Disclaimer : One Piece ne m'appartient pas, voilà, c'est dit. *pars pleurer dans un coin, en position fœtale*

Chapitre chargé en émotion. Fan d'Alikey j'espère ne pas vous décevoir! On se revoit en bas!


Arc 2 : Passés entremêlés.

Chapitre III, partie 1 : Voyage dans le temps. Alessandra et Alikey.

Le Moby Dick était particulièrement silencieux pour une soirée si ensoleillée. Voilà deux semaines qu'il était reparti en mer, et personne n'avait vraiment trop la tête à la fête. Marco, Tom, Max et Edwin surveillaient toujours la mer calme du haut de la cabine des commandes. Les membres de la première flotte semblaient être les plus inquiets de tous. Le pont était désert ou presque, seuls quelques pirates y jouaient du poker, ou bien certains terminaient leurs tâches. Zama D. Manue, la vice-commandante de la troisième flotte, lisait paisiblement un livre, à la lueur des derniers rayons de soleil. Tout était calme, absolument calme. Satch, le commandant de la quatrième regardait attentivement l'horizon, comme attraper par quelque chose de passionnant au loin. Izou, le dirigeant de la dernière flotte, entretenait nonchalamment ses revolvers, les préparant à un nouveau jour. Haruta, Blamenco, Vista, Rakuyou et Blenheim s'adonnaient à une partie de Poker qui semblait assez passionnante vu qu'elle était la seule source de bruit de tout le pont. La vigie était assurée par Norane, Fossa et Curiel, qui parlaient avidement de leur prochaine destination, même si la brune ne semblait pas tellement emballée par ce sujet de conversation. Et enfin, sur le pont arrière, faisant face au coucher de soleil, Ace et Alikey étaient tous les deux silencieux, le premier assis sur le bastingage, les pieds tombant dans le vide, et la dernière, les avant-bras habilement posé sur la barrière de protection, l'air mélancolique :

- Je n'arrive même pas à croire que tu ais laissé faire ça, Ali-chan.

- Je suis désolée, Ace-Taïsho, j'étais inquiète pour toi et Lucia et…

- La violence ne résout jamais rien dans ce genre de cas, Alikey. Surtout avec une personne de notre entourage, que l'on connait.

Voir Ace faire la morale était chose plutôt assez rare, surtout à Alikey. C'était plus souvent l'inverse. La blonde, honteuse, baissa son regard :

- M'enfin… ce qui est fait, est fait. Les gars ont été s'excuser, et j'attends de toi aussi une attitude irréprochable avec Maeko.

- Je crains que ça ne puisse pas être réalisable.

- Il t'a déçu n'est-ce pas ?

- Je lui donné toute ma confiance et il s'est contenté de…

- Je comprends assez bien ton ressenti, Alikey. Mais je ne peux que comprendre aussi le choix de Maeko. De ma propre place, je sais ce que ça fait d'être jugé pour quelque chose que l'on n'a pas choisi.

Alikey serra des dents, la honte et la culpabilité la prenant de plus en plus :

- Maeko a toujours été honnête et authentique. Il ne nous a jamais menti. Il n'a jamais renié sa condition de Sans-Cœur. Il n'en a simplement jamais parlé. Parce qu'il ne voulait pas qu'on le juge pour ça. C'est une bonne personne, Alikey, Sans-Cœur ou pas, et il nous l'a prouvé plus d'une fois. Ton jugement sur lui ne devrait jamais changé à cause de ce genre de détail. Tu devrais le savoir. Ici, on t'accepte tous bien, malgré ton côté froid et cachotier, et ton passé dont tu refuse toujours de nous parler. Et si tu avais fait quelque chose d'encore plus monstrueux que Maeko, qui lui, finalement, n'a rien fait de bien mauvais, mis à part naître dans le mauvais foyer. Il ne te jugerait pas pour ça, parce qu'il sait que, peu importe ce que tu as pu faire avant, maintenant, tu es quand même devenue une personne sympathique et extraordinaire, prête à tout pour tes proches.

Alikey passa doucement sa main devant ses yeux, cachant le début de larme qui n'allait pas tarder à couler. Elle les frottas pour enlever toute trace de faiblesse, et se retourna, faisant maintenant face au grand bâtiment qu'était le Moby Dick :

- T'as gagné, Ace-Taïsho. J'irais parler avec Maeko-kun, et je mettrais les points sur les I et je…

Elle s'arrêta net, sentant le sourire de D. de son commandant, sans son dos. Un léger rictus vint la secouer elle aussi, et elle tendit bien haut son pouce en l'air :

- Tu sais où tu pourras le trouver.

- Oui… il n'a pas changé de place depuis 2 semaines.

Ace regarda sa seconde se diriger vers l'infirmerie. Il soupira en reportant son regard vers la mer. Une fois le sauvetage effectué, ils avaient mis les voiles le plus rapidement possible. Le plan était simple, sur le papier, vu comment Izou le lui avait expliqué. Maeko attendait l'appel d'Elsa, qui n'avait pas tardé. Une toute petite équipe, discrète l'avait suivi, composé d'Alikey, Marco, Vista, Izou, Manue et Norane. Satch n'avait pas été dépêché par sa hâte aurait fichu le plan en l'air. Ils s'étaient séparés en deux groupes, qui ratisseraient chacun un étage. Alikey, Manue et Marco s'étaient occupés de l'étage du dessous, où ils avaient rapidement trouvé Ace, qui tapait de ses chaînes contre les murs de sa cellule et insultant Elsa, la menaçant du pire si elle s'en prenait plus à Lucia. Ils l'avaient libéré grâce à l'intelligence et l'expérience de Manue, qui avait la fâcheuse manie de transporter toute sorte de potion sur elle. Ace se demandait souvent de quelle planète venait la verte pour transporter tout le temps sur elle, des liquides très acides qui pouvaient dissoudre en quelques minutes des menottes de granit marin. "Mieux vaut être prévoyante dans ce genre de situation", l'avait-elle gratifié d'un clin d'oeil alors qu'il la fixait, incrédule. Il se disait aussi très souvent que Barbe-Blanche ne devait pas regretter d'avoir recruté un tel monstre de science dans son équipage.

C'était tout ce dont il se rappelait de la mission de sauvetage. Alikey s'était ensuite précipité de le relever et avait passé son bras à lui derrière son cou pour le soutenir. Marco lui avait ensuite fait signe de le ramener au Moby Dick, et utilisant ses étranges pouvoirs du fruit de l'Ange, ils avaient tous les deux disparu dans un halo de lumière blanche aveuglante.

Alikey l'avait ensuite laissé au bon soin de Sonia et d'Elise, pour repartir là-haut.

Le reste, on le lui avait raconté à son réveil, deux jours après le sauvetage. Izou s'était chargé de la tâche, parce qu'il avait été au premier rang, juste derrière Maeko, quand le deuxième groupe avait débarqué au premier étage. Le long couloir de l'entrepôt en ruine menait à porte double à battant, ressemblant à celle dans les hôpitaux, dans les carreaux ronds qui se trouvaient au centre des deux portes. Ils pouvaient clairement y voir la lumière et les ombres par ses carreaux. Maeko avait pris le commandement de la mission, aussi rapidement qu'il avait commencé à avancer, doucement. Le jeune homme joyeux aux mauvaises blagues et à la bonne humeur contagieuse s'était transformé en stratège qui avait une idée bien précise sur ce que chacun devait faire. Il ouvrirait la marche en premier, tout de suite suivi par Izou, bien caché la porte double que Maeko prendrait soin de ne pas ouvrir en grand. Norane devait ouvrir toutes les portes du côté droit pour vérifier que rien ne s'y trouvait et Vista le côté gauche. Il fallait rester prudent. Il les autorisa à faire le plus de bruit possible pour distraire l'attention d'Elsa. De toute manière, la connaissant, elle savait déjà que Maeko n'avait pas respecté sa part du marché et qu'il n'était pas venu seul.

Ils s'étaient donc mis en route, traversant l'interminable couloir avec une tension palpable dans leur rang. Norane fit très bien son boulot, donnant de puissants coups de pieds dans les portes pour les ouvrir, sa faux bien tenue par ses deux mains, en cas de besoin. Vista de son côté, était plus conventionnel, mais surtout plus observateur.

Maeko était entré seul comme prévu, et avait découvert le premier la scène. Elsa l'attendait, assise sur une chaise, plus loin dans la salle. Lucia était au sol, baignant dans son propre sang, ses cheveux rouges cachant le reste de son visage. Le brun était resté impassible alors qu'Elsa se relevait. Elle avait pris Lucia par les cheveux et l'avait poussé pour qu'elle glisse jusqu'au pied de Maeko, répandant son sang dans la pièce étrangement très blanche. Il avait remarqué qu'elle était déjà inconsciente, et s'était baissé doucement pour prendre son pouls, tout en gardant son regard fixé sur la rose, toujours impassible. Elle avait simplement déclaré : "Elle s'en remettra plus facilement que tu ne le pense."

Comme Elsa ne semblait pas dans une période agressive, il avait ramassé Lucia et la seule chose qu'il put remarquer fut sa peau brûlée maintenant que son visage était à découvert. Il avait deux pas en arrière pour rejoindre la porte. Il l'avait poussé légèrement et remis Lucia à Izou, en leur ordonnant de rejoindre le Moby Dick le plus rapidement possible. Le travesti avait hésité à laisser Maeko seul ici, mais il avait oublié. Déjà, ils avaient quitté l'entrepôt quand Elsa avait mimé un geste vers Maeko. C'était suivi une confrontation de regard, silencieuse, ceux à quoi Elsa avait fini par dire à Maeko : "Je n'arriverais pas à te récupérer maintenant n'est-ce pas?" Il n'avait rien répondu, mais cela suffit comme réponse à la bleue. Elle soupira, l'air de dire qu'elle avait fait tous ces efforts pour rien. "Tu trouverais un moyen d'y retourner, d'une façon ou d'une autre." Il s'était rendu compte qu'elle le connaissait un peu trop à son goût. Il avait commencé à reculer, peu sûr du caractère rapidement changeant d'Elsa. Mais elle n'avait pas semblé vouloir le retenir. Elle avait simplement ajouté avant qu'il ne se retourne pour rejoindre lui aussi le Moby Dick : "Ne crois pas avoir gagné la guerre Maeko. Je reviendrais au moment le plus opportun. Et la puissance d'Akaoni sera mienne. "

C'était tout ce qu'Ace savait sur le sauvetage. Une fois tout le monde en sécurité sur le Moby Dick, ils avaient filé le plus vite possible pour une autre destination, toujours meilleure que cette île-là. Ce que le jeune Portgas ne pouvait pas deviner par contre, c'était les pensées de Maeko. Profondément silencieux et avec une mine triste, il n'était pas habitué à cette personnalité de la part du jeune Storm. Et ce dernier était particulièrement perturbé par la dernière déclaration d'Elsa. Déjà, elle l'avait appelé par son vrai prénom, Maeko, chose qui ne se faisait plus quand on était Sans-Coeur. Ensuite, qui était Akaoni? Il fallait croire que la fille de l'ancien chef d'Asashin avait une longueur d'avance sur eux. Et ce n'était pas une bonne chose pour Maeko. Une fois Lucia, il s'entretiendrait sérieusement avec elle, pour savoir ce qu'avait réellement fait la rose sur son organisme fragile...


Sonia récupéra ses affaires et ouvrit la petite pièce donnant sur les lits des malades. Un seul était occupé depuis deux semaines déjà, sa petite tête recouverte de fins cheveux rouges dépassant des couettes. Sur sa table de chevet était éternellement posée une simple rose qui ne faiblirait pas tant que la santé de la créatrice n'était pas en danger. Et enfin, sur une chaise juste à côté du lit, se trouvait Maeko, n'ayant pas changé de place depuis aussi deux semaines. Il tenait inlassablement la main de Lucia, attendant son réveil, lui parlant pour la faire revenir. Sonia eut un doux sourire. Elle s'approcha lentement, rajouta une couette à ses affaires, et posa les médicaments sur la table, un peu plus loin. Elle posa doucement une main réconfortante sur l'épaule du jeune homme, et le munit de la couverture pour qu'il n'attrape pas froid. Elle injecta ensuite les produits à Lucia, nécessaire pour la maintenir vivante. Elle se tourna ensuite vers Maeko et lui dit :

- C'est en bonne voie, son corps a totalement récupéré, son esprit ne devrait pas tarder à suivre. Elle reviendra bientôt parmi nous.

- Et pour la cicatrice ?

- Je ne peux malheureusement rien faire de plus, Maeko, je m'en excuse.

Le brun ne fit qu'acquiescer, repartant dans la contemplation de son amie. Il n'entendit plus rien, pas même Sonia quitter la pièce, ou encore une autre personne y entrer.

Alikey sourit à la petite vision qui s'offrait à elle. D'un pas léger, elle se rapprocha du lit où se trouvait Lucia. Elle s'arrêta devant la table de chevet, et regarda la rose, toujours en bon état. Elle la saisit doucement par un endroit rempli de ronce, grimaça légèrement quand elles entrèrent dans sa peau, pour finalement, enlevé la fleur de son petit vase rempli d'eau. Elle se perça alors tous les doigts grâce aux épines, et reposa la rose à sa place.

Quand Maeko vit la petite tâche rouge qui venait d'apparaître sur le drap blanc, il releva immédiatement la tête, en mode alerte. Mais Alikey lui servit un regard serein et remarquablement détendu. Elle prit doucement la main du brun, la tendit côté paume, et y traça doucement les lignes avec son sang :

- Mais qu'est-ce que tu…

- Chut… C'est une ancienne cérémonie, de sur mon île. Quand une personne est malade et refuse de se réveiller, ses proches utilisent la croyance du sang pour la faire revenir.

Une fois le dessin fait, elle plaça doucement la main de Maeko au dessus du visage de Lucia. L'ancien Assassin était silencieux et concentré. Alikey traça alors, de son autre main libre, des petits points à des endroits stratégiques du visage de Lucia. Puis, elle prit la main de Maeko dans la siennes, mélangeant leur ligne de vie, d'amour et d'argent. Elle murmura quelques mots dans une langue ancienne, et les tâches de sang disparurent en un seul point, au centre des mains d'Alikey et de Maeko :

- Lorsque la marque disparaîtra, ça voudra dire que Lucia se sera réveillée.

- Merci Alikey.

- Tu n'as pas à me remercier, Maeko-kun, c'est tout naturel.

Un silence gênant s'installa entre eux, et la blonde regarda avec attention chaque trait du visage détendu de Lucia :

- Je suppose que tu n'es pas là que pour ça.

- Effectivement, tu suppose bien. J'aimerais te parler. Mais dans un autre endroit.

- Ça ne va pas être possible.

- La marque te préviendra, Maeko, et je ne pense pas qu'une heure ou deux fassent vraiment la différence.

N'ayant aucun autre argument pour contrer la jeune femme, il fut contraint de la suivre.


Elle le guida jusque dans les entrailles du bateau, au petit endroit donnant sur l'Océan même, où étaient amarrés les canots de sauvetage. Elle le fit s'asseoir là, et ils contemplèrent le soleil descendre dans la mer, à l'horizon :

- Bon, de quoi voulais-tu me parler ?

- Je voulais d'abord m'excuser. Pour t'avoir jugé en tant que Sans-Cœur, pour n'avoir rien fait quand ils t'ont…

- Tu n'as pas à t'excuser, je te comprends.

- Non, tu mens. Je dois me faire pardonner, parce que j'avais tort. J'ai appris à te connaître, Maeko, et, Assassin ou non, tu es une bonne personne à qui j'ai donné ma confiance. Et cette confiance n'aurait jamais dû être remise en question lorsque que j'ai appris… la vérité te concernant.

- Si tu veux…

- J'aimerais juste que tu m'écoute, parce que ce dont je vais te parler est un sujet sensible pour moi, tu seras la première personne à l'entendre. Et il m'est très difficile d'en parler.

- Pourquoi ?

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi m'en parler à moi ?

- Pour t'expliquer ce que j'ai ressenti quand j'ai découvert que tu aurais pu faire partie de ces chiens du Gouvernement.

Elle reprit un grand coup son souffle, sous le regard maintenant presque impatient de Maeko :

- Ce que tu sais sur moi, c'est que j'ai été Révolutionnaire depuis mes 12 ans, suite à une catastrophe. Et que je recherche toujours activement ma sœur, Alessandra, dont le nom est inscrit sur ma bague.

- Oui.

- Maintenant je vais te dire pourquoi j'ai été Révolutionnaire et ma sœur est portée disparue.

Pour connaître mon histoire, il faut connaître mes origines. Je suis Alikey Yukiyama. Enfin… je n'ai pas vraiment de nom de famille, mais l'île où mes parents gouvernaient, s'appelait ainsi. Yukiyama. J'habitais sur la plus petite île de l'archipel d'Héra, dans North Blue, région du monde encore très croyante des religions. Je suis la deuxième fille du roi et de la reine, Alessandra étant venue au monde 6 ans avant. C'était une enfant turbulente, mais épanouie, et destinée à reprendre le trône. Elle ferait une reine aimante pour le peuple, vu son côté sensible, et sa sympathie pour les personnes autour d'elle. C'était une enfant joyeuse, téméraire mais avec la tête sur les épaules.

Je suis née six ans après elle, Alikey, princesse heureuse de pouvoir rendre ses parents fiers. Je savais que je n'aurais pas le trône, mais je voulais épauler Alessandra au mieux, pour l'aider avec ce peuple qui était le sien, le mien, le nôtre. Dans les familles royales, on instaurait ce genre de principe très tôt. Alors je voulais devenir une enfant modèle, qui rendrait heureux ses parents, les laissant pouvoir partir en paix. Je n'avais pas d'autres ambitions dans la vie.

Et c'est ainsi que j'ai grandi. Dans l'optique de devenir la meilleure princesse possible pour ce pays. J'ai commencé une formation de prêtresse d'Héra à l'âge de 7 ans, pour qu'on puisse m'offrir un fruit à mes 14 ans, l'âge adulte sur mon île. J'ai appris les bonnes manières, le piano, le raffinement, tandis que ma sœur, devenue adolescente capricieuse, se rebellait de plus en plus, allant jusqu'à s'écarter de ses devoirs de Princesse. Mes parents et les conseillers du royaume ont alors commencé à parler de la possibilité que je devienne la future reine à la place d'Alessandra, devenue trop indigne à ce poste. Elle ne broncha pas mots quand on le lui annonça, se contentant de sourire en disant à nos parents qu'elle serait désormais libre de faire ce qu'elle souhaitait. Pourtant, elle n'abandonna pas son culte pour Artémis, la déesse de la chasse, ainsi que ses cours de violons. Elle abandonna simplement les responsabilités trop importantes à ses yeux qui allaient avec le rôle de reine. Pour tout remettre sur mes frêles épaules, moi, de 6 ans sa cadette.

J'ai donc grandi paisiblement, entourée de mes proches, et surtout Alessandra, qui restait tout de même un modèle pour moi, et une grande sœur aimante, prête à tout pour me faire sourire.

Cependant, du haut de la tour de mon château, je me sentais atrocement seule, et espérait que la vie d'une reine était moins remplie de solitude que celle que je menais. Les rares moments où je pouvais sortir étaient lors du festival du soleil, où il faisait agréablement beau et chaud. Là, mes parents m'autorisaient à me mêler à la foule d'enfants du peuple. Sauf que la plupart avait du mal à m'accepter et rapidement, le seul moyen que j'ai trouvé pour me faire remarquer, ce fut la bagarre, ce en quoi j'excellais grâce à mes cours particuliers.

Je défiais quiconque croisait mon chemin, et je finissais souvent par une défaite, les autres enfants aidant celui que j'avais provoqué en duel. Heureusement pour moi, ils ne pouvaient jamais me faire réellement mal sous peine d'avoir de gros ennuis avec la famille royale. Cependant, même si je rentrais le soir avec des égratignures, que ma gouvernante me grondait, je ne disais jamais ce que je faisais, de peur de les décevoir, comme Alessandra les avait déçus.

En parlant d'elle, alors que je commençais mon entrée vers l'adolescence, elle, terminait sa longue croissance. Rapidement, les îles aux alentours eurent échos de sa grande beauté désinvolte. En effet, notre famille, descendante des 20 premiers rois créateurs étaient réputés pour sa grande beauté. Je te rassure, mes ancêtres ont préféré retourner gouverner leurs pays (surtout à cause de leur croyance plutôt… spéciale) plutôt que de devenir comme ces enfoirés de Dragon Célestes. Enfin bref. Tout comme je le suis maintenant, elle avait un visage très fin et des traits très angéliques. La peau aussi extrêmement blanche, seul témoin de ses origines nordiques. Ses yeux, d'un jaune/orange foncé étaient envoûtants et elle portait des boucles blondes, plus foncés que mes cheveux, aussi, à la limite du châtain.

En bref, elle avait hérité des critères de beauté de notre mère. Et les prétendants ne vinrent pas à manquer.

Mais elle s'en moquait. C'est à ce moment-là que sa vie prit un autre tournant. D'un coup, elle convoqua le Conseil de notre île pour abroger la nouvelle loi créée faisant de moi la nouvelle héritière. Elle étala une bonne centaine d'arguments me descendant dans ma conduite désinvolte et le fait que je ne serais pas une bonne reine. Elle demanda ensuite au Conseil un délai d'un mois pour leur prouver qu'elle ne serait une bonne reine.

Jamais auparavant, je ne m'étais jamais sentie autant trahie. Par ma propre sœur qui plus est. Et la quasi-totalité de ce mois, je l'ai passé dans un mutisme affolant le château. J'étais blessée, vexée et mon égo en avait prit un sacré coup. Seulement, presque au terme de ce mois d'examinassions, lorsque je sus où se trouvait ma sœur, je fuguai du château pour la retrouver et avoir des explications. La trouver ne fut pas une mince affaire. Elle se cachait parmi le peuple, l'aidant en fait à déblayer la neige après une forte tombée. Je ne l'avais jamais vu aussi concentrée et déterminée. Elle donnait des coups de pelle comme si elle en avait manié toute sa vie. Quand je m'approchai d'elle, l'air plein de reproche, l'accablant de trahison, elle me dit simplement, avec un air sérieux :

« Je n'ai jamais été aussi proche du peuple que ces dernières années, Alikey. Je sais ce qu'il veut, ce dont il a besoin. Toi qui ne sors de ce château juste pour provoquer tout le monde, qui te crois-tu pour être reine ? »

J'avais eu les larmes aux yeux. C'était prononcé avec un ton tellement méchant et désinvolte, que j'avais du mal à reconnaître ma grande sœur bien aimée. Elle me fixa alors avec un regard dur de gouvernante, de chef, de reine, et, inconsciemment, je sus qu'elle était faite pour ça. Gouverner.

Elle se pencha ensuite pour simplement me sourire et sécher mes larmes :

« Tu sais Alikey, peut-être que tu n'es pas faite pour être reine, mais ce n'est pas grave, parce que moi oui. Ça te laissera le choix de ton avenir, de ce que tu veux être. Et je sais que tu ne veux pas être reine, je vois comment tu t'ennuis aux réunions du Conseil. Et même, tu cherches trop les conflits et l'attention. Maman et Papa t'ont beaucoup trop gâté pour que tu deviennes une reine digne de ce nom. Mais si tu as échoué en tant que reine, je suis sûre que tu deviendras une personne formidable, dans une autre profession, dans un autre métier, dans une autre voie, où tu excelleras et brilleras de mille feux. Et surtout, quoi qu'il puisse t'arriver, relativise et garde le sourire. C'est comme ça que tu arriveras à tout surmonter et trouver ta voie. »

Sur ses sages paroles j'ai arrêté de pleurer, et je me suis donnée un objectif. Trouver cette voie. En pratiquant mes diverses activités, j'ai d'abord pensé à musicienne, puis je me suis rendue compte qu'à part reproduire les œuvres d'autres personnes, je n'excellais pas dans cet art. Eh puis, en me rendant à mes cours pour devenir prêtresse, je me suis donnée cet objectif de prêcher la bonne parole des Dieux. De perpétuer leur nom et la signification de leur pouvoir.

Ainsi, en six mois, Alessandra passa de princesse encombrante à héritière du trône, et moi, j'eus mon fruit du démon à même pas 12 ans.

Et je passais encore quelques mois tranquille avant qu'un navire du Gouvernement n'arrive, un jour de petite neige. Je m'en souviens clairement. Ma sœur avait commencé à déprimer. Elle souriait de moins en moins, et j'avais la nette impression qu'elle me mentait. J'avais beau être une enfant, je comprenais déjà beaucoup de chose.

A bord de ce bateau, se trouvait un Dragon Céleste, noble descendant des créateurs du « Monde ». Je ne me souviens plus de son nom, et je regrette amèrement de l'avoir oublié. Une grande cérémonie fut organisée au château, et je sentais bien que mes parents n'étaient pas très à l'aise. De plus, ma sœur n'avait jamais paru aussi triste de sa vie. Ce qui n'enlevait rien à sa beauté, bien au contraire. Elle était resplendissante, représentant bien les femmes de notre pays. Je ne compris d'abord rien au but de cette cérémonie, jusqu'à ce qu'Alessandra me prenne à part, me faisant promettre que, quoi qu'il arrive, je prendrais soin du peuple. Je lui ai alors demandé de quoi elle parlait, que ce serait elle qui le ferait, mais elle ne rajouta rien de plus.

A la fin de la petite festivité, alors que le Dragon Céleste allait repartir, ma mère me prit doucement dans ses bras, attendant devant la chambre de ma sœur que cette dernière sorte. Je l'interrogeai alors du regard, et elle me dit simplement qu'Alessandra avait été promise à ce Dragon Céleste, un grand prétendant, et qu'elle n'avait que d'autre choix que de partir avec lui. Sous le choc, je ne rajoutais rien de plus, et ma mère crut que j'acceptais la chose telle qu'elle était. Mais il n'en était rien. Ça me révoltait. Déjà parce que ce noble prenait ma sœur pour un objet, mais en plus parce qu'elle me l'enlevait à moi, et au peuple.

La dernière fois que je la vis, elle était encore plus belle que dans n'importe quel souvenir que j'ai pu avoir d'elle. Je ne pouvais me résoudre à regarder cette scène de près, alors je la vis partir de loin, les flocons de neige accompagnant son départ. J'aurais aimé pouvoir courir vers elle, la prendre dans mes mains, et lui dire que j'attendrais qu'elle revienne. Seulement, elle comme moi avions compris que c'était la dernière fois que nous nous verrions. Alors nous avons juste échangé un regard entendu eh puis elle a disparut.

Ce jour-là, me remémorant ses paroles, je n'ai jamais autant rit et pleuré de toute ma vie.

Je savais, nous savions, toutes les deux, que ce jour aurait pu arriver. Nos parents nous en avaient assez parlé. Etant des femmes, nous devions trouver un prétendant au trône, si possible d'un pays allié qui puisse venir gouverner. Mais si un homme puissant, comme ce Dragon Céleste, venait à les contacter pour épouser l'une d'entre nous, ils ne pouvaient se résoudre qu'à nous « vendre » au prix du bien du royaume. Chose que j'ai compris bien après.

Six mois passèrent ainsi où je me désintéressai de tout. Plus rien n'avait d'importance. L'idiot de Dragon Céleste avait pris ma sœur, et la fierté de notre pays, déclarant à haute voix devant notre peuple que la position de ce petit royaume minable ne l'intéressait pas, juste la grande beauté de notre famille royale, et le sang prestigieux coulant dans nos veines. C'est là que je perdis tout respect pour les hommes obsédés et traitant les femmes comme des objets leur appartenant. Voir même les hommes en général.

Cependant, les Dragons Célestes, ayant maintenant vu de leurs propres yeux la beauté incroyable de ma sœur, se décidèrent à faire une course à celui qui m'épouserait le premier. Je n'avais que 12 ans, mais j'avais déjà une bonne dizaine de prétendant haut placé attendant la décision de mes parents.

Lorsque ma gouvernante m'annonça que je serais « vendue » à la façon de ma sœur à un Dragon Céleste, et que je partirais dans peu de temps pour commencer ma « formation » là-haut, je perdis littéralement le contrôle de moi-même, criant qu'ils n'avaient pas le droit de me faire ça, de m'attacher ainsi à leur règle, que je ne voulais en aucun cas suivre ce chemin, que ce n'était pas ma voie, que, sous prétexte que je serais une jolie femme, ma place serait au côté d'un de ces machos imbus d'eux même. Mes parents cédèrent à mon caprice, au prix de leur vie et de celles des habitants de mon pays.

Un mois après le refus de mes parents pour me vendre avec comme prétexte que le poste d'hériter resterait alors vaquant, les représailles envoyées par ces monstres tuèrent mon peuple, en silence, la nuit. Comme ça, il n'y aurait plus de peuple à gouverner, donc, plus de pays comme excuse, donc je pourrais partir épouser un de ces salops.

Cette nuit-là, je fus réveillée par les cris de mes parents. Mais quand j'arrivai dans leur chambre, il était déjà trop tard. Ils avaient tout détruit sur leur passage, rendant mon geste égoïste encore plus atroce qu'il ne l'était, et le sacrifice de la personne de ma sœur inutile. Ils avaient tué tout le monde, je devenais la seule survivante, celle qui, d'une manière ou d'une autre, allait, de toute façon, être emprisonnée par ces connards de Dragons Célestes, et donc, par ce Gouvernement, par cette planète.

Quand ils voulurent m'embarquer, prise de panique, je développais mon premier droit divin, venant de Mars, Dieu de la guerre, particulièrement en colère qu'on s'en prenne à un de ces peuples. Je réduisis à néant les 100 assassins qui avaient décimé mon peuple. Le lendemain du massacre, c'était un jour de Soleil, le dernier que vit le peuple de Yukiyama.

Je me sentis d'abord terriblement coupable, puis, je sentis un sentiment hors du commun me prendre. La haine. La haine m'obligeant à vivre pour faire payer à chaque personne ayant infligé ça à mon royaume, à mes parents. Moi la première. Le désespoir fit place à la haine, et je me perdis totalement dedans.

- Mais comment… comment t'en es-tu sortie ?

- Dragon et son bateau principal de Révolutionnaire à peine créé, revenant d'East Blue, passait par là, quand il a eu vent de l'histoire. Il est venu pour voir s'il y avait par miracle, des survivants, et me trouva moi, assise sur la tonne de cadavres sur lesquels j'étais censée veiller en tant que princesse et future reine. Il me sauva, m'abrita, me fit disparaître aux yeux du monde, et m'éleva dans la Révolution, me promettant de faire tout pour retrouver ma sœur, et qu'il changerait ce monde corrompu dans le futur le plus proche possible. Il me forma pendant un an, et je devins vite un atout par ma cruauté et mes talents, développant rapidement mes droits divins. Je lui promis de rester 4 ans avec lui, ce que je fis avant de vous rencontrer.

Le silence s'installa lentement, le jeune homme comprenant qu'elle avait fini de lui raconter son histoire. Elle baissa les yeux :

- J'ai eu tord de te juger, Maeko, parce que finalement, je ne vaux pas mieux que toi. Je suis même pire.

- On est tous les deux des cas désespérés, il faut croire.

Elle releva la tête et chercha son regard mais ne le trouva pas. Il fixait l'horizon plongé dans la nuit. Il eut un sourire et se tourna complètement vers elle :

- Tu sais ce qui me blessait le plus pendant mon enfance ?

- Non…

- Ce n'était pas l'enfermement ni même le jugement que les autres posaient sur moi. C'était le fait que je savais déjà à l'époque que j'étais condamné. Que je n'avais aucune possibilité de choisir mon destin. Mon avenir était tout tracé. Je deviendrais une machine à tuer parce qu'ils l'ont décidé. Et ça, ça me révoltait vraiment. Parce que finalement, toi, tu as toujours eu le choix dans ta vie. Tu as fait le mauvais, certes, mais on t'a laissé le faire. Moi, j'aurais donné n'importe quoi pour faire un choix, même un qui m'aurait gâché ma vie future. J'aurais connu le sentiment de regret, celui qui est réservé aux humains, pour me sentir humain. C'était tout ce que je demandais. Connaître l'humanité.

Alikey en était bouche bée. Comment avait-elle pu juger un garçon comme lui ?

- Mais Lucia est arrivée. Et là, elle m'a appris tous les sentiments humains et normaux que Satch et Marco et tout le reste lui avait appris. Elle m'a appris à rire, à sourire, à relativiser, et même à pleurer. Ça peut te paraître idiot, totalement absurde, mais même pleurer je ne savais pas comment on faisait. Je n'arrivais pas à mettre de mot sur le sentiment qui m'abritait tout le temps : la tristesse. Elle m'a d'abord appris ce que c'était eh puis, elle m'a dit que souvent, contre ça, il n'y avait pas 36 milles remèdes. On pleure pour l'exorciser et on aime pour totalement le faire disparaître. Et à partir du moment où j'ai pleuré, je me suis senti réellement humain, et j'ai pu ressentir d'autres émotions propres à l'Homme. Alors tout allait mieux.

Alikey sourit tendrement devant son ami, et regarda sa main. Le cercle rouge avait disparut, mais elle ne dit rien. Elle se contenta de se relever et de tendre sa main vers lui :

- Je me suis rendue compte de la valeur des choses Maeko. Du prix de la vie des gens. J'étais une princesse capricieuse et pourrie gâtée comme tant d'autres. J'étais faible, étroite d'esprit, et si peu ouvert au monde extérieur et aux autres. Ma vie se résumait aux richesses qu'on m'apportait en masse et aux choses qu'on m'offrait sans jamais me contredire. J'ai eu un caprice, un dernier caprice, celui de trop, qui a anéanti tant de gens. D'un certain côté, je me dis que j'étais jeune, terriblement jeune et qu'à 12 ans, je n'étais pas encore assez mature pour réellement comprendre les conséquences de mes actes. Mais je me cache derrière de fausses excuses. Bien sûr que je n'étais pas consciencieuse des répercutions. Mais Alessandra elle-même s'était sacrifiée pour le bien de ce pays. Elle s'était donnée corps et âme dans cette tâche et je n'ai fait que piétiner tout ça par pur... vanité presque. J'étais terrifiée, mais ne l'était-elle pas elle-même ? J'ai fait un choix, un terrible choix, et maintenant, je ne pourrais plus jamais revenir en arrière. Et il m'a fallu ça pour prendre conscience des choses Maeko. Que chaque petits détails avaient son importance, que chaque moment pouvait être vécu comme le dernier. Parce que le monde est cruel, impitoyable. Et que les Dieux, aussi bons et protecteurs soient-ils, ne nous épargnent pas certaines souffrances, certaines douleurs. L'ami d'enfance de Lucia. Ta mère, celle d'Elsa. Mon peuple. Autant de personne qui ont à mourir pour qu'on se rende compte que le monde ne tourne pas rond. Je retrouverais ma sœur un jour, et m'excuserais parce que j'ai réduit en cendres tout ce qu'elle avait fait pour le royaume. Et lui dirait qu'elle avait raison aussi, que j'aurais fait une reine pitoyable. Par contre, je lui annoncerais que j'aurais au moins réussi à faire quelque chose de bien dans ma vie.

- Laquelle ?

- Vous trouvez, tous. Toi et Lucia en premier lieu, mais cet équipage aussi, qui m'accepte comme je suis, et t'accepte comme tu es, malgré nos défauts et notre passé.

Maeko attrapa sa main dans l'espoir de ne plus jamais la lâcher et se releva avec l'aide de la blonde. Puis, elle prit son autre main, et l'ouvrit, pour lui montrer que le cercle avait disparu :

- Je crois qu'il y a une petite tête rouge qui nous attend. Tu ne pense pas ?

Il ouvrit alors grand les yeux de surprise, et sans attendre plus, tira sur la main d'Alikey dans la sienne et courut pour rejoindre le pont.

Elle était là, bras dessus bras dessous avec Ace, qui la soutenait en riant. L'équipage encore réveillé était agglutiné autour d'elle, et elle souriait. Maeko se stoppa net devant cette vision, les larmes lui montant aux yeux. Elle allait bien. Elle souriait. Elle était de retour à la maison. Que pouvait-il demander de mieux ? Alikey tira doucement sur sa main pour le rapprocher, puis mit fin au contact en se séparant de lui. Elle se tourna ensuite vers son commandant et Lucia, et la masse se décala. Le regard bordeaux de Maeko croisa celui bleu de Lucia, et ils se comprirent tous les deux. Elle eut un sourire moqueur, ce sourire moqueur qu'elle prenait avec lui :

- Je dois dire que je suis déçue Maeko. Tu restes à mon chevet quand je suis dans un profond coma et quand je me réveille, personne n'est là. T'en loupe vraiment pas une.

- Lucia…

- Allez, dépêche-toi de venir me faire un gros câlin avant que je ne sois réellement en colère contre toi.

Le brun ne se fit pas prier et enjamba rapidement les quelques mètres qui les séparaient pour aller se réfugier dans les bras de sa première amie. Ils vacillèrent légèrement avant de tomber à la renverse, sous les rires de tous :

- Je suis désolé Lucia, tellement désolé.

- Ne t'excuse pas, gros nigog, si tu continues comme ça, je vais finir par pleurer et j'ai horreur de ça.

Oui, finalement, Lucia et Maeko n'avaient pas changé. Loin de là.

Et si Maeko aurait donné tout l'or du monde pour son amie, comme il l'avait prouvé en affrontant seule Elsa pour la libérer, il était loin d'être à la hauteur des choses qui les attendaient.

Et si Alikey avait fait un grand pas en avant, et qu'elle pouvait enfin s'affranchir de ses démons, une ombre grandissait sur le Moby Dick, ne tardant pas à bientôt le recouvrir entièrement.

La jeunesse du Moby Dick allait être embarquer dans une aventure qui serait plus forte qu'eux.

Et à contre courant, arriveront-ils à sortir la tête de sous l'eau pour à nouveau bien respirer?


Voilà voilà, une nouveau chapitre. Le deuxième partie arrivera dans la semaine, mercredi ou jeudi, parce que vendredi, je repars en vacances.

Alysse : une review n'est jamais inutile, même si je dois avouer que je n'arrive pas à déterminer si tu as rendu plus positif ou négatif de ce chapitre :') j'espère que la suite ne t'a pas déçu :)

Et n'oubliez pas que si vous avez une suggestion, une question, quelque chose qui vous gêne, vous dérange, ou simplement l'envie de me lancer des fleurs, n'hésitez pas à poster une review, je ne mords pas, et en plus c'est gratuit.

Prochain chapitre : Annonciateur de nouvelles en tout genre. Face aux fantômes d'East Blue.

A plus!

- La Femme Invisible.