Nyaaa ~

Snif... Voilà la fin de Vents hivernaux... C'est bizarre, c'est la première fois que j'arrive à la fin d'une fiction Oo
Je dois avouer que ça m'a pas mal plu, même si je dois avouer que mon espérance de vie doit se réduire face au stress que c'est de poster en espérant que ces mots soient les bons, qu'ils soient parfaitement prêts et que je ne veuille rien n'y changer... Aaaaaah, je vais devenir folle x'D
Si vous laissez ne serait-ce qu'un mot, même pour dire que ça ne peut être qu'amélioré tant c'est détestable, alors je vous offre une boite de cookies :')

Disclaimer: Shinddha Kory appartient à Séb, Grunlek à Krayn, Théo à Fred, Lalë est ma création. Je ne touche pas d'argent pour mes écrits, et si vous copiez c'est que vous êtes extrêmement stupide vu mon niveau...

Bonne lecture!


L'appel du puits le pétrifiait. Ce grand vide en face de lui l'hypnotisait. Il grimaça et posa la main sur son bas-ventre où un carreau d'arbalète s'était fiché avec violence, laissant partir sa vie. Ses yeux se fermèrent malgré les injonction qu'il envoyait à son cerveau afin de rester éveillé. Lâcher maintenant signifiait la mort, mais ses forces s'amenuisaient. Il eut une pensée pour Lalë, se demandant brièvement si elle avait elle aussi senti cette sensation de chute inéluctable, cette volonté branlante...

- Tu ne va quand même pas laisser tomber ?

Cette voix... Cette voix ! Il ouvrit les yeux. Une plaine verdoyante. Un village dont le bruissement heureux lui arrivait. Cet endroit lui était familier, bien qu'il l'eut quitté en flammes un soir d'hiver. Une odeur de cet instant entre le printemps et l'été, un vent léger faisant ondoyer le yukata de la propriétaire de cette voix, ainsi que celui qu'il portait. Il porta la main à ses pommettes dépourvues de son tissu habituel.

- Je suis... mort ?

L'idée le laissait étrangement de marbre, avec une pointe de soulagement: pas de dernier jugement, ni d'étalage de ses souvenirs. Bien, il n'avait pas très envie de revivre certains moments douloureux. Un regret toutefois pour ses amis, ces souvenirs auraient été retrouvés avec joie... Lalë secoua la tête.

- Non, pas encore.

Trois pas, et il s'élança pour la prendre dans ses bras. Respira son parfum. Les larmes lui vinrent aux yeux. Il y avait eu d'autres amantes, d'autres nuits, d'autres coups au cœur cachés derrière sa façade. Mais elle était la première et la dernière, celle qu'il ne pouvait effacer, et s'il s'agissait d'un délire dû à la douleur, alors il se sentait devenir masochiste. Elle le repoussa doucement, s'arrachant à son étreinte.

- Il faut que tu y retourne.
- Pourquoi ?

Cette question était posée sur le ton d'un enfant têtu, ne pouvant se résoudre à perdre encore ce qu'il venait de retrouver. Il avait tant de chose à lui dire! Lui parler de Grunlek, de Bob, de Théo, de Vendis, d'Eden aussi, et de l'elfe enterrée au plus profond de la forêt d'Émeraude, qui lui ressemblait trait pour trait à l'exception de sa chevelure d'argent. Il avait cru revivre cette douleur, il l'avait finalement vengée elle aussi. Un léger rire retentit derrière lui. Il se retourna et vit la jeune elfe inconnue, et, plus loin, le nain qui était mort devant eux, accompagné d'une meute de loups.

- Vos amis ont besoin de vous.

Les bras de Lalë l'enlacèrent par derrière, murmurant à son oreille:

- On a pas veillé sur vous tant de temps pour que vous mourriez aussi facilement tout de même!

Ses paupières devinrent lourdes, son corps sembla sombrer dans du coton.

- Merci de nous avoir vengées. D'avoir pris soin de mon alpha.
- Les assassins de notre clan ne sont pas encore morts, eux. Retrouve-les, Shin.

Une pensée lui semblant importante se rappela à lui. D'une voix qui lui semblait étrangement lointaine, sa propre voix, il souffla:

- Et la petite fille, elle est morte?

Un rire léger lui répondit:

- Qui sait?

Il lui sembla soudainement que son corps pesait atrocement lourd, tandis qu'une voix plus masculine rétorqua:

- Quoi? C'est pas le moment je crois! Et non, elle n'est pas morte!

Shin rouvrit les yeux, constatant qu'il était sous terre, soutenu par Grunlek et toisé par un Théo interloqué. Il apprécia l'aide de ses amis, la chaleur rassurante émanant du nain le soutenant et laissa fleurir sur ses lèvres un petit sourire.
Ils étaient vraiment dans une bouse de dragon, mais ils allaient s'en sortir. Ensemble.


Un dernier mot avant de partir: ze vous nem.