Disclaimer : One Piece appartient à Oda et à personne d'autre. Par contre il se pourrait que ce soit moi qui ais inventé Maeko, Lucia et Alikey.


Arc 2 : Passés entremêlés.

Chapitre VI : Reddosan, l'île aux souvenirs. Qui sont Gisei et Hoshikuzu Tsy ?

Voilà une semaine que le quatuor avait quitté l'île de Dawn après le départ du chapeau de paille en mer. Dans la joie et la bonne humeur, ils se dirigeaient vers West Blue pour trouver la véritable histoire d'Heyko Swann, et donc, partiellement, celle de Lucia. D'ailleurs, cette dernière restait de plus en plus interdite plus les jours défilaient. Elle avait été d'humeur extrêmement bonne ne revoyant son frère et Makino, mais l'ambiance était retombée au fil des jours où ils se rapprochaient de son île natale. Ils en avaient un peu parlé avec Alikey, et cette dernière en était venue à la conclusion que Lucia avait peur de découvrir une vérité qui l'effrayait. Une vérité qu'elle n'avait pas envie de savoir.

Sabo restait toujours silencieux face à Lucia. Depuis leur discussion il avait décidé d'arrêter. D'arrêter le petit jeu qu'il s'amusait à avoir avec elle. Il avait pensé que le temps l'aurait plus changé (tout comme avec lui), mais finalement, à part s'être endurcie, Lucia n'avait pas changé d'un poil. Contrairement à lui. Il se retrouvait face à elle, face à son enfance, face au souvenir lointain de l'ASL. Il avait longtemps essayé d'enfouir ses sentiments au plus profond de lui, mais Lucia les faisait ressortir sans même le savoir. Et la cicatrice ASL qui avait mis tant de temps à se refermer semblait se rouvrir toujours aussi béante qu'avant. Alors il l'évitait pour ne pas empirer les choses.


Lucia regardait avec précaution le Log Pose donné par Shanks. L'aiguille bougeait légèrement, indiquant que l'île n'était plus trop loin. Elle caressait doucement les lettres inscrites dans le bois de l'objet. Le mot « maison » y était inscrit, ce qui mettait Lucia en position de question. Depuis quand Shanks considérait qu'il avait une maison autre que le Red Force ? Il était un pirate et un pirate n'a aucune attache par rapport à ce genre de chose. Pourtant, Lucia ne pouvait le nier, elle-même était très attachée à l'île de Dawn, par les souvenirs qu'elle y avait. Alors elle tenait ce côté-là de la personnalité de Shanks ? Elle n'imaginait pas l'Empereur nostalgique, ça c'était sûr. Même Barbe-Blanche l'était plus que lui. Pourtant, ces quelques lettres écrites sur le Log Pose démontraient bien qu'il l'était. Il avait du souffrir, à la mort d'Heyko et cela désolait fortement sa filleule. Lucia n'avait beau ne jamais le montrer, elle aimait et respectait Shanks. Moins que Marco ou Satch, mais quand même. Il avait été là, et il avait été comme sa seule vraie famille avec Luffy. Alors elle lui faisait souvent la gueule, mais l'appréciait tout de même.


Reddosan, aux abords, se présentait comme une île tout ce qu'il y avait de plus normale. Elle avait un port, pour y accueillir quelques bateaux, et on pouvait y apercevoir un long chemin menant vers un village paumé entre les montagnes. Le paysage avait quelque chose d'idyllique. Les hauts monts entourant l'île étaient recouverts de verdure, et, sous le soleil, ils scintillaient presque :

- C'est magnifique, s'émerveilla Alikey, devant le paysage.

Le village d'où venaient Heyko et Shanks se situait au fond des montages, dans une clairière éclairée et protégée par le relief. Tout semblait calme et paisible. Le village n'était pas des plus grands, mais pas des plus petits non plus. Les habitants semblaient vivre de leur propre commerce, vivant indépendamment du monde extérieur. Il n'y avait même pas une petite base Marine. Voilà qui expliquait certainement le fait que deux des plus grands pirates viennent de cette île. En tout cas, le paysage était magnifique et faisait ressasser à Lucia de vieux souvenirs enfouis. Très vieux et flous, les souvenirs. Elle y avait passé deux ans de sa vie et pourtant, les lieux lui étaient étrangers. Sauf quelques uns qui étaient vaguement familiers. Le port, où elle attendait quelqu'un avec impatience (supposé Shanks) la balançoire en haut de la colline, où elle y allait avec sa mère et la vieille bâtisse à l'écart où elle habitait. La masure était maintenant abandonnée et la végétation avait repris ses droits dessus.

Lucia s'y avança, passant par la petite porte cassée de l'entrée. Des racines s'étalaient tout le long du couloir menant aux diverses pièces de la maison. La cuisine était démolie, le meuble dans l'entrée aussi. La chambre de Luffy avec le lit pour bébé était fidèle à elle-même, poussiéreuse mais intacte. Le petit salon aussi n'avait pas changé d'un pouce. Lucia eut un sourire nostalgique en entrant dans la dernière pièce au fond de la maison.

La porte s'entrouvrit sous la légère pression créée par Lucia. Elle s'ouvrit alors complètement, donnant sur une chambre pour enfant simple mais colorée, avec quelques jeux et un lit posé dans le coin de la pièce. Lucia s'y avança timidement, comme interdite d'être ici. Elle alla jusqu'à la vieille commode où y était posé un cadre. Elle le prit doucement en main et y enleva la poussière accumulée ces dix sept dernières années. Une photo d'elle, d'Heyko et de Luffy, à peine né, lorsqu'elle était à peine âgée de 2 ans. Ses petites boucles rouges mettaient son visage ronds et ses fossettes d'enfants en valeur. Elle tourna ensuite son regard vers sa mère, qui avait un sourire discret mais joyeux. Elle se rendit compte aussi des cernes qu'elle avait sous les yeux. Elle était déjà gravement malade à la naissance de Luffy, il fallait croire.

Elle quitta la pièce remplie de souvenir à regret, pour se retourna vers ses trois compagnons. Elle sentit ses yeux la piquaient. Elle n'avait jamais eu un souvenir glorieux de sa mère, mais elle savait qu'elle les avait toujours aimés. Et qui serait assez ignoble pour haïr sa mère ? Lucia avait eu tord, encore une fois. Heyko n'était pas un ange, mais elle l'avait été pour eux, le peu de temps qu'elle avait été là pour eux. Elle mit doucement la photo dans sa poche en maudissant Shanks de ne l'avoir pas repris à l'ordre plus tôt :

- Bon, maintenant on retrouve mon père et une personne qui pourrait m'informer sur Akaoni.

- A tes ordres, chef, s'écria Maeko, en se mettant dans une position très solennelle.

- Arrête de faire l'idiot et cherchons le lieu où ils stockent les registres. Si ma mère a bien fait les choses, elle a du faire un acte de naissance.

- Tu es plus intelligente que je ne le croyais, sourit Alikey, emboîtant le pas à tout le monde.


Ils avaient trouvé une sorte de bibliothèque où les registres de la ville se trouvaient. Ils y étaient entrés, se faisant passer pour des marchands à la recherche d'une marchandise disparue en mer. Enfin, quelque chose dans le genre, Maeko et Lucia n'avaient pas bien capté le speech de Sabo et Alikey. Niveau infiltration, on faisait mieux qu'eux.

Donc cela faisait dix bonnes minutes qu'ils s'amusaient à chercher les actes de naissance en tout genre, dans l'année de naissance de Lucia. Maeko ruminait plus ou moins en silence, envoyant un énième carton balader plus loin. Alikey épluchait tous les papiers d'un air concentré, quand à Sabo, il avait disparu inopinément, prétextant une mission venant de Dragon pour fouiller dans une autre galerie des registres :

- Mais ce n'est pas possible qu'autant de gosse soit nés la même année que toi, Lucia.

- Je crois que je tiens un truc, dit calmement Alikey, sortant un papier du lot.

Les deux autres jeunes se rapprochèrent de la blonde et elle lut le papier à haute voix :

- Lucia Tsy, de parents Serina et Edward Tsy.

- Tu es sûr que…

- Heyko a certainement dû prendre un pseudonyme.

- Non, tu t'es trompée, Ali, regarde la date. Ce registre a plus de 70 ans.

- Ah… mais c'est étrange tout de même. Attends, là j'ai le livré de famille de la famille Tsy, peut-être que…

- Descends deux générations plus bas.

- Ah là ! Lucia Tsy, de parents Heyko Swann et Gisei Tsy.

Un blanc s'installa entre eux alors que la concernée récupérer le précieux livre. Elle regarda ensuite la page et le nom de ses deux parents avec attention. Puis, elle prit la page et l'arracha du livre :

- Non mais ça ne va pas ?!, s'écria Alikey, indignée.

Lucia l'ignora et porta la feuille de papier à sa poche. Elle en sortit un petit coffre qu'elle avait déterré de la falaise sur l'île de Dawn, en dessous de la fausse tombe de Sabo, et l'ouvrit. Dedans se trouvait un dessin intact, la photo qu'elle avait trouvait dans la masure et maintenant son acte de naissance. Elle se releva en rangeant la boîte dans sa poche, et se tourna vers Alikey qui rangeait les registres et Maeko qui l'aidait :

- Je veux me rendre sur la tombe de ma mère.

- A ta guise, soupira la blonde, se relevant.

Elle ne comptait pas rester trop longtemps sur cette île remplie de mauvaises ondes pour elle.


Une tombe, qu'était-ce réellement aux yeux de Lucia désormais Tsy ? La seule qu'elle n'avait jamais vue était la toute petite qu'elle avait faite en l'honneur de Sabo. Makino lui avait expliqué que, quand on perdait un être cher, on lui créait une sépulture pour pouvoir se recueillir en sa mémoire. On y mettait aussi des fleurs en sa mémoire et pour nourrir le faible espoir qu'il soit encore avec nous. Alors Lucia avait prit des petits morceaux de bois, les avait lié en croix, avait gravé le nom de son ami et l'avait planté dans un coin à l'écart de la falaise où elle seule s'y rendait, face à la mer que Sabo aimait tant. Elle y mettait alors des lys bleus donnés par Makino, fleur connue pour sa longévité. Comme ça, même si elle partait deux ou trois mois au centre, la tombe serait quand même recouverte de fleur.

Elle y avait ensuite enterré dans un petit coffre en bois, le dernier dessin qu'elle avait fait des trois frères. Immortalisant la promesse d'Ace à Luffy, sur la falaise, face à la mer. Le moment le plus fort de sa vie, qui resterait gravé dans sa mémoire à jamais.

Et là, elle se trouvait face à une vraie tombe. Faite de pierre avec un petit bouquet de tulipe mis dessus, témoignant qu'il restait une personne sur cette île qui prenait soin de sa mère. Dessus, étaient gravés son nom, son prénom, sa date de naissance et celle de mort. Une petite citation y était aussi inscrite, derrière le bouquet de tulipe : « Vivre libre m'aura donné la chance de parcourir le monde. Et parcourir le monde, d'avoir vécu libre. » Lucia eut un faible sourire :

- Ta mère avait ce quelque chose de philosophique, dit calmement Alikey.

La blonde remarqua le poignard posé à côté du bouquet de tulipe, et le ramassa, intrigué mais aussi outré qu'on puisse laisser une arme sur une pierre tombale. Maeko restait silencieux, lui n'ayant jamais pu se rendre sur la sépulture de sa mère. Il restait donc en retrait, le regard dur. Sabo n'était toujours pas réapparu. Alikey s'assit plus loin, sur un tas de pierre, et regarda le poignard :

- On dirait une arme ancienne, dit-elle en le regardant bien. Je me demande bien qui a pu mettre ça sur sa tombe et ce qu'il représente. Si je me souviens bien, Heyko se battait avec deux sabres non ?

- Vous avez tout à fait raison, mademoiselle, dit une voix sortie de nulle part.

Les trois adolescents se retournèrent brusquement pour faire face à une femme aux cheveux aussi rouges que ceux de Lucia, mais plus longs. Malgré son âge avancé apparent, elle portait des vêtements courts et légers, sans être pour autant vulgaire. Un bandeau barrait son œil droit tandis que le gauche, vert comme l'émeraude, fixait les trois jeunes avec un intérêt et une satisfaction non cachés :

- Il appartenait à notre Doctoresse, Ameline. Elle ne supportait pas la violence, mais avait accepté de nous suivre et la seule arme qu'elle avait était ce poignard.

- Votre… votre doctoresse ?, bégaya Alikey devant l'impressionnante aura de la nouvelle venue.

- Les Cygnes Blancs avaient beau être un équipage redouté, il fallait bien se soigner aussi, de temps à autre.

- Les Cygnes Blancs !

- Oh, mais j'ai oublié de me présenter, quelle impolitesse ! Je m'appelle Hoshikuzu Tsy, ancienne lieutenante des White Swann Pirates. Enchanté de faire votre connaissance à tous les trois.

- Tsy… Hoshikuzu, murmura Lucia.

- Tu as tout compris, Lucia, je suis ta tante. Du côté paternel, qui puis est.

- Vous connaissez donc mon père.

- Oh, oui, je le connais même très bien, étant sa sœur jumelle. Mais chaque chose en son temps. Je suppose que tu n'es pas là par hasard. C'est Shanks qui t'envoie ?

Lucia resta silencieuse, encore sous le choc. Alikey se décida à répondre à la place de son amie :

- En fait, l'histoire est un peu longue, mais Lucia a eu quelques ennuis, et on lui a parlé d'Akaoni et elle a pensé que venir ici l'aiderait à trouver des réponses à ses questions.

- Eh bien je suis ici Lucia, je peux t'éclairer sur n'importe quel sujet.

La jeune femme chercha la première question à lui poser, les autres se battant dans sa tête pour pouvoir sortir :

- Je…

- Commençons par le commencement veux-tu bien, Lucia. Tu veux certainement savoir qui est Akaoni et pourquoi tu l'as en toi.

- Oui.

La prénommée Hoshikuzu prit lentement sa respiration en fermant son œil valide puis le rouvrit avec un faible sourire :

- Je connais ta mère depuis longtemps, bien longtemps. Et à l'époque, elle avait déjà rencontré Akaoni.

- Mais qui est Akaoni ?

- Chaque chose en son temps. Akaoni est ce que l'on peut appeler dans l'ancienne mythologie, un démon, un ange déchu qui a suivi Hadès dans sa course impossible au pouvoir, freinée par Zeus. Ange qui a perdu tout ce qu'il avait de plus pur en entrant dans les Enfers pour se laisser envahir par la haine.

Pff. Elle a pris un sacré coup de vieux la diseuse de bonne aventure, répliqua la voix supposée d'Akaoni.

- Je suis sûre qu'elle a fait un commentaire, sourit « la diseuse de bonne aventure. »

- Elle a fait remarquer que vous aviez pris un coup de vieux. Mais là n'est pas la question. Je porte donc un démon en moi. Pourquoi ?

- Parce qu'Heyko l'a porté avant toi. Et qu'elle te l'a légué à la naissance.

- Dans quel but ?, demanda-t-elle, derechef.

- Ça, c'est plus compliqué, soupira Hoshikuzu. Ce que tu dois savoir Lucia, c'est que c'était principalement pour te protéger.

- Mettre un démon dans le corps de sa fille… je ne trouve ça très intentionné de la part d'une mère, fit remarquer Alikey, acerbe, dont les fortes croyances lui dictaient souvent ses paroles.

- C'est parce que tu ne connais ni Heyko, ni Akaoni.

Hoshikuzu s'assise, l'air peiné, puis continua son récit :

- Je ne sais réellement comment elles se sont connues toutes les deux, mais dès l'âge de 8 ans, Akaoni a élu domicile dans le corps d'Heyko. Elles partageaient un lien étrange, une compréhension mutuelle qui les poussait au respect, l'une pour l'autre. Un démon utilisé dans un corps humain fait des dégâts, énormément de dégâts, mais Akaoni voulait préserver Heyko de ces dégâts et donc usa le moins possible de sa force.

Elle exagère, comme toujours.

- Elles ont ainsi traversé les âges, ensemble, Akaoni prêtant de la force à Heyko, et Heyko prêtant de l'amitié à Akaoni. Elles se complétaient toutes les deux finalement.

Pff, comme si j'avais besoin de ça, fit remarquer la démone, dédaigneuse.

- Eh puis, il faut dire aussi que la santé d'Heyko était hors normes et elle pouvait souvent sortir de ses retranchements sans lui faire le moindre mal. Son cœur continuait de battre, peu importe la situation.

- Pourquoi, normalement une personne tient combien de temps avec un démon dans son corps ?, demanda soudainement Maeko, inquiet.

- Dans ton cas, Lucia, de ce que j'ai entendu venant de Shanks, vu que tu as hérité du cœur de ton père, 5 ans, au maximum avec que celui-ci ne lâche sous la pression trop intense.

Les trois amis accusèrent le choc, lourd et dur. Impossible, elle vivait déjà depuis 19 ans avec :

- Mais… mais…

- Il existe des moyens pour contrôler les démons. Peu, mais il en existe. Heyko a été en cherché, dès qu'elle a sut qu'elle était enceinte. Elle savait que sa vie venait à son terme et voulait te léguer Akaoni pour te protéger, tout en cherchant un moyen qu'elle ne fasse le moins dégâts possibles au cas où tu hériterais du cœur faible de ton père.

- Un sceau, soupira Alikey, comme soulagée. Un sceau, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

- Tu viens de l'archipel d'Héra jeune fille ?

- Oui.

- Donc tu dois connaître ce genre de chose. Pour faire simple Lucia, Heyko a scellé Akaoni dans ton corps, du moins, dans ta tête. Elle ne voulait pas qu'Akaoni ne se montre trop tôt, et l'a donc créé. De plus, une fois « libérée », elle a fait en sorte que tu puisses utiliser une partie de ses pouvoirs sans problèmes en créant un système de porte à l'intérieur de ton esprit.

- Un sceau à combien de niveau ?, s'intéressa la blonde.

- Deux. Tout d'abord les portes. Ton esprit est fait de 5 portes, Lucia, et Akaoni est normalement bloquer derrière la toute dernière. Si tu veux emprunter de sa puissance pour un combat ou une situation difficile, tu peux ainsi ouvrir les cinq premières portes, la laissant prendre le contrôle sans grave dégât.

- Et la deuxième partie ?

- Akaoni pourrait forcer l'ouverture de ses portes, te faisant perdre le contrôle de ton corps. Seulement, le deuxième niveau du sceau consiste à la renfermer derrière trois vœux que seul toi peux lui demander.

« Tout s'explique alors. », pensa Lucia :

- Si tu as connaissance de son existence, Lucia, cela veut dire que tu as fait au moins un vœu.

Deux, tu en as fait deux, Lucia, il ne t'en manque qu'un.

- J'en ai déjà fait deux, en fait.

- Ah… ça devient problématique.

- Qu'est-ce qui arrivera quand elle aura fait son dernier vœu ?, demanda Maeko, de plus en plus sceptique.

- Akaoni pourra ouvrir les portes à sa guise et donc, prendre possession de ton corps., affirma avec gravité Hoshikuzu. De plus, plus rien ne contiendra sa puissance et les portes finiront par rester ouverte au fil du temps. Lorsque la cinquième sera ouverte à jamais alors là…

Elle n'eut pas besoin d'en dire plus, ils avaient tous très bien compris là où la femme aux cheveux rouges voulait en venir.

Lucia perdit l'équilibre et se raccrocha à la pierre tombale de sa mère. Comment avait-elle pu ignorer ça pendant si longtemps ? Comment Heyko avait-elle pu la laisser dans une situation pareille ?

- Tu dois te dire que c'est complètement irréel, Lucia, et pourtant c'est bien la réalité.

- Vous êtes en train de me dire que je porte un démon en moi, qu'il est contenu par un sceau déjà fragilisé parce que personne ne m'a mit au courant, et qui pourrait bien me tuer en 5 ans même pas et vous voulez que j'accepte ça sans condition.

- Akaoni n'est pas censé te vouloir du mal, Lucia. Elle aimait et respectait ta mère et lui a promis de prendre soin de toi. Tu n'as pas à avoir peur d'elle.

- Mais ce que vous nous dîtes est démesuré, murmura Alikey, encore sous le choc.

- Je comprends que ça soit dur à avaler mais…

- Il n'y a donc aucun moyen de l'enlever de son corps pour qu'elle ne fasse pas de dégât ?, s'énerva Maeko, la coupant dans sa phrase.

- Si jeune homme, il en existe plein seulement… je ne pense pas que ce soit la meilleure solution.

- Vraiment ?

- Je ne sais pas si tu sais ce que représentent les pouvoirs d'un démon. Ils peuvent contrôler dans la mesure du possible, un champ magnétique puissant et sans relâche. Dans le corps d'un humain, ils accélèrent dans leur mouvement, les rendant rapide et puissant. Avec un bon entraînement, Akaoni et Lucia pourraient fusionner comme Heyko l'avait fait et là…

- Mais il ne lui resterait que 5 ans à vivre ! Elle mourrait beaucoup trop jeune !, s'indigna le brun en ouvrant grand les bras.

- Je n'ai pas dit là maintenant tout de suite. Aucune porte n'est ouverte et il lui reste un vœu. Tant qu'elle ne l'aura pas demandé, Akaoni ne pourra rien faire.

- Donc, vous nous demandez d'accepter ça comme c'est ?, s'impatienta Alikey.

- En même temps, que faire plus ?, demanda Lucia, le regard perdu dans le vide. Maintenant qu'Akaoni est à l'intérieur de moi, pourquoi la retirer ? C'est sûr, 5 ans c'est peu, mais rien ne m'oblige à faire le dernier vœu maintenant. Alors bon…

- Mais Lucia…

- Heyko n'a jamais rien fait par hasard, c'est ce qu'Oyaji m'a appris. Si elle m'a légué Akaoni et le fruit du démon, c'est pour une bonne raison.

- Le fruit de la rose non ?

- Oui.

- En effet, c'est un Paramencia, donc il est limité n'est-ce pas ?

- Tant que j'ai un minimum d'énergie, je peux créer des pétales oui, mais sinon...

- Avec Akaoni en ouvrant seulement une porte, tu pourrais élancer ton pouvoir à l'infini.

- Ce n'est pas un détail à oublier.

- Mais… Lucia… un démo…, essaya de riposter Alikey.

- Et… cinq ans, Lucia, ce n'est rien du tout, se lamenta Maeko.

- Je veux savoir, Hoshikuzu, racontez-moi pourquoi elle a fait ce choix, dit Lucia, ignorant ses deux amis.

- Heyko n'a pas eu la vie la plus simple ni la plus compliquée. Elle s'est contentée de poursuivre ses rêves et de partir en mer en espérant que le vent la porterait plus loin. La piraterie était synonyme de liberté pour elle, notion que beaucoup ont oubliée. Mais dont tu dois avoir hérité vu le tatouage dans ton cou.

Lucia frotta doucement la marque montrant son appartenance à l'équipage de Barbe Blanche. Elle eut un faible sourire avant de se concentrer à nouveau :

- On peut voir les choses ainsi.

- Sauf que tu n'en doute pas, ça ne plaît pas à tout le monde ce genre de chose.

- Je sais.

- Et donc, elle s'est rapidement fait une réputation détestable de femme sans cœur alors que ce n'était pas le cas, elle s'attaquait seulement aux gens qui se mettaient sur le chemin de sa liberté, les Marines. Jamais l'équipage des Cygnes Blancs ne s'en est pris à des civils. Puissantes, mais pas mercenaires.

- Je comprends.

- Elle savait, en vous mettant au monde, Luffy et toi, qu'elle vous laisserait avec cette sale réputation qu'elle avait maintenant. Et ça la dévastait. Luffy partait déjà perdant, mais il y avait des chances pour que toi, tu y réchappes.

- Alors pourquoi à moi et pas à Luffy ?

- Parce que tu es née la première et Dragon aurait refusé de toute manière. Elle voulait un moyen de te préserver des personnes qui te voulaient du mal à cause de son nom, et de ses actes.

- Ça reste louche.

- Ta mère croyait aussi au destin, et en rencontrant successivement ton père puis Roger, elle a forgé le tien et le sien. Mais je vais t'expliquer ça plus amplement. Si tu veux bien t'assoir, Lucia, je vais enfin répondre réellement à toutes tes questions. Je vais te dire d'où tu viens pour que tu puisses aller de l'avant et accomplir ta destinée.

Les trois jeunes adolescents obéirent alors à la plus âgée et attendirent, impatient, de connaître le fin mot de cette histoire :

- Ça remonte à il y a très longtemps, presque 50 ans, sur cette même île. Le jour où j'ai rencontré ta mère…


Encore un chapitre de fini! On avance les amis !

Je tiens à vous préciser que l'avancement dans l'écriture du troisième arc est ce qu'il en est c'est-à-dire... euh bah ça n'avance pas en fait. J'ai beaucoup de boulots et j'atteins un stade où je dois suivre méticuleusement la trame principale de One Piece (Alabasta en gros) et je dois me retaper épisodes par épisodes, chapitres par chapitres pour mettre de l'ordre, être la plus fidèle au manga, aux dialogues. Je ne sais pas si vous savez ce que ça représente mais c'est un travail monstre ! De plus comme je l'ai dit au premier chapitre, je me donne des consignes d'écriture. J'écris un nombre minimal de pages (3 à 5 pages en général, mais j'écris touuuuut petit petit) et comme j'ai déjà découpé toute mon histoire en chapitre bien précis bah... je bloque. Dans tous les cas, l'inspiration reviendra ne vous en faîtes pas et on a encore un peu de temps devant nous.

Le prochain chapitre est extrêmement court comparé à ce que je fais d'habitude. Mais je ne me voyais pas plus développé que ce que je vais dire pour l'histoire d'Heyko. Je compte de toute manière y revenir dans un hors-série consacré à elle et Akaoni.

Akaoni qui, vous l'aurait deviné, est mon deuxième personnage préféré ! Je l'adore je ne pourrais même pas vous dire à quel point. Pourquoi ? Pas la moindre idée. La place qu'elle prendra par la suite je suppose. Mais je ne vous en dis pas plus.

Merci à Alysse, j'espère de tout cœur que ça s'arrangera et que tu te feras le plus rapidement possible à cette classe remplie de têtes inconnues. Il ne faut jamais négliger les nouvelles rencontres qui s'avèrent parfois meilleures que les anciennes. Je n'ai aucun doute dans le fait que tu t'adapteras très rapidement à cette nouvelle classe. Quand à ce que tu me dis sur ma fic, c'est bien une chose à laquelle je ne m'attendais pas à ce qu'on me dise ! xD je t'apprends des choses? Ça me flatte beaucoup tu sais. Un peu trop même :') j'écris simplement pour mon bon plaisir (j'aime autant lire qu'écrire) et si j'ai bien retenu de tous mes cours de français, c'est qu'un auteur peut servir à faire passer des messages. Après j'suis pas non plus engagée hein, j'vais pas m'auto-proclamer Victor Hugo. Mais globalement et si je ne me trompe pas quand à ton avis, j'essaie de faire passer une morale optimiste. J'ai un caractère très positif et je pense que j'ai retranscris ça sur papier dans le personnage de Maeko. Un peu dans Lucia, mais moi, elle a plus tendance à baisser les bras que lui. Donc voilà quoi.

Et n'oubliez pas que si vous avez une suggestion, une question, quelque chose qui vous gêne, vous dérange, ou simplement l'envie de me lancer des fleurs, n'hésitez pas à poster une review, je ne mords pas, et en plus c'est gratuit.

On se revoit la semaine prochaine !

Prochain Chapitre : L'histoire de Gisei et Heyko. Les destins opposés d'un amour tumultueux.

Bisous mes petites otaries ! - La Femme Invisible.