Aujourd'hui c'est un jour un peu spécial pour l'aventure que je mène sur fanfiction. La semaine dernière il me restait encore quelques jours avant de pouvoir modifier définitivement (si je le souhaitais) les derniers chapitres de ma précédente fiction, ce dont je n'ai pas fais évidemment. Vous comprendrez par là que oui, mon interface ne me permet désormais que de voir les documents de White House Baby.
White House Baby est ma dernière, nous le savons tous et je ne sais pas, ça me fait extrêmement bizarre, car j'ai tellement enchaîné les écritures depuis plus d'un an que je voyais toujours un chapitre d'une autre, mais plus maintenant. Je crois que je réalise vraiment que c'est la dernière fiction, et je n'en suis pas triste au contraire. J'en suis fier.
Bref, ce n'était que pour l'anecdote, puisque cette fiction ne fait que commencer. Le septième chapitre s'ouvre sur une révélation, sur ce que nous attendons vraiment tous de toute manière. Il y aura vraiment plusieurs choses dans ce chapitre et j'espère que cela vous conviendra.
On laisse le côté politique dans ce chapitre, un côté qui reviendra évidemment. De plus, je viens de m'apercevoir que durant trois chapitres, il y aura une période estivales sans politique, juste eux donc ça risque de vous plaire, et cela sera pour le mois de juillet, un peu de patience ça arrive!
Vraiment, merci d'être là.
Kurt monte à bord de Marine One tout en saluant les gardes. Marine One reprit de la puissance et part dans le ciel de Washington avec une nouvelle escorte arrivant. Marine One navigue dans le ciel de Washington, simplement.
- Hey… Marmonne Kurt timidement.
- Tu veux boire quelque chose ? Demande Blaine.
- Non, non ça ira… Dit-il en devenant rouge.
- Les pilotes ne nous voient pas, ne nous entendent pas. Il n'y à que toi et moi. Ils peuvent voler aussi longtemps que tu le désires. Dit-il simplement.
- Pourquoi… Pourquoi en fait, je… Je ne comprends pas. Explique Kurt un peu surpris.
- Je t'ai dis qu'à mon arrivée, à Washington, nous prendrions le temps, toi et moi de discuter de ce que nous voulons, l'un et l'autre. J'ai pensé que… Faire ça ici, dans l'hélicoptère… Loin de tout le monde serait le mieux, et que… Que nous pourrions ainsi être à l'abri de tout, simplement toi et moi à discuter entre homme et adulte. Si j'aurais attendu et fait ça à la Maison Blanche, on m'aurait déranger sans cesse, au moins là, dans Marine One personne ne viendra, on a juste… A discuter et après on redescend.
- Donc tu ne vas pas me faire l'amour ? Rigole nerveusement Kurt.
- Kurt. Il n'est pas question de couché avec toi là. Je te parle simplement de dire qui nous sommes, savoir ce que l'un veut, ce que l'autre veut. Savoir les conditions, savoir tout. Simplement mettre les choses à plat pour… Nous protéger, et vivre ce que l'on veut vivre. Explique alors calmement Blaine en prenant la main de Kurt dans la sienne.
- D'accord… Très bien… Murmure Kurt en lui embrassant subitement les lèvres.
Marine One survole le ciel de Washington alors que le soleil frappe les vitres. Ils en ferment les rideaux pour ne pas être gêné et firent un long temps de silence à simplement s'embrasser, ce qui en dit déjà long sur ce qu'ils souhaitent.
- Les pilotes ont une heure. Après ils devront nous ramener par contre, Kurt. Murmure Blaine en fermant les yeux.
- Une heure, ça sera suffisant pour que l'on fixe nos conditions à chacun et… Qu'on assure notre protection de vie privée. Sourit simplement Kurt en l'embrassant à nouveau.
Marine One reste dans le ciel de Washington simplement, escorté par les radars de la base militaire mais également par deux hélicoptère qui scrute les alentours et analyse le sol, même si, vue l'altitude rien du sol ne peut les atteindre. Blaine et Kurt se regarde beaucoup et ne parle pas vraiment finalement, ne sachant pas par ou commencer réellement.
- Bon tu préfère que je commence Kurt ? Si ça peut t'aider à te sentir moins… Moins sous pression je vais moi, me lancer d'accord ? Et après c'est toi qui dira que ce que tu veux ! Dit-il en souriant.
Kurt acquiesce et Marine One part un peu plus en balade au même moment. Blaine lui observe Kurt et réfléchit à comment s'adresser à lui, pour poser les bases solides sans faire trop compliqué et sans trop non plus l'effrayer évidemment. Kurt attend impatiemment et finit par se servir un verre d'eau face à la timidité extrême et compulsive de Blaine qui n'a jamais été aussi gêné de toute sa vie. Pour autant Kurt arrive à le détendre au bout d'un instant et Blaine fut enfin, s'exprimer réellement sur ses sentiments qu'il ressent.
- D'accord… Murmure t-il.
Blaine prit sa main et lui embrasse doucement puis repose ses yeux dans les siens, se perdant dans son regard comme une étoile dans un ciel si sombre, ne se guidant qu'à un seul satellite, le soleil. Kurt lui sourit simplement en retour ce qui, pour Blaine est beaucoup.
- Tu sais, ça fait un moment que je réfléchis à qui je suis réellement et ce que nous sommes. Ce que tu es mes yeux, Kurt. Dit sans sourire. Le jour où… Il y a eu l'attentat à Séoul j'ai cru… Perdre un ami, un frère oui mais… Plus… Dit-il en souriant nerveusement. J'ai cru perdre la moitié de moi-même, Kurt.
Kurt lui sourit faiblement mais s'attarde à ne rien dire, pour lui éviter toute confusion ou tout simplement frein à son expression. Il veut tout savoir et le meilleur moyen et de ne rien dire, de ne rien demander.
- J'ai tellement eu peur pour… Pour toi, que depuis ce jour j'ai su ce que tu étais à mes yeux, ce que tu représentes pour moi. Peut-être qu'il m'a fallu tout ce temps à pour réellement le comprendre mais, aujourd'hui. Je sais ce que je veux, et ce que je veux c'est toi, et rien d'autre. Dit-il les yeux brillant.
C'est dit. Voilà. Blaine s'est enfin livré sur ses sentiments et Kurt en sourit au bord de l'idiotie. Sa joie est visible et il se mit à rire nerveusement et regarde autour de lui, puis dans les hublots.
- Je crois que c'est à moi… Bon… Souffle t-il en devenant moite. Si je n'ai jamais eu de petit-ami… Tu sais c'est parce que… C'était toi pour moi, depuis le début… Dit-il en baissant les yeux.
- Tu…
- Je t'attendais… Dit-il en soupirant simplement.
Blaine lui sourit simplement et un silence envahit Marine One. Blaine informe son souhait de retourner au « Château » et les militaires s'exécutent. Kurt fixe le paysage dans le hublot et vit une lèvre s'approcher de son oreille et lui murmure quelques mots…
- Nous devons nous cacher, médiatiquement. Dans la Maison Blanche on ne risque rien, mais en dehors ce sera autre chose. On doit se cacher, tu le sais ? Soupire Blaine.
- Je sais mais… Est-ce-que ça en vaux vraiment…
- Le coup ? Demande Blaine en lui coupant la parole.
- Oui… Soupire Kurt.
- On ne saura jamais si nous ne testons pas tu sais… Soupire Blaine en l'embrassant tendrement.
Marine One se pose sur la pelouse de la Maison Blanche peu après l'échange, comme un signe ou tout se doit de s'arrêter. Mais non. Blaine prit la main de Kurt et descendent de Marine One ensemble, allant dans les appartements privés. Ils se postent autour d'une boisson chaude, sans être déranger bizarrement. Kurt se mit à rire subitement puis devient rouge.
- Qu'est-ce-que tu as, Kurt ? Demande avec un sourire Blaine.
- C'est vraiment en train de se passer ?
- Je crois. Sourit Blaine un peu perturbé.
- Putain j'ai… Je…
- Je vais t'imposer mes conditions pour nous protéger Kurt. Si elles sont de trop, on ne tentera rien du tout, est-ce que je suis assez clair pour toi ? Demande t-il en perdant son sourire si rapidement.
- Euh… Bon, ok… Dit-il en faisant la moue.
Blaine changea de place et vint se poser en face de lui et le fixe droit dans les yeux en jouant avec sa cuillère dans sa tasse et ne cesse de regarder Kurt, comme une drogue. Une passion, une de ces dévotions dont on tombe vite amoureux.
- Premièrement on évite les sorties publiques. Du moins aucun signe affectif.
- D'accord. Répondit aussitôt Kurt.
- Deuxièmement, on ne fait aucune photographie sentimentale de nous deux, aucun échange immortaliser.
- Wow ok… Dit-il en tordant du nez.
- Et dernièrement… Tu resteras à ta résidence la plupart des nuits, on évitera de dormir ensemble ici. Dit-il froidement.
- Quoi ? S'exclame brutalement Kurt.
- C'est ça, ou notre histoire sera éclatée au grand jour. Et je crois que c'est la dernière chose que tu voudrais. Dit-il en souriant narquoisement.
- Très bien ok ! Ok… J'accepte parce que… C'est triste mais, c'est aussi…
- Exaltant ?
- Excitant. Préfère dire Kurt.
Ils s'approchent et s'embrasse sans complexe comme s'ils n'y avaient jamais eu de barrière auparavant, Blaine prend toujours ces devants là pour les baisers et, putain il sait bien manier sa langue dans une autre bouche c'est incroyable, divin et tellement bon. Ni l'un, ni l'autre ne peut s'en lasser alors que cela ne fait que commencer. Kurt commence a glisser sa main sur le torse de Blaine et sous sa chemise, mais il vit une réticence. Blaine s'en écarte et stop tout, subitement.
- Non. Dit-il en soupirant.
- Non ? Demande Kurt.
- Je n'ai rien pour… Je n'ai pas de capote ok et je… C'est tôt. Trop tôt. Dit-il en soupirant.
- On se connait, ça fait longtemps qu'on n'a pas couché toi et moi… Nos tests de quand one st rentré ici on dit qu'on avait rien. Rappelle Kurt.
- Même, Kurt s'il te plait… On a le temps, ne nous presse pas a nous envoyer en l'air, s'il te plait. Je ne suis pas prêt de couché avec feu mon Meilleur-Ami. Dit-il simplement en l'embrassant.
- Comme c'est trop tôt de dire…
- Je t'aime ? Coupe à nouveau Blaine.
- Ouais… Soupire Kurt.
- Je ne suis pas aussi exigeant. On se le disait déjà en tant qu'ami alors… Tu as ma permission M. Le Vice Président. Sourit Blaine en faisant tomber Kurt de la chaise.
Des talons viennent vers eux. Des talons qui sont de plus en plus bruyant et les surprend. C'est Santana, son visage est apeuré et les garçons se relève aussitôt, rien ne la fait sourire. Blaine regarde rapidement Kurt et Santana s'avance un peu plus à eux, prenant la main de Kurt et le regarde en premier.
- Santana qu'est-ce-que tu as… Demande t-il.
- Nous devons aller à l'hôpital, tout de suite Kurt. Dit-elle d'une voix tremblante.
- Pourquoi l'hôpital ne m'a pas téléphoné ? Demande t-il d'une voix bourru.
- Ton téléphone était sur silencieux, Kurt avait son téléphone dans l'antichambre il a sonné alors… Dit-elle simplement.
- Qu'est-ce-que… Papa il…
- Kurt, ne perdons pas de temps, la voiture t'attend. Dit-elle en le lâchant de Blaine.
- Mais… Blaine tu… Viens ? Demande Kurt en marchant.
- J'arrive. Dit-il en les rejoignant.
Ils descendent en trombe des escaliers et quittent la Maison Blanche en vitesse, le convoi d'ores et déjà en place. La Cadillac On escorté de deux lourds Range Rover sombre quitte la propriété des Etats Unis d'Amérique pour prendre la direction de l'hôpital. Illégalité. C'est le mot qui décrit l'action du convoi. Ils arrivent tellement vite à la clinique. Kurt court dans l'hôpital et part vers le bureau des infirmières qui l'interpelle avant d'entrer dans la chambre.
- Dîtes moi ce qui se passe…. Qu'est-ce-qu'il lui arrive ! Je veux savoir ! Hurle t-il.
- M. Hummel, nous ne devons parler qu'à…
- Je suis là. Dit-il en refermant son blazer.
- M. Le Président… Monsieur Anderson pardon… Veuillez nous suivre je vous prie. Dit l'infirmière alors que Kurt se décompose.
- Laisse moi venir ! Dit-il méchamment.
- J'en ai pour deux minutes. Dit-il et entre dans la chambre avec les infirmières.
Blaine entre dans la chambre et découvre Burt plus que jamais épuisé. Il s'installe devant le lit et écoute l'infirmière. Rien n'est bénéfique et peut-être que la promesse sera elle, rompu. Toute montre bien que Burt est en phase terminale, terminale. C'est une histoire de jours, d'heures, mais la semaine… Peut-être qu'il ne la verra pas venir. Burt est cadavérique pratiquement. Non, il l'est. Sa peau grise et ses joues si creuses, ses cheveux quasiment inexistant.
- Combien de temps ? Demande t-il.
- Moins d'une semaine. Dit-elle.
- Transférer le cette nuit à la Maison Blanche. Ordonne Blaine.
- Monsieur, vous êtes Président de ce pays, je le conçois, mais le transporter le tuerait sur le champ. Hélicoptère, ambulance… Bouger d'ici le tuera. Insiste l'infirmière.
- Faîtes le ! Ordonne t-il plus méchamment.
- Non. Dit-elle simplement. Je vais vous laisser, nous allons suivre le processus de l'endormissement dès demain. Nous l plongerons dans le coma petit à petit et son système respiratoire et cardiaque cessera d'émettre. Dit-elle. Voulez-vous que…
- Je lui dirais, ce sera tout, merci. Dit-il méchamment.
Elle le laisse seul et l'infirmière acquiesce à Kurt qui entre comme un bourrin dans la chambre et fut heureux d'entendre le bip de la machine, son père est encore vivant et il vint se poser sur le lit pour l'embrasser, lui parler pensant que ce n'était qu'une frayeur, bien loin de la réalité. Blaine hésite, le visage de Santana est froid et lui ordonne de dire la vérité. Une vérité douloureuse pour tous mais qu'ils vont bien devoir entendre. Il hésite de longues minutes, de trop longues minutes…
- Hein Blaine ? Il va venir à la Maison…
- Non… Dit-il faiblement.
- Non ? Demande Kurt. Mais tu…
- Burt va s'endormir demain Kurt… Il va…
- Il va quoi ? Demande t-il en fixant Blaine.
- Je… Burt… Ton Papa… Va… S'endormir de force demain, pour lui éviter de souffrir. Il t'entendra Kurt mais il ne pourra pas te répondre. Il dormira de plus en plus et... Rejoindra ta maman après. Dit-il de façon à ce que ce ne soit ni trop triste ni trop directe.
- Il va mourir… Demain ? Demande Kurt en se décomposant.
- Il dormira, il ne va pas mourir, il dormira. On va lui éviter qu'il souffre en fait… Dit-il en baissant les yeux au sol.
- Je vais attendre… Dehors… Murmure Santana les laissant seuls.
Une fois partie de la chambre, Santana s'installe sur un siège non loin et les attend. Kurt lui regarde son père, lui caressant la joue et ne peut imaginer dire au revoir à son père, son seul parent désormais. Lui qui sera désormais bientôt qu'un orphelin si jeune. Il se mt à pleurer un peu plus et Blaine n'osa pas aller vers lui, laissant simplement Kurt pleurer, parce qu'après tout, c'est tellement normale d'en pleurer.
- Papa… Promets moi de… Bats toi je t'en supplie… Répond moi je… Papa… Pleure Kurt.
- Il dort profondément Kurt. Il a eu une forte dose de morphine, il… Il ne se réveillera peut-être plus.
- Je ne vais pas pouvoir lui dire au revoir ? Demande t-il d'une voix brisée.
- Dort ici, cette nuit, et avant la piqure de demain tu pourras lui faire tes adieux et… Devenir accompagnant jusqu'au dernier souffle. Soupire Blaine.
- Je ne veux pas… Je ne veux pas lui dire adieu… Dit-il en pleurant.
Blaine se lève et le sort du lit et part dans la salle de bain s'isoler avec lui. Kurt se lâche et sanglote contre Blaine qui s'efforce d'être lui, impartial, pour Kurt, pour Burt. Blaine lui sèche ses larmes au bout d'une heure de sanglots. Ils sortent de la chambre et Kurt s'installe dans un fauteuil. Blaine lui fixe l'heure et commence à se préparer pour partir. Une voix rauque vint rompre le silence dans la chambre, Burt se réveille enfin, bizarrement malgré le fort dosage, il est là.
- Heey… Murmure Kurt en regardant son père.
- Bonsoir les gamins… Dit-il très faiblement.
- J'allais partir… Répond Blaine en lui prenant la main et le regardant droit dans les yeux.
- Tu vas partir… Murmure Burt.
- Oui… Je vais te dire… Au revoir… Dit-il les yeux brillant mais avec un large sourire.
- Au revoir…. Au revoir ? Demande calmement Burt.
- Tu sais… On dit que ce n'est jamais bien long… La notion du temps se perd dans certain endroit qu'on découvre, un endroit sain et aimant. Dit-il en l'embrassant simplement.
- Tu viens me voir…. Commence doucement, faiblement Burt.
- Bientôt… Je ne sais pas quand mais… On se reverra. Dit-il avec un faible sourire.
- Je suis fier… De toi Blaine… Soupire Burt.
- Je te laisse avec Kurt, il a beaucoup de chose à te dire. Sourit tristement Blaine allant dans le couloir.
Kurt s'agrippe à son père et ne cesse de pleurer. Burt ne dit rien, grommelant parfois mais finit par devenir autoritaire, une dernière fois peut-être…
- Kurt.
- Je ne veux pas que tu meurs… Je ne veux pas vivre sans toi tu es celui qui me reste… Je t'en supplie bats toi ! Dit-il en pleurant.
- Raconte moi ta journée d'accord ? S'il te plait… Souffle Burt.
- Mais Papa…
- Kurt… Soupire Burt.
- D'a… D'accord… Dit-il en reniflant tentant de se calmer.
Après quelques minutes de sanglots, Kurt se mit à raconter son aventure de la journée, les documents administratifs, quelques appels et surtout le plus grand détail de la journée, le retour de Blaine et Marine One, son vol. un vol simple mais qui leur permit de se retrouver. Il lui dit absolument tout, ainsi que les conditions de la relation ce qui amuse faiblement Burt si vite épuiser.
- Donc vous êtes…
- Ensemble… On commence oui… Dit-il en rougissant.
- Ce n'est pas un commencement, ça fait bien longtemps que vous l'êtes. Depuis votre parcours universitaire et politique. Depuis le jour où vous avez fait collocation fiston. Dit-il en toussant.
- Tu veux que j'appelle…
- Je vais bien Kurt… Dit-il sil lui caressant la main. Je vais bien, je suis juste fatigué, tu devrais rentrer… Dit-il en toussant à nouveau.
- Je vais rester ici… Je ne veux pas partir Papa, non je… Je reste !
- Non. Dit-il froidement. Tu rentreras à la maison, ça te fera du bien. Je n'ai pas envie d'être déranger ce soir. Dit-il en toussant encore un peu plus.
- Mais…
- Que tu partes, ou que tu restes… Je vais partir Kurt…
- Je veux simplement profiter de toi au maximum avant… Dit-il en commençant à pleurer.
- Dieu n'accorde pas souvent aux gens l'opportunité de se dire au revoir… Estimons nous heureux que… Que ce soit possible et… Tu me fais confiance ?
- Bien sûr Papa… Dit-il en reniflant.
- Alors écoute moi bien… Je te guiderais, je te surveillerais de là-haut ! Je te ferais ta petite maison pour toi et Blaine d'accord ? Dit-il en souriant ce qui fit rire Kurt.
- Ok… Dit-il en riant et se collant à lui aussitôt.
- Je t'aime fiston…
- Je t'aime plus que tout au monde Papa… Pleure Kurt dans ses bras.
Ils restèrent là, de longues humides sans se dire quoi que ce soit, et vient les adieux. Kurt se lève et embrasse son père, restant là à le fixer un long moment dans un parfait silence. Burt finit par fermer ses yeux et Kurt l'embrasse une dernière fois en se retournant et partit de la chambre. Lorsque le verrou de la porte résonne son père murmure trois mots. « je t'aime » et s'endort quasiment aussitôt, si éprouvé et si fatigué. Blaine le laisse s'appuyer à lui pour sortir de l'hôpital et reprirent la direction de la Maison Blanche avec une précipitation bien moins importante. Le trajet fut pour autant, très rapide. Santana monte à l'étage pour s'enferme dans ses deux pièces privées, sûrement pleurer. Blaine lui, conduit Kurt à la Blue Room, salon de musique et l'installe sur le canapé juste en face du piano et observe Kurt, tremblant toujours autant.
- Tu veux que… Je joue ?
- Façon tu allais jouais… Dit-il en reniflant.
- Tu sais je… Je ne pensais pas que les choses iraient si vite aujourd'hui. Dans tous sens je parle. Je sais qu'une chanson ce n'est… Que dalle… Je suis incapable de te dire que c'est un beau jour parce que c'est faux et je… Je veux juste te jouer quelque chose, pour toi et pour… Burt. Dit-il d'une voix émotive.
Il s'échauffe les doigts et finit par jouer une musique bien triste, évidemment. Kurt l'observe faire, toujours vêtu de son costard cravate de Président et souffle. La musique est bien triste rien qu'aux premières notes.
If you wait for me
then I'll come for you
Although I've traveled far
I always hold a place for you in my heart
Le rythme est très lent, fortement lent même. Kurt écoute chaque mot avec envie même si son esprit est ailleurs. Il sait que la chanson est un message, un réel message d'amour. Il ne l'explique pas, mais de toute manière la chanson elle le fait savoir, alors il en laisse apparaître un petit sourire d'encouragement.
If you think of me
If you miss me once in awhile
Then I'll return to you
I'll return and fill that space in your heart
Oui, la mélodie est triste mais finalement, la chanson est tellement douce et les paroles en sont tellement remplies d'amour et de tendresse que son rythme mélancolique n'en est que des plus réduits. Kurt sourit de plus en plus en voyant que Blaine y donne toute sa force dans cette chanson. Peut-être que c'est le mieux que de l'encourager.
Remembering
Your touch
Your kiss
Your warm embrace
I'll find my way back to you
If you'll be waiting
If you dream of me
L like I dream of you
In a place that's warm and dark
In a place where I can feel the beating of your heart
En fait, la chanson est peut-être vraiment plus un hommage à Burt qu'à eux deux, ou alors… C'est vraiment mélangé. Kurt s'en pose la question en même temps, mais n'empêche, il n'en perd pas un seul instant de cette fabuleuse mélodie qu'il commence à sincèrement aimer. Blaine l'a toujours transporté dans un autre univers lorsqu'il est au piano, mais il ne saurait dire pourquoi, cette fois c'est tellement différent et tellement parfait. Kurt vint alors s'assoir a côté de Blaine, sur le banc du piano et laisse sa tête se collé à son épaule.
Remembering
Your touch
Your kiss
Your warm embrace
I'll find my way back to you
If you'll be waiting
La voix de Blaine est plus prompte et part un peu plus dans les hauteurs, donnant un tout autre sens à la musique. Pour autant elle en reste pas moins, magnifique et une pure addiction pour l'oreille. La chanson est sûrement bientôt finie pour qu'il change sa voix…
I've longed for you
A and I have desired
To see your face your smile
To be with you wherever you are
Remembering
Your touch
Your kiss
Your warm embrace
I'll find my way back to you
Please say you'll be waiting
Son hurlement final est tellement poignant, déchirant, dévastateur, tant d'adjectif pourrait qualifier cela. Kurt se resserre contre lui et lui embrasse la joue simplement, pensant que seule, le piano guidera la musique désormais, mais non il s'en trompe. Il reste encore quelques paroles et Blaine les chantent plus doucement encore, comme un soupir final, un dernier mot… Burt.
Together again
It would feel so good to be
In your arms
Where all my journeys end
If you can make a promise
If it's one that you can keep
I vow to come for you
If you wait for me
And say you'll hold
A place for me
In your heart… A place for me…
In your heart…
La musique s'achève et Blaine relâche le clavier sans pour autant quitter son pied de la pédale, maintenant le son dans la pièce et laisse Kurt l'embrasser à nouveau. Profitant de l'instant d'être seul pour ne pas à être embêter. Blaine se lève et tire Kurt de là, allant dans une autre pièce mais cette fois-ci, à l'étage, dans une chambre isolés, celle de Lincoln, une pièce que personne n'ose vraiment toucher, ni y dormir. Pour autant, Blaine y fait allonger Kurt et lui monte dessus, tout doucement après avoir verrouillée la porte de la chambre, enfin les deux portes. Il l'embrasse tendrement et ne dit rien.
- Je… Blaine… Murmure tristement Kurt.
- Je sais que je me contredis… Mais putain… J'aime pas te voir… Comme ça je veux… Je veux te rendre heureux, je veux…
- Blaine… Ne fais pas ça si t'en a pas envie… Je… On peut attendre… Dit-il les yeux larmoyant.
- Je veux te faire oublier la douleur, je veux te rendre heureux… Dit-il en le fixant simplement.
Un silence envahit la pièce et ni l'un ni l'autre n'ose dire ou faire quoi que ce soit. Blaine fini par être tiré par sa cravate et Kurt lui colle l'oreille à ses lèvres et il lui fredonne…
- Fais-le… Fais-le…
Il l'embrasse simplement et dégage tout les vêtements haut de Kurt puis dégage les siens et le met debout. Il lui fait glisser son pantalon et lui embrasse la cuisse alors que Kurt se mord les lèvres. Blaine lui retire avec ses mains son boxer et Kurt l'aide, soulevant ses jambes pour s'en détacher. Aussitôt après il fut glisser sur le lit et Blaine le remonte un peu plus lui embrassant les lobes d'oreilles et le cou.
- Blaine… Blaine… Soupire de soulagement Kurt en fermant les yeux.
- Laisse-toi faire d'accord… Simplement toi… Dit-il doucement en lui attachant les poignets avec sa cravate. Je veux te faire plaisir, te faire oublier… Dit-il en lui embrassant le torse doucement.
- Oh… Ok… Siffle t-il doucement en se retenant de rire de plaisir.
Blaine descend sur le torse de Kurt et joue avec ses tétons qu'il entrelacent dans sa langue qu'il tourne sans cesse pour le faire frémir, ce qui arrive. Une manière différente de se connaître. Ils se laissent faire plaisir simplement, doucement et tendrement.
- Blaine…
- Shhhh… Insiste Blaine en posant son index sur ses lèvres. Laisse moi te faire du bien…
Kurt ne dit rien de plus et laisse Blaine descendre sur ses abdominaux puis sur son entrejambe et ses lèvres vinrent vite sur son bout qu'il embrasse et répète le cycle. Lobe d'oreille, ventre, mâchoire, lèvre, sexe. Il finit par prendre la verge d'ores et déjà droite de Kurt en bouche et le pompe doucement tandis que Kurt se cambre de plus en plus tout en se mordillant la lèvre.
- Continue, ne t'arrête pas… Exige t-il d'une voix qui s'estompe de plus en plus due à l'excitation.
Blaine grogne contre lui et ne s'arrête pas. Posant sa main sur ses abdos finement dessiné. Il fait alors tourner sa langue contre lui et fait des vas et vient avec sa tête, gardant en main l'extrémité de son sexe qu'il raffole déjà tant.
- Putain doucement ! Gémit Kurt. S'il te plait… Moins fort je veux… Je veux tenir… Dit-il en se pinçant la lèvre.
Son souhait fut pris en compte. Blaine ralentit ses mouvements et s'inflige quelques biffle pour exciter Kurt un peu plus, grognant de plaisir et il remonte à lui. Blaine lui embrasse les joues, les lèvres, lui mordillant quelques fois la lèvre et plonge ses yeux dans les siens.
- Je veux moi aussi… Jouer de toi… Soupire Kurt en baissant les yeux.
Blaine acquiesce et le détache. Kurt le pousse alors contre le matelas et lui embrasse le cou tout en lui mordant la peau en prenant garde de ne pas lui faire de marques. Blaine en soupire de soulagement et le sentit descendre le long de ton thorax, allant directement à son abdomen. Kurt glisse son menton contre les abdos de Blaine qui se contracte à son passage, et l'observe sourire. Kurt lui embrasse chaque bosse formant ses abdominaux.
- Putain… T'es déj fou d'eux… Rigole Blaine.
- Je te matais sous la douche. Dit-il.
- Qu… Quoi ? Grogne Blaine en sentant son pantalon lui glisser.
- Je t'observais dans la douche à chaque fois… Dit-il en lui embrassant l'intérieur des cuisses.
- Mhm… Kuurrtt… Grogne t-il doucement en souriant de bonheur.
- Shhh… Tais-toi… Exige Kurt.
Kurt lui embrasse la verge déjà joyeuse depuis le tissu de son boxer, ce qui fait trembler Blaine dans tous les sens, puis il fait glisser avec ses dents, le boxer et embrasse ses testicules doucement. Blaine sourit doucement et se laisse dompter simplement, puis une main vint jouer avec et… Les lèvres. Les lèvres de Kurt vinrent à son extrémité et l'embrasse en longueur puis s'enfonce dans une gorge étroite. Kurt y va dès le début avec une gorge profonde. Blaine en eue le souffle coupé et vint griffer Kurt, sur son bras.
- Détend-toi… Supplie Blaine en parlant à lui-même, oralement.
Kurt accentue la fellation avec sa langue et finit par se dégager de son érection peu après pour fixer Blaine droit dans les yeux et tâtonne ses fesses sur son bout.
- Hanwww… Grogne Blaine en sentant la friction.
Kurt sait ce qu'il fait, il s'ouvre le rectum par des tâtonnements doux. Il y va progressivement et son rectum se détend doucement, et il s'empale sur Blaine tout aussi doucement que son entrée s'ouvre. C'est un échange, un corps à corps désormais puis, il arrive au bout et ne bouge plus. Ils grognent en même temps, fermant les yeux et sourit juste après par pure plaisir.
- Embrasse-moi… Ordonne Blaine en attendant Kurt.
- Je t'aime… Soupire Kurt contre ses lèvres et lui embrasse.
Blaine sourit contre les lèvres de Kurt et lève son bassin pour provoquer les premiers vas et vient en Kurt qui se crispe, puis, se détend tout doucement grâce à l'échange de lèvres, et de langues qu'ils se font. Kurt grogne contre Blaine et se laisse faire appréciant la maîtrise de Blaine dont il ne connaissait pas. Ils se découvrent tout doucement, découvrant peut-être les seules parties dont ils ne connaissaient pas l'un de l'autre, le sexe. Simplement le sexe. Ils n'avaient jamais pratiqué, ils s'étaient vus nus. Mais jamais ils ont fait quoi que ce soit sous l'étiquette de meilleur-ami, de frère adoptif. Ils sont simplement là à vivre l'instant présent, oubliant le malheur qu'est la fonction des deux, oubliant la tragédie qui les attend, le décès de Burt. L'échange dure, et perdure parmi la tendresse des bisous et des vas et vient contre Kurt. Blaine n'atteint évidemment pas la prostate de Kurt, ne le connaissant pas encore et ne faisant que simplement, baiser pour oublier l'effroyable journée. Ils s'adonnent à un doux plaisir qu'est l'échange sexuel. Une main vint serrer la verge de Kurt tout à coup, Blaine. Il commence les vas et vient en rythme avec ceux dont Kurt est infligé analement et ne se séparent pas. Ils s'embrassent et reste le front collé à l'autre.
Au bout de plusieurs longues minutes Kurt finit par jouir contre le torse de Blaine tandis que lui tremble de plus en plus. Il sait que sa libération est proche et il ne veut pas émettre sur son rectum de peur de lui infliger une potentielle maladie sexuellement transmissible même s'ils sont tous les deux célibataires et sans problème apparent. Il se détache de Kurt et se libère contre son torse, mélangeant ainsi leur sperme. Ils jouissent quasiment en même temps dans un silence simple mais toujours aussi agréable. Kurt essuie silencieusement Blaine et se couche contre son torse, doucement en caressant son bras, tendrement.
- Merci… dit-il tout doucement, l'air timide.
- Je t'aime tellement… Répondit Blaine. Je suis officiellement, addict à ton corps… Kurt… Dit-il en souriant grandement.
- C'est parfait alors. Sourit doucement Kurt en fermant les yeux contre Blaine.
- Tu vas devoir rentrer… Soupire Blaine en caressant le dos de Kurt.
- Pitié… Ne me fais pas ça… Pas avec ce qui se passe avec Burt… Je t'en conjure…
- Très bien pour cette fois-ci… Mais après… Soupire t-il.
- Après on fera les règles oui mais pas ce soir… Je ne suis pas capable de bouger il y avait tellement longtemps que je n'avais pas fait l'amour… Rigole t-il doucement.
- Tu veux qu'on reste ici ? Dans cette…
- Pourquoi pas ? Répondit aussitôt Kurt en se redressant.
- C'est la Lincoln Room tu le sais ça ? Demande t-il.
- Et alors ? Je m'en fous, j'ai baisé dans son lit. Dit-il en riant.
- Approche… Répondit simplement Blaine et lui embrasse ses douces lèvres déjà addict à elles aussi…
Ils s'embrassent de nombreuses fois et se regardent simplement sans vraiment discuter. Ils préfèrent communiquer par le touché ainsi que par le regard. C'est pour eux une communication qui sera importante, le regard. Bien loin de pouvoir vivre comme un couple normal pour cela pour éviter un mouvement de contestation de la chambre du Congrès et notamment des républicains et de la presse médiatique. Trop d'enjeux sont en jeux s'ils viennent un jour à se déclarer ensemble. Le Congrès pourra exiger la démission du Président et de toute son administration. Les diplomaties avec les différents pays risquent d'être vue différemment et cela provoquerait une montée de la haine en puissance et des conflits éclateraient éventuellement, bref le secret est le mieux.
- Est-ce-que j'ai été à la hauteur de tes espérances, M. Le Président ? Demande faiblement Kurt.
- Parfaitement je dirais M. Le Vice Président. Vous êtes indispensable à cette administration et à ma personne, vous l'êtes encore plus qu'il n'y à simplement quelques heures. Dit-il en l'embrassant.
- C'est tout ce dont je voulais entendre, M. Le Président. Avoir votre confiance et votre sentiment… Dit-il en lui faisant un câlin.
- Kurt je… Dit-il simplement en souriant. Je…
- Tu ? Tu as un semblant de regret ? Tu n'as pas aimé ? Tu as peur que je n'ai pas aimé ? Dit-il en souriant.
- Ouais… Avoue tristement Blaine.
- Ne t'en fais pas… Tu as été toi aussi excellent. J'ai aimé… Dit-il en l'embrassant tendrement.
Ils se firent une énième accolade et ferment les yeux pour se reposer enfin. Après un long voyage, après une longue et pénible journée. Kurt ne tarda pas à s'endormir, contrairement à Blaine, toujours aussi pensif. Burt. Lui qui l'a recueilli après la tragique perte de ses parents lors des attentats du World Trade Center ce fameux, Onze Septembre deux mil un. Une date horrible pour Blaine, une date qui l'a conduit à se faire adopté par Burt. Burt est comme son second père, c'est lui qui l'a toujours elevé finalement, c'est lui qui lui a tout fait connaître, et aujourd'hui il est à l'article de la mort. Son cancer gagne le combat, et Burt, si fatigué rend les armes. C'est triste cela dit, mais c'était également à prévoir, Burt n'aurait jamais guérit, et ça, Blaine le savait pertinemment.
Quand, c'est la question. Personne ne sait exactement quand cela aura lieu, s'ils seront ou non présent. Blaine pense également, tout en même temps aux obsèques. Kurt étant le seul enfant, c'est à lui de se charger des funérailles à Lima, mais jamais il n'aura cette force. Il se dit d'ores et déjà que c'est lui, qui devra tout organiser et voir avec les Eglises pour l'accueillir, la cérémonie et l'enterrement. Blaine a toujours su une chose ; le souhait de Burt à être enterrer proche d'Elizabeth, son unique épouse, mère de Kurt à Lima, dans la fosse familiale. Il n'arrête donc pas de penser pour Kurt, le soutenir tout en faisant de telles démarches. Mon Dieu que ce sera compliqué il en a déjà conscience c'est énorme… Pour autant, il finit par fermer ses yeux pour arrêter de réfléchir alors que la nuit toujours tranquillement. Il se tourne en poussant un peu Kurt et trouve le sommeil peu après.
Personne ne vient le déranger, personne pas même Santana, ayant bien compris qu'ils s'étaient renfermés. Pour autant, le téléphone portable de Blaine vient à sonner les réveillant tout les deux. C'était le Trésor, un bâtiment administratif juste à côté où, un employé de la Maison Blanche été et lui informe d'une situation qui requiert son attention. Il s'étire tout en écoutant l'appel en entendant les bips d'alertes de la East Wing. Il acquiesce et raccroche tout en embrassant docilement Kurt.
- Qu'est-ce-qu'il voulait ? Marmonne t-il.
- Un otage américain. Dit-il simplement en se rhabillant.
- Oh merde… Où ça ? Demande t-il.
- En Afrique… Par un groupe d'extrémiste quoi… Il y a une réunion de crise dans quelques minutes. Souffle t-il.
- Oh je… Je comptais aller voir Papa avec…
- Je suis désolé Kurt mais… Moi je dois rester ici, si tu veux y aller alors vas-y d'accord ? Dit-il simplement en se tournant vers lui.
- Non. On ira ensemble, je veux que tu sois là avec moi d'accord ? Insiste doucement Kurt.
- Kurt… Vas-y. On ne sait jamais. Dit-il simplement en l'embrassant une dernière fois.
Blaine se lève et finit de vêtir sa tenue d'hier, toute façon il n'a pas le temps encore de se changer donc au pire… Et il n'est pas sale donc voilà. Kurt fit de même et ils sortent de la Lincoln Room ensemble. Une fois au pied de l'escalier de Cross Hal, ils se regardent simplement. Les conseillers arrivent et traversent la East Room allant vers la West Wing. Eux s'échangent un simple baiser et s'observent en toute simplicité.
- Alors tu y vas ? Demande Blaine doucement.
- Tu me conseilles quoi ? Demande Kurt un peu perdu.
- Vas-y, je ferais ça… Et… La famille avant toute la politique, quelque soit l'évènement, va rejoindre ton père, il va avoir besoin de toi quand ils vont l'endormir. On s'appelle, ou… Tu rentres comme tu veux. Soupire Blaine.
- Je vais rester jusqu'à ce qu'il l'endorme et après je reviendrais ici pour me changer les idées… Soupire t-il.
- Ok… On se tient au courant. Dit-il.
Kurt regarde Blaine partir vers la West Wing avec quelques conseillers tandis que lui sortit par les portes officielles ou la Cadillac One l'attendit d'ores et déjà. L'un partant pour les soins palliatif, l'autre en cellule de crise pour trouver une solution à l'otage de la nuit. Une matinée qui commence donc mal pour l'un comme pour l'autre, dépourvu de sentiments malgré une nuit parfaite entre parenthèse. Blaine s'installe dans la cellule de crise, la Situation Room et on lui fait état de la situation.
- Martha Stew, journaliste de la grande chaîne d'info s'est vue mitraillée avec le convoi de presse et… Ce qu'on sait c'est qu'elle fut kidnappée par le groupuscule de la région. Notre armée sur place fouille par les voies aériennes les possibles traces d'elle et du groupe terroriste toutefois on ne trouve rien pour l'instant.
- Le Pentagone est en marche et travaille en étroite collaboration avec les forces françaises et britannique sur place également. Commente Santana.
- A quand remonte le kidnapping ? Demande Blaine.
- En tout ça fait quatre heures maintenant. Répond Santana.
- Et nous n'avons aucune image satellite pour les tracer ? Demande t-il.
- Il y a beaucoup de montagnes, de grottes surement, c'est impossible à savoir, les montagnes sont si épaisses qu'on ne peut pas savoir où ils sont.
- Evaluer la vitesse des 4x4 ?
- Déjà fait… Nous avons alors un périmètre mais, est-ce bon… Allons savoir !
- Je veux qu'on prévienne sa famille, et je demande à ce que nous envoyons des drones fouiller les moindres recoins. Madame Lopez, je demande également à ce qu'en votre nom, le Pentagone nous informe de toutes ses démarches et à mon feu vert le plus complet pour mener cette mission à bien. Dit-il simplement.
- Bien Monsieur le Président. Dit-elle simplement.
Il quitte la Situation Room et part dans son bureau au dessus. Kurt revient deux heures plus tard en allant aussitôt voir Blaine, s'installant dans le bureau ovale avec lui et Santana qui revient quasiment en même temps du Pentagone. Ensembles ils font un rapide point de la situation pour Kurt et discute des autres affaires en attente, histoire de changer les idées de Kurt, un peu plus serein et plus confiant avec lui-même. Peut-être que le fait de savoir que Burt dort et ne souffre plus et qu'il ne se sentira même pas partir est pour lui une forme d'assurance totale.
- Ne t'en fais pas. Ça va bien se passer. Pour elle, comme pour Burt. Finit par dire Blaine.
- J'espère que Dieu te donnera raison… Je suis si fatigué si tu savais… Souffle t-il.
- Je m'occuperais de toute la démarche administrative Kurt. D'accord ? Informe Blaine.
- D'accord… Soupire t-il simplement en étant un peu plus rassuré.
- Bon… J'ai une visite à faire donc je vais aller prendre votre avion pour aller… A Los Angeles ! Putain j'adore cette ville ! Je reviendrais du coup bah… Demain ! Dit-elle en se levant pour les embrasser.
- Oh… Attend ! Attend mon téléphone sonne. Marmonne Blaine.
- Ah, ta des amis ? Demande Kurt en souriant.
Blaine se lève et s'écarte d'eux, se mettant face à la baie vitrée de son bureau et écoute une fois douce et apaisé lui parler. Lorsque la personne se présente il comprit aussitôt et mit le haut-parleur. Kurt se retourne et le fixe un peu bizarrement.
- Nous sommes voilà… Surprise de cette rapidité mais… Voilà… Nous avons administré le produit à votre père et… Il s'est endormi, définitivement. Il est parti. Dit-elle doucement.
- Est-ce-que… Il a… Demande Blaine.
- Burt n'a pas souffert et n'a rien sentit, ça s'est fait dans la continuité de son sommeil, il n'a absolument pas souffert, son cœur s'est arrêter de battre doucement, rapidement quand même mais il n'a pas souffert. Toutes mes condoléances M. Anderson.
Il raccroche l'appel en voyant que Kurt tremblait comme un fou, il se rue sur lui et le serre dans ses bras et sentit les larmes de ce dernier couler contre son épaule. Santana vient à l'accolade également, pleurant un peu elle aussi.
- Shh… C'est fini Kurt… Shhh… Murmure Blaine en lui caressant l'arrière crâne.
- Papa… Pleure t-il contre son épaule.
Burt s'est éteint après avoir fait ses adieux la veille à ce qui était ses enfants, les laissant seul désormais face au monde cruel de la politique et des médias, seul, orphelin désormais sans plus aucune famille, désormais seul maître de leur conscience et de leur vie. Libre mais si dévasté. Plus rien ne peut être comme avant désormais, absolument plus rien. Kurt est tout simplement inconsolable, Blaine lui verse sa première larme...
Chanson du chapitre :
The promise - Tracy Chapman
