailles, Hadès lança sur la Terre une malédiction, créant dans le cœur des Hommes, la haine, et le désespoir, ainsi que la quasi-totalité des pêchés actuels. Il dit qu'ainsi, les Hommes qui céderaient à sa tentation viendraient le rejoindre pour l'éternité.

- Je ne vois pas où tu veux en venir…

- Les anciens Anges ayant suivi ses idéaux virent leur vie s'effondraient. La plupart n'avait pas la moindre idée des choses qu'ils avaient faites, étant manipulé par Hadès. Mais Zeus fut sans pitié avec eux. Leurs ailes blanches leur furent violemment arrachés et leur pouvoir enlevé. Ils suivirent de force leur leader, et s'enfermèrent dans les Enfers. Leur cœur pur désormais remplis de haine, ils se mirent en quête de vengeance, développant de nouveaux atouts dans les Enfers. A la place de leurs ailes blanches, ce furent des ailes noirs de charbon, ressemblant à celles de chauves-souris, mais en plus épaisse. Ils créèrent, avec les flammes des Enfers, les Salamandres, Serpents géants cracheurs de feu. Ils développèrent aussi beaucoup de pouvoir à base de magnétisme, résidant au fin fond de la Terre. Eh puis, n'était pas soumis par la malédiction de Zeus, et pouvant sortir du Tartare, ils s'installèrent de part et d'autre de la Terre, envoyant toute sorte d'humain en Enfer directement pour en faire des démons et corrompant les autres. Ce fut l'apogée des Enfers. Eh puis, peu à peu, ils repartirent chez eux, dans le Tartare, et, sûrs d'eux et vaniteux ils s'endormirent dans un sommeil profond, croyant que les Humains seraient à jamais comme ils les avaient créé. Ça, c'est que la légende raconte.

- Je ne comprends toujours pas…

- Je vais maintenant te donner la vérité. La vérité est que les démons existent vraiment. Tout comme les Dieux et les Anges. Cependant, si ces derniers ne quittent jamais leur petit paradis, les Démons eux, enfin, ceux qui sont encore réveillés, s'amusent à parcourir la terre, de personne en personnes, détruisant des vies et amenant des Hommes à la corruption.

Elsa fit une pause, regardant une autre goutte de sang tomber sur le sol. Elle eut un bref sourire, avant de continuer :

- Les Hommes utilisés comme hôte pour ces démons, vivent une vie courte, mais remplie de pouvoir et de richesse. Ils gardent en eux, une énorme puissance cachée, qu'on dit capable de retourner la Terre dans tous les sens. Ils sont très rares et souvent agissent dans l'ombre, mais existent vraiment.

- Et qu'est-ce qui me relie à ces soi-disant démons ? Vu que je suppose que c'est ça que te recherche en moi.

- Ta mère, Heyko Swann, est réputé pour être l'hôte la plus connue au monde. Aussi celle qui a survécu le plus longtemps.

- Et qu'est-ce que ça aurait à faire avec moi ?

- Tu le découvriras bientôt.

La bleue se retourna lentement, et attendit quelques minutes ainsi. Lucia faiblissait de plus en plus, et le sol était maintenant recouvert de son sang, qui sortait par les plaies que la femme Asashin venait de lui faire. Elle tentait de lutter contre la fatigue, tout en s'interrogeant sur le discours que venait de lui servir Elsa. Cette dernière qui restait toujours aussi impassible.


Sonia soupira devant la situation qui se prêtait à elle. Ils étaient arrivés sur une île, peu importe laquelle, et faisaient des recherches actives, car les passants connaissaient l'existence d'Asashin. Seulement, ça ne donnait rien, ce qui mettait tout le monde à bout de nerf. Elle était en train de revoir une nouvelle fois les rapports des commandants, se demandant comme elle pouvait faire pour les aider.

Maeko fixait le petit denden qu'il avait entre les mains. Il soupira. Voilà quatre jours que Lucia étaient portés disparus, et un qu'on le laissait en paix. Ils devaient faire quelque chose à tout prix, mais ne pouvait qu'attendre des nouvelles d'Elsa. Sans ça, il était incapable d'agir. Il attendait alors patiemment qu'elle le contacte, parce qu'elle le contacterait, c'était une certitude.


Elsa se dit que la situation avait bien évolué, qu'elle était arrivée à un stade satisfaisant. Cependant, ne voulant pas voir cette chose déchaînée, elle choisit de quitter la pièce le temps de la « Transformation. »

Lucia respirait avec de plus en plus de difficulté. Cela faisait quelques minutes seulement qu'Elsa avait quitté la pièce, mais déjà, elle sentit ses dernières forces la quitter. Elle ne tiendrait pas très longtemps, et elle ne comprenait toujours pas pourquoi Elsa était aussi sûre de sa survie.

Lucia. Lucia, tu dois te ressaisir.

Elle releva directement la tête pour faire face à un fantôme. Du moins, une image, un mirage. Elle ne voyait pas d'autres possibilités, vu que se trouvait juste devant elle, Makino la barmaid de Fuschia, le petit village de l'île de Dawn sur East Blue :

- Ma… Makino.

Lucia, si tu ne fais pas quelque chose, tu vas mourir.

- Mais… mais je suis condamnée de toute manière…

Non, il y a une solution.

- Laquelle ?

Demande-moi de te sauver.

Lucia s'arrêta dans toute réflexion. « Attends quoi, je parle à une illusion, et elle me demande de lui dire de me sauver. Ce serait ça, le pouvoir dont parle Elsa ? Makino ? Mais quelle connerie. Je perds complètement la boule. Je vais juste mourir à point c'est tout. Ce n'est pas parce que ma mère avait un putain de démon en elle que j'en ai forcément un. Eh puis franchement, en 19 ans, j'aurais dû facilement deviner sa présence en moi non ? Oh eh pis merde, au point où j'en suis. »

- S…Sauve-moi…

Tes désirs sont des ordres.

Lucia se cambra d'un seul coup, ses chaînes la retenant toujours. La puissante douleur venant de l'intérieur de sa poitrine s'intensifia d'un seul coup, si bien qu'elle crut que son cœur allait se percer un chemin jusqu'au dehors de son corps. L'illusion de Makino avait disparu, laissant place à une femme étrangement familière, avec de longs cheveux noirs et des yeux rouges perçants. Elle eut un sourire sadique et perçant qui terrifia tout l'être de Lucia. Elle posa doucement sa main sur le ventre de Lucia, qui se cambra encore plus sous la douleur, et prononça des mots dans une langue qu'elle n'arrivait pas à reconnaître. Et c'est là qu'elle sentit tout son être engourdi par la douleur physique à l'état pur. Elle n'avait jamais ressenti quelque chose d'aussi intense. Un cri s'échappa, puis un autre et encore un, jusqu'à ce qu'elle en est la voix cassé. C'était comme si tous ses os se brisaient pour se reformaient ensuite, plus puissants et résistants qu'avant.

La séance de torture finie, l'Inconnue se recula et fixa Lucia, à bout de souffle. Elle n'osait même pas la regarder en face, n'ayant plus la force ni le courage de soulever la tête :

C'est pas vraiment que ça m'intéresse Lucia, mais tu vas en baver plus d'une fois, crois-moi. Eh puis, t'as vraiment cru que je pourrais te soigner comme ça sans douleur ? Qu'est-ce que tu peux être naïve ma pauvre. Ça me dégoûterait presque. Enfin bref, essaye de faire quelque chose pour te sortir des griffes de cette folle, j'peux rien faire là, alors démerde-toi toute seule.

Lucia n'essaya pas de comprendre plus loin. Elle savait juste qu'elle était sauve et vivante, en bonne santé était moins sûre, mais vivante. Et l'Inconnue disparut aussi facilement qu'elle était arrivée.

Lucia perdit conscience.

Ace se réveilla, alarmé par les cris.

Elsa entra dans la pièce, heureuse que son plan ait marché aussi bien. Elle se saisit d'une tige de fer, la porta au feu, détacha Lucia, inconsciente, lui donna un puissant coup de pied qui l'envoya balader contre le mur et la réveilla, et composa le numéro du denden de Maeko, enregistré sur celui trouvé dans les affaires de la fille d'Heyko Swann :

- Que… que m'as-tu réellement fait, Elsa ?

- Un jour, tu me remercieras, j'en suis sûre. Mais pas maintenant, là, je dois me servir de toi comme appât.

Lucia ne put rien répliquer, étant paralysé par la douleur.

Un étage plus bas, Ace tapait de ses chaînes contre le mur pour essayer de les détruire et ainsi pouvoir aider Lucia qui avait crié à s'en déchirer les cordes vocales. La situation dégénérée, il en était sûr, et avait peur pour la vie de la sœur de Luffy : « Reste en vie, Lucia. »


Maeko sursauta en entendant le petit denden sonnait. Il le fixa un instant, et se décida à répondre :

- Allô ?

- Mon petit Maeko, tu ne devineras jamais ce que je tiens dans mes mains.

- Elsa…

- Je vais te décrire la situation, j'aimerais que tu écoute très attentivement, parce que je ne me répéterais pas. Vois-tu, je tiens dans une main, une tige de fer que je viens de laisser au feu. Et tu es le mieux placé pour savoir qu'est-ce qu'on fait avec ce genre d'objet.

Maeko sentit la colère exploser en lui, et son corps entier s'embraser de ces émotions trop intenses qu'il n'arrivait jamais à contrôler vraiment :

- Bien, ton manque de réaction m'indique de tu suis parfaitement. Dans l'autre main, je tiens une jeune femme aux cheveux rouges répondant au nom de Lucia. La pauvre en a tellement déjà bavé qu'elle n'arrive même pas à se bouger pour éviter ce qui l'attend.

- Elsa, dis-moi ce que tu veux, je ferais tout ce que…

- Tututute, ce serait trop simple, Maeko. Je vais effectivement te dire où je me trouve, mais pour te dissuader de tout plan d'attaque avec ta nouvelle famille – Le dernier mot ayant été craché avec dédain et haine, comme si ça lui brûlait la langue de la prononcer – Je vais bien marquer Lucia. A quel endroit veux-tu qu'elle se remémore ces derniers jours jusque le restant de sa vie ?

- Elsa je te promets que…

- Oh, je sais, les yeux. Tu as toujours adoré la couleur de ses yeux. Eh puis, ça se voit si facilement.

- Elsa…

- Allons, Lucia, je suis sûre que tu seras tellement plus séduisante ainsi. Bien sûr, t'enlever ta capacité visuelle serait du total gâchis, mais, mais, je vais te marquer ici, comme ça tu ressembleras un peu plus à ton balafré de parrain !

Maeko n'eut pas le temps de dire autre chose qu'il entendit le son du fer chaud en contact avec la peau de Lucia, et la réaction de cette dernière, un cri, avant de lâcher le petit animal de communication :

- Tu es déjà sur la bonne île, Maeko, maintenant rejoins-moi à la zone abandonnée, sur l'immeuble sur surplombe la ville. Seul. Et je te rendrais Ace et Lucia, je te le promets.

- Je te tuerais un jour, Elsa. Pour tout ce que tu m'as fait subir.

- Viens déjà sauver tes amis, et on en reparlera.

Elsa raccrocha par la suite un air satisfait sur le visage, regardant Lucia se tenir lamentablement sa peau maintenant brûlée :

- Que vous le vouliez ou non, Maeko et toi, vous m'appartenez à partir de maintenant.

Maeko se mit en route vers le lieu de rendez-vous, bien décidé à sortir Lucia et Ace de là, au propre mépris de sa vie. Peu lui importait, tant que Lucia s'en sortait vivante et en bonne santé.

« Je ne te laisserais jamais seul Maeko ! Peu importe qu'Elsa soit là ou non ! Toi et moi, on est des amis ! Et des amis ça sert à se soutenir, quoi qu'il arrive ! Toi et moi, on forme une équipe, et on ne sépare pas une équipe qui gagne ! »

Muni d'Actu, il quitta silencieusement le bateau, et prit la direction de l'immeuble où se trouvaient normalement Lucia et Ace, sans se soucier de l'équipe qui le suivait de près, prêt à intervenir. Ce sauvetage aurait lieu, et il mènerait cette mission à bon terme, quitte à ce que ce soit la dernière sous les ordres de Barbe-Blanche…


Note de l'auteur : Avant toute chose, les dialogues sans tirets mais en gras et souligné, c'est la petite voix représentée par Makino, que Lucia entend dans sa tête. Je le dis maintenant, parce qu'elle va revenir très souvent. Autant que vous le sachiez et reteniez maintenant.

Alors, comme promis, mon chapitre qui parle de mes deux OCs préférés ! L'un est connu, l'autre non. Bref, j'espère qu'il vous a plu.

Asashin est aussi un sujet qui me tient à cœur, parce que j'aime bien les gros méchants pas beau. PAR CONTRE, faîtes bien la différence. Kokoro No Nai a été créé par le Gouvernement Mondial pour le Gouvernement Mondial. Éventuellement, le seul qui a aussi un droit sur leurs vies et leurs missions c'est Sengoku, et Gecko bien sûr, mais parce qu'il s'en occupe et qu'aux yeux du GM, c'est un homme de confiance. Mais personne d'autre dans la Marine même. D'ailleurs peu de Vice-Amiraux connaissent l'existence de l'organisation. Garp en fait partie parce qu'il est là depuis très longtemps. Et le fameux Gisei aussi, parce qu'il a été formé avec Gecko, sous la tutelle de Z, bien sûr, mais de Garp aussi.

One Piece color Deep : Tu as bien du courage pour te farcir tous mes chapitres en une après-midi xD D'après les quelques retours, Elsa plaît pas mal apparemment, nous sommes moins seules :') Les personnages détestables sont souvent les préférés, le mystère de ma vie x)

Alysse : J'ai choisi Elsa parce que c'était proche d'Elise. Deux semaines après je regardais la reine des glaces et bizarrement, j'avais une image assez psychopathe dans la tête du coup xD ça crée un contraste en plus, parce qu'Elsa ça fait léger, doux, bonbon même, le contraire de sa personnalité.

osmose-sama : Ravie que ça te plaise ;). Ça me flatte beaucoup ce que tu me dis, mais je t'en supplie, ne te rabaisse pas comme ça ! x) Ça me gêne un peu beaucoup et je deviens rouge comme une tomate. Et il ne faut jamais être dégouté d'écrire une fic voyons! C'est toujours un beau voyage qui se fait de différentes façons, avec chacun son propre style d'écriture :)

Et n'oubliez pas que si vous avez une suggestion, une question, quelque chose qui vous gêne, vous dérange, ou simplement l'envie de me lancer des fleurs, n'hésitez pas à poster une review, je ne mords pas, et en plus c'est gratuit.

Prochain chapitre : Voyage dans le temps. Alikey et Alessandra de Yukiyama.

A bientôt les amis !

La Femme Invisible.