Une semaine. Une semaine maintenant que Burt dort profondément, mais encore dans sa dernière maison. Une semaine. Un délai plutôt long mais compréhensif, le temps de faire les papiers, de contacter un prêtre… le rapatriement du corps, bref tout était compliqué. Kurt était inconsolable. Blaine n'osa même plus le toucher de peur de l'effrayer ou de le voir partir en larme d'un minute à l'autre. Ils prirent Air Force One avec Santana, en direction de Lima, Ohio. Kurt n'a voulu personne pour l'enterrement de son père, personne si ce n'est que ceux qui lui sont le plus chère, Santana et son meilleur ami, son petit-ami, Blaine.

Kurt resta dans la chambre de l'avion pendant tout le voyage tandis que Blaine et Santana eux, d'ores et déjà en habit de deuil étaient dans le bureau afin de faire quelques affaires importantes. Ils finissent par mettre un terme à la réunion et partent à l'étage de l'avion trouver Kurt, couché sur le lit, l'air pensif. Santana vint se mettre au pied et Blaine monte sur le lit, collant son torse au dos de Kurt et l'enroule dans ses bras musclé, broyé dans ses manches.

- Hey petit bonhomme… Dit-il doucement.

- Hey… Dit-il encore plus faiblement que Blaine.

- On… On ne fera qu'un aller… retour Kurt…

- Non. Dit-il contre l'oreiller.

- Non ? Demande Blaine.

- Je veux plus… Plus revenir, je veux… La maison. Je veux ma maison. Dit-il en serrant encore plus l'oreiller.

- Ok très bien, mais seulement pour cette fois Kurt. Marmonne Santana. Vous devez être en sécurité maximale. Rappelle t-elle.

- Ça te convient Kurtsy ? Demande Blaine en lui caressant l'abdomen.

- O… Oui… Couine t-il en évitant de pleurer.

- Très bien, je vais faire le nécessaire je vais vous laisser… Dit-elle en quittant la chambre doucement.

Blaine se resserre un peu plus contre Kurt et ne dit plus rien. Kurt lui verse quelques larmes tout en sanglotant d'anxiété. Air Force One lui, approche de la base militaire de l'Ohio. Le trajet n'est pas vraiment long, même s'il l'est quand même, de toute façon tout semble être d'une durée digne de l'éternité en ce moment donc, ce n'est pas quelques heures d'avions qui vont changer la donne. Une fois qu' Air Force One touche le tarmac militaire, la berline transportant le corps de Burt, et la Cadillac One se mirent en place. Le convoi funéraire est plus grand grâce à la sécurité des motos et des voitures. Ils montent à bord de la Cadillac One et s'engouffre hors de la base militaire, prenant la direction du cimetière de la ville, dans la périphérie de Lima, à l'abri des regards indiscret plus ou moins.

- La zone sera… quadrillée vous serez… Enfin, nous serons seuls. Soupire Santana.

- Parfait… Répondit faiblement Blaine, fixant le paysage depuis la fenêtre de la voiture.

- Rien ne peut être normal ? Même pour dire au revoir à mon père… Déplore Kurt.

- Le souci Kurt, c'est que, tu n'es pas seulement Kurt Hummel et Blaine n'est pas seulement ton mec… Vous êtes les deux hommes les plus puissants et influent du monde. Vous ne pouvez pas être sans escorte, sans protection. Vous aurez une protection toute votre vie, dit toi bien ça… Soupire Santana.

- De toute façon Kurt… C'est mieux ainsi. Conclu Blaine en laissant Kurt poser sa tête contre son épaule.

Un silence envahit la voiture. Santana consulte quelques informations avec son téléphone High Tech pendant que Kurt se repose au bras de Blaine, fixant lui, le paysage défilant devant lui. Le convoi s'engage sur une autoroute et fonce à tout allure dans cette grande voie jusqu'à la destination finale. Kurt glissa quelques mots de temps en temps, mais son humeur n'est vraiment plus la. Plus il s'approche du cimetière plus il devient pâle, plus pâle que d'habitude et plus il se tut.

- La sécurité est là-bas, tout est quadrillé… Personne ne sera à l'horizon, on sera seulement nous trois avec l'homme de Dieu. S'exclame simplement Santana.

- Tant mieux… Soupire Kurt en se redressant.

Le convoi arrive enfin à hauteur du cimetière et s'engouffre à l'intérieur. Pour autant, seul la voiture de transport va jusqu'au bout. Les garçons avec Santana marchent en suivant le camion de transport jusqu'à la tombe ouverte. Le prêtre les attend ici. Ils le saluent et se mette face à lui alors qu'on dépose le cercueil en chêne sur la plateforme. Le prêtre commence alors son sermon tandis que Kurt se tient dans les bras de Blaine, les yeux aux bords de lâcher. Une messe, une bénédiction courte puisqu'ils ne sont pas croyant. Enfin, Burt ne l'étais pas vraiment même s'il aimait croire en une vie après la mort.

- Que Dieu t'accueille Burt, que Dieu te protège désormais.

Ces paroles qui résonnent comme la fin du discours du prêtre alors que le cercueil descend. Kurt se mit à genoux et pleures toutes les larmes de son corps en observant le cercueil tombant dans le sol. Blaine le retient de ne pas tomber avec le cercueil et lui embrasse le crâne tout en lui caressant le dos. Une scène horrible pour Santana qui s'efforce de rester là même si sa simple envie et de fuir en courant. Blaine reste près de Kurt et une fois debout, et sans le prêtre dans les parages, il l'embrasse tendrement sur ses lèvres pour le détendre, et pour se calmer lui-même. Burt n'est plus officiellement et c'est un déchirement pour tous. Pour autant, Blaine se doit d'être fort pour Kurt se dont il s'efforce de faire même si les choses ne sont pas simple, puisqu'il en verse quelques larmes tout en serrant Kurt dans ses bras de plus en plus.

- Vient, on va aller à la maison d'accord ? Murmure Blaine contre Kurt.

- Oui… Oui je… S'il te plait. Dit-il en se serrant contre lui.

Les trois amis sourient avec grande difficulté et retournent vers le convoi de la présidence américaine et prirent la direction, toujours en silence de la ville de Lima, plus précisément au quartier où se trouve la maison de Burt. Lorsqu'ils y arrivent, Ils furent non pas escorté mais simplement guider jusqu'à la porte même s'ils connaissent bien le lieu. Blaine remarque quelques changements, notamment des fenêtres et des portes, tout y est blindées désormais. Après quoi ils s'installent dans le salon tous ensembles avec une boisson servis et reste là sans rien dire, un peu choqué, et surtout triste.

- C'est tellement plus la même chose ici désormais… Soupire Kurt.

- Tu veux vendre ? Demande Blaine.

- Je pense que cela arrivera… Je m'y sens bien mais… Ce n'est plus pareil sans lui, je veux dire elle manque… De vie, elle manque de… De lien de parents… Dit-il en soupirant.

- Dans tous les cas, vous ne reviendrez pas à Lima une fois votre mandat terminés, je veux dire, vous irez ailleurs. Vous ne resterez pas dans un trou à rats comme ça c'est évident. Marmonne Santana vers eux.

- Je pense juste que… Rester ici c'est vivre dans le passé et je… Je ne pense pas avoir besoin de cela dans ma vie. Je pense que c'est préférable de ne pas rester dans le passé… Je… Oui je suis triste, je me sens horriblement mal, mais je sais qu'il n'aurait pas voulu que je sois aussi triste…

- C'est exactement ça ! Dit-elle en posant sa tête sur l'épaule de Kurt.

- Tu en penses quoi Blaine ? Franchement… Tu crois que je devrais vendre ? Demande t-il en soupirant.

- Je pense ce que tu dis sur le passé, tout ça… Après, vendre, c'est trop tôt pour toi surement de te poser cette question. Je pense que tu devrais prendre ton temps à ce sujet. Nous n'avons pas non plus une montre qui nous indique ce que nous allons devoir faire pour notre vie privée. Tu fais ce que tu veux, cette maison porte ton nom désormais tu le sais. Dit-il en lui embrassant la joue.

- Tu as aussi raison… Dit-il en soupirant.

- J'aimerais tellement sortir en bar… Marmonne Santana.

- Et moi donc… Ajoute Kurt.

- Alors… Allons-y ? Demande Blaine.

- On ne peut pas et puis… Par respect pour Burt, n'y allons pas ce jour. Dit-elle un peu perplexe à l'interprétation des médias à ce sujet.

- Vous savez quoi ? On va simplement rester ici pour aujourd'hui et… Après on s'en va pour Washington. Je pense que le mieux à faire c'est simplement de profiter hélas, de la situation pour… Se détendre et se retrouver, se reposer avec nous même. Marmonne Blaine.

Ils savent un peu tous que Blaine n'a pas entièrement tord. Depuis c'est retour à Washington alors autant profiter de ce temps loin de la politique pour souffler un peu et… Se trouver, comme un bilan. Kurt alla dans son ancienne chambre, mais fut rapidement rejoint par Blaine arrive à sa hauteur en souriant.

- Tu te caches ? Demande Blaine.

- J'étais venu pour… Me reposer je suis tellement fatigué… Dit-il en soupirant.

- Tu veux que je parte ? Demande aussitôt Blaine.

- Non ! Implore alors Kurt, Blaine. S'il te plait, reste j'ai… Je n'ai pas envie d'être comme qui dirait, seul tu vois… J'ai besoin de quelqu'un près de moi et c'est toi que je veux… Tu veux bien… Rester ? Demande Kurt un peu confus.

- Ok, très bien… Je reste dit-il en posant son cul sur le lit et regarde Kurt s'allonger doucement.

Un silence envahit la chambre, du moins l'ancienne chambre de Kurt. Il ne se contente que d'une chose, détendre Kurt en lui caressant la cheville la plus proche de lui. Kurt se détend un peu plus mais ne s'endort pas, son esprit n'en a pas la tête. Blaine finit au bout de plusieurs longues minutes d'attraper la guitare de Kurt encore dans cette chambre et gratte ses doigts contre les cordes, commençant à lui jouer ce qui est une sérénade peut-être. Kurt rouvre les yeux en le voyant faire et ne peut s'empêcher de lui sourire simplement.

You say love is what you put into it
You say that I'm losing my will
Don't you know that you're all that I think about?
You make up a half of the whole

La musique est douce et la voix de Blaine se calibre bien sur la sonorité des mélodies que fait la guitare. C'est simple mais appréciable, agréable. Kurt se redresse légèrement dans son lit pour mieux observer encore, Blaine qui garde la tête baissée sur ses doigts.

You say that it's hard to commit to it
You say that it's hard standing still
Don't you know that I spend all my nights
Counting backwards the days 'til I'm home?

Santana arrive au même moment, sans faire de bruit et se poste au pied du lit, de l'autre bord pour ne pas gêner Blaine qui s'adonne à une musique. Il a ce don pour connaître tant d'instrument et ne jamais faire de fausse note que cela en devient fascinant.

If only New York wasn't so far away
I promise the city won't get in our way
When you're scared and alone,
Just know that I'm already home

Kurt sourit agréablement au refrain, voyant et profitant de la divine douceur de la voix de Blaine. Lui qui chante si bien, tous types de chansons, Kurt en est fou. Blaine à ce don pour le faire voyager et lui donner l'appréciation à la musique. Ils se sourient tous mutuellement en observant Blaine se concentrer de nouveau sur une nouvelle partie de la chanson.

I say that we're right in the heart of it
A love only we understand
I will bend every light in this city
And make sure they're shining on you

Son timbre de voix vient de changer et Kurt ne l'avait jamais entendu c'est incroyable. Il en est réellement amoureux c'est officiel se dit-il dans sa tête, observant toujours les réactions de Santana tandis qu'à côté, l'autre est au plus haut point de la concentration.

If only New York wasn't so far away
I promise the city won't get in our way
When you're scared and alone,
Just know that I'm already home

Kurt sourit de plus en plus, prêt à pleurer de joie, cette musique est si belle, sa signification si romantique malgré tout. Putain ce n'est pas un bon jour pour lui mais ce que cet instant peut lui être tellement bénéfique. Kurt se redresse un peu plus, désormais en position du lotus pour regarder Blaine s'adonner dans ce qui approcha, la fin de la chanson peu à peu…

When life takes its own course
Sometimes we just don't get to choose
I'd rather be there next to you
Promise you'll wait for me, wait for me
Wait 'til I'm home

Mon Dieu, sa voix. Santana observe Kurt tout aussi abasourdit que lui. Blaine tient les notes vraiment hautes et c'est incroyable. Sait-il donc réellement tout chanter ? C'est bien une question qui se pose mais bon sang, quel talent… Il est clair que s'il n'avait pas fait politique, une carrière à Hollywood aurait été parfaite pour lui, Kurt en est convaincu.

All I have is this feeling inside of me
The only thing I've ever known

If only New York wasn't so far away
I promise the city won't get in our way
When you're scared and alone,
Just know that I'm already home

Sa voix s'éteint peu à peu, comme une fin, parce que c'est sûrement la fin de cette chanson. Une fin simple mais douce…

If only New York wasn't so far away
I will be there every step of the way
When you're scared and alone,
Just know that I'm already home
Just know that I'm already home

Ils se sourient tous les trios et se laissent tombés sur le lit au côté de Kurt. Ensemble ils regardent le plafond sans réelle attraction à côté, simplement là à fixer un plafond et pensée de plus en plus. Blaine joue avec les cheveux de Kurt tandis que Santana elle commence à s'endormir sur eux, paisiblement. La pièce est très calme et ils aiment ça. Blaine finit par prendre la main de Kurt et le conduit dans la salle de bain en laissant ainsi Santana seule, dans la chambre à dormir.

- Mais hey… Pourquoi tu nous enfermes à clés ? Demande Kurt.

- Parce que je veux te baiser sous la douche ? Dit-il en l'embrassant fougueusement tout en le déshabillant.

- Bl… Blaine… Pas… Pas aujourd'hui souffle t-il en le repoussant.

- Ça te changerait les idées Kurt… Soupire Bryan.

- Je sais mais s'il te plait… Pas ici… Pas… Pas maintenant, je ne peux pas, je suis désolé. Dit-il en restant dans ses bras.

- Alors laisse moi te laver dans la baignoire ? Dit-il en le mettant à poil et se déshabille juste après.

- Ai-je le choix ? Demande t-il en souriant.

- Pas vraiment. Avoue timidement Blaine.

Il fit couler l'eau juste après et laisse Kurt se mettre dans la baignoire en premier, puis vient son tour. Il alla donc derrière le dos de Kurt et le laisse se coucher contre son torse. Avec l'éponge, Blaine arrose le torse de Kurt et commence à lui passer l'éponge sur le corps, doucement pour ne pas l'exciter ni lui faire de mal.

- Tu es doux… Murmure Blaine.

- Ne t'arrête pas s'il te plait…. Demande doucement Kurt.

- Pourquoi ? Enchaîne Blaine en l'épongeant.

- Parce que ça me fais du bien, je ne veux pas que tu arrêtes… Soupire t-il.

Il continu alors dans son élan de gentillesse et de douceur envers Kurt qui soupire de soulagement à plusieurs reprises à la suite des mouvements doux de la main de Blaine le long de son corps. Il n'en eue pas d'érection mais il en profite énormément, c'était incroyablement parfait après une journée aussi monstrueuse et une semaine de pure douleur. Blaine ne s'en rend pas compte, peut être, mais en tout cas une chose est certaine. Il fait de grand effort pour que ça marche entre eux, et même si ses gestes sont parfois, pour ne pas dire trop souvent banal, ils sont là et intéressant.

- Je t'aime… Lui murmure Blaine à l'oreille, lui embrassant la joue.

- Moi aussi je t'aime Blaine… Répondit simplement Kurt esquissant un large sourire sur son visage.

Ils restèrent dans la baignoire un long moment à simplement se toiletter doucement, enfin du moins, à subir les coups d'éponges humides de Blaine parce que rien n'ira plus loin. Tout est si doux, peut-être un peu trop au goût de Blaine mais au moins, Kurt est paisible, détendu et présent mentalement tout autant que son corps l'est. Après une heure de bain ils finissent par sortir et Kurt se laisse se faire sécher par son petit ami qui en profite également pour le rhabiller comme s'il était un enfant dont il fallait prendre soin. Parce qu'au fond, Kurt est un peu comme son enfant oui et c'est ça aussi qui est un peu mignon dans le tout.

- Merci… Le lui dit Kurt en rougissant un peu plus.

- Pas de quoi… Tu veux… Tu veux manger ? Je vais commander quelque chose si tu veux. Dit-il en se rhabillant lui-même.

- S'il te plait, je voudrais bien… Une pizza.

- Très bien…. Je vais aller passer commande alors… Dit-il en lui baisant la joue.

Blaine laisse Kurt en plan dans la salle de bain et part pour faire une commande de pizza au salon avec son téléphone portable. C'est après une trentaine de minutes qu'il descend en compagnie de Santana et se retrouve autour du canapé pour manger la pizza tous ensemble avec quelques sourires qui s'esquisse le long de leur visage plutôt radieux en ce funeste jour.

- Oh putain… Soupire Santana.

- Qu'est-ce-que tu as ? Demande Blaine.

- Rien rien il faut que je regarde quelque chose je… Dit-elle un peu en panique.

- Dis nous ce qui se passe ? Demande Kurt en se penchant pour l'observer.

- Une photo de vous circule, c'est tout ce que je sais.

- Bah et alors ? Demande Blaine.

- Et alors ? Vous vous embrassez sur cette photo ! S'exclame Santana.

Kurt se plonge dans les yeux de Blaine et tous se lancent un regard. Mon Dieu est-ce une photo volée dans le parc de la Maison Blanche ? Une photo prise dans un snack à Washington ou pire encore à Lima ? Non. Impossible que ce soit Lima c'est trop tôt enfin, peut-être pas mais si. Si c'est trop tôt ils ne sont la que depuis quelques heures, c'est surement faux.

- Tu as vus l'image ? Demande Blaine.

- Non, non évidemment… C'est ce que j'essai d'avoir… Justement pour voir si… Montage ou non. Dit-elle.

Cela ne pouvait pas arriver dès maintenant, non c'est impossible pas de pression médiatique d'ores et déjà, non… C'est sans aucun sens réelle, c'est totalement fou, non c'est impossible. Ils préfèrent tous les trois se dire que c'est surement un canular, un montage de personne pour une campagne de publicité en faveur de la légalisation des droits homosexuelles. Chose de sûr cette nouvelle qui n'est pour le moment pas encore vérifiée ni validée tombe extrêmement mal et les plongent dans un malaise commun, celui de la crainte qu'hélas ce soit une réelle photographie.

- On va devoir rentrer à Washington, dès ce soir. Dit-elle en dévisageant Blaine.

- Quoi mais… Marmonne Kurt.

- Kurt, si toutefois cette photo est… Réelle tu imagines les conséquences ? On va devoir démentir et crier que c'est un montage photo. Souffle Blaine.

- Donc on… On part ? Demande Kurt un peu déboussolé.

- Santana c'est le mieux ? Demande Blaine un peu déboussolé à son tour.

- C'est préférable de gérer tout ça depuis Washington que depuis une simple maison. Dit-elle en se levant.

- Mais et je… Commence Kurt.

- On aura tout notre temps pour revenir ici je t'en fais la promesse. Soupire Blaine en levant Kurt avec ses mains.

Santana s'occupe de téléphoner à la base militaire pour que la préparation d'Air Force One s'effectue et eux, quittent la maison aussitôt en s'engouffrant dans la Cadillac One au bord de la route. La berline part sans grande escorte en direction de sa base militaire. Un silence lourd envahit la berline de la présidence américaine, comme un malaise énorme. Ils savent tous, les conséquences diplomatique et nationale si cette histoire éclatent au grand jour. Kurt serre instinctivement la main de Blaine et lui murmure…

- Je suis tellement désolé… Soupire t-il.

- On s'en fout Kurt, on s'en fout. Que ce soit une vraie ou une fausse, je m'en fous tu m'entends? Nous avons autre chose plus important à régler et… On ne peut même pas se reposer après un pareil jour. Il faut que des fils de putes réussissent à nous photographier… S'exclame t-il, sur les nerfs.

- Nous aurons plus d'information à bord d'Air Force One Blaine, nous aurons une image et… On sera en contacte avec les services secrets. Dit-elle simplement.

Blaine n'en revient quand même pas. Sa vie privée est bafouée. On manque de tuer Kurt, son père d'adoption décède, et le jour de son enterrement, des gens viennent tout faire basculer avec un cliché dont il n'a pas encore vu la contenance, ni rien. Son envie de démissionner n'a jamais été aussi grande. Bien sûr il s'y attendait au fil du temps, mais de là a ce que tout tombe le même jour, non. Pas le moindre du monde bien au contraire. Blaine soupire et ne dit pas un seul mot de tout le trajet, totalement épuisé à l'avance et de devoir supporter le regard de jugement des autres. Parce que oui, tout est une question de présidence, d'honorabilité mais également d'égocentrisme. Peu savent pour lui et sa sexualité. Vraiment peu et… C'est quelque chose dont il a honte. S'envoyer en l'air avec Kurt le décomplexe de plus en plus mais le souci reste la… Il n'est pas fier de celui qu'il est sexuellement. Il ne s'accepte pas et cela n'est pas un fait nouveau pour Blaine, parce que c'est comme ça depuis toujours.

La Cadillac One arrive sur le tarmac et ils descendent, allant aussitôt dans l'avion et s'installe dans la celle de crise d'Air Force One. Ils furent aussitôt mit en contacte avec les services secret de la présidence qui explique très rapidement et succinctement la situation qui est en cours.

- Des clichés de vous sortent sur internet en compagnie du Vice Président… Proche. Très proche de vous. Dit-il simplement.

- J'ai besoin de voir les clichés. Souffle Blaine un peu paniqué.

On leur montre des images de Blaine tout souriant avec Kurt dans ses bras prise semble t-il dans des restaurants et… Dans la pelouse de la Maison Blanche, sûrement depuis les grilles du fond. Mais aucune montre une image où ils s'embrassent, sauf une, une photo montage publicitaire. Mon Dieu qu'ils se sentent soulagés malgré tout mais n'en font rien paraître. L'homme depuis la vidéo conférence les regardent un peu froidement et se racle la gorge.

- M. Le Président. Avez-vous une relation avec le Vice Président ici présent ?

- Il est mieux d'être honnête. Ajoute Santana en soupirant.

- Putain… Souffle Blaine en cachant son visage.

- Oui. Oui nous avons une relation… S'exclame Kurt en fixant la caméra. On ne veut pas que les gens soient mis au courant, c'est un ordre commun. Toute situation qui fera état de ma relation avec le Président… Devra être immédiatement intercepté, et détruite.

- M. Le Président, vous confirmez les propos de M. Le Vice Président ?

- Je… Je confirme… Dit-il en soupirant.

- Très bien. Nous allons… Mettre en place des mesures avec vous si… Si vous tenez à ce que ce soit… Secret. Ajoute l'Homme.

- Nous vous recontacterons, du moins moi. Et… On fera un point ensemble afin de… Mettre en place des dispositions plus profond et… Protéger la volonté du Président et de son Vice Président. Répond Santana.

La visio conférence s'achève ainsi et tous, quittent cette salle de réunion pour partir dans le bureau et se détendre. Fort heureusement ce n'est que des mains liées et des sourires mais la chose est là. Il ne va pas en falloir plus à la presse pour s'en accaparer et… Imaginer des choses sordides. De toute manière elles ont déjà fait le tour du Monde en quelques heures. Le drame est déjà en cours. Depuis Air Force One ils sont loin de se douter que ces photos passionnent déjà la presse et les populations du monde entier.

- On n'a pas à s'inquiéter alors ? Demande Kurt.

- Je ne crois pas, vraiment ce ne sont pas des photos très… Concrètes pour eux donc ça va aller.

- On a juste du dire ce qu'il en est… Marmonne Blaine.

- Ouais mais valait mieux le dire, car ils vont filtrer tout ce qui traînera sur internet à votre sujet désormais et c'est vraiment le mieux pour vous. Croyez-moi… Soupire Santana.

- Je te crois mais je n'en reste pas moins des plus perplexes et gêner… Je te rappelle que je n'aime pas parler de qui je suis intimement, peu savent réellement ce que je suis. Je… Je… Je ne veux pas qu'on sache que je suis gay voilà. Dit-il en se vautrant dans son fauteuil de président, derrière son bureau.

Le malaise de Blaine se sentit alors ils changent volontairement de sujet afin de penser à autre chose. Burt, non. Mieux vaux éviter pour Kurt ça le rendra encore plus triste et sera une cible trop simple. Un matin d'été par exemple. Parlant des vacances qui approchent, une excellente idée de sujet puisque c'est quelque chose qui concerne un peu tous le monde, les vacances.

- J'irais à Hawaï… Marmonne Kurt. Du coup… Je ne vais pas te laisser tout seul là-bas. Sourit-il vers Blaine.

- Tu sais ce n'est pas énorme non plus, ce n'est que quelques jours… Après retour au monde des affaires. Soupire Blaine en le fixant simplement.

- Moarf, vous avez des goûts de merde. Dit-elle en souriant pour les charrier.

- Au moins, on sera loin et… La presse ne sera pas là. Dit-il tout simplement.

- On verra… Dit-il à son tour.

L'avion continue son escale en direction de la capitale du pays. Tout est différent d'il y a quelques heures. Kurt perd de nouveau sa jovialité entre grande guillemets pour repenser à aujourd'hui. Blaine arrive vers lui tranquillement en entourant ses bras contre lui. Il l'embrasse.

- Comment tu te sens ? Demande t-il doucement.

- Mal… Tout tombe d'un coup, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer… Dit-il en reniflant.

- Je sais… Dit-il doucement en embrassant son cou. Je sais que ce n'est pas simple, mais… Ne te préoccupe pas des médias d'accord ? Santana va s'en occuper pour nous, toi et moi nous avons besoin de… Souffler d'accord ? Pour Burt…

- Est-ce-que tu crois au paradis ? Demande t-il en fixant les nuages par le hublot.

- Euh bah…

- On verra… Dit-il simplement en voyant l'hésitation de Blaine.

Le vol passa tranquillement et ils arrivent rapidement à la base militaire de Saint Andrews où ils prirent un hélicoptère, Marine One qui les conduit jusqu'à la Maison Blanche. Ils sont déjà, malheureusement, de retour à la vie réelle, trop vite. Bien trop vite. Les garçons partirent avec Santana à l'étage privé et se vautre dans les canapés avec une bière. Kurt lui, reste nostalgique, pensif pour ne pas dire déprimer. Aucun d'eux n'avait vraiment pas, et personne ne se force, bien loin de là. Santana finit par leur souhaiter bonsoir et les laissent intimement dans le salon ovale. Une fois seul, les garçons s'embrassent langoureusement sans aller pour autant plus loin.

- Et si… Et si l'affaire éclate au grand jour ? Est-ce-que tu crois que Burt nous en voudrait de nous cacher ? Demande subitement Kurt.

- Il nous soutiendrait, c'est une certitude. Il ne voudrait pas qu'on soit mal à l'aise et menacer plus qu'on ne l'est déjà. Dit-il en rompant le baiser.

- J'espère que tu dis vrai… Soupire Kurt.

Ils reprennent l'échange en s'embrassant langoureusement l'un et l'autre tout en souriant, se regardant, appréciant simplement l'échange qu'ils se font. Un moment simple mais parfait pour décompresser, oublié.

- J'aime tellement quand tu me fais ça… Grogne Kurt.

- Je sais, c'est pour ça que je le fais… Dit-il en souriant contre ses lèvres en le soulevant.

- Hey… Qu'est-ce-que… Tu me fais quoi ? Demande Kurt, un peu surpris.

- Je t'amène au lit… Dit-il doucement.

- Mais je croyais que…

- Je me fous de ce que peuvent penser les gens, c'est juste pour une fois… Dit-il simplement en ouvrant la porte, en guise de motif.

- Oh mais je…

- Je sais, pas de sexe ce soir. Dit-il simplement en le couchant sur le lit. Je ne veux pas aller contre ton envie, je veux juste m'endormir à tes côtés cette nuit, te savoir… En sécurité. Dit-il simplement en glissant sur ses lèvres à nouveau.

Il lui retire ses vêtements doucement et fit de même puis… Il se glisse sous les draps avec Kurt et le regarde simplement en lui caressant la joue tout en souriant. Ils s'observent simplement et Kurt se mord la lèvre, souhaitant lui poser une simple question. Une question qui lui est évidente pour lui. Il hésite et finit par tousser pour éclaircir sa voix et pose son regard dans celui de Blaine.

- Je peux… Te poser une question ? Demande t-il prudemment.

- Mhm… Vas-y. Dit-il en le regardant à son tour.

- J… Je ne t'ai pas vue, pleurer… Est-ce-que tu te caches ? Demande t-il.

- Je ne suis pas autant à plaindre que toi pour la disparition de Burt. Dit-il pour s'expliquer.

- Je… Blaine… Soupire Kurt.

- Je n'ai pas à montrer ma faiblesse, pour toi. Pour nous.

- Burt est comme ton père voyons… Tu sais que je ne te jugerais jamais si tu venais à le pleurer devant moi, au contraire… Je le comprendrais. Pourquoi penses-tu ça ?

- Parce que toi c'est ton vrai père et que… Tu n'as plus personne… Dit-il en baissant ses yeux.

- Toi aussi tu es seul !

- Non. Je t'ai toi, Kurt. Dit-il les yeux brillant.

- Blaine… Je ne veux pas que tu caches tes émotions sous prétexte que ça me protégera éventuellement. Je refuse. Dit-il en soupirant.

- Je suis ainsi, on ne me changera pas… Désolé… Dit-il en souriant nerveusement.

- Même, Blaine… Je sais que… Je n'ai peut-être pas ta force émotionnelle et de gestion d'une situation mais je veux savoir quand tu vas bien et quand tu vas mal. Je ne veux pas qu'il y est de barrière entre nous à ce sujet, je veux vraiment plus que tout que nous soyons liées et proche, proche au point de tout nous dire.

- Je m'efforcerai de te montrer plus mes émotions alors… Mais pas pour ce type de choses…

- Moi je parle essentiellement de ça. Si tu veux pleurer Burt… Ne te retiens pas… Il comptait énormément pour nous deux. Dit-il doucement en versant une larme.

- Non Kurt… Ne pleure pas, s'il te plait… S'empresse de dire Blaine venant lui faire une accolade en lui séchant sa larme.

- Je t'aime tellement que… Savoir que tu te caches…

- Hey… Shhhh… Dit-il en caressant ses cernes. Je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi Kurt, ça va je t'assure… Je ne suis pas heureux, heureux évidemment mais… Je tiens. Parce que tu es avec moi. dit-il en l'embrassant.

- Je ne veux pas que tu te caches pour pleurer… Dit-il en soufflant quelques sanglots.

- Arrête d'y penser d'accord ? Dit-il en lui caressant le visage. Je suis là, c'est tout ce qui compte désormais, nous sommes ensemble, ici et… Pour longtemps je l'espère.

- … Tu as raison… Soupire Kurt en l'embrassant doucement.

- Tu devrais te reposer maintenant… Dit-il en le gardant dans ses bras.

Kurt acquiesce et se rue dans ses bras un peu plus pour s'endormir contre lui. Blaine, dépourvu d'humeur ne tarda pas non plus à se laisser tomber dans les bras de Morphée. Ils dorment donc ensemble pour la nuit complète. Au petit matin ils se réveillent pratiquement en même temps et s'embrasse aussitôt comme si rien n'était même si l'enterrement revient vite dans la mémoire des deux.

- Tu veux le petit déjeuner au lit ? Demande Blaine.

- Je n'en serais pas plus heureux… Sauf si c'est toi qui le prépare… Dit-il en souriant un petit peu.

- Je vais te faire ça tout de suite, ne bouge pas. Dit-il en quittant le lit rapidement.

De nouveau seul dans la chambre, Kurt fixe le plafond en étant pensif, revoyant le cercueil descendre dans la tombe, une image qui le hantera toute sa vie, c'est certain. Pour autant, il s'efforce de sourire ce matin là, pour Blaine mais aussi pour passer à autre chose, parce que malgré tout Kurt est conscient des volontés de son père, dont la plus importante celle de ne jamais cesser de vivre. C'est évidemment très dur mais il se doit de redresser la tête afin d'être le plus joyeux possible, le plus positif possible pour le bien être de lui-même mais également de son propre défunt père qui n'est plus là désormais. Il se mit au centre du lit et se recouvre du drap blanc brodé à l'effigie de la présidence des Etats Unis d'Amérique, un drap en soie magnifique et divinement doux pour la peau.

Après plus de trente minutes de préparation d'un petit déjeuner majestueux, Blaine revient en boxer avec un plateau et le pose sur ses pieds et se glisse devant Kurt pour prendre le petit déjeuner avec lui, devant lui.

- C'est parfait il y a beaucoup de choix, c'est très bien… Merci beaucoup Blaine. Sourit doucement Kurt.

- Sert-toi, c'est pour nous, et nous seul. Dit-il simplement.

Kurt lui sourit timidement et se tartine quelques biscotte de beurre et de confitures à la framboise devant lui puis les trempe dans son bol de café pour mollir un peu sa biscotte avant de la manger. Blaine lui sourit simplement en le regarde, tenant sa tasse de café à la main et buvant simplement son café. Un échange vraiment très simple mais qu'il aime. Blaine est satisfait de son plateau, il est accueillant, protecteur et… Donne faim à Kurt puisqu'il enchaine les tartines, c'est ce qu'il voulait, lui qui était si faible en ce moment, valait mieux qu'il prenne un peu de force.

- Tu ne manges pas ? Demande rapidement Kurt.

- Je ne mange pratiquement pas le matin, je préfère… Te regarder manger quand j'en ai la chance. Dit-il d'une voix enrouée, matinale.

- Romantique ! Dit-il en rougissant tout en mangeant.

- Je t'aime, c'est tout. Répondit Blaine en souriant à son tour.

Kurt continue de grignoter ce petit déjeuner parfait, il en viderait presque le plateau repas mais fini au bout d'une demi heure de dégustation par repousser celui-ci. Blaine quitte alors la chambre et part faire la vaisselle et quelques rangements avant de revenir dans la chambre bien plus tard, sortant à nouveau Kurt de ses pensées. Blaine sort un costume de son dressing et le pose sur le lit et s'habille devant Kurt, qui ne dit toujours rien, ne perdant pas une seule miette de voir la peau découverte de Blaine pour quelques instants encore.

- Tu pars toujours en déplacement ? Demande Kurt.

- Ouais… C'est à New-York ce n'est pas non plus loin ne t'en fais pas. Sourit Blaine en mettant son dernier vêtement, le blazer.

- J'espérai juste que… Tu annules et reste à la maison avec moi… Soupire Kurt.

- Tu sais très bien que c'est ce dont j'ai envie. Mais n'oublions jamais qui nous sommes. On est des élus au plus haut niveau. On est attendu quelque soit nos soucis ou nos envies.

- Je sais… Soupire Kurt.

- Je ferais tout pour revenir au plus vite, normalement je serais la en milieu de l'après-midi ne t'en fais pas. Dit-il en souriant.

- Et si je viens avec toi ? Demande t-il.

- Euh… Ce n'est pas prévu dans le…

- Protocole ? On s'en fout, je veux me vider la tête, laisse moi venir avec toi s'il te plait… Soupire Kurt au bord de le supplier.

- Tu sais que tu me fatigues ? Soupire Blaine en se penchant sur le lit pour l'embrasser.

- Je sais, mais ça fait partie de nous tout ça. Dit-il en répondant au baiser tout en se sortant du lit.

- Mais où tu vas comme ça ? Demande Blaine.

- J'ai des affaires dans la chambre d'ami je te signal. Dit-il simplement en y allant.

Blaine le laisse aller se changer et part au rez-de-chaussée de la Maison Blanche où il y retrouve deux conseillers qui l'accompagneront durant le court voyage à New York City. Quand ils virent descendre Kurt ils commencent à se regarder bizarrement mais bref, le sujet fut clos et Blaine sourit en s'écartant simplement.

- Le Vice Président se joint à moi pour le voyage, donc tâchez de contacter le Maire pour qu'il ajoute un siège à mes côtés. Dit-il en souriant.

- Bien Monsieur le Président. Dirent-ils en mettant les voiles vers l'extérieur.

- Donc c'est ok ? Je peux venir avec toi ? Demande Kurt avec un petit sourire.

- Oui tu viens, par contre… Toute l'administration à l'air de le savoir… Ils sont… Tous, bizarres… Soupire Blaine.

- Tant qu'ils ne vont pas le crier sur tous les toits de ce qui ce passe dans cette maison c'est le principale. Dit-il en souriant.

Des talons claquent le marbre et ils virent Santana revenir de la West Wing en courant.

- Vous tombez bien j'allais venir vous chercher ! Blaine New York a eu des récentes menaces et ils nous ont rien dit jusqu'à ce matin.

- Des menaces ? Comment ça ?

- Tu vas visiter le complexe du New World Trade Center… Tu vas aller en haut et nous avons eu des menaces d'attentat à nouveaux par les groupuscules terroristes. J'ai renforcé par dix le service de protection.

- Kurt se joint à moi durant le voyage.

- Hors de question ! Si jamais on faillit à la protection comme en deux mil un, on est sans Président et sans Vice Président ! S'exclame t-elle.

- On prend ce risque, de toute manière les avions sont sûres de nos jours alors très franchement…

- Je vous préviens ! A la moindre anomalie je vous fais descendre de la tour et je vous transfère immédiatement à Saint Andrews c'est clair ? Dit-elle en les pointant du doigt.

- Très ! Sourit Blaine en l'embrassant.

- Bon voyage les gars… Marmonne t-elle en regardant Kurt qui vient l'embrasser juste après Blaine.

Ils marchent jusqu'à la Blue Room et prirent l'escalier pour regagner la pelouse et monté à bord de Marine Two en direction de la base Militaire de Saint Andrews où ils prirent l'hélicoptère présidentiel, Marine One. New York City n'étant qu'à une heure en avion, soit 1h15 en hélicoptère, il était préférable de sortir l'hélicoptère capable de voler aussi loin plutôt que l'avion qui serait plus chère et plus lourd. C'est ainsi qu'ils partent pour la « Big Apple » tous les deux, pour la première fois découvrir les tours du nouveau World Trade Center, surplombant l'une des plus grandes et des plus belles villes du monde entier.

- Bienvenue à New York City Kurt ! S'exclame Blaine en regardant par le hublot.

- Wow… Dit-il en étant impressionner.

Kurt regarde les buildings, les immenses buildings et les incroyables lumières que procure le soleil sur cette ville. L'hélicoptère de la présidence partit se poser dans une plateforme de la police où, une Cadillac One l'attend. C'est donc sous escorte policière que la Cadillac One du Président et de son Vice Président s'engouffre dans les rues de New York City en direction de la Mairie avant d'aller à l'inauguration du nouveau site. Dès leur arrivée, ils furent accueillit par le Maire de la ville, entrant dans son bureau et discutent de l'économie, de Wall Street et de tout un tas d'autre chose politique.

Evidemment Kurt ne cache pas son ennui total et son impatience à visite le site du World Trade Center en compagnie de Blaine. C'est après une discussion d'une bonne heure qu'ils prirent la direction de l'extérieur pour prendre enfin, sous escorte, la direction de l'ancien site du World Trade Center devenu aujourd'hui monument du souvenir en l'hommage aux quelques deux mil cinq cent et quelques victimes morts lors de l'effondrement, lors de la brisure dans les murs. Lors de ce terrible jour comme le jour Anderson.

- Bon et bien je pense que nous allons montée au sommet de cette tour désormais ! Marmonne Blaine en pointant la tour avec son doigt.

- Wow… J'en ai une frousse énorme… Dit-il ébahit.

- Allez vient ça va être géniale ! Dit-il à son oreille sans éprouver de signe affectif.

C'est en compagnie du Maire et de plusieurs personnalités de la ville et de la politique qu'ils grimpent au sommet de cette tour qui donne une immense vue sur toute la ville, comme pouvait donner les Tours Jumelles il y a plus de dix ans de cela. À Washington on s'affole de plus en plus, le stresse gagne quand des bippers de sécurité vinrent sonner au Pentagone. Les menaces ne sont pas que des menaces, elles deviennent réelles ?